AID Association initiatives dionysiennes
Quelques incohérences de notre société

ECONOMIE : LE CHAUD ET LE FROID (2)

dimanche 7 septembre 2008 par JMT

L’âge venant on réfléchit parfois. Ca ne veut pas forcément dire qu’on devient "sage", ni qu’on regrette des erreurs passées.

Lionel JOSPIN, le premier ministre qui signa à Barcelone les prémisses du programme Raffarin-Villepin-Fillon (notamment réforme des retraites, de l’indemnisation du chômage, privatisations d’EGF, non-interventionnisme d’Etat, soutien au TCE, liberté absolue pour les capitaux) vient s’étendre sur les méfaits de cette liberté financière sans contrôle. Dommage qu’il n’y ait pas pensé avant, quand il était au pouvoir, avec son conseil d’économistes !

Dans la foulée de son rapport sur la pauvreté de 2005, Martin Hirsch a finalement arraché la généralisation du RSA au gouvenement...mais il n’a pas encore passé le Parlement où l’on peut penser que les combats d’arrière-garde de quelques éléphants de l’UMP et de la ministre des Finances risquent de l’édulcorer.

En attendant, son financement portera exclusivement sur la classe moyenne, du fait du bouclier fiscal, ce qui devrait encore renforcer les préventions contre ce dispositif.

Parallèlement, les entreprises devraient en profiter pour disposer d’emplois à bas coût. Et vu le montant, tout cela ne règle effectivement leproblème du pouvoir d’achat des français, pour détourner un propos de Laurence Parisot.

Justement celle-là ! Elle parle de supprimer l’ISF paré de toutes les turpitudes du monde, et cherche à nous tirer des larmes des pauvres millionnaires spoliés malgré le bouclier fiscal ! Ah l’implacable douleur des pauvres entrepreneurs dont le compte en banque ne croît pas assez vite et dont Sainte Laurence se fait la madone !En d’autres époques plus saines sa tête se balladerait déjà au bout d’une pique !

Est-il possible dans la situation économique et sociale actuelle d’être aussi méprisante pour la majorité des français, aussi connement servante des intérêts des milliardaires dont elle ramasse les miettes avec son entreprise ?

Faire face à la déraison financière,

par Lionel Jospin et François Morin

LE MONDE

Pour comprendre et pour traiter la crise financière qui nourrit aujourd’hui la récession économique, il faut aller à son coeur : l’écart insensé creusé ces dernières décennies entre la sphère financière et l’économie réelle.

Cette crise ne se réduit pas à des dérèglements (comme l’excès des créances immobilières américaines, dites subprimes), ni au manque de prudence et de vigilance des acteurs financiers (opérateurs, agences de notation, banques privées, banques centrales) : elle trouve son fondement dans un déséquilibre majeur, dont le tableau ci-contre révèle l’ampleur.

Comment en est-on arrivé là ? Par la dérégulation des marchés monétaires et financiers intervenue dans l’économie globalisée. La vision néolibérale a imposé la croyance qu’une nouvelle croissance favorable à l’épargne se produirait en libérant les taux de change, puis les taux d’intérêt de la tutelle des Etats.

Mais les nouveaux doctrinaires n’avaient pas anticipé que le règne sans contrôle de l’offre et de la demande entraînerait des variations incessantes de ces deux taux, avec des conséquences néfastes pour l’avenir des entreprises. Comment accepter, par exemple, qu’un bénéfice anticipé puisse se transformer, à terme, en perte, sous le simple effet de la variation du taux de change ?

Les marchés ont alors proposé leur parade, qui consistait, pour les banques, au nom de "l’innovation financière", à offrir des produits de couverture permettant aux entreprises de s’assurer contre les variations de prix (des taux de change et des taux d’intérêt).

Bref, on a libéralisé les prix pour se protéger ensuite contre leurs variations ! En a résulté une explosion folle de la sphère financière, à travers l’énorme développement des produits dérivés (fondés sur les taux d’intérêt, les cours de Bourse, ou encore des crédits, dont les fameux subprimes) et des spéculations sur les changes.

