AID Association initiatives dionysiennes
Congrès, conférence, colloque....

Que va-t-il sortir de la semaine organisée par l’UICN et ses partenaires institutionnels ?

dimanche 13 juillet 2008 par JMT

Une conférence très intéressante sur ses thèmes...mais que va-t-il en sortir de pratique, pour la Réunion d’abord, pour les autres participants ensuite... N’est-ce qu’une grand-messe de plus où les institutionnels viennent justifier leur existence et les budgets publics qu’ils engloutissent ?

Où est le débat démocratique ? derrière l’argument de la biodiversité qui fait à peu près consensus (quoiqu’il faudrait là aussi creuser pour, derrière le discours politiquement correct, débusquer les véritables problèmes et les solutions réelles qu’on va leur apporter), il y a l’ensemble des rêves technologiques, apparemment fort sympathiques pris isolément, mais qui semblent justement en rester à un niveau technologique sujet de surcroit à de fortes interrogations et incertitudes, et ne s’intéresser que fort peu aux conséquences socioéconomiques pour le citoyen lambda qui va devoir supporter une révolution de plus, souvent à son corps défendant.

Est-ce le prix à payer pour avoir laissé pendant des décennies les politiciens, les "experts"stipendiés et les affairistes décider de tout sans véritable contre-pouvoir, que de n’avoir aujourd’hui que le choix entre doubler la mise dans une fuite en avant ou régresser dans les conditions matérielles d’une ère qu’on souhaitait révolue ?

Ce prix doit-il inclure l’engagement quasi-irréversible dans une société libérale imposant à chacun de fortes contraintes dès lors qu’il n’a pas à sa disposition suffisamment d’argent pour pouvoir "exercer son choix" ?

Par ailleurs, se pose un problème éthique : alors que le Grenelle de l’Environnement tourne en eau de boudin tel une montagne libérale qui accoucherait d’une souris écolo, il semble que GERRI, projet fétiche parce qu’accouché par le président soi-même, prêché avec des accents messianiques, impulsé à coups de cravache de toute la puissance de l’Etat à tous les "coacteurs" fermement priés de prendre le train en marche (la référence au Centre d’Essais du Pacifique est à cet égard très révélatrice !), projet qui normalement doit faire appel à "peu" de fonds publics selon sa présentation initiale, va en réalité être l’occasion de monstrueux transferts publics vers privé, notamment grâce aux nouvelles mesures de défiscalisation tous azimuts qui seules peuvent permettre la viabilité financière (qui n’est pas la réussite !) du projet.

Quelles seront les retombées réelles, notamment financières, pour la France, pour la Réunion et pour les réunionnais ?

La "Réunion laboratoire....". qui y croit vraiment en dehors de ceux qui en bénéficieront directement, quelques milliers de personnes tout au plus ?

Ne serait-on pas en train de nous proposer un scénario bien bling-bling, remake à la fois du Pont d’Arcole, de la célèbre réponse "l’intendance suivra !", dans l’espoir d’éviter cette fois l’enchaînement inexorable de la retraite de Russie, Waterloo morne plaine, l’agence de news et le banquier à l’affût ?

Union européenne, biodiversité, changement climatique : colloque à La Réunion du 7 au 11 juillet

source

Au vu des défis croissants que sont le changement climatique et la perte de biodiversité, la conférence réunira pour la première fois les représentants des 7 Régions Ultrapériphériques de l’Union Européenne (RUP) et des 21 Pays et Territoires d’Outre-Mer (PTOM).

