AID Association initiatives dionysiennes
Quelques éclairages sur les facteurs de la "crise Géorgienne", entre autres !

Comment les USA manipulent leurs "alliés"

Guerre froide ? tous les moyens de la réchauffer sont là !

lundi 1er septembre 2008 par JMT

Les néoconservateurs qui gouvernent le complexe militaro-industriel qui tient les commandes des USA quelquesoit la couleur politique du président depuis Harry Truman en 1944 (le président que le peuple US croit élire librement alors qu’il est manipulé en permanence pour cela et qu’au besoin on utilise toutes les fraudes pour y parvenir) savent bien que la position des USA est difficile.

Déclarer que "le niveau de vie des USA n’est pas négociable" est une déclaration de guerre totale à tous les peuples de la planète.

Dont font partie les actuels alliés des USA ? Europe en tête.

Il est d’ailleurs assez risible de voir les caniches censés gouverner lesdits alliés se coucher en permanence devant les diktats étatsuniens. Un ex-haut fonctionnaire US, bien placé pour la connaître, nous en donne l’explication : ils sont tous payés !

Il vaut mieux cette explication qu’une autre qui serait de croire soit qu’ils sont d’une imbécillité totale (à ce niveau faut prendre des cours pour y arriver !) ou qu’ils participent en fait au grand complot des très riches contre tous les autres, se mettant au service de ceux qui détiennent le pouvoir réel dans l’espoir de survivre confortablement.

Car au rythme de folie où s’emballe l’activité de la planète, la scission entre ceux qui feront partie des "gagnants" ou des perdants ne recouvre plus un ou des pays. Ce sera les puissants et leurs larbins face aux autres.

Méthodiquement, sous le masque de l’OTAN et derrière les beaux discours sur la "liberté", de toute la puissance de leurs agences de renseignement et des réseaux privés richissimes (dont le célèbre Georges Soros qui est derrière toutes les révolutions multicolores dans l’ancien bloc de l’est), les néocons mettent en place les moyens de pérenniser leur domination sur des pays dont les citoyens étatsuniens ignorent l’existence, dont ils se contrefoutent et qu’en privé, voire parfois en public pour les moins diplomates, ils considèrent comme des zones sauvages (ne rigolez pas niaisement, la France en fait partie !)

Et pourtant l’information est disponible, traîne partout sur internet, puisqu’elle arrive jusqu’à notre site. Elle paraît même dans certains journaux. Mais vous pouvez toujours courir pour la voir au JT de 20h !

La seule chose que vous y trouverez peut-être, si vous continuez à ronronner, c’est le faire-part final : R.I.P.

Folie furieuse et obsession belliciste de l’OTAN.

28 août 2008 LOTY MALEBRANCHE Camille

Otan-Occident, la diabolique géostratégie d’hécatombe des É.U. !

La crise ossète et ses retombées guerrières entre la Géorgie et la Russie, nous a, on ne saurait ne pas y penser, montré combien le délire de puissance qui fait saliver les autorités étatsuniennes et qui nourrit la bave des politicards de la Maison Blanche, est extrême et impassible.

Lesquels politicards croient que le monde peut être, au nom de leur hégémonie, réduit à une affaire de bagarres militaires comme les rixes des voyous de gangs armés des bas quartiers des villes étatsuniennes réglant leur compte à coups de couteau et révolver.

L’obsession occidentale d’imposer l’OTAN dans la sphère d’influence géostratégique naturelle des russes, est devenue si compulsive et si crapuleuse sur le plan diplomatique, que la horde à la fois simpliste, belliciste et expansionniste de l’actuel Département d’État, obnubilée par la domination planétaire de leur système quoiqu’en grave crise, et justement pour masquer leur crise interne sur le point d’éclater bruyamment à la face du monde, est prête même à faire voler la planète en éclats en se préparant à inciter à divers affrontements d’envergures insoupçonnées et aux conséquences désastreuses pour la planète.

En effet, après l’épisode géorgien, on peut imaginer aisément que les É.U. envisagent une guerre entre la Russie et l’Ukraine afin d’embraser l’Europe de l’est, et, dans la confusion, de provoquer l’Iran par Israël, et ainsi déclencher une guerre dont les conséquences sont imprévisibles...

La mentalité primitivement mégalomane de l’establishment étatsunien, il suffit pour s’en convaincre de regarder le classement des médailles aux jeux olympiques pékinois, où les É.U. sont le seul pays à réinventer ce que le CIO (Comité International Olympique) lui-même a établi comme hiérarchie des pays médaillés - à savoir que c’est d’après le nombre de médailles d’or que l’on acquiert son rang - pour s’autoproclamer le premier des derniers jeux avec leur 36 médailles d’or contre 51 pour la Chine.

Ce genre d’attitude est un indice que la puérilité narcissique du système étasunien est mauvais perdant à un point tel que la haine et la guerre planétaire font partie des recours envisageables de l’état, d’ailleurs, le plus belliciste belliqueux du 20ème siècle écoulé avec ses centaines d’interventions militaires ne serait-ce que sur le continent américain, sans parler de sa participation dans à peu près tous les conflits mondiaux.

Devant une psychologie de la bêtise mégalo-agressive des Etats-Unis, le monde doit être en alerte vu les bruits de guerre que l’on entend de la part des idéologues étasuniens et de leurs alliés.

Que les nations et les sociétés civiles nationales prennent garde et se mobilisent !

L’antisocialité belliqueuse d’un W. Bush et des tenants de l’establishment étatsunien à l’égard du monde, eux pour qui seule la domination étasunienne compte, s’est à ce point métastasée dans la politique étatsunienne actuelle qu’il faille vraiment que le monde entier se mobilise contre cette tératogénie (*) expansionniste agressive.