Car ces opérations ont pris rapidement une double face : de couverture, bien sûr, selon leur objet initial, mais aussi spéculative, le risque étant transféré, selon des chaînes souvent longues, à des spéculateurs qui en jouent grâce notamment aux hedge funds.

Désormais, dans les transactions interbancaires de la planète, là où se nouent tous les règlements monétaires, le volume des transactions consacrées à l’économie réelle (biens et services produits pendant une année, par exemple l’année 2005) est absurdement faible, puisque celui-ci représente moins de 2,2 % de la totalité des échanges monétaires.

FRÉNÉSIE SPÉCULATIVE

Par contre, les transactions sur produits dérivés, toutes catégories confondues, qui représentaient moins de 1 T$ (soit mille milliards de dollars) au début des années 1980 se montent vingt-cinq ans plus tard à 1,406 T$ (soit 1 million quatre cent six mille milliards de dollars !).

On le voit, l’économie mondiale marche sur la tête, une tête financière hypertrophiée et malade. Le capitalisme, désormais seul mode de production sur la planète, est aspiré et déréglé par sa finance.

C’est dans ce cadre que s’est produite la crise des subprimes (créances immobilières américaines accordées à des ménages fragilisés) qui a pris sa source dans les produits dérivés de crédits, liés au surendettement global des ménages américains. Des actifs ont été dévalorisés, des banques ont chuté, de nouveaux besoins de liquidités se sont fait jour.

Les banques centrales ont injecté des liquidités supplémentaires. Mais ces injections, insuffisantes ou mal réparties, n’ont pu empêcher les banques privées de restreindre le crédit (credit crunch), provoquant un début de récession, une crise de confiance et une chute progressive des cours des marchés boursiers.

Aussi, la frénésie spéculative de la finance mondiale, délaissant les subprimes fragilisées, s’est-elle reportée depuis plusieurs mois sur d’autres produits dérivés ayant pour points d’appui le pétrole, les matières premières et les produits alimentaires contribuant à la hausse de leurs prix. L’économie réelle est de plus en plus affectée par l’énormité et les dérèglements de la sphère financière.

Dernier trait saillant de la finance globale : son extrême concentration autour d’une caste qui s’approprie une part considérable de la richesse mondiale.

Le dernier rapport Capgemini et Merrill Lynch sur la richesse mondiale et sa répartition (de juin 2008) montre que 95 000 personnes dans le monde possédaient chacune en 2006 un patrimoine supérieur - et pour certains très supérieur - à 30 millions de dollars.

Le montant total de leur richesse s’élevait à 13,1 T$, soit plus du quart de la richesse produite dans le monde durant toute l’année 2006.

Un fossé entre la sphère financière et la sphère productive, une finance globale à la dérive et en proie à la spéculation, un oligopole de grandes banques devenu facteur d’instabilité et une "élite" financière qui crée d’immenses inégalités : tel est l’un des germes de l’instabilité de l’économie globalisée.

Que faire alors ? Face à une finance globale qui s’est libérée des contraintes, il faut rétablir un contre-pouvoir global à travers un nouveau système de régulation, à légitimité incontestable.

BIEN PUBLIC MONDIAL

Dans ce système, la transparence et l’information financière devront être considérées comme une exigence publique mondiale. Par leur action à contretemps, les agences de notation ont joué un rôle néfaste dans le déroulement de la crise.

Leur régulation par la communauté internationale est nécessaire. Nous proposons que cette régulation soit assurée par le FMI, avec l’appui d’un organe de règlement des conflits financiers.

Toute aussi décisive, une identification beaucoup plus large des porteurs de risques avec une information sur leur portefeuille, accroîtrait la transparence souhaitée partout. Au sein de l’Europe, il faut soutenir la position allemande qui, au sein du G8, réclame la clarté pour l’activité des hedge funds.

Mais il faut aller plus loin. La présidence française de l’Union européenne devrait exiger cette transparence pour toutes les opérations des grands groupes bancaires internationaux réalisés dans les paradis fiscaux, que ces opérations relèvent des hedge funds contrôlés par ces banques, ou bien des sociétés transformant des crédits en titres dont elles sont les conseils.

