AID Association initiatives dionysiennes
Site stratégique et première colonie russe au Caucase au XVIIIè siècle

Ossétie : encore un dégât collatéral de la dissolution de l’URSS

vendredi 8 août 2008 par JMT

Les Ossètes revendiquent leur droit à l’autodétermination, droit que l’Otan, dont la Géorgie est proche, a accordé au Kosovo et que les Ossètes du Sud ont manifesté deux fois par référendum à une écrasante majorité.

La Géorgie essaie de conserver sa province sécessioniste en lui promettant une large autonomie qu’elle lui a refusé depuis 1991.

On peut comprendre que les Ossètes du Sud n’aient pas vraiment confiance dans les promesses géorgiennes....

par ailleurs, à part l’intérêt "stratégique" du couloir transcaucasien (dont la Russie tient d’ailleurs solidement la partie nord), l’Ossétie du Sud est pauvre et sa présence ou pas dans la Géorgie ne changera rien.

D’autant plus que les frontières que les politiques veulent graver sur les cartes ne seront pas, sauf très fortes contraintes, respectées par les habitants sur le terrain, leurs relations de voisinage répondant à d’autres logiques.

Caucase

Extrait d’un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Le Caucase (russe Кавказ, Kavkaz ; géorgien კავკასიონი, Kawkasioni ; turc Kafkas ; qavqaz en persan) est une région d’Eurasie constituée de montagnes qui s’allongent sur 1 200 km, allant du détroit de Kertch (mer Noire) à la péninsule d’Apchéron (mer Caspienne). [...]

Le Caucase est partagé entre le Caucase du Sud, aussi appelé Transcaucasie, englobant la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan et le Caucase du Nord, appelé Ciscaucasie, situé en Russie (incluant les républiques de Karatchaïévo-Tcherkessie, de Kabardino-Balkarie, d’Ossétie du Nord, d’Ingouchie, de Tchétchénie et du Daguestan). Administrativement, la Ciscaucasie inclut aussi la République d’Adyguée, le krai de Stavropol et le krai de Krasnodar.

Le Caucase est souvent considéré comme marquant la séparation entre l’Europe et l’Asie. Si on le considère européen, c’est le massif montagneux le plus élevé d’Europe, au-delà de l’Arménie on pénètre en Asie (Turquie, Iran).

Ossètes

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Une jeune fille ossète vêtue de façon traditionnelle. Photo de la première partie du XXe siècle

Les Ossètes, ou Osses, forment un peuple vivant dans le Caucase,en Russie et en Géorgie.

Descendant des Alains (peuple lui-même descendant des Scythes), ils sont les derniers représentants de ce peuple.

Leur langue, l’ossète, du groupe indo-européen, a été étudiée par Georges Dumézil, à travers leurs légendes (notamment celle des Nartes), l’ossète est une langue iranienne. Les Ossètes sont en majorité chrétiens orthodoxes.

Au VIIe siècle les Alains sont dispersés par les Khazars turcophones. Une partie des Alains, mentionnés comme Asses ou Osses, se réfugient autour du principal passage dans le nord-Caucase, dès lors nommé Dar-i-Alan ("Porte des Alains"), aujourd’hui la passe de Darial, qu’ils contrôlent depuis et qui fut longtemps une source de revenus, à côté du pastoralisme. Ces Ossètes ont été soumis par les Russes à partir de 1774.

En 1922 les Soviétiques les organisent en deux républiques socialistes soviétiques (théoriquement "autonomes"), l’une en Russie au nord de la passe (qui jusqu’en 1936 inclut aussi les Ingouches), l’autre en Géorgie au sud.

La déportation des Ingouches en 1944 et leur retour en 1957 initie un conflit avec ce peuple, à propos de la partie de l’Ingouchie rattachée depuis 1945 à l’Ossétie du nord.

