AID Association initiatives dionysiennes
A l’occasion d’ un nouveau cri d’alarme en Israël sur la pénurie locale,

Le risque de pénurie d’eau douce s’accroît partout et l’eau des mers se dégrade

Voilà qui ne va pas favoriser le règlement des nombreux conflits liés à l’eau

dimanche 17 août 2008 par JMT

Editorial Mers mourantes

LE MONDE

Le mot "désert" est associé aux terres, jamais aux mers. Pourtant, les océans sont menacés de se transformer en déserts liquides, par la faute de l’activité humaine. La surpêche est la cause la plus voyante de cette grande vidange de la vie marine.

Mais un autre phénomène délétère, plus discret, monte en puissance : l’eutrophisation, qui prive les eaux d’oxygène. Aujourd’hui, plus de 400 zones côtières dans le monde étouffent, ainsi que le décrit une étude publiée dans la revue Science du vendredi 15 août. Les auteurs le précisent, "le nombre de zones mortes a approximativement doublé chaque décennie depuis les années 1960".

A l’origine de ces asphyxies océaniques, on trouve une nouvelle fois l’homme, via ses eaux usées, ses rejets industriels dans les fleuves, la pression de son tourisme sur les côtes et surtout ses engrais. Pour faire bonne mesure, on pourrait ajouter à ce sombre tableau les effets à venir du réchauffement climatique.

Ce phénomène favorise l’eutrophisation par l’augmentation de la température, renforce la stratification des eaux - et donc empêche qu’elles se mélangent. Il risque aussi de lessiver les sols par des pluies plus importantes et d’apporter aux mers encore plus de matière organique... et encore plus d’engrais.

Le temps semble par conséquent venu, tant pour l’avenir des terres qui s’épuisent que pour celui des mers qui se vident, de reconsidérer certaines pratiques de l’agriculture intensive. Plusieurs exemples, notamment après la disparition de l’URSS, ont montré que l’arrêt des fertilisants entraînait rapidement une réoxygénation des eaux côtières.

Dans un rapport d’expertise scientifique rendu en juillet à la demande des ministères de l’agriculture et de l’écologie, l’Institut national de la recherche agronomique reconnaît que, pour une meilleure prise en compte de la biodiversité, il faut tâcher de "diminuer l’utilisation des engrais et des produits phytosanitaires". Ce qui peut se faire sans perte notable de rendement.

Si l’on en croit un document prospectif de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) publié cette année, le mouvement est timidement enclenché : d’ici quatre ans, la consommation de nitrates et de phosphates devrait diminuer en Europe de l’Ouest. Mais augmenter partout ailleurs dans le monde...

L’ostréiculture connaît sa crise la plus grave depuis 40 ans

LE MONDE

BLAINVILLE-SUR-MER (Manche) ENVOYÉE SPÉCIALE

Sur le naissain de 12 mois, 85 % de perte, sur les jeunes huîtres de 18 mois, 40 %. Autour de Blainville-sur-Mer (Manche), les ostréiculteurs sont abattus, comme tous leurs confrères, par la surmortalité des huîtres constatées sur l’ensemble du littoral cet été. Leurs clients le seront aussi : si l’année 2008 est sauvée car les plus grosses ont résisté, il y aura deux fois moins d’huîtres françaises sur les étals en 2009, et quasiment aucune en 2010.

"Ça s’est passé en moins de deux jours. Le lundi 30 juin, quand j’ai retourné mes poches de naissain (larves d’huîtres), tout allait bien. Le mercredi 2 juillet, j’ai retrouvé les huîtres rangées à la verticale et ouvertes", se souvient Françoise Leroux, ostréicultrice à Blainville, principal centre de production de Basse-Normandie. Comme tous, elle attend des explications sur cette brutale et inédite hécatombe.

Lors d’une réunion au ministère de l’agriculture et de la pêche, mercredi 20 août, un point sur l’avancée des recherches sera fait. L’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) privilégie la piste d’un virus courant, OsHV-1, rendu plus virulent par les conditions climatiques de cette année.

Un bilan final des pertes de l’ostréiculture française sera aussi présenté. La discussion pourra ensuite porter sur les aides que l’Etat va dégager. Les quelque 15 000 ostréiculteurs qui produisent 130 000 tonnes d’huîtres par an (266 millions d’euros de ventes en 2006), demandent une exonération des charges sociales et de la redevance qu’ils payent pour utiliser le domaine maritime. Ils veulent aussi que l’Etat prenne à sa charge le chômage partiel.

Cet été, des saisonniers employés pour secouer et retourner les poches dans les parcs à huîtres ont été renvoyés chez eux. "Pour un tiers d’entre eux, nous avons dû arrêter les contrats", explique Richard Jaunet, qui gère un groupement d’employeurs. Les salariés, eux, ont souvent été priés de partir en vacances. En septembre, ils reprendront le travail : il faudra faire le tri dans les poches contenant des milliers d’huîtres, auxquelles on a pour l’instant préféré ne pas toucher. Les survivantes seront récupérées. "Ce sera un travail fastidieux et démoralisant", disent les ostréiculteurs. Pour les fêtes de fin d’années, les salariés seront très occupés, comme d’habitude. Mais après, une fois la dernière récolte vendue, c’est l’inconnu. "Certains auront peut-être recours aux licenciements secs", prévoit Louis Teyssier, ostréiculteur à Blainville et vice-président de la section régionale de conchyliculture.

