AID Association initiatives dionysiennes
Encore un nouveau machin avec sigle : UPM

"Mare Nostrum", la Renaissance ?

L’Union pour la Méditerranée est née à Paris le 13 juillet 2008

lundi 14 juillet 2008 par JMT

Présenté comme un lieu de partenariat et de coopération « à égalité » entre les peuples de la Méditerranée, devant permettre la création d’un espace de paix entre les deux rives de ce "mare nostrum", le nouveau libellé du projet « Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée » reflète avant tout les intérêts premiers des pays de l’UE, dont la France, qui cherche à préserver par ce biais un nouveau pré-carré et accroître sa zone d’influence en Méditerranée.

UPM - L’Union pour la Méditerranée est née sous de bons augures

le 13/07/2008 - 23h13

Crédit Photo : TF1/LCI Les discours de clôture du sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée

Le projet a été officiellement lancé dimanche à Paris lors d’un sommet réunissant plus de quarante pays.

L’Union pour la Méditerranée est officiellement lancée

Les dirigeants de plus de 40 pays ont officiellement lancé dimanche à Paris l’Union pour la Méditerranée voulue par le président français Nicolas Sarkozy, lors d’une rencontre où se sont multipliés les gestes de bonne volonté en faveur de la paix au Proche Orient.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont adopté une déclaration d’une dizaine de pages marquant l’acte de naissance de l’UPM, à l’issue d’une séance plénière de quatre heures dans le cadre prestigieux du Grand Palais, un monument construit au bord de la Seine pour l’exposition universelle de 1900.

"Nous en avions rêvé, l’Union pour la Méditérranée est maintenant une réalité", s’est félicité lors d’une conférence de presse finale Nicolas Sarkozy, qui avait dû batailler ferme pour imposer son projet face aux réticences initiales des Européens comme de certains pays arabes.

Ce sommet a été marqué par une première : le président syrien Bachar al-Assad et le Premier ministre israélien Ehud Olmert, dont les pays sont théoriquement en guerre depuis 1948, se sont retrouvés assis à une même table, même s’ils sont restés à distance.

"Le monde entier vous regarde"

Le séjour de Bachar al-Assad à Paris lui a permis de faire un retour éclatant sur la scène internationale, notamment en affichant sa volonté d’établir des relations diplomatiques avec le Liban.

Reçu dimanche matin au palais de l’Elysée avec le président palestinien Mahmoud Abbas, Ehud Olmert a estimé qu’Israéliens et Palestiniens n’ont "jamais été aussi proches d’un accord" de paix. En outre, selon des sources israéliennes, la rencontre de Paris a été l’occasion de nouveaux pourparlers indirects entre l’Etat hébreu et la Syrie.

"Le monde entier vous regarde", a lancé Nicolas Sarkozy aux dirigeants présents à l’ouverture du sommet dans l’après-midi. Mais l’absence de Bachar Al-Assad pendant le discours du président israélien a soulevé de nombreuses interrogations parmi les participants.

Le président a néanmoins réitéré dans la soirée ses ambitions pacifiques. Le président français, qui coprésidait la rencontre avec son homologue égyptien Hosni Moubarak, a finalement salué "tous les pays arabes" membres de l’UPM qui ont "fait un geste de paix".

Le premier bémol a été émis par le président algérien Abdelaziz Bouteflika a émis des doutes sur les possibilités de financement de cette union. Il a estimé que la provenance des fonds nécessaires demeurait incertaine.

Quels sont les projets phares de l’UPM ?

Ambition stratégique : les 43 pays membres sont "unis (...) par une ambition commune, qui est de bâtir ensemble un avenir de paix, de démocratie, de prospérité et de compréhension humaine, sociale et culturelle".

Des projets régionaux concrets : l’UPM veut "traduire" ses objectifs en "projets régionaux concrets". La dépollution de la Méditerranée, la construction d’autoroutes maritimes et terrestres pour améliorer la fluidité du commerce entre les deux rives de la Méditerranée, le renforcement de la protection civile, la création d’un plan solaire méditerranéen, le développement d’une université euroméditerranéenne, déjà inaugurée en juin à Portoroz en Slovénie et une initiative pour aider au développement des PME

Organisation : les participants organiseront un sommet tous les deux ans, alternativement dans l’UE et dans un des autres pays partenaires. L’Egypte et la France seront les deux premières coprésidentes. Un secrétariat général sera chargé de lever les fonds et de mener à bien les projets choisis au cours des sommets.