En 1991 les Ossètes proclament d’abord leur indépendance et la réunification des deux Osséties, mais leurs leaders sont très rapidement persuadés de rester au sein de la Russie, officiellement (de jure) pour l’Ossétie du Nord, et officieusement (de facto) pour l’Ossétie du Sud (qui de jure est Géorgienne), ce qui permet à la Russie de tenir la passe stratégique de Darial.

Ossétie-du-Sud

Extrait d’un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

La République d’Ossétie-du-Sud [...] est le nom d’une république séparatiste sur le territoire de la République de Géorgie. Cette république n’est pas reconnue par l’ONU. Sa capitale est Tskhinvali et son président est Edouard Kokoïty (depuis le 18 décembre 2001).

L’Ossétie-du-Sud est située à la frontière avec la Russie qui ne la reconnait pas mais qui continue à maintenir des relations et récemment, à renforcer ses liens.

Histoire

L’URSS créa la région autonome d’Ossétie-du-Sud le 20 avril 1922, territoire d’une superficie de 3900 km², qui était alors peuplée de 99 400 habitants, et qui fut inclus au sein de la République socialiste soviétique de Géorgie.

Depuis l’indépendance de la Géorgie vis-à-vis de l’URSS le 9 avril 1991, l’autonomie accordée aux Ossètes a été supprimée par l’État géorgien, provoquant l’exode de la population vers la république d’Ossétie du Nord. L’essentiel de son territoire constituant désormais la partie nord de la région de Shida Kartli.

En 1994, les nationalistes ont proclamé l’indépendance de l’Ossétie du Sud, profitant de la faiblesse du nouvel État géorgien. Ce nouvel État s’est rapproché de la République d’Ossétie du Nord, une des Républiques de la Fédération de Russie, avec laquelle elle a une frontière, une culture et des relations économiques communes.

Depuis le retour d’un pouvoir nationaliste à Tbilissi en 2004, l’Ossétie-du-Sud est un enjeu politique entre le président géorgien Mikheil Saakachvili qui souhaite la réintégration des régions sécessionnistes au sein du territoire de la Géorgie et les indépendantistes ossètes, majoritaires en Ossétie-du-Sud, qui souhaitent une indépendance complète.

De son côté la Fédération de Russie, ne fait rien pour résoudre la situation, préférant garder le statu quo et ainsi laisser le pouvoir géorgien dans l’embarras, d’autant plus que celui-ci s’est allié à l’OTAN. Les indépendantistes d’Ossétie du Sud souhaitent également une réunification avec l’Ossétie du Nord, mais ni la Fédération de Russie, ni l’OSCE et encore moins la Géorgie ne soutiennent cette solution.

La République d’Ossétie-du-Sud a tenu un deuxième référendum sur son indépendance le 12 novembre 2006 (le premier référendum de 1992 n’a pas été reconnu au niveau international). Une très large majorité des votants semblent s’être prononcés pour cette indépendance. Le gouvernement géorgien, les États-Unis et l’Union européenne considèrent ce référendum comme illégal alors que la Russie le reconnait.

Extrait, voir l’article complet (avec liens) sur le site Wikipédia

Ossétie-du-Nord-Alanie

Extrait d’un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Carte de l’Ossétie du Nord

La République d’Ossétie-du-Nord-Alanie ou Ossétie-du-Nord-Alanie (en russe : Республика Северная Осетия-Алания, Respoublika Severnaïa Ossetiïa-Alaniïa), plus souvent appelée Ossétie-du-Nord, est une république de la Fédération de Russie, située en Ciscaucasie.

