AID Association initiatives dionysiennes
Je t’aime, moi non plus

Nico vs Sego

jeudi 10 juillet 2008 par JMT

Petites phrases assassines de celle qui se revendique la seule opposante à l’omniprésident . Lequel fait monter en ligne le ban, et l’arrière-ban de l’UMP....sans répondre sur le fond. Une affaire en perspective ?

PS - Royal : "Je suis sans doute suivie"

A.C. - le 10/07/2008 - 08h35

Sur RTL, l’ex-candidate PS à la présidentielle a réitéré ses suspicions sur les cambriolages survenus à son domicile suite à ses attaques contre Nicolas Sarkozy. Elle affirme que ses collaborateurs ont également été victimes de vols.

Elle parle de "champ de bataille", de "mise en scène". Sur RTL jeudi matin, Ségolène Royal est revenue sur les cambriolages survenus à son domicile ces derniers mois. Elle estime qu’il y une "drôle de coïncidence" entre un cambriolage survenu le 27 juin 2008 et ses attaques contre Nicolas Sarkozy à la même période.

Crédit Photo : RTL Ségolène Royal sur RTL, le 10 juillet 2008

Mais l’ex-candidate PS à la présidentielle assure ne disposer d’aucune preuve impliquant le pouvoir dans ces cambriolages. "Je n’ai que des coïncidences pour affirmer mes dires", explique-t-elle. Elle affirme par ailleurs que certains de ses collaborateurs ont également été victimes de vols à plusieurs reprises.

La présidente de la région Poitou-Charente juge que ces cambriolages ont été perpétrés de "façon particulière, pour chercher à intimider, à faire peur". Inquiète pour sa sécurité et celle de ses enfants, qui vivent avec elle, Ségolène Royal estime qu’elle est "sans doute suivie".

"Je me sens vulnérable. Le message de ces cambriolages est : à tout moment, on peut porter atteinte à mon intégrité physique", pense-t-elle. "J’espère que l’enquête ira jusqu’au bout. C’est n’est pas une affaire personnelle, mais bien une affaire politique", conclut-elle.

Mercredi, des sources proches du dossier ont expliqué que les policiers chargés d’enquêter sur le cambriolage de l’appartement évoquent une "mise en scène" et une absence de vol.

"L’appartement a été visité, le terme de mise à sac peut être utilisé", explique cette source, en confirmant que le procès verbal d’un précédent cambriolage (août 2006) a bien été "déchiré et mis en évidence à dessein, de façon à ce que ce soit repérable".

Raffarin : "Royal, une personnalité politique fragile"

Jean-Pierre Raffarin a critiqué mercredi Ségolène Royal. "Ses méthodes, son manque d’analyse, la faiblesse de ses propositions, son manque de contenu, finalement le fait qu’elle ne s’est pas montrée à la dimension de l’enjeu, font qu’aujourd’hui il s’agit d’une personnalité politique fragile, et donc ce n’est pas de mon point de vue une personne de premier rang", a déclaré l’ancien Premier ministre

"Je pense que Mme Royal aujourd’hui a un vrai problème au sein du Parti socialiste. C’est la seule candidate à l’élection présidentielle qui, après l’élection présidentielle, ne se retrouve pas à la tête de son parti", a-t-il également déclaré.

Ségolène Royal (PS) se dit "sans doute suivie" ou "écoutée"

AFP - jeudi 10 juillet 2008, 07h27

Segolene Royal au PS le 14/6

La socialiste Ségolène Royal a affirmé jeudi sur RTL qu’elle était "sans doute suivie" ou "écoutée", qualifiant la "mise à sac" de son appartement d’"affaire politique" et déplorant "la violence et la vulgarité" des réactions à l’UMP.

"Je suis sans doute suivie puisque que les policiers eux-mêmes ont trouvé très étrange qu’entre 08h30 et 10h30 le soir de la mise à sac (de son appartement), il y a cette intervention très professionnelle dans un temps très court et à un moment où il n’y a pas de cambriolage car il y a beaucoup d’allers et venues", a expliqué Mme Royal.

"Alors en effet, soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu’à mon domicile, c’est une évidence", selon elle.

L’ancienne candidate à l’Elysée a estimé que la "mise à sac" de son appartement n’était "pas une affaire personnelle, mais une affaire politique", relevant une nouvelle fois sa "coïncidence très étrange" avec un "moment politique sensible".