FAIRE PREUVE DE SOLIDARITÉ

En 2009 et 2010, la trésorerie viendra à manquer, car il y aura peu puis plus rien à vendre. "Le cheptel, c’est 70 % de l’actif d’une entreprise ostréicole", explique Jean-Claude Cordier, conseiller en gestion. Certains, qui avaient opté pour l’élevage exclusif de jeunes huîtres qu’ils revendaient vers 18 mois à des confrères, sont déjà dans une situation critique.

Désormais, tous voudraient pouvoir relancer leur production, pour préparer l’année 2011. Pour l’instant, un arrêté préfectoral leur interdit de réensemencer du naissain jusqu’au 20 août. Une décision qui pourrait être prolongée mercredi. Ils aimeraient aussi vite savoir si la future production pourrait subir le même sort et comment éviter un tel risque.

Les plus alarmistes craignent carrément d’assister à la disparition de l’huître creuse japonaise (99 % de la production française), qui avait remplacé l’huître plate portugaise, décimée par un agent pathogène, dans les années 1970.

Tous ont leur opinion sur l’origine de la catastrophe. Pionner de l’élevage de l’huître creuse sur la côte ouest du Cotentin, Georges Quétier, estime, lui, que les huîtres sont mortes asphyxiées, alors que la température de l’eau était très élevée. "L’Ifremer se trompe de piste", avance-t-il.

D’autres se demandent si cette crise n’est pas le résultat du manque de vigilance des années passées, alors que le tout jeune et moderne bassin bas-normand s’est développé à grande vitesse à partir dans les années 1970, au point de pouvoir rivaliser aujourd’hui avec l’historique bassin de Poitou-Charentes. Des doutes sont émis notamment sur le fonctionnement des écloseries, ces laboratoires où certains se fournissent quand d’autres préfèrent le naissain capté naturellement sur la côte atlantique.

Dans cette zone où sur quelques kilomètres, le long des dunes, s’étalent les hangars d’une centaine d’entreprises, on s’interroge aussi sur la promiscuité des parcs. On regrette parfois d’avoir trop chargé les poches au risque d’augmenter les risques de transmission de maladies, ou de ne pas avoir surveillé les causes de mortalité des naissains, auparavant.

"Depuis quelques années, on commençait à se poser des questions sur nos modes de production. Mais la crise nous a rattrapés", juge M. Teyssier. Assis à ses côtés dans la cuisine de son hangar, Benoît Fontenay, un confrère, est plus direct : "Il va falloir être solidaires si l’on veut avoir un avenir. Parce que si l’un gère mal sa production, tous les autres sont mis en péril."

Levée de l’interdiction de vente dans le bassin d’Arcachon

La commercialisation des huîtres du bassin d’Arcachon (Gironde) a été à nouveau autorisée vendredi 15 août, après des tests biologiques favorables, selon la section régionale conchylicole. Elles avaient été interdites à la vente le 7 août, à la suite de tests sanitaires défavorables.

Cette décision avait suscité des manifestations d’ostréiculteurs ainsi que le mécontentement des élus. Les professionnels réclamaient le remplacement par un test chimique du "test souris" - le seul réglementaire au niveau européen - auquel ils sont astreints chaque semaine jusqu’au 30 septembre. Les tests de mortalité sur les souris consistent à leur injecter des extraits d’huîtres pour déceler la présence éventuelle de microalgues toxiques pour l’homme.

L’interdiction de vente des huîtres du banc d’Arguin, à l’entrée du bassin d’Arcachon, est pour sa part maintenue. Celles de l’étang de Thau (Hérault), qui étaient elles aussi interdites à la vente, peuvent de nouveau être commercialisées depuis le 14 août.

Laetitia Clavreul

L’activité humaine menace d’asphyxie les eaux côtières

LE MONDE Mis à jour le 17.08.08

Nombre de régions côtières se transforment en zones mortes, en raison de l’utilisation croissante des engrais (phosphates et nitrates) dans l’agriculture et le rejet d’eaux usées chargées de matières organiques. Lessivées par les pluies, ces substances s’accumulent dans les estuaires, les lagunes et les mers fermées.

Une étude réalisée par Robert Diaz (Institut de science marine de Virginie, Etats-Unis) et Rutger Rosenberg (Université de Gothenbourg, Suède), publiée dans la revue Science du 15 août, indique que la surface de ces zones mortes double chaque décennie depuis les années 1960.

Ces dernières représentent aujourd’hui 405 sites totalisant 245 000 km2, soit la surface de la Nouvelle-Zélande. Pour les auteurs, ces régions constituent désormais "un des éléments-clés du stress qui frappe les écosystèmes marins".

EUTROPHISATION

Le processus d’eutrophisation à l’oeuvre dans les zones côtières a d’abord été étudié dans les lacs. Lorsque l’azote et le phosphore pénètrent en grandes quantités dans les eaux, ils entraînent la croissance excessive d’algues microscopiques, le phytoplancton.