(D’après agence)

L’Union pour la Méditerranée lancée à Paris sous le signe de la paix

AFP - dimanche 13 juillet 2008, 21h56

Les dirigeants de plus de 40 pays ont officiellement lancé dimanche à Paris l’Union pour la Méditerranée (UPM) voulue par le président français Nicolas Sarkozy, lors d’une rencontre où se sont multipliés les gestes de bonne volonté en faveur de la paix au Proche-Orient.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont adopté une déclaration d’une dizaine de pages marquant l’acte de naissance de l’Union pour la Méditerranée à l’issue d’une séance plénière de quatre heures dans le cadre prestigieux du Grand Palais, un monument construit au bord de la Seine pour l’exposition universelle de 1900.

Cette union regroupe 43 pays, représentant quelque 750 millions d’habitants, du continent européen et de la rive sud de la Méditerranée, une des régions les plus divisées du monde.

"Nous en avions rêvé, l’Union pour la Méditerranée est maintenant une réalité", s’est félicité lors d’une conférence de presse finale M. Sarkozy, qui a dû batailler ferme pour imposer son projet face aux réticences des Européens comme de certains pays arabes.

Le président égyptien Hosni Moubarak, qui coprésidait la rencontre, a estimé que s’ouvraient de "nouvelles pages (...) qui pourront nous mener vers plus de paix".

Ce sommet a été marqué par une première : le président syrien Bachar al-Assad et le Premier ministre israélien Ehud Olmert, dont les pays sont théoriquement en guerre depuis 1948, se sont retrouvés assis à une même table, même s’ils sont restés à distance.

Le séjour de M. Assad à Paris lui a permis de faire un retour éclatant sur la scène internationale, notamment en affichant sa volonté d’établir des relations diplomatiques avec le Liban.

"Tout pays qui souhaite régler les problèmes du Proche-Orient doit parler avec la Syrie", a-t-il prévenu à l’issue du sommet lors d’une interview sur la chaîne France 2.

Reçu dimanche matin au palais de l’Elysée avec le président palestinien Mahmoud Abbas, M. Olmert a estimé pour sa part qu’Israéliens et Palestiniens n’ont "jamais été aussi proches d’un accord" de paix.

A l’ouverture du sommet, le président français a salué "tous les pays arabes" membres de l’UPM qui ont "fait un geste de paix".

Il y avait dimanche un absent de marque, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui a jugé le projet "effrayant" et a boycotté la rencontre. Le roi du Maroc Mohammed VI s’était fait représenter par son frère pour cause d’agenda surchargé.

Signe de la complexité de l’exercice, aucune photo de famille n’a eu lieu en fin de rencontre. Mais, pour la France, le fait de réunir autour d’une même table des rivaux de longue date constituait en soi une victoire.

Le "monde ne va pas être changé" en un jour avec l’UPM, a tempéré le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, reflétant les doutes d’une partie des Européens sur le projet.

La déclaration finale du sommet, notamment le passage sur le processus de paix, a fait l’objet de tractations laborieuses. C’est précisément à cause de ce type de divergences que le "processus de Barcelone", lancé en 1995 entre les Européens et le sud de la Méditerranée, s’est enlisé.

Dans son discours d’ouverture, M. Sarkozy s’est adressé à la chancelière allemande Angela Merkel, qui avait bloqué le projet se limitant aux pays du pourtour méditerranéen, pour lui dire que tous partageaient le même intérêt : "que la paix et la stabilité règnent dans la Méditerranée".

Les initiateurs de l’UPM espèrent garantir un succès en se concentrant sur de grands projets concrets comme la dépollution de la Méditerranée et l’énergie solaire.

Ils insistent aussi sur la volonté d’une parité Nord-Sud, symbolisée par deux coprésidents issus de chacune des deux rives.

Le secrétariat général devrait revenir à une ville du sud. Mais la question est à l’origine de vives rivalités et sera remise à plus tard. Le financement des projets restera lui aussi à définir une fois passée la grand-messe de lancement.

Les ministres des Affaires étrangères de l’UPM se retrouveront en novembre pour tenter de résoudre ces points.

"Il y a beaucoup de travail", a résumé M. Sarkozy.

UPM - La Syrie fait un pas "historique" vers le Liban

le 12/07/2008 - 23h49

Au cours d’un entretien avec Nicolas Sarkozy, le président syrien s’est dit déterminé à établir des relations diplomatiques avec le Liban. L’Elysée a annoncé que le chef de l’Etat français se rendra en Syrie "avant la mi-septembre 2008".

Alors que s’ouvre dimanche le sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy a multiplié samedi les rencontres, entendant notamment jouer un rôle dans l’amélioration des relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie.

Après avoir retrouvé le président égyptien Hosni Moubarak, avec lequel il doit coprésider dimanche le sommet, Nicolas Sarkozy s’est entretenu avec son homologue libanais Michel Sleimane, puis avec le président syrien Bachar al-Assad.

