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Mal classées sur la "Liste de Shanghai"

Les universités françaises en mal de reconnaissance internationale

sur quels critères et pour quoi faire ?

jeudi 7 août 2008 par JMT

Trois établissements français figurent cette année dans le classement de Shanghai des meilleures universités au monde. Ce classement n’est "pas pertinent pour juger les universités françaises", répond la Fage, deuxième organisation étudiante.

Les universités françaises reculent au classement controversé de Shanghaï

Mercredi 06 aout 2008, 17h43

Le classement de Shanghaï des universités mondiales, controversé car centré sur la recherche, marque un léger recul des établissements français, ce qui prouve selon Valérie Pécresse la nécessité d’un classement européen mais aussi l’urgence de la réforme des universités.

Seules trois universités françaises, contre quatre en 2007, figurent dans le "top 100" des établissements mondiaux d’enseignement supérieur et de recherche et la première, Paris VI (Pierre-et-Marie-Curie), 42e, est en recul de trois places par rapport à 2007, selon ce classement publié mardi.

Globalement, la France recule de la 6e à la 7e place (sur 37 pays), devancée cette année par la Suède, alors que les Etats-Unis dominent toujours largement, avec 54 universités dans les 100 premières et un trio de tête composé de Harvard, Stanford et Berkeley.

Rentrée de l’université Jussieu à Paris, le 15 novembre 2000 (Photo Jean-Pierre Muller/AFP/Archives)

Aussitôt le classement 2008 paru, la Fage, deuxième organisation étudiante, a assuré qu’il n’était "pas pertinent pour juger les universités françaises".

Déjà en juillet, un rapport du Sénat avait critiqué les critères servant à dresser ce classement publié depuis 2003 par l’université Jiao Tong des communications de Shanghaï.

En cause, des critères essentiellement fondés sur la recherche et pas sur la formation : le nombre de prix Nobel, de médailles Fields (l’équivalent du Nobel en mathématiques) et d’articles publiés dans des revues uniquement anglo-saxonnes, les publications francophones n’étant pas prises en compte.

De quoi avantager les universités américaines, britanniques ou japonaises, au détriment des françaises et des allemandes.

Dans un entretien mercredi à l’AFP, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a pointé "les particularités" du système français où les universités "ne sont pas les principaux opérateurs de recherche".

La France est caractérisée par "l’existence d’organismes de recherche et de grandes écoles" qui "n’apparaissent pas dans un classement de type Shanghaï".

Aussi Mme Pécresse prône-t-elle la création d’un classement européen pour "montrer la qualité de la formation" des établissements européens et ainsi favoriser la mobilité des étudiants qui trouveraient dans ce classement "une assurance-qualité".

Etablir un tel classement est un des objectifs de Mme Pécresse pour la présidence française de l’Union européenne en cours.

"Le classement de Shanghaï a beaucoup de défauts, mais il existe" et "les chercheurs du monde entier s’y réfèrent", n’en a pas moins observé la ministre.

A ses yeux, le classement 2008 "confirme" donc "l’urgence de la réforme des universités" en France.

Les réformes en cours sont la loi sur l’autonomie des universités, la réforme de la licence (premier cycle universitaire) et le plan Campus de rénovation immobilière et regroupement des établissements.

Alors que le handicap de la France pour la visibilité internationale de ses établissements est leur "morcellement", "de 85 universités et 225 écoles, on va passer à une douzaine ou une quinzaine de pôles de recherche et d’enseignement supérieur" d’ici quelques années, se félicite Mme Pécresse.

Tant en terme d’autonomie que de regroupement des universités, la ministre perçoit que le "changement du paysage" est "porté par une communauté universitaire très volontariste".

Ces réformes, "dont les fruits se feront sentir, mais sans doute pas avant 2010", vont "consolider la place de la France dans tous les classements internationaux", assure-t-elle.