Quand ces dernières meurent et tombent au fond de l’eau, elles causent la prolifération de bactéries aérobies, qui consomment une grande quantité d’oxygène. Lorsque ce phénomène se produit dans des eaux qui ont tendance à se stratifier, l’oxygène des profondeurs baisse jusqu’à un taux de 2 ml/litre d’eau de mer, voire moins. On parle alors d’hypoxie.

Quand l’hypoxie perdure et s’aggrave, elle "entraîne la mort des organismes qui vivent sur les fonds marins, crustacés, coquillages, corail, qui constituent le benthos", explique Louis-Alexandre Romana, responsable de l’environnement côtier à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer. La chaîne trophique qui relie le phytoplancton, le zooplancton, les petits poissons et les grands prédateurs marins est alors rompue.

Car "la disparition du benthos se traduit par la perte de tonnes de carbone qui ne sont plus disponibles pour les autres espèces", ajoute le scientifique. Robert Diaz et Rutger Rosenberg ont évalué la perte de carbone dans des zones qui connaissent de longues périodes de désoxygénation. Dans la baie de Chesapeake, un des plus grands estuaires des Etats-Unis, elle est évaluée à 10 000 tonnes par an et, en mer Baltique, à 264 000 tonnes.

Les processus d’eutrophisation ne sont heureusement pas toujours permanents. Ils n’en sont pas moins redoutables. En 1976, un de ces événements dans la baie de New York avait frappé une surface de 1 000 km2, et profondément perturbé le milieu marin.

Malheureusement, "l’eutrophisation a pour effet d’augmenter le volume de matière organique qui atteint le fond marin et les sédiments, rappellent les auteurs de l’article de Science. De ce fait, "l’hypoxie a tendance à augmenter dans l’espace et dans le temps, si rien n’est fait pour changer la situation". Cela se traduit par des zones mortes quasi permanentes, tels l’estuaire du Saint-Laurent (Canada), le bassin de Gdansk (Pologne), la mer Caspienne, la mer Baltique ou l’estuaire de Tan Shui à Taïwan.

D’autres zones sont atteintes de manière sévère : la mer Noire, le nord de la mer Adriatique, le Kattegat (une baie située entre le Danemark et la Suède), les fjords scandinaves, le golfe du Mexique et la mer de Chine orientale. Le petit nombre de zones situées sur les côtes asiatiques très peuplées s’explique par le fait qu’ils ne sont pas étudiés pour le moment et que les données manquent.

Pour retourner la tendance et agir sur ces zones mortes, il faudrait diminuer les rejets des eaux usées et maintenir les engrais dans le sol. Ce qui constitue encore un sujet de recherches. Des efforts réalisés dans ce sens se sont déjà traduits par une diminution du problème. En attendant, MM. Diaz et Rosenberg suggèrent de réduire l’emploi des fertilisants de façon à retrouver les quantités utilisées au milieu du XXe siècle.

Si rien n’est fait, le phénomène risque de s’amplifier dans les années à venir avec l’augmentation de l’activité humaine, la production accrue d’agrocarburants et le réchauffement climatique. Celui-ci, selon M. Romana, agira au travers de trois processus : le débit des fleuves, l’augmentation de la température marine, qui accentue l’activité microbienne, et les phénomènes climatiques, tels les cyclones tropicaux, qui brassent brutalement les eaux.

Christiane Galus

En France, vingt zones sont touchées

LE MONDE

Dans la revue Science du 15 août, Robert Diaz et Rutger Rosenberg recensent vingt sites frappés d’eutrophisation en France, principalement des estuaires et des lagunes côtières. Mais "le processus est épisodique, périodique ou saisonnier, et peu important", précise Louis-Alexandre Romana, responsable de l’environnement côtier à l’Ifremer.

Sont concernés les baies de Somme et de Vilaine (épisodique) ; l’estuaire de la Gironde et la lagune languedocienne du Prévost (périodique) ; les étangs de Berre et de Thau, les estuaires de la Loire et de la Seine (saisonnier). Auxquels s’ajoutent sans précision de périodicité les baies d’Arguenon, de Douarnenez, de la Frenaye, de Lannion, de Morlaix, de Saint-Brieuc, et Concarneau, les sites de Boulogne, Calais, Dunkerque, l’estuaire de la Canche (Picardie) et le bassin d’Arcachon.

Dans les grands estuaires, l’eutrophisation est provoquée par le mouvement des marées, qui finit par former une sorte de "bouchon vaseux" à leur sortie. L’hypoxie a lieu en été, pendant les périodes de hautes eaux qui remuent ces sédiments et accentuent la consommation d’oxygène. Sur la Vilaine, un barrage a déplacé le bouchon vaseux en amont, où il y a moins d’eau.

Dans le Languedoc-Roussillon, l’étang de Berre et l’étang de Thau connaissent des situations d’hypoxie plus marquées. Dans le premier cas, le problème vient d’EDF, qui a détourné le débit de la Durance vers l’étang de Berre pour alimenter la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas. L’arrivée d’eau douce dans l’eau salée à induit une stratification et une hypoxie en été. Pour réduire ces effets, EDF a décidé de limiter ses prélèvements estivaux.