Toutes les nations et sociétés civiles du monde doivent se mobiliser et faire pression sur leurs dirigeants. Il ne faut reculer devant rien, quitte à renverser certains gouvernements européens et nord-américains grivois, irresponsables, appuyant bêtement au dédain des conséquences pour la paix et la sécurité mondiale, les intentions bellicistes otano-étatsuniennes intolérables pour les russes, à l’égard des ex républiques soviétiques que l’OTAN veut intégrer (phagocyter serait le vrai mot) à tout prix dans son giron.

La géopolitique a des prérogatives géostratégiques et économiques qu’aucune puissance ne saurait accepter de perdre en aliénant des espaces de son influence.

Alors, nous comprenons que tenter d’imposer à la Russie, ce que tente l’OTAN, équivaut à un grave et imminent risque de guerre longue et grave dans la région du Caucase mais aussi pour tout le Moyen-Orient et toute la planète, vu le statut d’un grand pays limitrophe comme l’Ukraine et les visées haineuses étatsuniennes sur l’Iran.

Il y va de la sécurité et de la survie de la paix planétaire que les nations du monde écartent du pouvoir de leurs pays, tout président ou premier-ministre larbin et flagorneur des Etats-Unis, qui accepterait à suivre le courant de l’Achéron de la quatrième guerre mondiale proposé en mode de direction planétaire par les Charon de l’OTAN, je cite les maîtres de la politique des Etats-Unis d’Amérique d’aujourd’hui.

Maîtres de mort et de terreur climatérique (*) !

Fous furieux, hyènes enragées prêtes à la destruction massive pour assouvir leur orgueil criminel, ô combien illusoire de souverains planétaires avec tous les bas instincts de violence et de terrorisme autorisé dont ils font montre actuellement !

Car il faudrait être totalement dupe pour penser que la guerre froide réhabilitée par les É.U., si elle dure, restera sans changer d’intensité. Le monde et la paix doivent survivre à l’empire étatsunien.

Nous avons besoin de dirigeants libres, capables de faire établir et respecter une fois établies à l’échelle de l’ONU. Il faut définir des limites géostratégiques naturelles selon une géographie des espaces de prépondérance militaire des superpuissances pour éviter des conflagrations mondiales à risque nucléaire au 21ème siècle.

Cela doit se faire par l’établissement de zones tampon sous surveillance impartiale d’un organisme onusien neutre créé à cet effet. Une géopolitique de la paix doit être le souci des leaders responsables des états, et non une domesticité vis-à-vis des É.U. via l’OTAN dans l’espoir d’une curée jetée par le maître aux chiens alliés sans dignité.

Le monde n’a pas à disparaître ou à connaître le risque de bombardements nucléaires par la barbarie de l’empire étasunien cherchant à accoutrer ses déchéances et affubler ses irrémédiables contradictions et faiblesses, par des combines meurtrières pour la terre ! Les nations et les sociétés civiles doivent exiger à l’ONU par le biais de leurs dirigeants, la création de l’organisme susdit.

Entéléchie (*) politique des Etats-Unis et mobilisation urgente des nations.

Peuples et nations, évitons, par l’action civile, la mise à mort de la paix et de la sécurité mondiales. Ce qu’il convient d’appeler l’entéléchie (*) politique étatsunienne, est devenue « diplomatie » belliciste à l’échelle de l’OTAN qui, doit-on le rappeler, n’a rien de diplomatique en tant qu’organe d’expansion militaire étatsunienne pouvant se passer du vote onusien, le cas échéant, pour bombarder et faire la guerre là où bon lui semble.

L’on sait depuis toujours, par l’histoire, que les crapules despotiques ont souvent eu pour méthode de faire payer les innocents pour leur chute pressentie ! Mais le drame, c’est lorsque nous avons un cas de despotisme qui n’est plus une affaire d’homme mais de système, et que ce système a les moyens militaires de faire descendre sur terre l’hécatombe nucléaire ultime…

Auquel cas, le monde, l’humanité doit se soulever et neutraliser l’importun despotique d’une manière ou d’une autre. Jamais, auparavant dans l’histoire, un état, odieusement belliciste et immoral, n’a eu le pouvoir militaire de détruire la planète avec son règne déclinant.

Aujourd’hui les Etats-Unis en déclin amorcé, en ont le triste et lugubre privilège ! Aux peuples, nations et citoyens des pays alliés des Etats-Unis, de se transformer en société civile militante, de se ranger du côté du bon sens, c’est-à-dire de renverser des dirigeants voyous de leur propre pays qui - pour de livides intérêts obscurs, personnels ou claniques, toujours, d’ailleurs, ploutocratiques - sont prêts à faire l’insidieux saut dans l’abîme de la chute de l’empire aigri et mortifère qui a la rage de savoir que la vie peut exister sans sa suprématie planétaire sans partage !

Les cerbères de la politique et leurs chiens de propagande, leurs orateurs de rhétorique cadavériques dits journalistes et spécialistes de la grande presse officielle, auront beau dire et débiter toutes sortes de matoiseries (*) savantes plus ou moins incohérentes, les faits et les manigances actuelles de l’empire étatsunien en crise, véritable bête blessée, augurent d’une ère d’agressivité politique de cécité et de violence sans précédent des Etats-Unis contre les peuples rivaux tels la Russie et la Chine, afin de faire diversion et de donner l’impression à ce pauvre et miséreux peuple désinformé qu’est l’étatsunien, malgré ses moyens pécuniaires, que les Etats-Unis contrôlent sans partage la planète, à l’image des bandits de western, qui règnent et détruisent les indigènes amérindiens « ennemis et barbares » afin d’assouvir l’hystérie collective des spectateurs.

