AID Association initiatives dionysiennes
Une sacrée leçon de démocratie donnée par le président bolivien

BRAVO EVO !

lundi 11 août 2008 par JMT

C’est un pays pauvre, de 9 Millions d’habitants, où la vie est dure à cause du climat. Après des siècles de domination de la caste coloniale blanche, le peuple s’est enfin réveillé et a porté un des leurs, syndicaliste, à la Présidence.

Il se trouve par ailleurs que le sous-sol de l’est du pays contient beaucoup de gaz en plus de terres arables. Le Président veut utiliser cette ressource pour améliorer la vie de tous les Boliviens.

En revanche, le gouverneur de la province de Santa Cruz , peu peuplée, et quelques émules, préfèrent garder pour eux ces richesses, avec le soutien massif des multinationales qui veulent elles aussi se goberger.

On retrouve le même phénomène que dans d’autres pays (Italie, Espagne) où les régions riches ne veulent plus partager avec les pauvres.

Sauf qu’en Bolivie la richesse à partager ne provient pas du travail des habitants qui, par pur hasard, se trouvent vivre au dessus de très riches gisements de gaz, mais de celui des multinationales bénéficiaires de concessions attribuées par l’Etat.

Le peuple bolivien a déjà manifesté sa résistance à l’oppression économique, avant même l’élection d’Evo Morales, en chassant une multinationale française de Cochabamba, où elle avait essayé d’exagérer outre mesure dans la gestion privée de l’eau.

Bolivie - Evo Morales maintenu remporte son référendum

le 11/08/2008 - 08h30

Crédit Photo : AFP Evo Morales

Le président bolivien en exercice a remporté dimanche une nette victoire qui le confirme dans sa fonction, lors d’un référendum destiné à renforcer son assise politique pour sortir son pays de l’impasse. Mais son principal adversaire, le gouverneur de Santa Cruz a également été confirmé.

Le président bolivien Evo Morales peut être rassuré. Il a remporté dimanche une nette victoire qui le confirme dans sa fonction, lors d’un référendum révocatoire destiné à renforcer son assise politique pour sortir la Bolivie de l’impasse.

Le président socialiste Evo Morales, d’origine indienne, a été confirmé avec son vice-président par plus de 63% de "oui", a annoncé la télévision ATB. La chaîne privée, PAT, le crédite aussi de plus de 63% de votes favorables.

Par contre le principal adversaire du président, le gouverneur de Santa Cruz (est), Ruben Costas (libéral) a été aussi amplement confirmé dans sa fonction avec 69% indique la chaîne ATB.

Du balcon du palais présidentiel, Evo Morales a déclaré à la foule qui fêtait la victoire, qu’il demeurait à son poste "pour avancer dans la récupération des ressources naturelles et consolider la nationalisation".

Il a aussi présenté ses "respects aux gouverneurs" confirmés, dont cinq sont des opposants. De son côté, le gouverneur de Santa Cruz Ruben Costas, principal opposant libéral, a demandé au gouvernement de ne "pas promouvoir son projet de Constitution, sinon il sera dans une impasse". A Santa Cruz, Ruben Costas a jugé que "l’autonomie avait gagné" en hurlant à quelques milliers de partisans brandissant le drapeau blanc et vert de Santa Cruz : "le lion a rugit : Démocratie et Liberté".

Impasse politique et division

Deux adversaires politiques du gouvernement socialiste ont perdu : Jose-Luis Paredes (social-démocrate) à La Paz et son collègue de Cochabamba (centre) Manfred Reyes, un ancien officier qui ne veut pas reconnaître le référendum et a déclaré rester à son poste, malgré sa défaite.

Le gouverneur d’Oruro (sud), partisan d’Evo Morales n’a pas été confirmé, à cause notamment de sa gestion locale. Dans les capitales des régions ayant ratifié leur gouverneur, les habitants sont descendus dans les rues et ont commencé à fêter leur victoire sur les places principales, en agitant des drapeaux, en chantant et en formant des rondes.

Le ministre de l’Intérieur, Alfredo Rada, a affirmé que le scrutin s’était déroulé dans le calme, évoquant des "incidents isolés" comme la disparition de bulletins de votes dans un bureau de Yucumo dans la région du Beni (nord).

Le président Morales a voté au Chapare (est de La Paz), une zone de plantation de coca qui constitue son bastion électoral, entouré de deux de ses enfants Alvaro et Evaliz, âgés d’une douzaine d’années. L’apparition d’Evo avec deux enfants a surpris les journalistes locaux, le président étant officiellement célibataire et peu enclin à évoquer sa vie privée.

Le scrutin s’est déroulé calmement à La Paz, la capitale, ainsi qu’à El Alto, la banlieue populaire très favorable au président indigène. Pour sortir la Bolivie de l’impasse politique et de la division, Evo Morales, premier président indigène de ce pays andin pauvre peuplé de 10 millions d’habitants, avait organisé, 32 mois après son arrivée au pouvoir, ce référendum révocatoire pour relancer sa politique, enlisée par le manque de dialogue avec l’opposition.