Dans l’étang de Thau, la conchyliculture alliée aux effluents domestiques est un des facteurs d’hypoxie estivale. Les coquillages filtrent beaucoup d’eau et envoient nombre de particules par le fond.

Christiane Galus

Israël fait face à l’une de ses plus graves pénuries d’eau. Le niveau du lac de Tibériade au plus bas.

Publié le 9 juillet 2008 à 07:58 Par Mickael Finkelstein

Le niveau du lac de Tibériade, appelé aussi lac Kinneret, n’en finit pas d’inquiéter les spécialistes. Il est descendu bien en dessous de sa ligne rouge puisque le niveau de l’eau a atteint 213m en dessous du niveau de la mer, son point le plus bas de ces 5 dernières années.

En fait, le niveau normal du lac Kinneret devrait se situer environ 3,5 mètres au-dessus de son niveau actuel.

Cette pénurie d’eau est si importante que les experts mondiaux prédisent la disparition de la Mer Morte d’ici 2050 si rien n’est fait, comme pour la Mer d’Aral.

Le Water Authority Council estime que la pénurie d’eau est déjà supérieure à 900 millions de m3, causée par quatre années de sécheresse, et que l’hiver 2007-08 a été le plus sec de la dernière décennie.

Israël doit donc faire face à l’une de ses plus graves pénuries d’eau.

Le ministre des Infrastructures Benjamin Ben Eliezer a proposé il y a peu au gouvernement d’attribuer une compensation aux fermiers qui feraient des économies d’eau par rapport aux quotas. Ce plan devrait coûter aux alentours de 100-150 millions de shekels et le Ministère de l’Agriculture devrait donner environ 4 shekels par mètre cube d’eau économisé.

En ce moment, une usine de dessalement est en construction à Hadera, une autre à Ashdod, et une dernière à Nahal Soreq, chacune d’entre elle ayant une capacité de production avoisinant les 100 millions de mètres cubes par an. Un retard de 2 ou 3 ans de la construction de la centrale de dessalement d’Ashdod serait un désastre pour le pays et pour son économie selon Ben Eliezer.—

M.F

Jan Egeland : au Sahel, le changement climatique est déjà une réalité

6 juin 2008

Jan Egeland, conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies, actuellement en déplacement au Sahel, nous livre son journal de voyage. Sécheresse persistante, anomalies climatiques, baisse du débit du Niger, conflits armés pour les ressources, présence de trafiquants colombiens : au coeur de l’Afrique, de Ouagadougou à Tombouctou, la mondialisation et le changement climatique sont à l’oeuvre et fragilisent les pays qui sont parmi les plus deshérités de la planète.

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Les USA bientôt confrontés à une pénurie d’eau

2 avril 2008

Aux USA, 36 états de l’Union devraient faire face à des pénuries d’eau dans les cinq prochaines années, selon les estimations du gouvernement américain. Les réserves disponibles d’eau douce sont en baisse dans l’ensemble du pays en raison de la hausse des températures et de la sécheresse, tandis que l’augmentation de la population et l’utilisation inefficace de la ressource conduisent à un accroissement de la demande.

Par David Gutierrez, Natural News, 31 mars 2008

 »S’agit-il d’une crise ? Cela pourrait être le cas si nous n’effectuons pas une planification correcte pour l’eau », déclare Jack Hoffbuhr, le directeur exécutif de l’American Water Works Association. La hausse des températures due au réchauffement de la planète a augmenté le taux d’évaporation dans l’ensemble du pays et réduit la quantité disponible dans les réserves, comme par exemple le manteau neigeux de la Sierra Nevada, qui alimente une grande partie de la Californie en eau. Dans l’Ouest, la même tendance est partout à l’oeuvre, et devrait réduire le débit du fleuve Colorado, qui fournit de l’eau à sept Etats.

Dans le même temps, la hausse du niveau des mers devrait provoquer une infiltration d’eau salée dans les aquifères côtiers, les rendant inutilisables.

La Californie consomme environ 87 milliards de litres d’eau douce par an, et les États-Unis dans leur ensemble plus de 560 000 milliards de litres au total, y compris pour l’agriculture, les industries et les autres utilisations.

Parmi les régions menacées se trouve le Midwest, où le niveau des Grands Lacs baisse, ainsi que l’état de New York où les réservoirs sont descendus à leurs niveaux plus bas. En Géorgie la crise est déjà là, et la Floride devrait bientôt être touchée à son tour.

Bien que la Floride ne manque pas précipitations, l’assèchement des zones humides et l’extension des surfaces du bâti ne permettent plus à l’eau de pluie de pénétrer dans le sol. Ce qui oblige chaque année l’État à drainer des millions de litres d’eau en direction de l’océan afin d’éviter les inondations.

Le responsable de l’environnement de l’état, Michael Sole, a demandé au parlement de Floride de favoriser la récupération et l’utilisation des eaux usées. Dans d’autres Etats on encourage des mesures comme le dessalement, mais l’option la moins coûteuse reste cependant la conservation de la ressource.