L’effraction, a-t-elle souligné, s’est produite le lendemain de sa mise en cause de "la mainmise sur la France du clan Sarkozy" et la veille de la présentation de sa contribution pour le congrès du PS "où je mettais en valeur la façon dont Nicolas Sarkozy enrichit ses amis milliardaires".

La visite de son appartement relève de "méthodes inacceptables dans une démocratie", a-t-elle dit. "Le pouvoir en place aurait pu réagir différemment". "Dans n’importe quelle autre démocratie, le pouvoir se serait ému".

Dénonçant "la violence et la vulgarité" des propos des responsables de l’UMP, elle a ajouté : "malgré ces attaques et ces propos particulièrement violents et vulgaires, je ne souhaite à personne qu’il lui arrive ce qui m’est arrivé".

La présidente de Poitou-Charentes a rappelé que c’est la 2e fois que son appartement est "mis à sac", révélant que pendant la campagne présidentielle, "un certain nombre de ses amis et collaborateurs se sont vus dérober leurs ordinateurs". "Une de mes plus proches collaboratrices aussi a vu son domicile fouillé".

Selon Mme Royal, "il y a un climat assez détestable aujourd’hui en France qui autorise les malversations de ce type". "Ceux qui ont fait cette mise en scène ont voulu me signifier que j’étais vulnérable".

La responsable socialiste a accusé Nicolas Sarkozy de faire "une forme de hold-up sur la publicité du service public de l’audiovisuel pour donner cette ressource financière à ses amis des chaînes privées Bouygues et Bolloré".

"Nicolas Sarkozy a enrichi ses amis, les mêmes que ceux qui étaient au Fouquet’s, les mêmes que ceux qui ont reçu les chèques du bouclier fiscal. Il fait plus que compenser le coût de ses vacances", a-t-elle lancé.

Ségolène Royal estime être suivie ou sur écoutes

REUTERS - jeudi 10 juillet 2008, 06h49

© REUTERS2008

Ségolène Royal répète qu’elle voit un lien possible entre le cambriolage de son appartement en juin et ses attaques contre le pouvoir, ajoutant même qu’elle pense être suivie ou sur écoutes téléphoniques.

"C’est évident, je suis sans doute suivie", a déclaré à RTL l’ex-candidate du Parti socialiste à l’élection présidentielle, faisant à nouveau référence aux conditions de la fouille de son appartement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 27 juin dernier.

Les policiers chargés de l’enquête, dit-elle, ont remarqué que le logement avait été "visité" entre 20h30, heure du départ de son fils, et 22h30, quand elle-même est rentrée.

"L’intervention très professionnelle qui a eu lieu à ce moment-là a un temps très très court pour intervenir, à un moment où il n’y a pas de cambriolage, parce que c’est un moment où il y a beaucoup d’allées et venues", a-t-elle expliqué.

"Donc en effet, soit je suis écoutée, soit je suis suivie depuis mon lieu de travail jusqu’à mon domicile, c’est une évidence", a-t-elle conclu.

Aux lendemains des attaques de l’UMP qui estime que l’ex-candidate a dérapé, Ségolène Royal a réaffirmé que le dossier de l’intrusion du 27 juin n’était pas à ses yeux "une affaire personnelle mais politique".

"Il y a une coïncidence (avec) un moment politique sensible, c’est-à-dire le lendemain où je mettais en cause la mainmise sur la France du clan Sarkozy, la veille où je devais présenter ma contribution pour le congrès du Parti socialiste", a-t-elle répété.

Ségolène Royal a rappelé avoir déjà subi un autre cambriolage en 2006 et assuré que plusieurs de ses collaborateurs avaient été victimes de vols depuis la campagne présidentielle, cinq de leurs ordinateurs ayant été dérobés ces derniers mois selon elle.

"Dans n’importe quelle démocratie, le pouvoir en place se serait ému (...) Il y a une façon très particulière de chercher à intimider, à faire peur", estime-t-elle.

Une enquête de police est en cours sur l’intrusion dans le logement de Ségolène Royal. La Direction de la surveillance du territoire (DST) a été requise début juillet par le parquet de Nanterre pour vérifier l’existence éventuelle de dispositifs d’écoutes dans le logement, sans que rien ne soit découvert.