Elle a pour voisins la république d’Ingouchie à l’Est, la république de Kabardino-Balkarie à l’Ouest, le territoire de Stavropol au Nord, et la Géorgie et l’Ossétie du Sud au Sud. Sa capitale est Vladikavkaz (dont le nom est parfois francisé en « Vladicaucase »)

Extrait , voir l’article complet

Géorgie

Un extrait d’un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

La Géorgie (en géorgien საქართველო, translitéré en Sakartvelo) est un pays eurasien situé sur la côte est de la mer Noire et sur les montagnes du Caucase. La Géorgie a des frontières avec la Russie au nord, et avec la Turquie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan au sud. Sa capitale est Tbilissi, anciennement appelé Tiflis.

carte de la Géorgie

Histoire récente

Moyen-Âge

À partir du XIIe siècle, le royaume s’étend sur la totalité du sud-Caucase, une partie du nord-est et quasiment la totalité de la côte nord-est de l’actuelle Turquie, et aussi au-delà de quelques régions du nord-ouest de la Perse.

Ce royaume géorgien qui était tolérant envers ses sujets musulmans et juifs, malgré son caractère profondément chrétien, fut contrôlé par les Mongols de la Horde d’Or au XIIIe siècle. Depuis, différents princes se battirent pour leur indépendance au pouvoir central géorgien jusqu’à la désintégration totale du royaume au XVe.

Au XVIe siècle, les empires ottoman et perse exploitèrent la situation et envahirent respectivement les principautés de l’ouest et de l’est de la Géorgie.

Les dirigeants des principautés, qui récupérèrent une partie de leur autonomie, organisèrent diverses rébellions. À la suite des invasions perse et turque, les royaumes et les principautés furent encore plus affaiblis.

La population de la Géorgie, à la suite des guerres continues, a été réduite jusqu’à 100 000 habitants.

Période russe

Cette fois-ci, cette faiblesse fut exploitée par l’empire russe. Le premier à tomber entre les mains russes est le royaume de Kartl-Kakheti, situé à l’est de la Géorgie et alors quasiment dévasté par les invasions perses subies lors des deux dernières décennies du XVIIIe.

En 1783, la Russie et la Géorgie signent le traité de Georgiev, selon lequel la Géorgie (Kartl-Kakheti) recevait la protection de la Russie.

Le 22 décembre 1800, l’empereur russe Paul Ier, à la demande du tsar géorgien Géorguy XII, signe le Manifeste sur l’union volontaire de la Géorgie (Kartl-Kakheti) et de la Russie. Le manifeste est proclamé le 18 janvier 1801. En 1810, le royaume d’Imereti à l’ouest de la Géorgie se joint à l’Empire russe.

En 1803 - 1864 - à la suite des guerres de la Russie contre la Turquie et l’Iran, on libère la grande partie des terres géorgiennes, précédemment occupée par les pays musulmans. À la Géorgie sont joints Batoumi, Artvi, Akhaltsikhe, Akhalkalaki, Poti, l’Abkhazie.

Période soviétique

Après la Révolution russe, la Géorgie déclara son indépendance le 26 mai 1918, pendant la guerre civile russe. Cet État indépendant fut parmi les premières nations au monde où les femmes eurent le droit de vote. Les élections législatives furent gagnées par le parti social-démocrate géorgien. Son chef, Noe Jordania, reçut le titre de premier ministre.

Le 25 février 1921, la République démocratique de Géorgie fut occupée par l’armée rouge et incorporée dans une République socialiste soviétique fédérale de Transcaucasie comprenant la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan. La FTRSS fut dissoute en 1936 et la Géorgie devint la République socialiste soviétique de Géorgie.

Accession à l’indépendance

Pendant la Perestroïka à la fin des années 1980, dont l’un des principaux architectes fut le ministre géorgien des affaires étrangères de l’URSS, Edouard Chevardnadze, la Géorgie développa un système politique avec plusieurs partis, ce qui favorisa fortement l’indépendance. Le pays organisa les premières élections libres et démocratiques de l’Union soviétique le 29 octobre 1990.

Le 9 avril 1991, peu avant l’effondrement de l’URSS, la Géorgie déclara à nouveau son indépendance. Le président démocratiquement élu était alors l’ancien dissident Zviad Gamsakhourdia. Plusieurs régions comprenant l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud souhaitent prendre leur indépendance, ce qui mena à la guerre civile et à d’importantes violences ethniques. Zviad Gamsakhourdia fut mis en fuite, et Edouard Chevardnadze lui succéda à la tête du pays. Aujourd’hui, ces deux régions sont de facto des États indépendants.