Se joindront à eux des délégués des Etats membres de l’Union Européenne, des institutions européennes, de certains Petits Etats Insulaires en Développement (PEID), d’organisations internationales et régionales.

voir : http://www.reunion2008.eu/

Objectifs

Trois principaux objectifs ont été identifiés par le Comité de Pilotage de la conférence :

Renforcer la prise de conscience des Institutions Européennes, des 27 Etats membres de l’UE, des institutions régionales et globales et des médias, sur le patrimoine naturel unique de l’outre-mer européen, les menaces qui s’exercent sur ce patrimoine et les opportunités qu’il représente ;

Renforcer l’efficacité des actions et la coopération entre l’UE, les Etats membres, les RUP et les PTOM en matière d’adaptation au changement climatique, de politiques énergétiques exemplaires et de protection et de gestion durable de la biodiversité ;

Renforcer la coopération régionale entre les RUP, les PTOM et leurs voisins, et la capacité des RUP et des PTOM à faire entendre leur voix en matière d’environnement sur la scène internationale, en cohérence avec l’Union Européenne et les Petits Etats Insulaires en Développement (PEID).

Changement climatique : La Déclaration finale du congrès

Le message de La Réunion

Jean-Philippe Palasi-UICN, Frédérico Cardigo-Gouvernement des Açores, Evelyne Tarnus-Forum des Jeunes chercheurs, Henri Hoarau-président du Conseil général des jeunes de La Réunion, ont lu le Message de La Réunion. Nous en publions aujourd’hui les recommandations.

Ce document rassemble les conclusions de cinq jours de travail d’environ 450 personnes venues de plus de 40 pays représentant tous les océans. Stuart Stevenson, président de l’Intergroupe Environnement du Parlement européen appelle tous les participants au congrès à se saisir de ce message pour en faire un des enjeux des prochaines élections européennes l’an prochain. « La balle est dans votre camp », a-t-il conclu, en soulignant que le plus important Intergroupe du Parlement européen va dorénavant s’appeler "Adaptation au changement climatique et protection de la biodiversité".

Les participants à la conférence "L’Union européenne et l’outre-mer : stratégies face au changement climatique et à la perte de biodiversité" réunie à l’Île de la Réunion du 7 au 11 juillet 2008 :

Expriment leur profonde gratitude à l’égard du Conseil régional et des habitants de la Réunion pour la généreuse hospitalité qu’ils leur ont offerte pendant la conférence. En outre, ils rendent hommage aux efforts pionniers de la Réunion dans le double domaine du changement climatique et de la perte de biodiversité, en particulier en établissant l’objectif ambitieux d’atteindre en 2025 l’autonomie énergétique en matière de production électrique.

Expriment leur gratitude à l’égard de l’Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC) et de l’UICN qui ont collaboré étroitement et efficacement afin d’organiser la première Conférence majeure rassemblant tous les PTOM et RUP européens, les représentants d’autres îles ainsi que les Etats-membres de l’Union, les institutions européennes, des scientifiques, la société civile et des organisations internationales,

Expriment enfin leur gratitude envers la Présidence française de l’Union européenne pour le généreux soutien qu’elle a accordé à cette conférence,

Reconnaissent le caractère unique du patrimoine naturel des PTOM et RUP européens, ainsi que les menaces qui pèsent sur celui-ci et les opportunités durables qu’il peut offrir,

S’accordent sur des recommandations visant des interventions pour toutes les parties prenantes ;des PTOM et RUP européens,

Invitent toutes les parties prenantes des PTOM et RUP européens (les institutions de l’Union européenne, tous les Etats-membres de l’Union européenne et en particulier les gouvernements français, britannique, néerlandais, danois, espagnol et portugais, les autorités des RUP et des PTOM et les autres organisations concernées) à mettre en oeuvre les recommandations en notant que :

Les questions concernant la perte de biodiversité et le changement climatique ne peuvent être traitées efficacement que si le lien entre biodiversité et climat est reconnu, ce qui exige la participation des décideurs politiques, de la société civile, des scientifiques, du secteur privé et du public.

Les changements à faire

Des scénarios spécifiques d’évolution du climat doivent être développés pour chaque RUP et PTOM, s’appuyant sur une modélisation à l’échelle régionale ; en conséquence, il convient de conduire des évaluations de la vulnérabilité au changement climatique et d’élaborer des plans d’adaptation dans tous les PTOM et les RUP, en tenant compte et en impliquant l’ensemble des secteurs concernés, en adaptant les outils et méthodologies existants ; enfin, ces mesures d’adaptation doivent être mises en œuvre et suivies.