Thierry Lévêque, édité par Véronique Tison

Royal repart en croisade contre Sarkozy, tollé à l’UMP

AFP - mercredi 9 juillet 2008, 19h39

Segolene Royal à Paris le 28/6

Ségolène Royal est repartie en croisade contre "le clan Sarkozy" en allant jusqu’à suggérer que la mise à sac récente de son domicile était liée à ses attaques virulentes contre le président de la République, s’attirant quolibets et réactions indignées de la droite.

C’est la seconde fois en quelques jours que l’ex-candidate socialiste à l’Elysée essuie les foudres de la droite, une situation qui ne lui déplaît pas forcément, Ségolène Royal prétendant être "la seule responsable politique" à dénoncer "la mainmise du clan Sarkozy sur la France".

Une salve de critiques s’était abattue sur elle la semaine dernière lorsqu’elle avait déclaré que Nicolas Sarkozy n’était "absolument pour rien" dans la libération d’Ingrid Betancourt, et averti que "les récupérations politiques seraient totalement décalées".

Mardi soir sur France 2, la présidente de Poitou-Charentes a fait "un rapport" entre ce qu’elle a appelé "la mise à sac" de son appartement de Boulogne-Billancourt le vendredi 27 juin (la deuxième effraction depuis 2006), et ses attaques contre M. Sarkozy, s’étonnant d’"une drôle de coïncidence". Elle a rangé ce fait divers parmi les tentatives d’"intimidation".

Des sources proches du dossier ont confirmé que "le terme de mise à sac peut être utilisé" et précisé qu’"il y a eu effraction, mais il n’y a pas eu vol".

En revanche, le procès verbal d’un précédent cambriolage (août 2006) a bien été "déchiré et mis en évidence à dessein, de façon à ce que ce soit repérable", ont-elles confirmé. Les enquêteurs ne privilégient "aucune piste".

La droite s’est gardée de répliquer sur le terrain de "la mainmise sur les médias", ciblant toutes ses attaques sur ce que le Premier ministre François Fillon a appelé "des insinuations" sur la responsabilité du gouvernement dans la "visite" de son logement.

M. Fillon a reproché à Mme Royal de "perdre le contrôle d’elle-même". Selon lui, elle a "fait une grosse bourde en rompant seule l’unanimité nationale autour de la libération d’Ingrid Betancourt, donc elle allume un deuxième incendie".

A l’UMP, les réactions, centrées sur la condamnation de "propos honteux", ont été féroces : pour Frédéric Lefebvre, la candidate à la succession de M. Hollande "perd ses nerfs", pour le président de l’Assemblée Bernard Accoyer, elle a atteint "un niveau de stupidité affligeant" et "ne recule devant rien pour exister".

Porte-parole du parti majoritaire, Dominique Paillé a demandé que "Mme Royal présente publiquement ses excuses", tout en se disant "sans illusion aucune, l’humilité ne semblant pas être un sentiment capable de l’effleurer".

Les socialistes ont dans l’ensemble soutenu Mme Royal, y compris le premier secrétaire François Hollande, qui a parlé de "faits graves", de "mise en scène" et de "mise à sac" du logement qu’il partagea longtemps avec son ex-compagne.

Chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault a estimé que Ségolène Royal "ne parle sans doute pas en l’air" en établissant un lien entre le cambriolage de son appartement et ses propos contre le "clan Sarkozy". Pour M. Hollande, "la meilleure façon de le savoir, c’est que l’enquête puisse être poursuivie jusqu’au bout et qu’on connaisse toute la vérité sur cette affaire".

Mais, tout en se refusant à "entrer dans la polémique", Laurent Fabius s’est interrogé sur les éléments en possession de Mme Royal : "soit ce qu’elle dit est tout à fait exact, dans ce cas-là évidemment c’est scandaleux, soit ce n’est pas exact et il ne faut pas le dire", a-t-il glissé.

Sous couvert d’anonymat, un député PS se disait "emmerdé, mal à l’aise". "Si on ne la défend pas, on nous reprochera de manquer à la solidarité. Si on la défend, on se retrouve embarqué sur un terrain friable, car si elle n’a pas de preuves de ce qu’elle avance, ce n’est pas crédible".

Sarkozy se fait le porte-parole d’un clan, estime Bayrou

REUTERS - mercredi 9 juillet 2008, 19h10

Nicolas Sarkozy se fait le porte-parole d’un clan et s’attaque jour après jour à tout ce qui charpente la société française, armée, syndicats et service public, estime François Bayrou.