Extrait , voir l’article complet

Voir aussi Histoire de la Georgie

Tbilissi appelle la Russie à arrêter les bombardements en Géorgie

TBILISSI (AFP) - 08/08/08 11:17

Photographe : Irakli Gedenidze AFP/Archives :: Le président géorgien Mikheïl Saakachvili le 8 juillet 2008 à Tbilissi

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a "exigé" vendredi de la Russie qu’elle "arrête les bombardements" de villes géorgiennes, dans une déclaration télévisée, affirmant que son pays faisait face à "une intervention militaire de grande envergure".

M. Saakachvili a en outre appelé à une "mobilisation totale" de son pays, après l’offensive militaire géorgienne déclenchée dans la nuit de jeudi à vendredi en Ossétie du Sud, république séparatiste pro-russe, et les actions militaires ensuite entreprises par la Russie.

De son côté la Russie a démenti vendredi que ses forces aériennes aient attaqué la Géorgie, comme l’a affirmé Tbilissi, selon un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères interrogé par AFP.

La majeure partie du territoire d’Ossétie du Sud a été "libérée" et est contrôlée par la Géorgie, a encore dit le président géorgien.

Des avions russes ont notamment bombardé la cité géorgienne de Gori, a annoncé vendredi la télévision géorgienne Roustavi.

Les "actes agressifs" de la Géorgie en Ossétie du Sud vont entraîner des "mesures de rétorsion", a déclaré auparavant le Premier ministre russe Vladimir Poutine,

"Il est regrettable qu’à la veille de l’ouverture des jeux Olympiques les autorités géorgiennes aient entrepris des actes agressifs en Ossétie du Sud", a dit M. Poutine.

"Ils (les Géorgiens) ont de facto lancé les hostilités en utilisant des chars et de l’artillerie", a-t-il ajouté.

Photographe : Vano Shlamov AFP :: Lancer de missiles géorgiens le 8 août 2008 contre des troupes séparatistes d’Ossétie du Sud, non loin de Tskhinvali, la capitale d’Ossétie du Sud

"C’est très triste, cela va provoquer des mesures de rétorsion" russes, a-t-il poursuivi.

"J’en ai parlé avec les collègues chinois et le président américain (George W. Bush). Tout le monde est d’accord : personne n’a besoin de la guerre", a encore dit Vladimir Poutine, qui s’exprimait en rencontrant à Pékin le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev.

La Géorgie a lancé une offensive militaire contre sa région rebelle d’Ossétie du Sud qui a fait "beaucoup" de victimes, morts et blessés, dans la nuit de jeudi à vendredi, ont annoncé les belligérants.

Des avions géorgiens ont bombardé des positions en Ossétie du Sud, ont annoncé vendredi les autorités de la région géorgienne indépendantiste et des médias russes.

"Un assaut est en cours, des combats sont en cours aux abords de Tskhinvali", la capitale de la république autoproclamée d’Ossétie du Sud, a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère géorgien de l’Intérieur, Chota Outiachvili.

"Le gouvernement géorgien a décidé de restaurer l’ordre constitutionnel dans la zone de conflit", avait annoncé peu auparavant le général Mamouka Kourachvilili, chef des forces géorgiennes de maintien de la paix en Ossétie du Sud.

Photographe : Str AFP :: Le président de l’Ossétie du Sud Eduard Kokoity, en tenue militaire le 7 août 2008 à Tskhinvali

"De violents combats sont en cours", a confirmé le président sud-ossète Eduard Kokoïty, dont la république est indépendante de fait mais non reconnue internationalement, à l’agence Interfax.

