AID Association initiatives dionysiennes
Inflation record, commerce extérieur lourdement déficitaire, consommation en baisse

Consommation - Pouvoir d’achat

Le charme plus tellement discret de la Sarkozie !

jeudi 26 juin 2008 par JMT

Préférez-vous être racketté(e) en payant plus cher vos produits pour payer des pubs ineptes à la télé afin d’alimenter l’audiovisuel public ou payer une taxe sur l’internet dans le même but, sachant que dans les deux cas ça sort de votre poche, que vous n’avez pas votre mot à dire sur l’utilisation et que les plus pauvres paieront proportionnellement plus ?

Par ailleurs, comme ça ne va pas fort sur le front des revenus (alias pouvoir d’achat) mis à mal par une flambée d’inflation généralisée, malgré deux hausses du SMIC cette année, le moral des français est en berne.

La potion est amère et en plus ne marche pas ? ce n’est pas grave, la méthode du bon Dr Sarko c’est de doubler la dose !

Consommation - Les Français ont le moral dans les chaussettes

le 26/06/2008 - 09h35

En vingt ans, les consommateurs de l’Hexagone n’ont jamais eu le moral aussi bas : il a encore perdu 4 points en juin. La dégradation la plus forte concerne l’opinion des ménages sur les perspectives d’évolution du niveau de vie en France.

Mois après mois, c’est une véritable dépression qui s’installe parmi les consommateurs français, et l’Insee se fait l’écho de cette crise. Le moral des ménages français a encore chuté de quatre points en juin, à son niveau le plus bas depuis 1987, en données corrigées des variations saisonnières. L’indicateur résumé qui le mesure s’est établi à -46 contre -42 en mai (révisé à la hausse). Il s’agit de la douzième baisse consécutive de cet indicateur, qui existe sous cette forme depuis 1987.

En juin, tous les soldes composant l’indicateur résumé se replient, selon l’Institut de la statistique. La dégradation la plus forte concerne l’opinion des ménages sur les perspectives d’évolution du niveau de vie en France, qui perd 7 points à -57. L’opinion sur l’évolution passée de leur niveau de vie se détériore également (passant de -75 à -78).

Crédit Photo : LCI

Sur le front de l’emploi, rien de nouveau, pour les ménages

En juin, les ménages sont également plus pessimistes sur l’évolution future de leur situation financière personnelle (-19 à -23). Leur opinion sur son évolution passée fléchit aussi (-33 à -35). Le solde sur l’opportunité de faire des achats importants recule également (-33 à -37).

Concernant l’opinion des ménages sur les perspectives d’évolution du chômage, elle évolue peu. Leur opinion sur l’opportunité d’épargner est en léger recul (21 à 20), tout comme celle sur leur capacité future à épargner. Les ménages sont plus pessimistes sur leur situation financière actuelle. Enfin concernant les prix, les ménages sont aussi nombreux qu’en mai à trouver qu’ils ont fortement augmenté sur le passé. Leurs anticipations d’inflation pour les douze prochains mois se dégradent un peu.

D’après agence

Sarkozy accélère la fin de la publicité à la télévision publique

AFP - jeudi 26 juin 2008, 05h58

Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi la suppression de la publicité dès janvier à partir de 20H00 à la télévision publique, et proposé de mettre largement à contribution les fournisseurs internet et les opérateurs télécom pour financer cette réforme.

Ce changement majeur dans l’audiovisuel public interviendra donc un an, presque jour pour jour, après l’annonce de ce projet de réforme par le président de la République, le 8 janvier dernier, à la stupéfaction générale.

La presse tant nationale que régionale, à l’exception notable du Figaro, critique vivement ce jeudi les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy pour réformer l’audiovisuel public, qui aboutiraient à un "retour de l’ORTF".

"La gauche en rêvait, Sarkozy l’a fait (...) Ce principe simple, financement public (redevance et taxe) pour les chaînes publiques, financement privé (publicité) pour les chaînes privées, n’est ni de droite ni de gauche. C’est une règle de bon sens", se réjouit Etienne Mougeotte dans Le Figaro.

En revanche, pour Laurent Joffrin (Libération), "l’hyperprésident place le secteur public sous son contrôle politique direct". "La France avait mis des décennies à se dégager imparfaitement d’une sujétion archaïque. Elle y revient d’un seul geste (...) Nous vivons une formidable régression", dénonce-t-il.

Même son de cloche dans L’Humanité, où Claude Baudry déplore "le fait du prince". "En asséchant à petit feu le service public, apparaît crûment la volonté de le vider de son sens, de le laisser s’étioler tout en laissant croire qu’un audiovisuel public fort est nécessaire", estime-t-il.