La qualité et la surface des aires protégées doivent être augmentées pour prendre en compte les impacts du changement climatique, l’approche par écosystème doit être appliquée en-dehors des aires protégées et le niveau de menace exercé par d’autres facteurs directs d’érosion de la biodiversité doit être réduit ;

L’impact environnemental de l’invasion d’espèces exotiques est bien plus important dans les PTOM et RUP de l’UE qu’en Europe continentale. La biodiversité insulaire est tout particulièrement vulnérable à l’invasion en raison de l’isolement prolongé des écosystèmes insulaires au cours de l’évolution.

Les espèces exotiques envahissantes dans les PTOM et les RUP ont donc un impact très élevé dans les PTOM et les RUP, qui affecte fortement la biodiversité européenne au sens large. Les impacts socio-économiques sont aussi plus élevés dans des territoires lointains où les conditions de vie, la culture et les possibilités économiques dépendent souvent de services liés à la biodiversité et aux écosystèmes.

On prévoit que le changement climatique, associé à d’autres pressions environnementales, aggravera la situation en perturbant le fonctionnement des écosystèmes et en modifiant la répartition des espèces,

L’expertise économique est une (mais pas la seule) voie importante pour influencer les stratégies de développement et les décisions. La place de l’expertise économique doit être renforcée et des processus efficaces pour la diffusion des résultats doivent être développés. Les outils doivent être adaptés aux PTOM et aux RUP.

Il y a un besoin urgent :

Que les Etats membres de l’Union européenne et la Commission européenne, conjointement avec les RUP et les PTOM européens, établissent un dispositif volontaire de protection des espèces et des habitats, s’inspirant de l’approche Natura 2000. Ce dispositif devrait être flexible, adapté aux situations locales, prendre en compte de manière équilibrée les besoins de conservation et de développement et s’appuyer sur les mécanismes et outils existants. La mise en œuvre du dispositif devrait être basée sur un engagement local et un financement partagé,

De souligner le besoin de protection, au niveau des espèces, en-dehors des aires protégées. La priorité devrait être donnée aux espèces mondialement menacées. L’élaboration des plans de restauration et de gestion est seulement une première étape dans le processus, et doit être suivie de sa mise en œuvre efficace.

De reconnaître le besoin d’une mise en réseau des gestionnaires des parcs nationaux et des autres aires protégées, de manière à mettre en cohérence les programmes de suivis, échanger sur les meilleures pratiques, et mettre en commun les données

L’Union européenne, les Etats-membres concernés et les RUP et PTOM devraient être encouragés à adopter les recommandations et à les intégrer dans leurs stratégies pour l’action lorsque cela s’avère pertinent,

Des actions devraient être lancées sans tarder pour le développement rapide d’un réseau de parties prenantes :

L’Union européenne, ainsi que le cas échéant les États-membres, les organisations internationales concernées et les PTOM et RUP devraient renforcer leur implication dans les efforts régionaux de coopération.

Les RUP et les PTOM devraient identifier, sur la base de leurs propres expériences, des actions innovantes visant à affronter les défis liés du changement climatique et de la perte de biodiversité, en partageant leurs expériences et meilleures pratiques avec leurs voisins.

Les États-Membres concernés et l’Union européenne devraient accorder davantage d’attention aux défis auxquels les RUP et les PTOM font face, dans les négociations internationales sur le changement climatique et la biodiversité,

L’Union européenne et les Etats membres devraient faire une référence plus forte aux PTOM et RUP dans le Livre blanc de la Commission européenne sur l’adaptation au changement climatique et inclure les PTOM dans l’Alliance pour le changement climatique mondial. L’attention doit être portée sur le fait que les RUP et les PTOM peuvent être des avant-postes pour la recherche et l’observation sur le changement climatique et ses impacts, notamment sur la biodiversité,

L’Union européenne, les RUP, PTOM, pays ACP et les Petits états insulaires en développement devraient s’unir face au changement climatique et la perte de biodiversité, en participant activement à des initiatives internationales telles que le Partenariat insulaire mondial (GLISPA) conclu sous l’égide de la Convention sur la Diversité Biologique à sa huitième Conférence des Parties de Curitiba en 2006, et le Programme de travail sur les Îles adopté par la CDB à sa neuvième Conférence des Parties réunie à Bonn en mai 2008.