Même avec de telles mesures, les prévisions ne semblent pas devoir s’améliorer. « Malheureusement, il n’y aura tout simplement plus d’eau à bon marché », déclare Randy Brown, le directeur des services publics de Pompano Beach en Floride.

La Jordanie prend des mesures de rationnement de l’eau

26 mars 2008

Le gouvernement jordanien vient de mettre en place un plan d’urgence pour faire face à une grave pénurie d’eau et à la demande croissante de ses 5,7 millions d’habitants et des centaines de milliers de réfugiés vivant sur son territoire.

Agence IRIN (ONU), 25 mars 2008

Un programme de réduction de la consommation d’eau sera mis en place pour limiter la quantité d’eau pompée vers les foyers : l’eau sera rationnée et chaque maison ne sera approvisionnée qu’une ou deux fois par semaine, pendant trois à cinq heures.

La quantité d’eau utilisée par les agriculteurs pour l’irrigation sera réduite d’au moins 50 pour cent et seules les cultures ne nécessitant pas beaucoup d’eau seront autorisées, a indiqué Adnan Zoubi, porte-parole du ministère de l’Eau et de l’Irrigation.

Les autorités espèrent introduire de nouvelles technologies d’irrigation, qui permettront de réaliser des économies d’eau.

Le ministère tente actuellement de déterminer la quantité d’eau qui sera pompée entre juin et septembre, a indiqué M. Zoubi, soulignant qu’une décision serait prise dans ce sens d’ici une semaine.

En 2007, 170 millions de mètres cubes (m3) d’eau ont été pompés vers les principales villes et 40 000 m3 supplémentaires vers Amman, où près de 500 000 touristes sont attendus pendant la période des vacances. Les autorités craignent que le volume d’eau pompée cette année ne soit encore inférieur à celui de l’année dernière.

En collaboration avec des organisations locales et internationales, le ministère de l’Eau et de l’Irrigation va également lancer de grandes campagnes de sensibilisation pour promouvoir sa politique de rationnement de l’eau, a indiqué M. Zoubi.

Un pays tributaire des pluies hivernales

Pendant l’hiver, la Jordanie dépend entièrement des eaux de pluie pour faire face à la demande. Le pays ne dispose pas de lac naturel ni de grand fleuve, en dehors du Jourdain, dont le débit a été considérablement réduit en raison de son exploitation industrielle en amont par Israël.

Les autorités craignent que les pluies hivernales ne suffisent pas, loin s’en faut, à couvrir les besoins en eau de la population. Certaines régions, notamment la vallée du Jourdain, principale zone agricole du royaume, et le sud, n’ont reçu que quelque 60 pour cent du volume d’eau de pluie prévu.

Les 10 principaux réservoirs du pays - d’une capacité totale de 327 Mm3 - ne contiennent actuellement que 110 Mm3 d’eau, soit 30 millions de m3 de moins que le volume de « la réserve d’eau dont le royaume a besoin pour faire face confortablement à un été chaud et sec », selon M. Zoubi.

Le déficit en eau, estimé à plus de 500 millions de m3 par an, devrait augmenter pour passer à 30 pour cent pour l’eau potable et 50 pour cent pour l’eau d’irrigation, selon les données publiées par le ministère de l’Eau et de l’irrigation.

Un problème aggravé par la présence des réfugiés

Au cours des cinq dernières années, le problème de la pénurie d’eau s’est aggravé avec l’arrivée d’environ un demi-million de réfugiés irakiens. Le royaume désertique abrite également près de 300 000 travailleurs égyptiens, 200 000 Syriens, et de nombreux autres ressortissants de pays arabes et étrangers, selon les statistiques du ministère de l’Intérieur.

Les responsables du ministère de la Planification ont lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle les aide à construire de nouveaux réservoirs, à mettre en œuvre des projets de conservation de l’eau et à rénover les réseaux vétustes de distribution d’eau des villes. Selon les autorités du ministère de l’Eau et de l’Irrigation, les fuites d’eau sont en effet responsables de la perte d’au moins 45 pour cent des réserves d’eau totales du pays.

Lors d’une récente conférence régionale des pays abritant des réfugiés, Nasser Shreideh, Secrétaire général du ministère de la Planification, a indiqué que le gouvernement avait besoin de 430 millions de dinars jordaniens (606 millions de dollars) pour réaliser des projets d’augmentation des réserves d’eau.

La Jordanie, où la consommation d’eau par habitant est de l’ordre de 170 m3/an, contre 1 000 m3/an dans les autres pays, fait partie des 10 pays les plus pauvres en eau du monde.

D’après les statistiques de plusieurs organisations internationales et de la Banque mondiale, notamment, la consommation quotidienne du Jordanien moyen est d’environ 100 litres d’eau, alors que de l’autre côté de la frontière, en Israël, elle est de 900 litres - la même que celle d’un citoyen américain ordinaire. Quant aux Européens, ils consomment en moyenne 250 litres par jour et par personne.

De l’eau d’Israël, et des projets avec la Turquie

Bien qu’Israël soit confronté au même problème de sécheresse, les autorités d’Amman espèrent néanmoins que l’Etat hébreu fournira de l’eau à la Jordanie, conformément au traité de paix de Wadi Araba de 1994.