Plus fondamentalement et progressivement, la monnaie devrait être considérée comme un bien public mondial et mise au centre de la nouvelle régulation. Par leurs montants considérables, les émissions monétaires sont devenues indissociables des logiques financières, comme la crise actuelle l’a montré amplement. Mais, on l’a vu, il faut porter remède à la distorsion, immense, creusée au fil des ans, entre la sphère financière et la sphère productive.

Pour aller vers un dimensionnement plus raisonnable d’une finance aujourd’hui hypertrophiée, une fusion entre le FMI et la Banque des règlements internationaux (BRI) pourrait consacrer le nouveau rôle qu’il faudrait confier à la monnaie. Les premiers ingrédients d’une monnaie internationale seraient ainsi posés, tant du point de vue de sa circulation (taux de change) que de sa rémunération quand elle est prêtée (taux d’intérêt).

Avec cette dernière réforme, les éléments d’une fiscalité sur les mouvements des capitaux seraient enfin réunis, permettant de taxer les dérives spéculatives, mais aussi de financer des projets pouvant répondre aux enjeux environnementaux de notre planète, aux défis du développement durable, ou encore aux inégalités et à la pauvreté dans le monde.

Lionel Jospin est ancien premier ministre.

François Morin, économiste, est ancien membre du conseil général de la Banque de France.

Après trois ans de baisse continue, le chômage stagne

Le Vendredi 05 Septembre 2008 à 06h46

Les chiffres publiés par l’INSEE ce jeudi font état d’une stagnation du taux de chômage en France au second trimestre 2008, à 7,2%. Un constat inquiétant pour de nombreux économistes. La dégradation de la siuation concerne notamment les moins de 25 ans, les plus de 50 ans et les femmes, trois catégories pour lesquelles le chômage est reparti à la hausse.

Malgré le pessimisme de la majeure partie des analystes, la ministre de l’Economie Christine Lagarde s’est félicitée de la bonne "résistance" de l’emploi dans l’Hexagone au vu de la situation économique actuelle.

"Avec 7,2% au deuxième trimestre, le chômage se stabilise à un taux qui reste le plus bas depuis 25 ans, alors même que le PIB a reculé de 0,3 point au cours de ce trimestre. On aurait pu penser que le marché de l’emploi accuserait immédiatement le coup, mais là il se stabilise", a ainsi déclaré Mme Lagarde à l’AFP. Sur un an, le taux de chômage a baissé de 0,8% et se situe à son niveau le plus bas depuis 1983.

En parallèle à cette stagnation, le sous-emploi continue d’augmenter. Le taux de personnes embauchées à temps partiel et qui souhaiteraient travailler plus est ainsi passé de 4,6% des personnes ayant un emploi à 4,9% au second semestre 2008.

Gaëtan Briard

Le RSA : avant/après, vous avez gagné combien ?

Le Jeudi 04 Septembre 2008 à 12h39

Réduire l’écart entre les allocations et le salaire, tel est l’objectif du RSA… En sachant qu’il existait déjà une prime pour l’Emploi et la possibilité pour les Rmistes décrochant un contrat à temps partiel de conserver temporairement le RMI, quelle sera la plus value du RSA ?

La suppression du RMI...

Dès l’instauration du Revenu Minimum d’Insertion, en 1988, a été créé un « dispositif d’intéressement » dont l’objectif était d’aider les bénéficiaires du RMI à exercer une activité en leur permettant de cumuler pendant un an allocation et salaire.

Pendant les trois premiers mois de travail, l’intéressé touche l’intégralité de son RMI ; l’allocation est ensuite réduite (100% du RMI moins la moitié du salaire) et disparaît totalement au bout de 12 mois de travail. Avec le futur dispositif, le nouveau salarié bénéficiera dès le premier mois de travail de 62% de son ancienne allocation (RMI ou Allocation de Parent Isolé) et ce sur une durée indéterminée.