"Tskhinvali est encerclée par les forces armées géorgiennes", a annoncé le ministre géorgien de la Réintégration, Temour Iakobachvili. Selon lui, les forces géorgiennes ont déjà pris le contrôle de huit villages ossètes. Des bruits très forts d’explosions et de tirs étaient audibles toutes les 20 à 30 secondes du côté de Tskhinvali et de puissants éclairs illuminaient le ciel, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le représentant plénipotentiaire d’Ossétie du Sud à Moscou, Dmitri Medoev, a fait état de "morts et beaucoup de blessés après les tirs massifs des Géorgiens sur Tskhinvali". Selon un responsable des forces de l’ordre ossètes, cité par l’agence Interfax, 15 civils ont été tués à la suite de tirs géorgiens sur Tskhinvali.

La Russie "a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité ce soir à 23H00 (03H00 GMT) pour examiner les actions agressives de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud", a indiqué dans un communiqué la délégation russe aux Nations unies.

Photographe : Ntv AFP/NTV :: Images de la télé russe NTV montrant des soldats des forces sud-ossètes près de la capitale Tskhinvali, le 7 août 2008

Parallèlement, Moscou a appelé la Géorgie à "se raviser et à revenir aux moyens civilisés" en Ossétie du Sud. "Il n’est pas trop tard encore pour prévenir une effusion de sang massive et de nouvelles victimes, y compris parmi les civils", a déclaré un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Boris Malakhov, lors d’une intervention télévisée sur la chaîne russe Vesti 24.

Peu avant l’assaut, le président Mikheïl Saakachvili avait appelé à un "cessez-le feu" et à une "reprise du dialogue" après une série d’accrochages qui avaient fait une dizaine de morts dans les rangs des soldats géorgiens.

L’ambassadeur spécial russe dépêché à Tskhinvali, Iouri Popov, avait annoncé dans la foulée une rencontre de représentants du gouvernement géorgien et des séparatistes vendredi dans la capitale sud-ossète. "Le pas franchi par la Géorgie est absolument incompréhensible et montre qu’on ne peut faire confiance aux dirigeants de ce pays", a déclaré M. Popov à l’agence Interfax après le début de l’assaut.

Les Géorgiens ont accusé pour leur part les séparatistes d’avoir continué à tirer alors qu’ils observaient un cessez-le-feu.

Photographe : Ct AFP :: Carte de la Géorgie, avec les régions séparatistes : Abkhazie, Ossétie du Sud

Sergueï Bagapch, président de la république séparatiste géorgienne d’Abkhazie, a aussitôt "promis" du soutien à son homologue ossète. Un millier de volontaires abkhazes se dirigeaient dans la nuit vers l’Ossétie du Sud, a-t-il dit à l’agence Interfax.

Le président de la république russe d’Ossétie du Nord, Taïmouraz Mamsourov, a aussi annoncé que des "centaines de volontaires" partaient pour l’Ossétie du Sud voisine. "Nous ne pouvons pas les arrêter", a-t-il dit à Interfax.

Les Etats-Unis ont appelé pour leur part la Russie à faire pression sur les dirigeants d’Ossétie du Sud pour qu’ils cessent les combats et la Géorgie à "faire preuve de retenue". "Nous sommes très inquiets. Nous appelons les parties à mettre un terme immédiatement aux violences et à entamer des négociations directes", a déclaré un porte-parole du département d’Etat, Gonzalo Gallegos.

L’Ossétie du Sud, qui compte quelque 70.000 habitants, a proclamé son indépendance en 1992 après la chute de l’URSS et aspire à rejoindre la Fédération de Russie au côté des Ossètes du Nord. M. Saakachvili a toujours affirmé vouloir la faire revenir, tout comme l’Abkhazie, dans le giron de la Géorgie.

Ossétie - La Géorgie lance une offensive de grande envergure

le 08/08/2008 - 07h50

La Géorgie a lancé une offensive contre sa région rebelle d’Ossétie du Sud qui a fait "beaucoup" de victimes, morts et blessés, dans la nuit de jeudi à vendredi. Vendredi matin, l’aviation géorgienne a commencé à bombarder des positions sud-ossètes.