En dépit des problèmes de pénurie d’eau auxquels elles sont confrontées elles aussi, les autorités israéliennes ont en effet indiqué cette semaine qu’elles fourniraient de l’eau à la Jordanie, sans toutefois en préciser la quantité.

La Jordanie a récemment annoncé plusieurs grands projets pour résoudre cette pénurie d’eau chronique, notamment le projet de construction du canal Mer Rouge-Mer Morte, d’un montant de deux à quatre milliards de dollars et qui devrait fournir 850 millions de mètres cubes d’eau potable.

Le gouvernement a également signé l’été dernier, avec la société turque Gama, un contrat d’un montant de 600 millions de dollars pour l’exploitation des eaux souterraines de Disi (sud). Ce projet, qui devrait être achevé d’ici 2020, permettra de fournir chaque année quelque 170 millions de mètres cubes d’eau à Amman et aux gouvernorats du sud.

Gestion de l’eau : entre conflits et coopération

lundi 14 janvier 2008, par Philippe Rekacewicz et Salif Diop

Salif Diop est chef de projet pour le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) à Nairobi.

« Il est plus facile et plus équitable de se répartir les bénéfices de l’exploitation de l’eau que l’eau elle-même. » C’est par cette équation que M. Aaron Wolf exprime le mieux le problème : pourquoi se faire la guerre pour s’approprier une ressource, si une gestion partagée en permet non seulement l’accès, mais aussi une exploitation économique qui « rapporte » ?

Les exemples de coopération sont plus nombreux que les conflits lorsqu’il s’agit de partager l’eau. Bien que les divergences et les tensions entre Etats concurrents persistent, on est encore bien loin des « guerres de l’eau » dont on nous annonce l’imminence depuis quelques années.

Si les données du problème restent simples, les pratiques politiques et les enjeux stratégiques compliquent souvent la lecture des situations régionales. En Asie centrale ex-soviétique, par exemple, les Etats ne se perçoivent pas en conflit les uns avec les autres.

Ils multiplient les traités de coopération, les réunions internationales au cours desquelles ils n’oublient jamais de réaffirmer l’amitié indéfectible qui lie leurs pays. Sur le papier, les accords de gestion transfrontalière semblent fonctionner, mais, sur le terrain, pratiquement aucun quota n’est respecté, ce qui crée des tensions à toutes les échelles : de la parcelle, du district ou de l’Etat.

L’eau, dont la caractéristique est de se mouvoir rapidement en surface ou en sous-sol, est une ressource matérielle qui, à la différence de beaucoup d’autre, est découplée de la géographie politique. « Elle fait fi des frontières qu’elle franchit sans passeport », rappellent Kevin Watkins et Arunabha Ghosh [1]. Elle est donc avant tout une ressource partagée qui nécessite une gestion transfrontalière commune. Les pays partageant l’eau d’un même bassin sont « condamnés » à coopérer s’ils ne veulent pas se battre pour en avoir le contrôle. L’eau partagée peut être un atout dans la paix comme dans la guerre.

Ce sont non seulement les Etats qui sont en concurrence pour l’usage de l’eau, mais encore, dans ces mêmes Etats, les différents secteurs de l’économie (industrie, agriculture, usage domestique). Les relations des pays en amont (qui contrôlent les sources) et ceux situés en aval (qui reçoivent les débits « décidés » par les pays en amont) sont complémentaires. Les mécanismes institutionnels existent, mais, au-delà des discours, la réalité montre qu’ils fonctionnent mal. Kevin Watkins et Arunabha Ghosh rappellent enfin que « l’usage que l’on peut faire de l’eau en un lieu donné dépend de celui qui est fait en d’autres lieux ».

Quelques exemples de conflits régionaux

En Inde, le déclenchement du conflit autour du fleuve Cauvery s’est fait autour de l’usage concurrent de l’eau entre l’Etat du Tamil Nadu, en aval du fleuve (région traditionnelle d’agriculture irriguée), et celui de Karnataka, en amont, où le développement de l’agriculture irriguée est relativement récent. Les prélèvements en amont avaient provoqué une grave pénurie en aval et conduit à des violences entre les populations des deux Etats qui avaient refusé de se soumettre à une décision de justice rendue dans le cadre de ce conflit.

Dans le Bassin du Mékong, en 1994, dans les mois qui suivirent l’inauguration du barrage thaïlandais de Pak Mun, en amont du fleuve, les conditions environnementales se détériorèrent rapidement. Les stocks de poissons, en particulier, diminuèrent sensiblement, affectant gravement les conditions de vie de plus de 25 000 personnes qui dépendaient directement de la pêche pour survivre. Ces populations victimes se battent encore aujourd’hui pour obtenir réparation.

Bassin du Mékong Philippe Rekacewicz, 2006

En Afrique australe, deux conflits majeurs se cristallisent autour de la gestion des ressources en eau. Les revendications hydrologiques du Botswana pour la préservation du delta de l’Okavango-Makgadikgadi et de son écotourisme (dont les retombées financières sont importantes) sont à l’origine d’un conflit avec la Namibie (situé en amont du fleuve) qui envisage de canaliser l’eau de l’Okavango vers la capitale Windhoek pour couvrir les besoins en consommation industrielle et domestique.