Education - Une mauvaise note contestée pour les facs françaises

Trois établissements français figurent cette année dans le classement de Shanghai des meilleures universités au monde. Ce classement n’est "pas pertinent pour juger les universités françaises", répond la Fage, deuxième organisation étudiante.

le 06/08/2008 - 15h33

Crédit Photo : TF1 Image d’archives

Ce n’est pas nouveau, mais le classement 2008 de l’université de Shanghai le confirme : les universités françaises ont du mal à s’imposer sur la scène internationale. Cette année, trois établissements français, contre quatre précédemment, figurent à ce palmarès des meilleures universités au monde, qui dit s’appuyer sur les performances académiques ou de recherche, les articles parus dans certains journaux comme Nature, le nombre de prix Nobel et autres récompenses prestigieuses.

Paris 6 se classe ainsi à la 42e place, ex-aequo avec deux universités américaines ; Paris 11 est 49e et l’Ecole Normale Supérieure 73e, position partagée avec une américaine et une australienne.

Dans le haut du classement, le trio de tête n’a pas changé par rapport au classement 2007. Les trois universités américaines Harvard, Stanford et Berkeley continuent d’être considérées comme les meilleures universités au monde. Seize établissements américains se classent dans les 18 premiers, les universités britanniques d’Oxford et de Cambridge se partageant les deux autres places, respectivement en 4e et 10e position. Quant aux universités chinoises, si elles commencent à émerger, cela ne suffit pas pour faire partie des cent premières de la planète.

"Pas pertinent"

Pour autant, les critiques adressées à ce classement sont nombreuses, particulièrement en France. La Fage, deuxième organisation étudiante, estime par exemple que ce classement "n’est pas pertinent pour juger les universités françaises".

"L’omniprésence de la Recherche [au détriment de la pédagogie], la prédominance des publications anglophones ainsi que l’absence de prise en compte des moyens financiers propres à chaque établissement (...) ne permettent pas de juger au mieux la pertinence pédagogique et scientifique des universités françaises", estime l’organisation étudiante.

Mais pour la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, ce classement "confirme l’urgence de la réforme des universités". "Le classement de Shanghaï a beaucoup de défauts, mais il existe. A partir du moment où les chercheurs du monde entier s’y réfèrent, il faut nous interroger sur la question de savoir pourquoi les universités françaises n’y apparaissent pas", a-t-elle déclaré.

(D’après agence)

Un rapport préconise de financer les universités « sur des critères de performance »

LIBERATION.FR : mercredi 11 juin 2008

Pour mesurer la performance, « le taux d’insertion professionnelle » et « le niveau de salaire » seraient pris en compte. Le ministère de l’Enseignement supérieur qualifie ce rapport du Sénat de « contribution importante ».

Le site universitaire de Tolbiac, à Paris (AFP).

Encore un rapport qui va faire du bruit. Celui-ci, publié par le Sénat, préconise un système de répartition des moyens budgétaires de l’Etat aux universités s’appuyant « sur des critères de performance », notamment sur l’insertion professionnelle des étudiants. Interrogé, le ministère de l’Enseignement supérieur affirme que ce rapport est « une contribution importante » à la réflexion sur les universités.

Ce travail, mené par six sénateurs, dont les rapporteurs sont Philippe Adnot (NI, Aube) et Jean-Léonce Dupont (UC-UDF, Calvados), porte sur « la réforme de l’allocation des moyens par l’Etat aux universités », une réforme à laquelle l’Etat réfléchit en parallèle à la mise en oeuvre de la loi sur l’autonomie des universités.

Le groupe de travail du Sénat « soutient, sur la base des travaux engagés par le ministère (de l’Enseignement supérieur, ndlr), la mise en place d’un système de répartition couvrant les activités de formation et de recherche des établissements d’une part, en s’appuyant sur des critères de performance d’autre part », écrit-il.

L’actuel dispositif, dit « système San Rémo », en place depuis 1991-1992, est critiqué par de nombreux acteurs pour son caractère illisible, opaque et complexe. Dans ce système, la recherche faisait l’objet d’un financement à part.

Le système préconisé par les sénateurs est dénommé « SYMPA : système de répartition des moyens à la performance et à l’activité ». L’objectif est double, selon les sénateurs : « restaurer une plus grande équité entre les universités » et inciter « ces dernières à davantage d’efficience dans l’utilisation de leurs moyens ».

Les sénateurs préconisent aussi « des marges de manoeuvres financières supplémentaires » pour pouvoir mettre en place ce nouveau modèle d’allocation. L’allocation globale dont bénéficient les universités dans le cadre de leur autonomie est de 8,5 milliards d’euros, rappellent-ils.