D’après les calculs de l’économiste Thomas Piketty, avec le dispositif "d’intéressement", pour un salaire de 600 euros, la prime perçue s’élevait à 150 euros. Avec le RSA, le complément passera à 200 euros.

Le résultat annoncé par le Haut commissaire aux solidarités actives est quelque peu différent. Selon lui, dans les 34 départements où le RSA est expérimenté, « les gens s’en sortent mieux, ils ont 100 ou 150 euros de plus par mois, ils sont plus nombreux à reprendre du travail ».

Plus que dans la somme perçue, la différence entre les deux dispositifs se situe dans la population touchée. Alors que pour avoir « droit au dispositif d’intéressement », il fallait absolument avoir touché le RMI antérieurement, dans le projet présenté par Martin Hirsch hier, tous les travailleurs pauvres pourront bénéficier du RSA (dont le montant s’élèvera à 1,04% du SMIC).

...Et la conservation de la Prime pour l’Emploi (PPE)

Un autre dispositif d’incitation est la Prime pour l’emploi. Instaurée en 2001 par le gouvernement Jospin, la PPE est versée par l’Etat aux salariés occupant un emploi à faible salaire. Interrogé par Le Point, l’économiste et directeur de recherche au CNRS André Zylberbzerg explique que selon l’actuel barème de la PPE, une personne reprenant un emploi au Smic à mi temps gagne seulement 40 à 50 euros par mois de prime.

Martin Hirsch avait d’ailleurs au départ imaginé le RSA comme une réforme de la PPE et comme un dispositif qui devait bénéficier uniquement aux personnes sortant du RMI. Pour l’ancien Président d’Emmaüs France, il s’agissait d’en finir avec un saupoudrage de modiques sommes sur un nombre élevé de personnes (9 millions de Français).

Des voix s’étant élevées, notamment au Parti socialiste, contre cette redistribution de l’argent des pauvres aux plus pauvres, le gouvernement a donc finalement décidé de faire coexister PPE et RSA.

Même si elle est sauvegarder, le gel de la PPE pour les salariés à temps plein semble annoncé. Ajouté à cela l’instauration d’un RSA dont on peut bénéficier dès la première heure de travail, et plusieurs économistes ne craignent que, si le RSA augmente en effet l’écart des revenus entre l’inactivité et le travail, il ne réduise l’écart des revenus entre emplois à temps plein et ceux à temps partiel.

La prime du Haut commissaire subventionnerait ce type de contrats ? Le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez propose d’évaluer au bout d’un an les effets qu’auront le RSA sur le temps partiel…

So what ?

Aux conclusions mitigées des économistes (« cela réduira (un peu) la pauvreté laborieuse, mais avec le risque d’augmenter les miettes d’emploi. », explique Denis Clerc au Monde ; « c’est mieux que rien », affirme André Zylberbzerg au Point), s’ajoute une étude de juin dernier de la Dares (Ministère de l’Emploi) qui démontre que la question financière n’est pas le « principal frein » à la reprise du travail. La garde d’enfant, la qualification ou l’éloignement de l’emploi sont tout aussi déterminants.

D’après le président du comité d’évaluation du RSA, les expérimentations faites dans 34 départements n’ont pas encore donné de résultats significatifs. A l’origine, Martin Hirsch avait prévu d’expérimenter le dispositif trois ans durant. L’expérience n’aura finalement duré que quelques mois... A voir.

Marie Barral

Une baisse de l’euro inégalée dans les derniers six mois

Le Mercredi 03 Septembre 2008 à 07h14

L’euro est passé hier matin sous la barre de 1,45 dollar, clôturant à 1,4517 dollar hier soir à 21H00 GMT. Cette baisse serait liée au rapport de l’OCDE, qui a revu à la hausse la croissance des Etats-Unis (de 1,2% elle passe à 1,8%), et abaissé celle de la zone euro (de 1,7% à 1,2%). Désormais, l’OCDE estime que l’Europe est plus proche de la récession que les Etats-Unis.