Par ailleurs, la construction du système de barrages et les transferts d’eau dans le secteur sud-africain du bassin de l’Incomati ont réduit le débit d’eau douce dans l’estuaire du fleuve situé au Mozambique, et ont entraîné la salinisation du bassin et la dégradation des écosystèmes de l’estuaire, notamment la disparition des plantes et des animaux qui présentaient une intolérance au sel et qui constituaient les seuls moyens de subsistance des populations de cette région.

L’Asie centrale est le théâtre depuis plus de cinquante ans d’un conflit parmi les plus persistants de la planète pour l’utilisation de l’eau des deux fleuves Amou Daria et Syr Daria, qui alimentent tous deux la mer d’Aral. La distribution géographique très particulière des ressources en eau met ces pays en état de forte dépendance les uns vis-à-vis des autres. Aucun d’eux ne peut gérer ses ressources hydrologiques sans négocier avec ses voisins sur la manière de le faire. A part le Kazakhstan, équitablement pourvu en eau et richesses énergétiques, on peut tracer une ligne de partage entre :

Disponibilité en eau en Asie centrale Ph. R. 2004

> le sud-est regroupant deux pays « amonts » (Kirghizstan et Tadjikistan) qui possèdent la quasi-totalité des sources d’eau mais sont dépourvus de gaz et de pétrole (par contre grands producteurs d’énergie hydro-électrique),

> et le sud-ouest, avec deux pays « avals » (Ouzbékistan et Turkménistan) riches en pétrole et en gaz, mais n’ayant pas ou très peu de sources d’eau (malgré d’énormes besoins pour irriguer les immenses surfaces couvertes de cultures de coton et de riz).

Gestion de l’eau dans la valléée du Fergana Ph. R. 2004

Les champs de coopérations économiques sont nombreux et apparemment logiques, les uns possédant l’or bleu, les autres l’or noir. Mais ce serait sans compter avec la complexité du grand jeu géopolitique régional dans lequel les ressources en eau sont utilisées non seulement pour l’irrigation et la production d’électricité, mais aussi comme moyen de pression politique sur les pays voisins.

Gestion et pollution de l’eau en Asie centrale Ph. R. 2003

Au Proche-Orient et dans les pays du Golfe, la pénurie d’eau est une réalité qui alimente aussi les tensions. Dans cette région, on est passé d’une situation de stress hydrique à une situation de pénurie, qui pourrait bien à l’avenir s’accentuer et devenir critique.

La résolution des questions liées à l’usage de l’eau conditionne en partie les espoirs de paix. L’Etat hébreu n’a guère de ressources propres en eau, si ce n’est les nappes phréatiques palestiniennes de Cisjordanie qu’il exploite illégalement pour son propre profit. Il dépend essentiellement du Jourdain et de sources situées au Liban et en Syrie.

Pour Israël, la protection « militaire » de ces sources d’approvisionnement n’est pas un vain mot : en 1964, sous la menace d’une opération armée israélienne, un projet de canal de dérivation sur le plateau du Golan entre les fleuves Hasbani (Liban) et Yarmouk (Syrie) ne fut jamais réalisé. En 2001, les Israéliens ont à nouveau menacé de bombarder un tout nouveau canal de dérivation des eaux du même fleuve Hasbani, et un peu plus tard promettaient le même sort au barrage de l’Unité en construction sur le fleuve Yarmouk, si toutefois il était mis en service…

L’eau au Proche-Orient Ph. R. 2007

Les Etats de la région ont accru leurs prélèvements, compromettant le renouvellement de la ressource. Les eaux de surface n’étant guère abondantes, ils ont surexploité les nappes souterraines. Au Liban et en Jordanie, comme en Arabie saoudite ou dans les Emirats arabes unis, la baisse du niveau des nappes s’est accompagnée d’intrusions d’eau salée dans les puits. En quête de sources d’eau douce alternatives, Israël et les Etats pétroliers de la péninsule ont intensifié leur recours aux usines de dessalement. Israël a aussi signé un accord pour le transfert d’eau douce par tanker depuis la Turquie.

Géopolitique de l’eau dans le Golfe Ph. R. 2002

Dans le bassin du Tigre et l’Euphrate, c’est la Turquie qui détient la clé de l’approvisionnement en eau. Ces régions, sans irrigation, seraient pour l’essentiel vouées à la steppe et au désert. Le Tigre et l’Euphrate prennent leur source dans les montagnes anatoliennes, dont les neiges alimentent le débit des fleuves. L’Euphrate parcourt 500 km en Turquie, traverse la Syrie sur 650 km avant de serpenter encore sur 1 600 km en Irak. Il y rejoint le Tigre, qui coule pour les deux tiers de son cours en terre irakienne.

Avec la pression démographique, l’irrigation a progressé. Pour étendre les terres cultivées, les Etats ont élevé des barrages. Ils se sont même livrés à une surenchère qui a failli dégénérer en conflit militaire entre la Syrie et l’Irak, lors de la mise en eau du barrage de Tabqa dans les années 1970.