(D’après agence)

Le président Evo Morales confirmé à son poste en Bolivie

REUTERS - lundi 11 août 2008, 04h18 par Simon Gardner et Eduardo Garcia

LA PAZ (Reuters) - Le président bolivien Evo Morales a facilement remporté dimanche un référendum sur son maintien au pouvoir et s’est engagé à poursuivre les réformes d’inspiration socialiste qui suscitent l’hostilité de l’opposition conservatrice.

Le chef de l’Etat, premier dirigeant d’origine indienne en Bolivie, espère profiter de sa victoire pour relancer sa politique de nationalisation des secteurs clés de l’industrie, de redistribution des terres et son projet de réforme constitutionnelle.

"Ce que le peuple bolivien a exprimé avec son vote aujourd’hui, c’est la consolidation du changement", a déclaré Morales, rayonnant, devant des milliers de partisans qui s’étaient rassemblés devant le palais présidentiel à La Paz.

"Nous sommes ici pour aller plus loin dans la récupération de nos ressources naturelles, la consolidation des nationalisations et la prise de contrôle des entreprises par l’Etat", a-t-il ajouté.

Selon des sondages de sortie des urnes, Morales s’est assuré plus de 60% des suffrages, un résultat bien supérieur aux 53,7% de voix qu’il avait obtenues lors de son élection à la présidence en décembre 2005.

Le scrutin s’est déroulé dans le calme à la différence de la dernière semaine de la campagne marquée par de violentes manifestations.

Des partisans de Morales mais également des supporters des gouverneurs de région opposés à la politique poursuivie par le chef de l’Etat sont descendus dans les rues, brandissant des banderoles, scandant des slogans et allumant des feux d’artifice.

"Je suis heureux qu’il ait gagné parce que M. Morales est l’un des nôtres, il appartient à la classe ouvrière comme moi", a déclaré Hector Gutierrez, un technicien en informatique âgé de 32 ans.

LE BRAS DE FER RISQUE DE SE POURSUIVRE

Ce succès électoral ne sera toutefois sans doute pas suffisant pour atténuer les tensions entre le chef de l’Etat et ses opposants conservateurs.

Le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud vit dans un climat de tension alimenté par les clivages ethniques et économiques, et peu de Boliviens s’attendent à ce que le succès de Morales apporte un quelconque apaisement.

Depuis son entrée en fonction en 2006, Morales a entrepris d’augmenter les impôts des entreprises énergétiques étrangères et de nationaliser les entreprises de télécommunications et d’exploitation minière.

Cette politique destinée à lutter contre la pauvreté lui a valu une grande popularité dans les régions montagneuses et pauvres du pays, sa base électorale andine autour de la capitale La Paz et d’El Alto.

Elle a revanche suscité l’hostilité de l’opposition concentrée dans quatre régions de faible altitude, riches en gisements de gaz et en terres arables, dont les gouverneurs réclament une autonomie accrue.

Morales avait proposé lui-même la tenue du référendum révocatoire pour tenter de sortir le pays de la crise politique et porter un coup d’arrêt aux velléités autonomistes de ces régions.

Huit gouverneurs provinciaux élus en même temps que Morales, en 2005, étaient également concernés par le scrutin. Selon des résultats partiels, quatre d’entre eux, opposés à Morales, ont été confirmés dans leurs fonctions.

Le bras de fer risque donc de se poursuivre avec le chef de l’Etat, un ancien cultivateur de feuilles de coca, à moins qu’un compromis ne soit trouvé.

"La première leçon (du scrutin) est que la crise politique et la tension dans le pays vont s’aggraver de manière importante", estime Franklin Pareja, professeur de sciences politiques à l’université de La Paz.

Selon des résultats provisoires, trois gouverneurs, dont deux opposants à Morales, vont être démis de leurs fonctions à l’issue du scrutin.

Les résultats officiels complets sont attendus dans les jours à venir.

Avec Rodrigo Martinez à Chapare et Carlos A. Quiroga à La Paz, version française Gregory Schwartz, Jean-Stéphane Brosse et Gwénaëlle Barzic

VIDEOS

Le président bolivien Evo Morales confirmé à ...

AFP - Lundi 11 août, 09h47

Le président bolivien Evo Morales a remporté dimanche une nette victoire qui le confirme dans sa fonction, ainsi que ses principaux opposants libéraux, lors d’un référendum révocatoire destiné ...

Referendum Bolivien : la crise politique ...

AFP - Dimanche 10 août, 07h59

Evo Morales, le président bolivien, remet ce dimanche son mandat en jeu par referendum. La Bolivie traverse une grave crise politique qui voit s’opposer le premier président indigène du pays ...

LIEN

La Bolivie sur Wikipedia


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1920999

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Amis du Monde Diplomatique  Suivre la vie du site Articles 2008   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License