L’euro a chuté à 1,4467 dollars, un niveau non atteint depuis le 8 février 2008, hier matin à 9H30 GMT. Bien que la Banque Centrale Européenne laisse ses taux inchangés, à 4,25%, beaucoup –et l’OCDE en premier- croient au futur abaissement de ses taux d’intérêt, pour faire face au ralentissement économique.

Rappelons que plusieurs chefs d’Etat, comme Nicolas Sarkozy, réclament cette baisse des taux depuis six mois, en raison d’un euro trop fort qui ne facilite pas les exportations. Jusqu’alors, contrairement à toutes les autres banques centrales, la BCE a toujours refusé d’abaisser ses taux pour lutter contre l’inflation.

La Livre sterling est elle aussi au plus bas, chutant à 81,42 pence face à la devise européenne. Selon l’OCDE, l’économie britannique devrait rentrer en récession les deux derniers trimestres de l’année.

Le dollar quant à lui poursuit sa progression, bénéficiant de la politique monétaire de la Fed et d’une chute de plus de cinq dollars du prix du baril de pétrole à New York.

c.reynaud

2007, année intérim

Le Mardi 02 Septembre 2008 à 10h23

Le recours aux contrats d’intérim n’a cessé d’augmenter depuis 2005, et s’est accéléré en 2007. L’intérim concerne l’ensemble des secteurs d’activités mais touche particulièrement l’agroalimentaire et l’automobile. Les chiffres ont été révélés hier par le ministère du Travail.

En 2007, deux millions de personnes ont signé 17 millions de contrats d’intérim, soit une augmentation de quelque 929 000 contrats d’intérims par rapport à 2006. Au final, sur l’année 2007, 3,6% des salariés étaient intérimaires (0,2 point de plus qu’en 2006). La durée moyenne des missions est elle restée stable, à 1,9 semaine ; un quart des missions ne se sont étalées que sur une journée.

L’augmentation du travail intérimaire a concerné tous les grands secteurs d’activités, -en particulier l’agroalimentaire ( 10,4%) et l’automobile ( 8,5%)-, toutes les classes d’âges et presque toutes les catégories socioprofessionnelles. Les cadres ont été préservés tandis qu’ont été particulièrement touchés les ouvriers qualifiés, les femmes et les plus de 35 ans.

MB

Parisot (Medef) : "il serait sain de supprimer l’ISF"

PARIS (AFP) - 02/09/08 10:21

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé mardi qu’il serait "sain" de supprimer l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qu’elle considère comme une "catastrophe économique".

Photographe : Eric Piermont AFP :: Laurence Parisot à l’université d’été du medef le 29 août 2008 à Palaiseau.

"Plus j’observe ce qui se passe dans notre pays, plus je vois que cet impôt, qui a une valeur symbolique très forte, est en réalité une catastrophe économique. Je le dis très clairement aujourd’hui, oui il serait sain de supprimer l’ISF", a-t-elle dit sur RMC.

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, avait évoqué lundi une possible réforme de l’ISF dans un entretien à la Tribune mais le Premier ministre François Fillon avait aussitôt affirmé qu’une telle réforme n’était "pas à l’ordre du jour".

La suppression de l’ISF serait, pour Mme Parisot, "la meilleure façon de conserver des investisseurs dans notre pays et la meilleure façon de faire venir d’autres investisseurs qui avaient quitté notre pays".

"Comment voulez-vous qu’on puisse continuer à créer des entreprises, à investir dans des entreprises si nous n’avons plus le capitaliste prêt à risquer son argent dans une entreprise ?", a-t-elle lancé. "L’ISF nous a abimé de ce point de vue là de façon catastrophique", a-t-elle jugé.

Mme Parisot a affirmé avoir "changé d’avis" sur cette question. "Pendant longtemps, je pensais que ce n’était pas le sujet d’y toucher. J’ai plaidé pour qu’au moins une partie de l’ISF soit investie dans les PME, ça me semblait la priorité", a-t-elle répondu.