L’énergie est au coeur de la politique de développement comme du changement climatique. La manifestation d’un appui politique fort est essentiel pour mobiliser toutes les parties prenantes. Il est vital de satisfaire la demande d’énergie et d’assurer que le public y ait accès dans des économies insulaires lorsque le niveau de vie s’élève rapidement.

Pour être efficace, l’engagement des populations insulaires est une condition nécessaire. L’impact du transport et de l’urbanisme est considérable. La coopération régionale, avec l’établissement et l’utilisation de mécanismes financiers, permettra de prendre des mesures essentielles pour relever ce défi.

Il est nécessaire de renforcer les liens et d’offrir des possibilités d’échange entre les différents acteurs travaillant dans les RUP et les PTOM, en particulier ceux qui s’expriment en leur nom et/ou en leur faveur. Compte tenu de l’existence de plusieurs plates-formes fonctionnelles, un outil ou levier doit être identifié pour assurer une meilleure coordination et apporter de la valeur ajoutée.

La coopération régionale est maintenant reconnue par l’ensemble des acteurs à la fois comme une opportunité et une responsabilité. Les enjeux de la perte de biodiversité et du changement climatique sont par nature régionaux. Certains de ces enjeux sont traités plus efficacement au niveau régional, et la coopération régionale peut créer de nombreuses opportunités (échange de bonnes pratiques, partage des ressources, économie d’échelle, synergie, etc...) tout en renforçant la voix des RUP et des PTOM au niveau mondial. Les politiques et les actions de l’Union européenne et de tous les autres acteurs devraient donc faciliter et soutenir une telle coopération.

Les zones côtières et marines des RUP et PTOM européens méritent d’être intégrées dans une vision géo-stratégique à long terme. Considérant leur large répartition, les zones marines et côtières des PTOM et RUP donnent à l’Union européenne et ses Etats-membres un éventail d’écosystèmes remarquables et parfois uniques. Une bonne surveillance de l’environnement marin, sur la base d’une banque de données cohérente à l’échelle de toute l’Europe, est essentielle pour la gestion durable des ressources naturelles et le développement de stratégies d’adaptation au changement climatique.

Les RUP et PTOM européens se trouvent aussi dans une situation privilégiée vis-à-vis de la coopération régionale et du co-développement, qui doit être élargie afin de mieux développer les réseaux nécessaires pour la conservation et la gestion durable des zones marines et côtière des RUP et PTOM. La diversité des statuts des RUP et PTOM ne doit ni empêcher la mise en œuvre efficace des politiques les concernant, ni rendre plus difficile la coopération avec les politiques conduites conjointement avec les pays ACP.

Il y a un besoin de financement supplémentaire dédié pour la conservation de la biodiversité. Les fonds disponibles actuellement pour la protection de l’environnement ne sont pas suffisamment orientés vers la biodiversité.

Il est né, Gerri, le premier enfant du Grenelle de l’Environnement

Témoignages du mardi 8 juillet 2008

Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, a visité hier matin trois sites exemplaires en matière d’utilisation des énergies renouvelables :

le centre d’enfouissement technique (CET) de Sainte-Suzanne, qui allie biogaz et photovoltaïque,

la ferme éolienne de La Perrière,

et la centrale thermique de Bois-Rouge.

Une occasion idéale de signer la convention entre l’Etat et les collectivités pour le projet Gerri ou plan Réunion 2030. Le "premier bébé" du Grenelle de l’Environnement a vu le jour à La Réunion.