Ici, dans l’occurrence que nous évoquons, le spectacle macabre, patibulaire de l’empire valétudinaire (*), mobilise cyniquement comme spectateurs, les masses aliénées qui, elles, donnent puérilement dans le voyeurisme sinistre des réactions au premier degré de leurs politicards dirigeants face aux « ennemis rivaux », comprenant à peine les enjeux réels de diversion pour leur dissimuler la crise économique et de gouvernance de la superpuissance mondiale en déclin.

Cela est facile avec le peuple étatsunien si dénué de la moindre connaissance de ce qui se passe chez lui et dans le monde, n’ayant d’informateurs que les histrions des talk show !

Une menace à écarter en écartant la canaille politicienne

Dans ces circonstances, le monde ne peut être que menacé sans que de l’intérieur des gens avisés puissent mobiliser le peuple étasunien pour mettre fin au parcours des mufles qui accaparent aux É.U. le pouvoir.

En souhaitant (rien n’est sûr de la démarche du futur président étatsunien en ce sens) que le nouvel élu étatsunien aura le courage de faire cesser l’ère de menace que font peser les dirigeants étasuniens actuels sur l’avenir planétaire par leur action contre la Russie, en espérant que l’aile dure de l’idéologie belliciste sera écartée du Département d’État, et que le nouveau président ne sera pas assassiné si jamais il veut agir avec modération et intelligence, les peuples de tous les pays de l’OTAN doivent se tenir prêts à sévir contre leurs propres dirigeants si ces dirigeants par suivisme otanien, préfèrent la mort massive proposée par les Etats-Unis dans leur politique agressive.

Trop de pays de l’Otan sont aujourd’hui inféodés par les Etats-Unis en ombres mouvantes tels des perroquets de la propagande officielle étasunienne à cause de leurs dirigeants…

Tous les citoyens des pays de l’OTAN et tous les peuples d’Europe doivent devenir des vigies contre la démentielle droite ploutocratique mondiale gouvernée par les extrémistes de la politique étatsunienne.

Droite démentielle qui produit de vils et simiesques dirigeants au timon des états alliés, lesquels dirigeants asservis, inconditionnels sans réserve de la bêtise criminelle d’une extrême-droite étatsunienne, sont prêts à collaborer à l’hécatombe planétaire derrière le Charon étatsunien.

Que la Raison ait ici gain de cause sur les ratiocinations (*) du délire de puissance et les bêtises de nos dirigeants larbins !

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

(*) EN COMPLEMENT, définitions offertes gracieusement par le Grand Soir (que vous pourrez replacer à la première occasion) :

tératogénie , tératogenèse : Nom féminin, (biologie) formation de monstres chez les végétaux, les animaux, les êtres humains

climatérique : Adjectif invariant en genre qualifiait une année estimée critique pour les anciens lorsqu’elle était multiple de 7 ou de 9 (7, 9, 14, 18, 21, 27, 28, 35, 36, 42, 45, 49, 54, 56, 63, 70, 72, 77, 81, 84, 90, 91, 98, 99, etc.) par extension qualifie une année difficile, riche en événements, naturels ou non

entéléchie : Nom féminin, (philosophie) état de perfection, de parfait accomplissement de l’être chez Aristote principe directeur, détermination métaphysique (l’âme est l’entéléchie du corps)

matoiserie : Nom féminin, vieilli ruse, tromperie

valétudinaire : Adjectif singulier invariant en genre relatif à une mauvaise santé Nom singulier invariant en genre celui qui a une santé chancelante

ratiocination : Nom féminin, langage soutenu, byzantinisme, abus de raisonnement

La Sixième flotte « humanitaire » arrive en Mer Noire, et des missiles nucléaires « humanitaires » dans les ports géorgiens

27 août 2008 DINUCCI Manlio

La Sixième flotte « humanitaire » arrive en Mer Noire

A Camp Darby, la base logistique de l’armée étasunienne, entre Pise et Livourne, a été activé l’envoi de « fournitures humanitaires » en Géorgie. La base – d’où est déjà partie la majorité des armements utilisés par les Usa dans les deux guerres contre l’Irak et dans celle contre la Yougoslavie- a en effet été utilisée pour le stockage et la maintenance des « aides humanitaires » de l’Usaid, dont elle est le plus grand centre en Europe.

Le transport des aides destinées à la Géorgie est effectué par le Fleet Logistic Support Squadron 46, qui a transféré dans l’aéroport de Pise du personnel et des avions provenant de la base navale de Marietta, aux Etats-Unis.

Officiellement il s’agit de milliers de couvertures et kits d’hygiène (brosses à dents, dentifrices, rasoirs, peignes et savons). Et le général Bantz J. Craddock, chef du Commandement européen des Etats-Unis (EuCom), est allé en Géorgie avec le responsable de l’Usaid, officiellement : pour « inspecter les colis d’aide humanitaire ».

D’autres « aides humanitaires » sont transportées en Géorgie par la mer. Mais pas par des navires marchands, comme il serait logique, mais par des navires de guerre : deux unités de l’US Navy et une de la Garde côte. L’opération est dirigée par le Commandement des forces navales Us en Europe, dont le quartier général est à Naples.

C’est de Crète par contre qu’est parti pour la Géorgie le contre-torpilleur lance-missiles McFaul. Et de Gaeta, le garde-côtes Dallas et le Mount Whitney : unité navale C41 (contrôle, communications, ordinateurs et services secrets) la plus sophistiquée de la marine étasunienne, unité considérée comme la plus avancée au monde.

Après avoir participé à l’opération Enduring Freedom, en appui à la guerre en Afghanistan, et à la guerre contre l’Irak, le Mount Whitney a été transféré en Méditerranée et, en 2005, il est devenu le navire amiral de la 6ème flotte. Grâce à une capacité technologique qui « n’a pas d’équivalent dans le monde entier », le Mount Whitney peut se connecter avec n’importe quel point sur la terre, en transmettant n’importe quelle sorte de communication de façon cryptée, et en recueillant « les informations les plus opportunes » sur les forces adversaires, pour les transmettre ensuite au Centre d’intelligence conjoint.