L’ISF est un impôt déclaratif dû par les personnes physiques domiciliées en France dont le patrimoine privé excédait 770.000 euros au 1er janvier 2008.

Mme Parisot s’est par ailleurs dite "assez surprise" face aux récentes annonces du gouvernement de hausses de taxes. Elle a rappelé que le président de la République, Nicolas Sarkozy, avait promis de ne pas augmenter les charges des entreprises. Or, "en ce moment ce qui se passe c’est qu’on les augmente, on met la France dans une situation très délicate", a-t-elle estimé.

Interrogée notamment sur le projet de taxer la participation et l’intéressement pour renflouer les caisses de la Sécurité sociale, elle l’a jugé "incompréhensible". "C’est contradictoire avec l’idée d’augmenter le pouvoir d’achat net des salariés", a-t-elle estimé.

Riche et en bonne santé

Le Mardi 02 Septembre 2008 à 02h53

D’après une enquête publiée hier, le poids des inégalités sociales dans la mortalité pour raison de cancer n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Pour la majorité des infections cancéreuses, plus le niveau d’études du malade est élevé, plus sa chance de survivre sera importante. Toutefois, les femmes issues des classes sociales supérieures ont plus de risque d’être atteintes du cancer du sein...

Explication.

D’après cette étude de l’Inserm, le poids des inégalités face au cancer n’a cessé de progresser de 1968 à 1996 (les données après 1996 ne sont pas encore exploitables).

Les chercheurs se sont penchés sur l’ensemble des cancers mortels et ont évalué la situation des malades au regard de leurs niveau d’études.

Pour les hommes, ces inégalités sont observables pour la plupart des cancers (ne sont pas concernés les cancers du côlon, du pancréas et de la vessie) ; des malades de cancers broncho-pulmonaires ou de voies aérodigestives ayant un faible niveau d’études ont trois à quatre fois plus de chances de mourir que les autres.

Côté féminin, le poids des inégalités face aux cancers est moins marqué. Les femmes ayant une position sociale élevée ont plus de chance d’être atteintes d’un cancer que les autres parce qu’être enceinte jeune et plusieurs fois sont des facteurs protecteurs vis à vis de ce type de maladie.

En revanche, le risque d’en mourir est pour elles plus faible car elles bénéficient davantage des campagnes de dépistages et des soins spécialisés.

L’équipe de recherche de l’Inserm préconise la prise en compte rapide de ce poids des inégalités sociales dans la lutte préventive ou curative contre le cancer.

MB

Le gouvernement exclut de retirer du bouclier fiscal la taxe RSA

PARIS (AFP) - 01/09/08 18:38

Le gouvernement exclut de retirer du bouclier fiscal la taxe pour le RSA, contrairement au souhait initial de Martin Hirsch, et malgré les critiques du Parti socialiste et de syndicats qui estiment injuste un dispositif qui "exclut les plus hauts revenus".

Photographe : Eric Piermont AFP/Archives :: Christine Lagarde à l’université d’été du Medef, le 27 août 2008 à Palaiseau

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a affirmé, dans un entretien au quotidien La Tribune lundi, que la taxe sur les revenus des capitaux de 1,1%, prévue pour financer le revenu minimum de solidarité, entrera dans le calcul du bouclier fiscal.

Le dispositif du bouclier fiscal plafonne à 50% des revenus le niveau des impôts directs, CSG (contribution sociale généralisée) et CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) comprises.

"Je crois qu’il ne faut pas changer la logique du bouclier, parce qu’elle est bonne. Cela conduit naturellement à inclure la nouvelle contribution RSA dans le bouclier fiscal", a déclaré la ministre.

Le gouvernement a donc arbitré et le projet de loi, examiné mercredi par le Conseil des ministres, ne prévoit pas d’exclure la taxe du calcul du bouclier fiscal, contrairement au souhait initial du concepteur du RSA, Martin Hirsch.

Vendredi, le Haut commissaire aux Solidarités actives avait en effet affirmé que le projet de loi mettait "pour l’instant", la taxe "hors bouclier fiscal".