Au cours de cet entretien, la Syrie s’est dite déterminée à établir des relations diplomatiques avec le Liban, a annoncé la présidence française. Au cours d’une conférence de presse commune, les chefs d’Etat syrien et libanais ont même annoncé la prochaine ouverture d’ambassades dans leur capitale respective, une nouvelle qualifiée d’"historique" par l’Elysée. Depuis l’indépendance de ces deux pays, dans les années 1940, il n’y avait jamais eu d’échange d’ambassades entre le Liban et la Syrie, Damas s’étant efforcé jusqu’ici de maintenir sa tutelle politique et militaire sur son voisin.

Le président syrien a également déclaré que la Syrie souhaitait que la France apporte, avec les Etats-Unis, sa contribution à un futur accord de paix entre Israël et la Syrie "dans la phase de négociation directe comme dans la mise en oeuvre de l’accord". "Le Président français a marqué la disponibilité de la France à répondre à toute demande en ce sens, si les parties y trouvaient intérêt", ajoute le communiqué publié conjointement par la Syrie et par la France.

Le président syrien a en revanche affirmé ne pas souhaiter de négociations de paix directes avec l’Etat hébreux avant la présidentielle américaine. Nicolas Sarkozy a par ailleurs demandé à Damas de "convaincre" l’Iran de prouver qu’il ne veut pas l’arme nucléaire. L’Iran n’a "aucune intention de détenir l’arme nucléaire", a répondu Bachar al-Assad.

L’épineux sujet concernant la question du tribunal international sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri n’a pas été abordé par les deux chefs d’Etats. "C’est un sujet qui n’est pas négociable, pas discutable", a-t-on appris auprès de l’Elysée."Nous n’en avons pas débattu du tout parce qu’il n’y a rien à discuter, à négocier", a déclaré une source à la présidence française à l’issue de l’entretien

Sarkozy bientôt à Damas

Signe de l’entente retrouvée entre Paris et Damas, l’Elysée a annoncé que Nicolas Sarkozy se rendra en Syrie, à l’invitation de Bachar al Assad, "avant la mi-septembre". Présent également au défilé du 14 juillet à Paris, au lendemain du sommet de l’Union pour la Méditerranée qui se tiendra dimanche en présence de 43 chefs d’Etat et de gouvernement, Bachar al-Assad, qui n’avait pas été reçu en France depuis juin 2001, fait ainsi son retour par la grande porte sur la scène diplomatique après avoir été mis au ban des nations en raison de l’ingérence de Damas dans les affaires libanaises, notamment après l’assassinat de Rafic Hariri en février 2005.

Mais la venue à Paris du président syrien Bachar al-Assad, et surtout sa présence au défilé militaire n’est pas sans soulever de nombreuses critiques. Opposition et militants syriens dénoncent l’un des régimes les plus répressifs du monde arabe.

L’ex-Premier ministre socialiste, Laurent Fabius, a estimé que le président syrien n’avait "pas sa place" dans la tribune d’honneur au bas des Champs-Elysées. Le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a fustigé "le 14 juillet du cynisme et de la désinvolture".

Cette participation a suscité la colère d’anciens Casques bleus français, pour qui la présence de Bachar al-Assad est "une atteinte à la mémoire" des 58 soldats tués en 1983 dans l’attentat à Beyrouth du Drakkar, l’immeuble où dormaient des membres français d’une force multinationale. Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a lui-même reconnu que la présence du président syrien ne le "remplit pas d’aise".

La décision de la Syrie et du Liban suscite de nombreux espoirs

Après l’annonce de reprise des relations diplomatiques entre le Liban et la Syrie a été accueillie favorablement par la sphère internationale. La perspective depuis de l’ouverture prochaine d’ambassades entre Damas et Beyrouth a été qualifié d’ "exploit" par la majorité antisyrienne au Liban.

Washington s’est également félicité de la décision du Liban et de la Syrie en estimant que Damas devait "prendre des initiatives concrètes pour mettre fin à sa tactique de déstabilisation dans la région".

Le ministre délégué allemand aux Affaires européennes, Günter Gloser, a assuré voir dans cette décision un "progrès considérable". Pour Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, le projet d’Union pour la Méditerranée va favoriser "un mouvement qui peut être essentiel pour la paix", a-t-il déclaré dans un entretien à paraître dimanche dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Plus globalement la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner a dit espérer de l’Union pour la Méditerranée qu’elle permette de résoudre certains problèmes "politiques" entre pays de la Méditerranée. Seul bémol, le secrétaire général du Parti socialiste a affirmé qu’il faudrait faire plus "pour garantir l’indépendance et la souveraineté du Liban".