Ce navire, amiral de la 6ème flotte, est utilisé par le commandant de la Task Force conjointe qui peut, de là, diriger toutes les unités qui sont à ses ordres ; il est à présent envoyé en Mer Moire, officiellement, pour apporter des couvertures et des kits hygiéniques, et aliments pour enfants.

Le but réel de l’opération est annoncé par le général Jon Miller, chef de l’Escadre d’évaluation : composée de 102 spécialistes, envoyée en Géorgie par le Commandement européen des Usa. Pour le moment, a-t-il déclaré à Stars and Stripes (22 août), l’EuCom focalise sa mission sur « l’aide humanitaire » mais « il est prêt à faire une évaluation de l’état des forces armées géorgiennes ».

Plus explicitement, le sén. Joe Lieberman, arrivé en Géorgie avec une délégation du Congrès (étatsunien), a déclaré que les Etats-Unis doivent fournir une assistance aux forces armées géorgiennes, en les dotant des plus modernes armes anti-aériennes, et anti-chars, et en continuant l’entraînement des troupes.

Comme l’indique Stars and Stripes, « environ 70 membres de l’escadre de Miller étaient déjà en Géorgie pour entraîner des troupes au moment où a commencé le conflit avec la Russie », c’est-à-dire quand les troupes de Tbilissi ont attaqué l’Ossétie du Sud.

Cela confirme ce qui a été dit, dans une interview à Der Spiegel, par l’ex-chancelier allemand Gerard Schroeder, qui doute que « les Etats-Unis n’aient pas été informés de l’offensive initiale géorgienne, étant donné qu’ils ont des conseillers militaires basés à Tbilissi ».

La manœuvre étatsunienne de déployer le navire amiral de la Sixième flotte et quelques autres navires en Mer noire, au bord du territoire russe, alimente à présent de nouvelles tensions avec Moscou.

Et ce n’est pas un hasard si cela se passe au moment le plus délicat, celui du retrait des forces russes de Géorgie, et de la définition du statut de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. En compensation, des brosses à dents de l’Usaid vont arriver en Géorgie sur des navires de guerre.

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Edition de samedi 23 août 2008 de il manifesto

Missiles nucléaires « humanitaires » dans les ports géorgiens

Dimanche dernier (24 août 2008) est arrivé dans le port géorgien de Batoumi le contre-torpilleur lance-missiles « McFaul », le premier des navires de guerre étasuniens officiellement destiné au transport d’ « aides humanitaires », dans une opération dirigée par le Commandement des forces navales étasuniennes en Europe, basé à Naples.

Pendant que le navire déchargeait des kits hygiéniques, bouteilles d’eau minérale et autres denrées « données par l’Usaid », le capitaine John Moore, commandant de la Task Force Us assurait : « Nous sommes ici en mission humanitaire ».

Le New York Times indique (24 août) que, de cette façon, Moore « amenuisait la signification d’un torpilleur qui apporte des aides ». Le McFaul – rappelle le journal- est doté d’un « système radar très sophistiqué » et de divers armements, dont « des missiles de croisière Tomahawk qui peuvent transporter des missiles conventionnels ou nucléaires, même si la marine, pour des raisons de sécurité, ne précise pas si les navires transportent des armes nucléaires ».

Sous peu, avec d’autres navires de guerre eux aussi en « mission humanitaires » arrivera en Mer Noire, venant de Gaeta, le Mount Whitney, navire amiral de la 6ème flotte, doté du système de communication et surveillance le plus sophistiqué du monde .

Entre-temps, quatre navires de guerre sont entrés en Mer Noire le 21 août, navires appartenant aux Usa, Allemagne, Pologne et Espagne, pour une manœuvre de l’Otan dont la durée est prévue sur trois semaines. Le groupe naval, a déclaré le vice commandant de la Composante maritime alliée, effectue « une visite de routine en Mer Noire, déjà programmée, pour interagir avec la Roumanie et la Bulgarie, nos partenaires Otan ».

Il précise cependant que le groupe naval constitue « une noyau fondamental de la Force de riposte de l’Otan (Nrf) ». Quand elle est utilisée, la Nrf dont les unités sont fournies par rotation par les pays de l’Otan, est directement mise aux ordres du « commandant suprême allié en Europe » (toujours un général étasunien).

Avec cette manœuvre, l’Otan est donc en train de se préparer à un éventuel envoi de la Nrf dans la région du Caucase, tandis qu’arrivent en Mer Noire des navires de guerre étasuniens, dont le navire amiral de la 6ème flotte.

C’est un défi ouvert qui est lancé à la Russie, non pas en paroles mais par des faits, juste au moment où la marine russe est en train de faire rentrer dans ses bases de Sébastopol, en Crimée, les unités qui avaient été utilisées dans le conflit géorgien.

On annonce en même temps une autre manœuvre militaire en Géorgie, après « Immediate Response 2008 », à laquelle avaient participé des troupes étasuniennes, géorgiennes, ukrainiennes, azéris et arméniennes, juste avant l’attaque contre l’Ossétie du Sud par la Géorgie.

La nouvelle manœuvre, appelée Georgian Express 2008, emploiera des forces spéciales britanniques, qui instruiront les géorgiens sur les opérations dans les zones aériennes urbaines. Les militaire britanniques, tout comme ceux des Usa dans la précédente manœuvre, seront déployés dans la base de Vaziani, à moins de 100 Kms de la frontière russe.