"Au lieu d’être l’homme de la nation, il se fait le porte-parole d’un clan. Il n’est plus la figure du rassemblement et de la réconciliation. Il devient une figure d’affrontement et de fracture", estime le président du MoDem dans une interview au Figaro, à paraître jeudi.

Pour François Bayrou, "c’est la fonction elle-même qui est ainsi mise en cause."

De même, le dirigeant centriste voit un "très mauvais signe" dans l’aggravation du déficit français "qui était en mai 2007 de 40 milliards d’euros - c’était déjà trop - et en mai 2008, après exactement un an de pouvoir, de 50 milliards.".

"Deuxièmement, jour après jour, on attaque tout ce qui charpentait solidement la société française, les fondations du modèle français", ajoute-t-il.

François Bayrou déplore "une série d’attaques blessantes contre l’armée, non seulement des mots très durs et offensants, mais une enquête de contre-espionnage pour identifier des officiers généraux qui ont livré au Figaro une analyse critique du livre blanc !".

"Le lendemain même, l’annonce d’un plan sans précédent de prise de contrôle de l’audiovisuel, l’arrêt des recettes publicitaires dirigées vers les chaînes privées et la décision de nommer le président de France Télévisions par le pouvoir. Enfin, le ricanement humiliant pour les syndicats et les grévistes", ajoute-t-il.

Prié de dire si tout cela pourrait le conduire à faire alliance avec le Parti socialiste qui a également reproché au chef de l’Etat de se comporter en "chef de clan", François Bayrou répond : "Pour proposer au pays un destin autre que celui vers lequel on l’amène, il faudra des alliances larges."

"Les socialistes sont aujourd’hui devant de grandes difficultés de ligne et aussi de leadership. Donc, pour l’instant, ils s’enferment. Mais un jour, ils seront bien obligés d’ouvrir les yeux", ajoute-t-il.

François Bayrou dit également penser aux gaullistes qui vont vivre "le choc du retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan et le renoncement de ce qui faisait, symboliquement, l’originalité de la France dans le monde." "Un jour, tous ceux-là se ressaisiront", dit-il.

Gérard Bon

Cambriolage - Fillon : Royal "perd le contrôle d’elle-même"

H.S (avec agence) - le 09/07/2008 - 15h25

Crédit Photo : LCI/TF1 François Fillon à RTL

Tollé à droite après la sortie de Ségolène Royal sur la "coïncidence" entre le cambriolage de son appartement et ses propos sur "la mainmise du clan Sarkozy".

François Fillon : "C’est honteux de mettre en cause le président de la République"

Pour Frédéric Lefebvre (UMP), Royal "a pété un plomb"

On pouvait s’y attendre, les propos de Ségolène Royal, qui établissait hier un lien entre "la mise à sac" de son appartement et sa dénonciation de "la mainmise du clan Sarkozy", ont provoqué une levée de boucliers dans les rangs de l’UMP.

Le Premier ministre François Fillon a accusé sur RTL l’ex-candidate à la présidentielle de "perdre le contrôle d’elle-même". Le chef du gouvernement a jugé "absolument honteux de mettre en cause le président de la République". Selon lui, les propos de Mme Royal sont des "insinuations" lancées "sans aucune espèce naturellement de preuve", et relèvent de "la rubrique des faits divers".

De son côté, Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a évoqué une sortie "absurde et accablante". Chantal Brunel, porte-parole de l’UMP, a dénoncé des propos qui relèvent de "la diffamation et de la calomnie".

Mais c’est Frédéric Lefebvre, également porte-parole de l’UMP s’est montré le plus disert, estimant, tout en finesse, que Ségolène Royal avait "pété un câble", et qu’elle était "en train de craquer". En résumé : "Elle fait n’importe quoi."

"La meute est lâchée contre Royal"

De son côté, la députée Delphine Batho, proche de Ségolène Royal, a reproché au Premier ministre François Fillon d’avoir "manifestement perdu le sens des valeurs et des usages républicains", dans sa réaction. "

On aurait préféré qu’il commente, tout comme les autres responsables de l’UMP, ce que Ségolène Royal a dit sur la mainmise du clan des puissants amis de Nicolas Sarkozy sur la France, et en particulier sur les médias. Leur silence gêné montre que Ségolène Royal a visé juste", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Autre proche de Ségolène Royal, le sénateur PS de Paris David Assouline a déclaré dans un communiqué que "la meute est encore lâchée contre celle qui dit clairement comment, pourquoi et pour qui le clan Sarkozy fait main basse sur la France".