Dans le sud de l’Irak, le Tigre et l’Euphrate s’écoulent en de multiples bras dans une zone de marais, traditionnellement peuplée de musulmans chiites. En 1991, à la suite de la guerre du Golfe, la population chiite s’est soulevée contre le régime de Saddam Hussein, qui, en réponse, a entrepris d’assécher les marais. La mise en œuvre du GAP (Great Anatolian Project), projet pharaonique de fragmentation des fleuves en Turquie, continue de susciter une vive inquiétude en Syrie et en Irak, où l’on craint une réduction sensible du débit.

Le Tigre et l’Euphrate Ph. R. 1998, mise à jour 2003

Les marais du sud de l’Irak Hassan Partow, Grid-Geneve, 2003 Depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, ces marais ont été réhabilités.

Si les pénuries persistent et se généralisent, les risques de conflits ouverts seront de plus en plus réels, et la seule voie sera celle de la négociation pour arriver à des accords ou des traités équitables. Mais encore faudra-t-il créer les conditions — gouvernance, processus de contrôle, éventuellement police — assurant l’application de ces accords sur le terrain.

C’est à la suite d’une longue négociation que tous les pays riverains du Rhin ont accepté d’assumer l’énorme coût du dragage du port de Rotterdam (élimination de la vase polluée déposée par le fleuve). Il a fallu mettre en place un mécanisme institutionnel complexe et une structure de suivi pour arriver à ce résultat. Malheureusement, pour beaucoup d’autres régions, ces mécanismes n’existent pas encore.

A lire aussi

Frédéric Lasserre et Luc Descroix, Eaux et Territoires : tensions coopérations et géopolitique de l’eau et L’eau dans tous ses états, L’Harmattan, Paris, 2003.

Frédéric Lasserre, L’eau, enjeu mondial : géopolitique du partage de l’eau, Le Serpent à plume, Paris, 2003.

Georges Mutin, L’eau dans le Monde arabe, Carrefours de la géographie, Ellipse, 2000.

« Géopolitique de l’eau », Hérodote n° 102, 3e trimestre 2001.

Mohamed Larbi Bouguerra, Les batailles de l’eau : pour un bien commun de l’humanité, Enjeux Planète, Paris, 2003.

Reclaiming public water : achievments, struggles and visions from around the world, Transnational Institute (TNI and Corporate Europe Observatory (CEO), 2005.

Aaron Wolf, Atlas of the International Freshwater Agreement, PNUE, 2002.

Sylvie Paquerot, Un monde sans gouvernail : Enjeux de l’eau douce, Athéna, Outremont, Québec, 2005.

Salif Diop et Philippe Rekacewicz , Atlas Mondial de l’eau : une pénurie annoncée, Editions Autrement, Paris, 2003.

P. J Ashton, Avoiding Conflicts over Africa’s Water Resources, « Ambio », vol. 31, n° 3, mai 2002.

Vandana Shiva, La guerre de l’eau : privatisation, pollution et profit, Parangon, Paris, 2003.

Marc Laimé, L’eau : Pénurie, pollution, corruption, le Seuil, Paris, 2003.

Roger Cans, La bataille de l’eau, Le Monde éditions, Paris, 1994.

L’eau, source de vie, source de conflits, 15e forum « Le Monde diplomatique - les Carrefours de la pensée », Le Mans, 2005.

Sites Internet

Sur le site The world’s water du Pacific Institute, lire la chronologie (fichier pdf téléchargeable) consacrée aux conflits liés à la gestion de l’eau

Le blog de Marc Laimé : Carnets d’eau

Office international de l’eau

Aquastat - FAO

openDemocracy : A global thirst : water, power and the poor

openDemocracy : Vanishing shorelines, Hunting Down Water in India

openDemocracy : Kazakhstan : glaciers and geopolitics

Eau secours !

H2O.net

Transboundary freshwater dispute database

Planète bleue info

Pacific Institute : information on the world’s freshwater resources

International rivers : people, water, life

Association suisse pour le contrat mondial sur l’eau (ACME)

Unesco : Bulletin d’information du portail de l’eau n° 112 (l’eau et la paix)

Unesco : Ressources mondiales en eau au XXIe siècle

Notes

[1] Human Development Report 2006, Beyond scarcity : Power, poverty and the global water crisis, United Nations Development Programme (UNDP).

Proche-Orient - L’eau convoitée

Philippe Rekacewicz — juin 2000

Dès 1967, l’eau des territoires occupés a été placée par Israël sous contrôle militaire, et les résidents arabes se sont vu interdire de creuser de nouveaux puits, tandis que les colonies juives en foraient sans restriction.

Selon la Banque mondiale, 90% de l’eau de la Cisjordanie est utilisée au profit d’Israël, les Palestiniens ne disposant que des 10% restants. Trop complexe, la question de l’eau a été reportée aux négociations finales.

Compléments

Gestion de l’eau : entre conflits et coopération (Carte publiée en 2008 sur le blog Visions cartographiques, voir plus haut)

Problématique de l’eau dans le processus de paix au Moyen-Orient

Une étude de l’IEHDN à télécharger en pdf


Problématique de l’eau

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