Au loin, les éoliennes de la ferme La Perrière ; plus bas, les structures porteuses prêtes à accueillir les panneaux photovoltaïques sur le centre d’enfouissement technique de Sainte-Suzanne, et à l’horizon, la centrale thermique de Bois-Rouge en pleine activité. Avec ceci, un magnifique soleil, et le souffle des alizés.

C’est sur ce paysage que Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, a signé la convention du projet Gerri, avec Nassimah Dindar, présidente du Département, Paul Vergès, président de la Région Réunion, et le préfet Pierre-Henry Maccioni.

«  Gerri est le premier bébé du Grenelle de l’Environnement », a déclaré Jean-Louis Borloo. « Il résulte de la convergence de la volonté de tout le monde : universitaires, collectivités, entreprises, centres de formation, etc... et de l’appui des Réunionnais. C’est une révolution qui va faire de La Réunion un site pilote dans le monde.

Même s’il y a encore beaucoup d’efforts à faire en matière de transport ». L’acte de naissance de Gerri, "Grenelle de l’Environnement à La Réunion, Réussir l’Innovation", lance ainsi le plan d’innovation énergétique pour notre île : production d’électricité 100% renouvelable, transports propres, construction, urbanisme, et tourisme durables. Mais il s’inscrit, et le ministre l’a souligné, dans la continuité des efforts entrepris par les Réunionnais.

Dans la continuité du savoir-faire local

Notre île n’a pas attendu le Grenelle de l’Environnement pour se tourner vers la production d’énergie propre, et penser développement durable. « La création de l’ARER, du PRERURE, sont les précurseurs de Gerri », a rappelé Nassimah Dindar.

Les sites visités hier sont des preuves d’un savoir-faire en plein développement. « Fin 2008, le centre d’enfouissement de Bagatelle Sainte-Suzanne sera le premier pôle européen de production d’énergie propre combinant la biomasse et le photovoltaïque et fournira au réseau une puissance totale de 15 Gwh/an, soit l’alimentation de 6100 foyers et qui permettra d’économiser 10.500 tonnes de CO2 », précise la Société de Convention d’Energie du groupe Sechilienne Sidec, qui réalise le projet avec la STAR (Société de Transport et d’Assainissement de La Réunion), projet subventionné par la Région et l’ADEME.

Le centre d’enfouissement reçoit chaque jour 900 tonnes de déchets des communes de la CINOR et de la CIREST. Près de 20.000 m2 de modules photovoltaïques (sur un site qui reçoit 1800 heures d’ensoleillement par an, le maximum de l’île) et la valorisation des déchets en biogaz produirons de l’électricité pendant 20 ans. Un centre de pré-tri des encombrants et des déchets devraient voir le jour mi 2009.

Pour Paul Vergès, le CET de Sainte-Suzanne est l’exemple parfait de la combinaison de deux solutions pour économiser des énergies fossiles : photovoltaïque et biogaz (source d’énergie produite par la dégradation de la matière organique en absence d’oxygène). « Nous produisons 600.000 tonnes de déchets par an, soit deux fois le total des exportations de La Réunion », a t-il souligné.

Que faire de ces déchets ? Exporter une partie vers les pays émergents comme l’Afrique du Sud ou l’Inde (papier, carton, etc) mais surtout les recycler. Aux Réunionnais de changer aussi leur mentalité, leurs habitudes de consommation pour éviter le gaspillage.

Pour atteindre l’autonomie énergétique avant 2030, « nous avons toutes les armes pour réussir », a affirmé le président de la Région. La Réunion est déjà terre d’innovation. Autre preuve, s’il en faut, les 35 éoliennes de Bellevue, résistantes aux cyclones, qui vont accueillir en fin de mois un prototype capable de produire un mégawatt. La production d’électricité de la ferme va être densifiée grâce au photovoltaïque et des turbines en 2009.

Jean-Louis Borloo a terminé sa visite à la centrale thermique de Bois-Rouge qui produit de l’énergie à partir de la bagasse, avant de se rendre à l’ouverture de la conférence internationale sur l’Union européenne et l’outre-mer face au changement climatique.