Parmi les critères à prendre en compte dans le nouveau modèle : « le taux d’insertion professionnelle à six mois et à trois ans » (en considérant aussi la poursuite d’études). « Le niveau de salaire ou le statut de cadre peuvent constituer des indicateurs pertinents », ajoutent-ils.

Ce dernier point défavoriserait plus particulièrement les universités de Sciences humaines. Les auteurs suggèrent que ce critère soit mis en place en 2010 « pour des simulations » et en 2012 pour « une mise en oeuvre effective ».

Une petite partie des crédits (1 à 2%) pourrait par ailleurs faire l’objet d’une « négociation » entre le ministère et l’université. Dans ce cadre, les rapporteurs plaident pour que soit reconnue l’amélioration de la gestion de l’université.

Universités - Bientôt un master Confo à la Sorbonne ?

Delphine SOULAS - le 07/03/2008 - 13h05

L’enseigne vient de lancer avec l’université Paris 1 un programme destiné à former ses futurs directeurs de magasin. IBM, L’Oréal, Microsoft : les entreprises sont de plus en plus nombreuses à signer des partenariats avec des établissements d’enseignement supérieur.

L’affaire avait fait grand bruit il y a quelques semaines : le Royaume-Uni venait d’autoriser trois entreprises dont McDonald’s à décerner leurs propres diplômes, équivalents du baccalauréat britannique et reconnus par l’Etat.

Le baccalauréat mention "hamburger-frites" était né. Une chose inimaginable en France, s’insurgeaient les uns. Notre pays n’a pas la même culture, assuraient d’autres. Pourtant, Conforama vient de s’associer à l’université Paris 1 Sorbonne. Un partenariat inédit qui ne laisse personne indifférent.

"De véritables entrepreneurs du discount"

Il y a quelques semaines, 32 personnes, toutes déjà bien engagées dans la vie active, prenaient ainsi le chemin de la "DM Academy", destinée à former en quinze mois et en alternance les futurs directeurs de magasin de l’enseigne.

Au programme : cours de management, de gestion, mais aussi conférences sur "l’univers Conforama", le tout complété de périodes de mise en situation en magasin. Le but ? Faire de ces élèves "de véritables entrepreneurs du discount au service du client", promet l’entreprise.

Une association qui a immédiatement suscité la polémique, d’autant que certains avaient initialement parlé d’une formation débouchant sur un diplôme universitaire reconnu sur le plan national. La Fédération syndicale étudiante de Paris 1, classée à l’extrême gauche, avait alors crié au "scandale", estimant que l’université n’avait pas vocation à fournir "du prêt à penser au service du capital".

Beaucoup plus modérée, l’Unef assurait qu’elle serait "très vigilante sur le contenu pédagogique de ce diplôme ainsi que sur les frais d’inscription demandés aux étudiants". Depuis, la direction de Paris 1 cherche à calmer les esprits.

"La création d’un diplôme de Paris 1 dédié à une entreprise particulière ne saurait être envisagée", tente de rassurer la présidence de l’université dans un communiqué, qui précise que les modalités de reconnaissance de la formation par Paris 1 ne sont pas encore fixées.

"Les oppositions seraient très vives"

Sans toujours aller jusqu’à la création d’un diplôme spécifique, les partenariats entre entreprises privées et établissements d’enseignement supérieur ne sont en tout cas pas nouveaux, y compris lorsqu’il s’agit d’universités.

Et la loi Pécresse sur l’autonomie des universités, adoptée en août dernier, ne change rien de ce point de vue, explique-t-on au ministère de l’Enseignement supérieur. "Mais si une entreprise conditionnait un apport financier à la mise en place d’un diplôme, les oppositions seraient très vives", assure une ancienne vice-présidente d’université.

"Tant qu’il n’y a pas d’exclusivité..."

En septembre dernier, L’Oréal lançait avec l’université Jean Moulin Lyon 3 une licence professionnelle consacrée à la vente de soins dermo-cosmétiques. Fin 2007, Microsoft signait également un accord de partenariat avec Sciences Po ainsi qu’avec l’université Claude Bernard Lyon 1. Travail avec les équipes informatiques pour moderniser les infrastructures, soutien logistique aux enseignants, offres réservées aux étudiants...