Crédit Photo : TF1-LCI Le drapeau de la Géorgie

"Un assaut est en cours, des combats sont en cours aux abords de Tskhinvali", la capitale de la république autoproclamée d’Ossétie du Sud, a déclaré un porte-parole du ministère géorgien de l’Intérieur. "Tskhinvali est encerclée par les forces armées géorgiennes", a annoncé quant à lui le ministre géorgien de la Réintégration.

Selon lui, les forces géorgiennes ont déjà pris le contrôle de huit villages ossètes. "Le gouvernement géorgien a décidé de restaurer l’ordre constitutionnel dans la zone de conflit", avait annoncé peu auparavant le chef des forces géorgiennes de maintien de la paix en Ossétie du Sud.

15 civils tués

Côté sud-ossète, on confirme l’existence "de violents combats". Les autorités de la république d’Ossétie du sud, ainsi que des médias russes, font par ailleurs état de bombardements aériens par l’aviation géorgienne vendredi matin.

Le représentant plénipotentiaire d’Ossétie du Sud à Moscou a fait état de "morts et beaucoup de blessés après les tirs massifs des Géorgiens sur Tskhinvali". Selon un responsable des forces de l’ordre ossètes, 15 civils ont été tués à la suite de tirs géorgiens sur Tskhinvali.

Cessez-le-feu non respecté

Jeudi, vers 23 heures, la Russie "a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité pour examiner les actions agressives de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud", a indiqué dans un communiqué la délégation russe aux Nations unies.

Parallèlement, Moscou a appelé la Géorgie à "se raviser et à revenir aux moyens civilisés" en Ossétie du Sud. Peu avant l’assaut, le président géorgien Mikheïl Saakachvili avait appelé à un "cessez-le feu" et à une "reprise du dialogue" après une série d’accrochages qui avaient fait une dizaine de morts dans les rangs des soldats géorgiens.

L’ambassadeur spécial russe dépêché à Tskhinvali, Iouri Popov, avait annoncé dans la foulée une rencontre de représentants du gouvernement géorgien et des séparatistes vendredi dans la capitale sud-ossète. Mais les Géorgiens ont ensuite accusé les séparatistes d’avoir continué à tirer alors qu’ils observaient un cessez-le-feu.

Les Etats-Unis inquiets

Les Etats-Unis ont appelé pour leur part la Russie à faire pression sur les dirigeants d’Ossétie du Sud pour qu’ils cessent les combats et la Géorgie à "faire preuve de retenue". "Nous sommes très inquiets. Nous appelons les parties à mettre un terme immédiatement aux violences et à entamer des négociations directes", a déclaré un porte-parole du département d’Etat.

L’Ossétie du Sud, qui compte quelque 70.000 habitants, a proclamé son indépendance en 1992 après la chute de l’URSS et aspire à rejoindre la Fédération de Russie au côté des Ossètes du Nord. M. Saakachvili a toujours affirmé vouloir la faire revenir, tout comme l’Abkhazie, dans le giron de la Géorgie.

(D’après agence)

Ossétie du Sud : la Géorgie lance l’assaut, faisant de nombreuses victimes

AFP - vendredi 8 août 2008, 05h28

La Géorgie a lancé une offensive militaire contre sa région rebelle d’Ossétie du Sud qui a fait "beaucoup" de victimes, morts et blessés, dans la nuit de jeudi à vendredi, ont annoncé les belligérants.

Des avions géorgiens ont bombardé des positions en Ossétie du Sud, ont annoncé vendredi les autorités de la région géorgienne indépendantiste et des médias russes.

"Un assaut est en cours, des combats sont en cours aux abords de Tskhinvali", la capitale de la république autoproclamée d’Ossétie du Sud, a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère géorgien de l’Intérieur, Chota Outiachvili.