Il est clair que les Usa et l’Otan entendent reconstruire au plus vite le potentiel militaire géorgien, sorti assez mal en point du conflit avec l’armée russe. Pour preuve, les visites effectuées au ministère de la défense géorgien du général Bantz J. Craddock, chef du Commandement européen des forces Us, et par Robert Simmons, représentant spécial pour le Caucase et l’Asie centrale du secrétariat général de l’Otan.

Mais ce n’est pas les seul objectif. A travers la brèche ouverte par la crise géorgienne, les Usa et l’Otan essaient de conquérir des positions encore plus à l’est, en faisant pression sur la Russie pour l’évincer de l’Asie centrale ex-soviétique : zone d’immense importance, que ce soit pour ses réserves énergétiques de la Caspienne comme pour sa position géostratégique par rapport à la Russie, la Chine et l’Inde. Est ainsi créé sur un front déplacé vers l’est, une confrontation qui n’est pas moins dangereuse que celle de la guerre froide.

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Edition de mardi 26 août 2008 de il manifesto

Etes-vous prêts pour une guerre nucléaire ?

l’analyse étonnante d’un ancien haut fonctionnaire de l’administration Reagan.

22 août 2008 CRAIG ROBERTS Paul

illustration : conseils simples pour survivre à une guerre nucléaire

Pervez Musharraf, la marionnette installée par les Etats-Unis pour diriger le Pakistan au nom des intérêts US, a démissionné le 18 Août (2008). Karl Rove et les machines à voter électroniques de la compagnie Diebold furent incapables de lui assurer une victoire lors des dernières élections au Pakistan. Il en résulte que les Pakistanais auront désormais plus leur mot à dire dans ce pays que les Etats-Unis.

Il était évident pour toute personne douée d’un minimum d’intelligence – ce qui exclut toute l’administration Bush et pratiquement toute la « communauté de la politique étrangère » - que les invasions illégales et injustifiées de l’Afghanistan et de l’Irak, et le bombardement de civils libanais en 2006 par Israel avec la bénédiction des Etats-Unis, provoqueraient le renversement de la marionnette états-unienne au Pakistan.

La stupide administration Bush a provoqué le renversement de Musharraf en l’obligeant à lancer des opérations militaires contre les tribus des zones frontalières du Pakistan qui sont plus loyaux envers la communauté musulmane qu’envers l’hégémonie US. Lorsque les opérations militaires de Musharraf n’ont pas produit les résultats escomptés, les états-uniens imbéciles ont commencé à lancer leurs propres opérations militaires à l’intérieur des frontières du Pakistan, en lançant des bombes et des missiles. Le sort de Musharraf fut scellé.

Lorsque le régime Bush lança ses guerres au Moyen Orient, j’avais prédit, correctement, que Musharraf ferait partie des victimes. Les marionnettes US en Egypte et en Jordanie pourraient être les prochains sur la liste.

A l’époque du président Nixon, le président du jury de ma thèse, Warren Butter, était Secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires de Sécurité Internationale. Un jour, dans son bureau au Pentagone, je lui ai demandé comment le gouvernement des Etats-Unis obtenait ce qu’il voulait des gouvernements étrangers. « L’argent, » me répondit-il.

« Vous parlez d’aide économique ? » demandai-je.

« Non, » répondit-il, « nous les achetons avec de l’argent, c’est tout. »

Il n’était pas l’instigateur de cette politique, il en avait hérité et, bien qu’elle fut contraire à ses principes, il n’y pouvait rien . Nutter croyait aux vertus de la persuasion et que si on n’arrivait pas à convaincre les gens, c’est qu’on n’avait pas de politique.

Nutter ne parlait pas de dictateurs dans le tiers-monde. Il parlait aussi des dirigeants de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie. Partout les alliés étaient achetés et payés rubis sur ongle. Ils étaient alliés parce qu’ils étaient payés.

Prenez le cas de Tony Blair. Ses propres chefs des services de renseignement britanniques lui ont dit que les Etats-Unis étaient en train de fabriquer les pièces à conviction pour justifier une attaque contre l’Irak, prévue de longue date. Ca ne l’a pas dérangé, Blair, comme on peut le constater en voyant les millions de dollars qu’il gagne depuis qu’il n’est plus premier ministre.

Le voyou éduqué aux Etats-Unis, le criminel de guerre Saakashkvili, président de la Géorgie, fut installé au pouvoir avec l’argent des contribuables US et financé par la National Endowment for Democracy (NED), une opération des néoconservateurs destinée à encercler la Russie avec des bases militaires US afin de que les Etats-Unis puissent exercer leur hégémonie sur la Russie.

Tous les accords conclus entre le président Reagan et Mikhail Gorbachev furent foulés aux pieds par les successeurs de Reagan. Reagan était le dernier président des Etats-Unis dont la politique étrangère n’était pas décidée par des néoconservateurs alliés à Israel. Pendant les années Reagan, les néocons ont tenté plusieurs fois de s’imposer, mais à chaque fois ce fut un désastre pour Reagan, et il a finit par éjecter ces Jacobins des temps modernes de son gouvernement.

Même le "Comité sur un Danger Imminent", antisoviétique, considérait les néocons comme des lunatiques dangereux. Je me souviens d’une réunion, lorsqu’un des participants a proposé de faire entrer des néocons dans le Comité, les représentants de la vieille école des milieux dirigeants étatsuniens, tel l’ancien Secrétaire du Trésor Douglas Dillon, ont grimpé au plafond.

Le Comité considérait les néocons comme des cinglés qui entraineraient les Etats-Unis dans une guerre nucléaire avec l’Union Soviétique. Les néocons détestaient Ronald Reagan, parce que celui-ci mit fin à la Guerre Froide par des moyens politiques, alors qu’ils cherchaient une victoire militaire sur l’Union Soviétique. Privés de leur victoire militaire sur l’Union Soviétique, les néocons recherchent désormais une victoire militaire sur la Russie.