Edith Poulbassia

Chauffe-eau solaire pour les foyers modestes

Le Département veut accompagner le projet Gerri en encourageant "une culture de l’environnement". Nassimah Dindar a ainsi annoncé l’attribution d’une aide de 700 euros par foyer modeste, afin de s’équiper en chauffe-eau solaire.

Par ailleurs, 36 collèges ont répondu à l’appel à projet pour équiper leurs toits en photovoltaïque. A terme, les 73 collèges disposeront de panneaux. 2,5 mégawatts seront ainsi produits chaque année par les sites départementaux.

EP

Centrale photovoltaïque, ça pousse !

En plein champ, celui de Monsieur Moreau à Saint-Benoît. Une centrale photovoltaïque de 12 MW sera installée sur une partie de ce terrain. Les panneaux, appelés "trackers", sont capables de régler leur orientation en fonction des déplacements du soleil. Cette centrale cohabitera avec la culture de salades et l’élevage de cervidés.

Sur les toits aussi. La CILAM à Saint-Pierre permettra une production d’électricité annuelle d’environ 2,6 Gwh, soit 1773 tonnes de CO2 en moins dans l’atmosphère chaque année, et 1.040 foyers alimentés.

Au Port, 8 à 10 bâtiments de GTOI vont produire 1,3 Gwh d’électricité par an, ce qui évite de rejeter 860 tonnes de CO2. Ces projets en cours sont menés par la SCE (Société de conversion d’énergie) et la STAR (Société de transport et d’assainissement de La Réunion).

EP


MP3 - 730.7 ko

En pièce jointe un extrait MP3 d’une émission de France Culture intitulée : " La Réunion, laboratoire des énergies naturelles"

Cet extrait illustre parfaitement l’aberration du projet photovoltaïque de la route des Tamarins : installé chez les particuliers, pour la même production électrique que sur la route des Tamarins, le photovoltaïque devient aussi un moteur bien plus puissant que n’importe quelle campagne publicitaire, pour inciter les particuliers à la réduction de la consommation électrique.

Unesco : Plaine des Sables contre Morne Brabant

Alain Lipietz

député européen Verts français, interview du Quotidien de la Réunion du 8/72008

Russel A. Mittermeier

président (étatsunien) de Conservation international, membre du conseil de l’UICN, interview du Quotidien de la Réunion du 8/72008

Olivier Bourgeois

coréalisateur du film "Nous resterons sur Terre" , interview du Quotidien de la Réunion du 8/72008

"Nous resterons sur Terre" ;film projeté en avant première, sortie officielle prévue en Janvier 2009, distribution Gaumont, en cours de tournage depuis 2004 dans 23 pays avec 4 grands témoins :

Mikhail Gorbatchev, ex-président du Praesidium de l’URSS, fondateur de l’ONG écologiste Green Cross International

James Lovelock, membre de la Royal Society, père de la théorie "Gaia"

Edgar Morin, philosophe et sociologue français

Wangari Mathaai, kényane, ex-secrétaire d’état à l’environnement (2003-2005), première femme prix nobel de la Paix en 2004, présidente d’une ONG écologiste

Laissons une conclusion (provisoire ?) à Wangari Mathaai : n’attendez plus, ne vous souciez pas de ce que font les autres ou de ce qu’ils pensent de ce que vous faites ! Faites-le si cela vous met en paix avec vous-mêmes !



Forum

  • Que va-t-il sortir de la semaine organisée par l’UICN et ses partenaires institutionnels ?
    13 juillet 2008, par Pan

    Excellente question que se posent de nombreux citoyens/citoyennes.

    Le Parlement européen, en tous cas, et les Verts français (qui n’ont pas "cartonné" aux municipales) a été représenté par ... des repas "dyonisaques" comme précisé sur cette affiche :

    http://aid97400.lautre.net/IMG/pdf/lbsjs33.pdf

    Une alternative, donc, à l’économie, avec un petit goût de vacances.

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