Les sénateurs PS ont réclamé mercredi une commission d’enquête parlementaire sur "l’indépendance des médias", évoquant les "liens manifestes" entre "certains acteurs politiques, y compris au plus haut niveau de l’Etat", et les patrons de presse.

Fureur à l’UMP après les accusations de Ségolène Royal

REUTERS - mercredi 9 juillet 2008, 10h31

© REUTERS2008

Ségolène Royal a déclenché de violentes attaques de Matignon et de l’UMP en dénonçant un possible lien entre un cambriolage de son appartement le 27 juin dernier et ses critiques virulentes contre Nicolas Sarkozy et le gouvernement.

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, a jugé que l’ex-candidate PS à l’Elysée avait "pété un câble".

"Elle ne recule devant rien pour exister. Ca a atteint maintenant un niveau de stupidité qui est véritablement affligeant", a dit le président de l’Assemblée Bernard Accoyer. François Fillon estime qu’elle "perd le contrôle d’elle-même".

"Cette façon, sans aucune espèce évidemment de preuve, cette espèce d’insinuation qu’elle nous lance comme ça, je trouve que c’est honteux", a dit le Premier ministre sur RTL.

La présidente de Poitou-Charentes a déposé plainte après avoir découvert, selon ses déclarations, son logement de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) "retourné" le 27 juin. Rien n’a été volé, souligne-t-elle.

Selon la police, des bijoux, dont les boucles d’oreille de la fille de l’ex-candidate, ont été retrouvés exposés sur les meubles. Le texte d’une plainte concernant un précédent cambriolage du même logement en août 2006 a été retrouvé déchiré en deux. L’enquête n’a pour l’instant rien donné.

"J’observe que la semaine dernière, au moment où j’ai dit qu’il fallait mettre fin à la mainmise du clan Sarkozy sur la France, mon domicile a été mis à sac", a-t-elle dit lors du journal de 20h de France 2 mardi soir.

"Je fais un rapport entre les deux, en effet (...) C’est une drôle de coïncidence et c’est la seconde fois, la première a eu lieu pendant la campagne présidentielle", a-t-elle ajouté.

Les représentants de la majorité jugent impensable que le chef de l’Etat ou ses proches puissent ordonner une telle opération.

DES PRÉCÉDENTS

Les proches de Ségolène Royal rappellent que plusieurs de ses collaborateurs ont connu aussi des cambriolages ou des vols pendant la campagne présidentielle, comme sa conseillère Sophie Bouchet-Petersen, qui s’était fait dérober son ordinateur.

Son conseiller pour l’écologie Bruno Rebelle avait fait l’objet d’une enquête et d’une fiche des Renseignements généraux, faits reconnus par ce service de police qui affirmait cependant avoir agi en raison de son ex-qualité de président de Greenpeace-France.

"La seule chose dont on soit absolument certain, c’est qu’elle est ciblée. Il ne s’agit pas d’un cambriolage ordinaire mais d’une mise à sac (...) Je trouve choquant de moquer cela. C’est une manière de dire grosso modo qu’elle est folle", a dit son avocat Jean-Pierre Mignard à Europe 1.

Au PS, les proches de Ségolène Royal la soutiennent, comme les députées Aurélie Filipetti et Delphine Batho, qui estiment que la majorité devrait dénoncer la mise à sac du logement.

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée Jean-Marc Ayrault a prêté sur RMC au chef de l’Etat un comportement "étonnant, étrange et éloigné de sa fonction".

Ségolène Royal "a raison de parler comme elle parle, sans ambages, en disant ce qu’est aujourd’hui le sarkozysme", a estimé de son côté Arnaud Montebourg.

Laurent Fabius a en revanche pris ses distances. "Soit ce qu’elle dit est tout à fait exact et dans ce cas-là évidemment c’est scandaleux, soit ce n’est pas exact et il ne faut pas le dire", a dit l’ex-Premier ministre sur Europe 1.

L’épisode fait suite à d’autres déclarations virulentes de Ségolène Royal contre l’Elysée, quand elle a souligné que Nicolas Sarkozy n’avait joué aucun rôle dans la libération d’Ingrid Betancourt, ou après ses déclarations ironiques sur les grèves, quand elle l’avait qualifié de "roi qui s’amuse".