Lundi, il a estimé qu’il était "tout à fait respectable" que le RSA, "bouclier pour les plus pauvres", "s’articule avec un bouclier pour les hauts revenus". M. Hirsch a précisé qu’avec cette taxe, 50% des ménages ne paieront rien, 35% paieront moins de 20 euros par an et les 15% restants, au moins 20 euros par an.

Le Parti socialiste et plusieurs syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC) ont estimé qu’une taxation du capital pour financer le RSA était justifiée, mais à condition que les plus hauts revenus soient concernés et que les épargnants aux revenus modestes en soient exonérés.

"Les inégalités se creusent et le gouvernement et le président de la République continuent de les creuser", a accusé Stéphane Le Foll (PS) lundi.

Pour Agnès Naton (CGT), c’est un "financement injuste" où "les plus riches sont complètement épargnés".

L’ex-ministre des Affaires sociales, Martine Aubry, avait déclaré vendredi à l’université d’été du PS que "faire payer les revenus du capital est une bonne chose", mais que le gouvernement "aurait pu prendre des mesures justes, par exemple exonérer ceux qui ont des faibles revenus ou un petit patrimoine et appliquer (la taxe) à ceux qui bénéficient du bouclier fiscal et qui ne vont pas payer".

Photographe : Pierre Andrieu AFP/Archives :: La Maire de Lille Martine Aubry à La Rochelle le 29 août 2008.

A gauche, on regrette aussi que la généralisation du RSA ne prenne pas en compte les jeunes de moins de 25 ans. Certains s’inquiètent par ailleurs de voir les bénéficiaires du RSA, souvent des personnes cumulant les difficultés, contraints aux même exigences que l’ensemble des demandeurs d’emploi.

Le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, a confirmé dimanche qu’un "allocataire du RSA inscrit à l’ANPE et qui refuse deux emplois, évidemment on lui appliquera le même dispositif" de sanctions, estimant cependant qu’il lui faudrait un accompagnement plus long.

Reconnaissant par ailleurs qu’il existe un risque que le RSA n’encourage les entreprises à abuser du temps partiel, puisque les salariés bénéficieront d’un complément de revenus, Laurent Wauquiez a proposé une évaluation "au bout d’un certain nombre de mois, voire un an".

Ces critiques nourriront les débats au Parlement, qui va s’y consacrer lors de sa session extraordinaire, à partir du 22 septembre.

Petit clin d’oeil sur quelques réalités internationales :

Ces pays où seuls les riches mangent des Big Mac

Combien coûte un Big Mac aux Etats-Unis, en France ou en Thaïlande ?

Chaque année, cette question fait l’objet d’une étude mondiale menée par le magazine The Economist et la banque suisse UBS.

Objectif de ce travail : souligner le rapport entre le prix du légendaire hamburger et le temps de travail nécessaire pour parvenir à l’acheter.

Le saviez-vous ? La moyenne mondiale est de 35 minutes.

Pour s’offrir le hamburger, où faut-il travailler le moins longtemps ? Et où faut-il travailler le plus ? Enquête.

Los Angeles - 3,57$ - 11 minutes

Sydney - 3,36$ - 14 minutes

Zurich - 6,36$ - 15 minutes

Londres - 4,57$ - 16 minutes

Hong-Kong - 1,71$ - 17 minutes

Paris - 5,34$ - 21 minutes

Santiago - 3,13$ - 56 minutes

Bangkok - 1,86$ - 67 minutes

Manille - 1,96$ - 81 minutes

Mexico - 3,15$ - 82 minutes

Jakarta - 2,04$ - 86 minutes

voir sur le diaporama les chiffres du salaire horaire national et des loyers pour autres comparaisons

Un caddie toujours plus cher !

voir le résumé du dossier de msn et de 60 Millions de Consommateurs

Depuis octobre 2007, les prix des produits de consommation courante s’envolent littéralement. Dans les supermarchés, certains produits de grandes marques subissent une hausse atteignant les 48% !

Voici les prix observés en moyenne dans les rayons.

Source : 60 millions de consommateurs (mars 2008)


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