"Le gouvernement géorgien a décidé de restaurer l’ordre constitutionnel dans la zone de conflit", avait annoncé peu auparavant le général Mamouka Kourachvilili, chef des forces géorgiennes de maintien de la paix en Ossétie du Sud. "De violents combats sont en cours", a confirmé le président sud-ossète Edouard Kokoïty, dont la république est indépendante de fait mais non reconnue internationalement, à l’agence Interfax.

"Tskhinvali est encerclée par les forces armées géorgiennes", a annoncé le ministre géorgien de la Réintégration, Temour Iakobachvili. Selon lui, les forces géorgiennes ont déjà pris le contrôle de huit villages ossètes. Des bruits très forts d’explosions et de tirs étaient audibles toutes les 20 à 30 secondes du côté de Tskhinvali et de puissants éclairs illuminaient le ciel, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le représentant plénipotentiaire d’Ossétie du Sud à Moscou, Dmitri Medoev, a fait état de "morts et beaucoup de blessés après les tirs massifs des Géorgiens sur Tskhinvali". Selon un responsable des forces de l’ordre ossètes, cité par l’agence Interfax, 15 civils ont été tués à la suite de tirs géorgiens sur Tskhinvali.

La Russie "a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité ce soir à 23H00 (03H00 GMT) pour examiner les actions agressives de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud", a indiqué dans un communiqué la délégation russe aux Nations unies.

Parallèlement, Moscou a appelé la Géorgie à "se raviser et à revenir aux moyens civilisés" en Ossétie du Sud. "Il n’est pas trop tard encore pour prévenir une effusion de sang massive et de nouvelles victimes, y compris parmi les civils", a déclaré un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Boris Malakhov, lors d’une intervention télévisée sur la chaîne russe Vesti 24.

Peu avant l’assaut, le président Mikheïl Saakachvili avait appelé à un "cessez-le feu" et à une "reprise du dialogue" après une série d’accrochages qui avaient fait une dizaine de morts dans les rangs des soldats géorgiens.

L’ambassadeur spécial russe dépêché à Tskhinvali, Iouri Popov, avait annoncé dans la foulée une rencontre de représentants du gouvernement géorgien et des séparatistes vendredi dans la capitale sud-ossète. "Le pas franchi par la Géorgie est absolument incompréhensible et montre qu’on ne peut faire confiance aux dirigeants de ce pays", a déclaré M. Popov à l’agence Interfax après le début de l’assaut.

Les Géorgiens ont accusé pour leur part les séparatistes d’avoir continué à tirer alors qu’ils observaient un cessez-le-feu.

Sergueï Bagapch, président de la république séparatiste géorgienne d’Abkhazie, a aussitôt "promis" du soutien à son homologue ossète. Un millier de volontaires abkhazes se dirigeaient dans la nuit vers l’Ossétie du Sud, a-t-il dit à l’agence Interfax.

Le président de la république russe d’Ossétie du Nord, Taïmouraz Mamsourov, a aussi annoncé que des "centaines de volontaires" partaient pour l’Ossétie du Sud voisine. "Nous ne pouvons pas les arrêter", a-t-il dit à Interfax.

Les Etats-Unis ont appelé pour leur part la Russie à faire pression sur les dirigeants d’Ossétie du Sud pour qu’ils cessent les combats et la Géorgie à "faire preuve de retenue". "Nous sommes très inquiets. Nous appelons les parties à mettre un terme immédiatement aux violences et à entamer des négociations directes", a déclaré un porte-parole du département d’Etat, Gonzalo Gallegos.

L’Ossétie du Sud, qui compte quelque 70.000 habitants, a proclamé son indépendance en 1992 après la chute de l’URSS et aspire à rejoindre la Fédération de Russie au côté des Ossètes du Nord. M. Saakachvili a toujours affirmé vouloir la faire revenir, tout comme l’Abkhazie, dans le giron de la Géorgie.


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1797745

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Amis du Monde Diplomatique  Suivre la vie du site Articles 2008   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License