Reagan n’est plus.

La classe dirigeante Républicaine n’est plus. Il n’y a plus de centre de pouvoir conservateur au sein du Parti Républicain, uniquement des centres de pouvoir néoconservateurs étroitement alliés à Israel qui utilise les milliards de dollars versés dans ses coffres forts par les contribuables US pour exercer une influence sur les élections US et sur la politique étrangère des Etats-Unis.

Le candidat Républicain (McCain) à la présidence est un va-t-en guerre. Il n’y a plus de contre-pouvoirs au sein du Parti Républicain pour s’opposer au penchant des néocons pour la guerre. Quelles sont les organisations Républicaines qui s’opposent à la guerre ? Qui pourrait m’en citer, ne serait-ce qu’une seule ?

Les Démocrates sont à peine meilleurs, mais ils ont quelques contre-pouvoirs qui ne sont pas enthousiastes à l’idée de recourir à la guerre comme moyen d’imposer l’hégémonie mondiale des Etats-Unis. Les Evangélistes Illuminés (« rupture evangelicals »), qui souhaitent ardemment l’Armageddon, ne sont pas Démocrates ; pas plus que les Chemises Brunes écervelées, impatientes d’exprimer leurs frustrations en allant frapper quelqu’un, quelque part, n’importe où.

Il m’arrrive de recevoir des courriers électroniques de la part de ces Chemises Brunes, des courriers qui révèlent leur extraordinaire ignorance chargée de haine. Ce sont tous des Républicains, et pourtant ils se croient conservateurs. Ils n’ont aucune idée de qui je suis, mais parce que je critique le régime Bush et la politique étrangère belliciste des Etats-Unis, ils me traitent de « petite tapette communiste ».

La seule phrase cohérente que cette légion d’imbéciles n’a jamais formulée est : « Si vous détestez autant l’Amérique, allez donc vivre à Cuba ! »

Tel est le sort réservé à un ancien membre du gouvernement de Reagan par le Parti Républicain d’aujourd’hui. Il n’est qu’une « petite tapette communiste » qui ferait mieux d’aller vivre à Cuba. [allons Paul, il y aura toujours un bol de soupe pour toi à la Havane si les temps deviennent vraiment trop durs – NDT]

Les Républicains vont nous entraîner dans d’autres guerres. En réalité, ils ne vivent que pour ça. McCain prêche pour une guerre de cent ans. Pour ces guerriers, c’est comme s’ils soutenaient une équipe de foot. Il faut gagner à tout prix. Ils éprouvent un plaisir exquis à l’idée d’une guerre. Quel mal y a-t-il, si les Etats-Unis doivent raconter des mensonges pour attaquer des pays ? « Si on ne les tue pas là-bas, ils viendront nous tuer ici. »

Leur stupidité est totale.

Il n’y a rien de vrai dans les médias US. Les médias passent leur temps à diaboliser la Russie et l’Iran, à spéculer sur qui sera le vice-président comme si cela avait la moindre importance, sur les vacances d’Obama et les points marqués en son absence par McCain. La stupidité des médias est à l’image de celle du gouvernement, et ils ne jouent plus qu’un rôle de porte-parole de ce dernier.

Les médias US ne servent ni la démocratie étatsunienne ni les intérêts du pays. Ils servent une poignée de personnes qui exercent le pouvoir.

Lorsque l’Union Soviétique s’effondra, les Etats-Unis et Israël se sont précipités pour prendre le contrôle de la Russie et des anciennes républiques de son empire. Pendant un temps, ils ont réussi. Mais Poutine y a mis fin.

Prenant acte du fait que les Etats-Unis n’avaient aucune intention de respecter aucun des accords passés avec Gorbachev, Poutine a augmenté la part du budget militaire consacré à la modernisation des moyens de défense nucléaires de la Russie. Du coup, l’armée Russe ne possède pas les armes intelligentes et l’électronique de l’armée US.

Lorsque l’armée Russe est entrée en Géorgie pour porter secours aux Russes de l’Ossétie du Sud victimes des destructions infligées par la marionnette US Saakashvili, les Russes ont clairement fait savoir que s’ils trouvaient des troupes étatsuniennes sur leur chemin, ils riposteraient par des armes nucléaires tactiques.

Les Etats-Unis furent les premiers à annoncer qu’une attaque nucléaire préventive faisait partie de leur doctrine militaire. A présent les Russes ont annoncé que l’usage d’armes nucléaires serait leur réponse aux armes intelligentes US.

Il est évident que la politique étrangère US, avec son objectif d’encercler la Russie avec des bases militaires US, nous mène directement vers une guerre nucléaire. Chaque étatsunien doit le comprendre. La politique étrangère hégémonique insensée du gouvernement US représente une menace directe pour la planète.

La Russie n’a formulé aucune menace contre les Etats-Unis. Le gouvernement post-soviétique Russe a cherché à coopérer avec les Etats-Unis et l’Europe. La Russie a maintes fois clairement fait savoir qu’elle était prête à respecter le droit international et les traités. Ce sont les Etats-Unis qui ont jeté le droit international et les traités aux orties, pas les Russes.

Afin de garantir un flot de milliards de dollars de profits à ses contributeurs du complexe militaro-sécuritaire US, le régime de Bush a rallumé la Guerre Froide. Tandis que le niveau de vie des étatsuniens décline et les perspectives se détériorent, « nos » dirigeants à Washington nous promettent une guerre de cent ans.

Alors, si vous voulez être pauvre, opprimé, et éventuellement désintégré dans une guerre nucléaire, votez Républicain.

Dr. Roberts fut secrétaire adjoint au Trésor au sein de l’administration Reagan. Ancien rédacteur du Wall Street journal, journaliste pendant 16 ans à Business Week, journaliste pour Scripps Howard News Service and Creator’s Syndicate à Los Angeles.