La bataille pour la direction du PS, qui sera désignée après le congrès PS de novembre, s’annonce très ouverte entre elle et les autres candidats possibles, Bertrand Delanoë, Pierre Moscovici ou encore Martine Aubry.

Thierry Lévêque, édité par Pascal Liétout

PS - "Sarkozy vit dans un autre monde (...) Il croule sous l’argent"

le 08/07/2008 - 18h52

Crédit Photo : DR Ségolène Royal le 25 mai 2008

"On se croirait revenu sous l’Ancien régime où le roi s’amuse, le roi dilapide l’argent, le roi soigne ses amis", a déclaré mardi l’ex-candidate PS à la présidentielle sur RTL.

Ces derniers jours, Ségolène Royal amplifie son duel par médias interposés avec Nicolas Sarkozy, comme du temps de la campagne présidentielle. L’ex-candidate socialiste a estimé mardi que les propos du chef sur les grèves en France sont "pires que de la provocation" et montrent que le chef de l’Etat "vit dans un autre monde".

"Je pense que c’est pire que de la provocation. Il ne se rend même plus compte de ce qu’il dit, au sens où, ça y est, il vit dans un autre monde. Pour lui, l’argent n’a pas d’importance puisqu’il croule sous l’argent", a-t-elle déclaré sur RTL.

"Il ne se rend pas compte que les gens sont désespérés" et qu’il est "très difficile pour les salariés, modestes en particulier, de perdre une journée de salaire pour une journée de grève", a-t-elle ajouté.

Selon Ségolène Royal, "c’est une méconnaissance de ce qui se passe aujourd’hui en France. On se croirait revenus sous l’Ancien Régime où le roi s’amuse, le roi dilapide l’argent, le roi soigne ses amis, le roi enrichit ceux qui sont déjà riches, et pendant ce temps-là, le peuple s’appauvrit".

"Présider un pays, c’est d’abord respecter les Français et répondre à leurs soucis et à leurs problèmes", a-t-elle estimé.

Samedi, devant le conseil national de l’UMP, Nicolas Sarkozy avait évoqué le faible impact des grèves en France, affirmant que "désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit".

Ségolène Royal en fait-elle trop ? Interrogé lundi soir par LCI.fr, un proche de la candidate décryptait sa stratégie : "à quatre mois du congrès socialiste, Ségolène apparaît aux yeux des militants comme la plus combattive, elle ne veut pas que la gauche soit silencieuse face aux offensives de Sarkozy.

Le rapport Mazeaud contre les quotas de l"immigration lui donne raison après coup". Et d’ajouter : "je reconnais que cette attitude "toujours contre" ne renforce pas sa présidentialité et sa crédibilité auprès de l’ensemble des Français mais il faut déjà solidifier un socle". Quant à sa déclaration sur la libération de Betancourt ? "C’était pas forcément le bon timing."

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PS : Royal : "Je suis écoutée ou suivie, c’est une évidence"

10 juillet 2008 - 08h22

Sur RTL, Ségolène Royal est revenue sur les cambriolages survenus à son domicile, et estime être suivie de son domicile jusqu’à son lieu de travail.

Cambriolage : Fillon : "C’est honteux de mettre en cause le président"

09 juillet 2008 - 08h13

Le Premier ministre François Fillon accuse mercredi sur RTL l’ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal de "perdre le contrôle d’elle-même".

Politique : Le commentaire politique de Christophe Barbier du 9 juillet

09 juillet 2008 - 07h59

Le commentaire politique de Christophe Barbier : Royal attaque Sarkozy ad hominem

Cambriolage : Insinuations contre Sarkozy : "Royal a pété un plomb"

09 juillet 2008 - 07h13

Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre s’en prend à Ségolène Royal et ses insinuations sur un lien entre le président et le cambriolage de son domicile.

PS : Royal : "C’est une drôle de coïncidence"

08 juillet 2008 - 21h08

Invitée mardi sur France 2, la socialiste a déclaré qu’elle voyait un possible rapport entre un cambriolage de son appartement et ses attaques virulentes contre Nicolas Sarkozy.

Ingrid Betancourt : Royal : Sarkozy "n’est pour rien dans la libération"

04 juillet 2008 - 08h09

Sur RTL, Séolgène Royal a estimé que Nicolas Sarkozy n’a été "pour rien" dans la libération d’Ingrid Betancourt.


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