"Nous avons intérêt à ce que les nouvelles technologies soient bien enseignées", explique Eric Le Marois, directeur Education et recherche de Microsoft France. L’idée n’est toutefois pas pour l’entreprise d’obliger ces établissements à ne former leurs étudiants qu’aux technologies Microsoft. "Tant qu’il n’y a pas d’exclusivité, le partenariat est bénéfique pour tout le monde", précise Eric Le Marois.

Pour IBM, établir des liens avec les étudiants en informatique est également très important. Ainsi, l’entreprise dispense depuis l’année dernière à l’école EPITA des cours sur les technologies mainframe, ces gros systèmes utilisés dans les banques et les très grandes entreprises.

Le but est clair : "pallier le manque de compétences sur ces technologies, qui ne sont généralement plus enseignées aujourd’hui dans les écoles d’ingénieur", explique IBM. 

En clair, tant que les entreprises qui utilisent ces systèmes ne rencontrent aucune difficulté à recruter du personnel formé, elles ne chercheront pas à changer de système et donc à se tourner vers la concurrence. Mais de là à labelliser un master du nom d’IBM ou de Microsoft, la France ne semble pas encore prête à franchir le pas.

Numérique : les universités françaises en retard

le 11/01/2008 - 19h03

Elles sont encore trop faiblement présentes sur Internet et dans les réseaux de partage en ligne des connaissances, souligne un rapport. Parmi les choses à faire, donner à tous les étudiants accès à l’ensemble des documents pédagogiques sous format numérique.

Podcast des cours d’amphi, vote électronique aux élections étudiantes, lutte contre le plagiat, programmes de recherche sur les jeux vidéo pédagogiques, développement des équipements : les universités doivent se décider à passer à l’heure du numérique.

Selon un rapport remis vendredi à Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, par son rédacteur, Henri Isaac, maître de conférence en sciences de gestion à Paris IX-Dauphine, les universités françaises sont très en retard dans ce domaine.

"Les universités françaises sont encore trop faiblement présentes sur l’internet et dans les réseaux de partage et d’échange en ligne autour de la connaissance", explique ainsi Henri Isaac, craignant qu’elles soient victimes d’une "marginalisation" dans la compétition internationale.

L’objectif global d’une intensification du recours au numérique, préconisé dans son rapport, est donc double : "améliorer la qualité de service aux étudiants pour faciliter leur réussite dans le parcours universitaire" et "mettre l’université française au niveau des meilleures universités étrangères".

Il s’agit par exemple de donner à tous les étudiants "accès à l’ensemble des documents pédagogiques sous format numérique", et donc de procéder à leur numérisation, par exemple en podcast.

Une sensibilisation au plagiat

Il s’agit également d’assurer parallèlement une formation d’un niveau suffisant aux étudiants lors d’une semaine de pré-rentrée au cours de laquelle Henri Isaac préconise également une sensibilisation au plagiat, et aux enseignants, lors de sessions de formation initiale ou continue. En réponse à la lettre de mission de Valérie Pécresse, l’universitaire suggère en outre la mise en place de "programmes de recherche" sur les jeux vidéo à visée pédagogique.

Pour cela, estime Henri Isaac, il faut convaincre les présidents d’université de l’urgence de l’action en terme d’équipement - couverture wi-fi, ordinateurs portables pour les enseignants, etc -, d’enrichissement des bibliothèques universitaires en ressources numériques, ou encore de reconnaissance de l’implication des enseignants dans ces activités, dans la répartition des horaires et de l’avancement. Enfin, selon ce rapport, la démocratie étudiante gagnerait à l’organisation des élections par le biais d’un "vote électronique" fiable et sécurisé.

(D’après agence)

LIENS

Université en France sur Wikipédia

PDF - 44.8 ko

"La gouvernance des universités" (rapport de la Cour des Comptes)

VIDEO

Universités : mariage à trois à Strasbourg

03 mai 2008 - 20h00

C’est une 1re en France : les 3 facs de Strasbourg vont fusionner pour être plus compétitives sur la scène européenne. Plusieurs autres pourraient faire de même.


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