Il a occupé de nombreux postes universitaires, dont la chaire d’Economie Politique au Centre d’Etudes Stratégiques et Internationales à l’université de Georgetown, chercheur à Hoover Institution, université de Standford).

Médaillé de la Légion d’Honneur en France. Médaille d’Argent du Département du Trésor US pour ses « contributions remarquables dans la définition de la politique économique des Etats-Unis ».

traduction VD pour Le Grand Soir

Article original

Ossétie, authenticité géopolitique des Russes.

Pour l’humanité et pour l’occident, conspuons tous l’occidentalisme !

14 août 2008 LOTY MALEBRANCHE Camille

La réplique (russe) est admirable par son ironie : faire sécession au cœur des sécessionnistes et leur montrer le goût amer et contre-nature de leur choix de mésalliance avec l’ennemi de leur allié naturel, trahi pour des miettes.

L’actualité de cette semaine nous met, dans l’occurrence du conflit russo-géorgien en Ossétie, face à un casus belli (cas de guerre) que nous considérons néanmoins comme une justus causam (juste cause) russe.

Malgré les braiements du baudet de la Maison Blanche qui, éhonté, ose encore parler de paix au monde, le soutien russe à l’Ossétie rebelle demeure géopolitiquement et géostratégiquement légitime.

En effet, au nom de quel principe, la Russie - que l’Occident a voulu émietter après les difficultés du socialisme dénaturé du kremlin et surtout, sa sinistre « gestion » par les traitres Gorbatchev et Eltsine qui ont tout simplement pulvérisé les acquis de la révolution de 1917 - doit-elle accepter que les membres de l’ex Urss deviennent des satellites de l’ennemi étatsunien ?

Aujourd’hui, intelligemment, les russes retournent contre les occidentaux leur même méthode qui consiste à conquérir des ethnies et territoires appartenant à l’ennemi en les incitant à la sécession. C’est dommage que la paix ne puisse résoudre un tel problème.

Car la voracité territoriale et l’appât de règne des occidentaux ne saurait être raisonné que par la force bricolant terreur contre terreur, brandissant feu contre feu.

Nul n’a à se laisser piétiner par des barbares civilisés qui n’ont fait l’histoire que par le vol de territoires voire de continent entier au milieu des pires horreurs historiques, je cite : le génocide amérindien, la traite négrière, l’esclavagisme comme il ne fut jamais auparavant, la destruction systématique du patrimoine culturel des conquis et, aujourd’hui, la mise à mort pure et simple de la planète par l’extrême surexploitation des ressources.

Pour revenir à l’histoire, je ne peux passer sous silence le fait que partout, dans ce qui est devenu par la suite l’Amérique, les occidentaux se sont révélés la honte de l’espèce humaine par leur férocité, leur cupidité criminelle et sans loi, telle qu’aucune autre culture ni espèce ne l’a jamais montré sur la face de cette terre.

Les premières bombes bactériologiques furent expérimentées et utilisées par ces mêmes occidentaux infectant sciemment les linges des amérindiens avec les corps des varioliques espagnols morts ou moribonds.

Cela n’est pas sans rappeler qu’aujourd’hui alors que les idéologues étasuniens et leurs larbins arguent de danger pour le monde advenant que l’Iran possède l’armement nucléaire, que le seul pays qui a lancé la bombe atomique sur le monde et qui, récemment, a largué des tonnes de bombes à uranium appauvri sur l’Irak, ce sont les Etats-Unis, le leader sinistre de l’occident contemporain !

Telle une horde de tarés, sans souci du devenir planétaire, l’occident, partout sur terre, part proclamer son règne avec pour seule justification, la supériorité de sa couleur cutanée et de sa « civilisation ».

L’angélisme maniéré de l’occident ne connaît de limite que celle de la défaite militaire. Et si les establishments occidentaux laissent un peu de liberté d’expression dans leurs patelins aux citoyens, c’est parce que les peuples s’en sont emparé par leur résistance et leur combat pour la démocratie. Démocratie totalement subvertie et avilie de nos jours par la désinformation médiatique que mène la ploutocratie occidentale contre les citoyens au cœur de ses propres pays.

La Russie, ayant donc compris le jeu morbide et interventionniste de l’Occident, et ayant repris peu à peu sa prépondérance après la grande crise des années 1990, se remet à sécuriser militairement ses frontières et à enrayer l’empiétement inacceptable des occidentaux sur sa sphère géopolitique et géostratégique de grande puissance.

Quand on se rappelle l’émiettement des états partout dans le monde par les occidentaux, l’exemple frappant qui me vient à l’esprit, est la Colombie dont provient, par la seule volonté des Etats-Unis, le Panama ; quand on sait qu’aujourd’hui en sous-main derrière la bourgeoisie bolivienne alliée de ses forfaits, l’occident cherche à morceler la Bolivie, la Russie a mille fois raison, elle, naguère victime de la mainmise occidentale sur sa sphère d’influence, d’intervenir énergiquement et militairement contre la Géorgie pro-occidentale en Ossétie.

La réplique est admirable par son ironie : faire sécession au cœur des sécessionnistes et leur montrer le goût amer et contre-nature de leur choix de mésalliance avec l’ennemi de leur allié naturel, trahi pour des miettes.

L’occident gréco-romain, dès sa naissance mythique sur l’échiquier du monde s’est toujours avéré un terrible prédateur et conquérant. Un oxydant mortel protéiforme pour la vie d’autres civilisations. D’ailleurs, l’idée de cette course folle à l’expansion effrénée, est bien traduite dans ce qui constitue avec Prométhée, le principal mythe fondateur des occidentaux, j’évoque l’Odyssée. Odyssée tératogène qui a produit l’occidentalisme, cet avatar diabolique de ladite civilisation occidentale qui a engendré le monde où nous vivons, où les monstres, les exploiteurs de toutes sortes font rage au nom de leur supériorité sans que personne ne puisse leur faire entendre raison, entraînant le monde entier à rien de moins que la danse macabre de leur domination meurtrière.