(D’après agence)

Union pour la Méditerranée : Leurre dangereux sur la voie de la paix et de la coopération en Méditerranée

Paris, le 11 juillet 2008 , MRAP

Présenté comme un lieu de partenariat et de coopération « à égalité » entre les peuples de la Méditerranée, devant permettre la création d’un espace de paix entre les deux rives de ce "mare nostrum", le nouveau libellé du projet « Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée » reflète avant tout les intérêts premiers des pays de l’UE, dont la France, qui cherche à préserver par ce biais un nouveau pré-carré et accroître sa zone d’influence en Méditerranée.

Le projet rencontre pour le moins un manque d’enthousiasme, si ce n’est – à juste titre - un rejet de la part des peuples de la rive « Sud » puisqu’il s’agit de poursuivre la construction de la zone de libre-échange inégale, lancée en 1995 avec le processus de Barcelone, marché ouvert aux appétits des grands groupes industriels comme des agricultures du Nord, avec toutes les conséquences négatives trop connues pour les populations vivant sur place. En outre, l’enjeu de la sécurisation des approvisionnements en énergie risque fort de dicter sa loi.

Quant à la Turquie, le projet d’Union y est analysé pour ce qu’il est : un lot de consolation devant contrebalancer le refus du président Sarkozy de voir la Turquie rejoindre l’UE, le mépris en prime.

Les intérêts des peuples doivent être prioritairement pris en considération et primer sur les intérêts des Etats et de leurs multinationales, ce qui n’est pas le cas. En outre, les répercussions de cette Union sur les pays de l’Afrique sub-saharienne sont ignorés.

L’espace euro-méditerranéen ne pourra voir le jour sans la volonté de reconnaître et de garantir la libre circulation des personnes. Or la politique mise en place par le « bunker » Europe – avec en particulier l’externalisation des centres de rétention ou d’internement et la « directive de la honte » adoptée le18 juin dernier par le Parlement Européen - va à l’encontre de la primauté qui doit revenir au facteur humain.

Bien plus, il s’agit là des fondements d’une politique délibérée de « criminalisation » de l’immigration « illégale », couplée - comme c’est déjà le cas dans le Processus de Barcelone - avec la poursuite de la lutte contre le terrorisme.

Est-il besoin de rappeler également qu’il ne saurait s’instaurer de paix durable au Moyen-Orient et de stabilisation de toute la région méditerranéenne, aux frontières même de l’UE, sans un règlement global du conflit israélo-palestinien qui passe par la création d’un Etat palestinien – aux côtés de l’Etat israélien - en prenant pour base de règlement les résolutions de l’ONU ?

Aux yeux du MRAP, ce projet d’Union pour la Méditerranée n’est autre qu’une tentative de mieux coller à la nouvelle donne internationale dans laquelle le rapport de dominant à dominé, que l’on tente de masquer, va continuer à s’exercer, contre les aspirations des peuples à la solidarité, à la coopération, à la justice et à la paix.

Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples

Videos

UPM : Quel bilan pour le sommet de l’UPM ?

13 juillet 2008 - 20h00

Après une journée de réunion sous l’égide de la France, les dirigeants arabes et du pourtour de la Méditerranée ont pris de nombreuses résolutions. Retour sur une journée qualifiée d’’’historique’’ par le chef de l’Etat français.

UPM : Sarkozy salue le "courage" des pays de la rive sud

13 juillet 2008 - 16h04

Lors de l’ouverture à Paris au sommet de l’Union pour la Méditerranée, le chef de l’Etat a estimé que les pays arabes présents ont "fait ainsi un geste de paix".

UPM : Pour Hollande, Bachar al-Assad "a gagné la partie"

13 juillet 2008 - 14h44

Invité sur Radio J, le Premier secrétaire du Parti socialiste a jugé que la France n’avait obtenu "aucune contrepartie sérieuse" à l’invitation à Paris du président syrien.

Eclairage : Une Union pour la Méditerranée, pour quoi faire ?

13 juillet 2008 - 13h00

43 pays sont réunis à Paris ce dimanche pour poser les bases d’une union forte de 765 millions de personnes. Détail des objectifs de l’UPM.

Portrait : Bachar Al-Assad, le très critiqué président syrien

12 juillet 2008 - 13h00

Les chefs d’Etat de la méditerranée sont attendus à Paris cet après-midi. Portrait de l’un d’eux, le très controversé chef d’Etat syrien Bachar Al-Assad.


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1813026

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Amis du Monde Diplomatique  Suivre la vie du site Articles 2008   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License