Il faut que le monde entier se lève contre l’occidentalisme dont certains traits haïssables sont présents en Chine par la propension à la production sur demande occidentale qu’il faudra bien rendre optimale et non excessive.

Je dis que l’Occident doit être salué pour ses multiples apports notamment scientifiques, technologiques, industrielles et idéelles à l’histoire après l’Égypte, le Moyen-Orient qui ont de leur temps sustenté l’humanité de perles tant scientifiques, techniques que philosophiques et mystiques.

Néanmoins, je conspue, nous devons tous, au nom de l’humanité, conspuer l’occidentalisme, cette idéologie de prédation et d’expansionnisme vorace réduisant l’Occident qui pourtant, se voulait chrétien, à un carrefour de son parcours mais qui, dans son appât du gain a totalement oublié Jésus-Christ, la première et indépassable personnalité de l’histoire, et se transforme en ennemi numéro un de la personne humaine.

"Sea Breeze" et "Immediate response" en Ukraine et Georgie

DINUCCI Manlio 23 juillet 2008

Mer Noire : les USA jouent à la bataille navale

"Un, deux, trois, les petits soldats (de l’Otan), quatre, cinq, six, font de l’exercice, sept, huit, neuf, font des manoeuvres, dix, onze, douze, tirent des cartouches..." (variante : "y’en aura pour tous")

Dans la région de la Mer Noire est en train de se dérouler la manœuvre militaire « Sea Breeze » (Brise de mer…) 2008 qui a commencé le 15 juillet et va durer jusqu’au 26. Participent aux manœuvres, qui ont lieu en territoire ukrainien, 14 navires de guerre, 17 avions et plus de 2200 soldats de 11 pays de l’OTAN –Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Norvège, Danemark, Turquie, Grèce, Lituanie et Roumanie- et de cinq autres pays – Ukraine, Géorgie, Azerbaïdjan, Arménie, Macédoine- adhérents du programme « Partenariat pour la paix » de l’OTAN.

La manœuvre se déroule « dans l’esprit du partenariat pour la paix de l’Otan » mais, comme spécifié par l’ambassade Usa en Ukraine, « elle n’est pas sponsorisée par l’OTAN ». Elle est « accueillie par l’Ukraine et par les Usa lesquels, dans le rôle de « co-hébergeurs » ont invité certaine pays de la région, membres de l’OTAN et du Partenariat pour la paix de l’OTAN ».

Les Etats-Unis font donc les maîtres de maison en Ukraine. Et, parmi les « pays de la région » invités, seule une minorité a une façade sur la Mer Noire. Derrière le but officiel de la manœuvre –accroître « la capacité des nations de la Mer Noire dans le maintien de la sécurité maritime » - il y en a donc d’autres.

Le premier est d’aider le président Viktor Yuschenko à amener dans l’OTAN un pays dont la population y est en grande majorité opposée. A Odessa et dans d’autres régions, des manifestations sont en cours contre la manœuvre militaire, manifestations conduites par les partis socialiste et communiste et diverses organisations.

Malgré cela, l’Ukraine entre de plus en plus dans l’orbite de l’OTAN. Le sommet d’avril de Bucarest a dit oui à l’entrée de l’Ukraine, en même temps qu’à celle de la Géorgie, (elle aussi autrefois membre de l’Urss), et a annoncé que dès le mois de décembre les deux pays pourraient entrer dans le Map (Membership Action Plan), le programme qui prépare l’adhésion des futurs membres.

En mai, des marins ukrainiens ont participé à un exercice OTAN de sous-marins en Mer du Nord. En juin, le ministre ukrainien de la défense a été invité au quartier général de l’OTAN, où il a expliqué à ses collègues les « réformes » que l’Ukraine est en train de réaliser dans le secteur de la défense en vue de son entrée dans l’Alliance.

En même temps, l’exercice sert aux Etats-Unis pour étendre leur présence militaire jusqu’en Ukraine. En mai déjà est arrivée au camp de Staryi Krym, à côté du port de Feodosija en Crimée, une escadre de 200 marines qui a construit, avec des matériaux débarqués du navire marchand Advantage, une structure militaire lance-missiles McFaul, une des plus modernes unités de la US Navy, qui participe à la manœuvre avec les autres navires de la Combined Task Force 367.

La réponse russe ne s’est pas faite attendre : le ministère des Affaires étrangères a dit que la manœuvre, à laquelle participent des pays extérieurs à la région, est en réalité dirigée contre la Russie. Et aux paroles succèderont certainement les faits, en termes de plus grande présence militaire russe en Mer Noire.

Ce que sont les objectifs réels de « Sea Breeze 2008 » est confirmé par le fait que le même jour a commencé en Géorgie (elle aussi sur la Mer noire) la « Immediate Response 2008 » (Riposte immédiate), un exercice militaire auquel participent des troupes des Etats-Unis, Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan et Arménie.

Pour la manœuvre, dirigée en fait par le Pentagone, ont été envoyés en Géorgie environ 1.000 soldats étasuniens des troupes aéroportées Setaf, du corps des marines, et, fait particulier, de la garde nationale de l’Etat étasunien de Géorgie. Tous déployés sur la base de Vaziani, à moins de 100 Kms de la frontière russe. Bien au-delà des craintes des élites balnéaires moscovites, la « brise de mer » qui caresse la Mer Noire agite, pour le moins, des vents de guerre froide.

Edition de mardi 22 juillet 2008 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


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