Mercredi, le chef de l’Etat a corrigé en plusieurs points le rapport remis le même jour par la commission présidée par le patron du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, qui planchait depuis quatre mois. M. Sarkozy veut accélérer la disparition de la publicité : progressive dès janvier 2009, définitive à partir du 1er décembre 2011, alors que la commission avançait les dates respectives de septembre 2009 et début 2012.

"Je me dis +attention+, si on attend septembre 2009, c’est encore un an où le téléspectateur aura entendu dire qu’il allait se passer des choses et que ça allait changer et où il ne se passera rien", a-t-il justifié. Pour compenser la suppression des recettes publicitaires (estimées à 450 millions d’euros la première année), Nicolas Sarkozy veut taxer le chiffre d’affaires des opérateurs de téléphonie et d’internet à hauteur de 0,9% (plus que les 0,5% préconisés par la commission), soit 378 millions d’euros selon les estimations des professionnels.

La Fédération française des télécoms, qui regroupe les opérateurs, a aussitôt qualifié cette taxe de "contre-productive" et d’"illégale". Les opérateurs "seront inéluctablement amenés à reporter tout ou partie de cette taxe sur la facture de leurs clients", a-t-elle prévenu.

La proposition-surprise de M. Sarkozy de faire désormais nommer le président de France Télévisions par le gouvernement —et non plus par le Conseil supérieur de l’audiovisuel—, sauf véto d’une majorité qualifiée de parlementaires, a provoqué l’inquiétude de l’opposition. Le président "porte un coup grave à l’indépendance des médias", ont estimé les députés PS, qui ont claqué la porte de la commission Copé début juin.

Autres mécontents, les syndicats de France Télévisions, qui se déclarent "encore plus en colère" après le discours de Nicolas Sarkozy. "Toutes les mesures préconisées, tous les chiffres avancés sont remis en cause par Sarkozy. On ne sait plus où on va", a déclaré à l’AFP Jean-François Téaldi, membre de l’intersyndicale.

M. Copé a estimé au contraire que l’essentiel des propositions de sa commission avaient été reprises, et il a assuré sur France 2 que la désignation du président de France Télévisions par le gouvernement "n’avait rien à voir avec (l’époque de) l’ORTF". "Il n’y a aucun risque de reprise en main", a aussi assuré la ministre de la Culture Christine Albanel.

Les recettes publicitaires de toutes les chaînes privées feront l’objet, comme prévu par la commission, "d’un prélèvement nouveau de l’ordre de 3%" pour quelque 80 millions d’euros, a également indiqué M. Sarkozy.

Il n’a pas évoqué l’indexation de la redevance (actuellement de 116 euros) sur l’inflation, préconisée par la commission. L’Elysée a précisé que le président était "toujours ouvert à cette hypothèse", mais que "la décision serait prise plus tard".

Revenant sur les raisons de cette réforme qui bouleverse l’audiovisuel, Nicolas Sarkozy a souligné qu’"en supprimant la publicité, nous voulons donner à nos chaînes publiques les moyens d’une plus grande liberté".

Télévision publique - "La nouvelle taxe est injuste et illégale"

Olivier LEVARD - le 25/06/2008 - 17h16

Crédit Photo : AFP/Thomas Coex Photo prise dans les locaux du fournisseur d’accès à Internet Free, le 3 mai 2006

Interview - Les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d’accès à Internet s’élèvent contre la proposition de taxe proposée par la commission Copé pour financer France Télévisions. "Certains opérateurs vont répercuter la taxe sur leur facture en expliquant aux abonnés ce qu’il payent", explique le directeur général de leur fédération sur LCI.fr.

L’essentiel de la facture.

Voilà en substance ce que devront régler les opérateurs téléphoniques et fournisseurs d’accès à Internet pour financer la fin de la pub à France Télévisions. La commission Copé sur l’avenir de l’audiovisuel public recommandait en effet de les taxer à hauteur de 0,5% de leur chiffre d’affaires, soit plusieurs centaines de millions d’euros chaque année, mais Nicolas Sarkozy l’a porté à 0,9% dans son discours mercredi après-midi.

La Fédération française des télécoms, qui représente tous ces acteurs, ne décolère pas. Son directeur général, Yves Le Mouël, dénonce sur LCI.fr le caractère "illégal" de cette taxe et prévient que les factures des abonnés devraient augmenter.

LCI.fr : Le gouvernement s’apprête à vous taxer pour financer l’audiovisuel public. Vous Yves Le Mouël, élevez-vous contre l’idée même de cette taxe ou simplement contre le montant qui vous sera prélevé ?

Yves Le Mouël, directeur général de la Fédération Française des Télécom : Nous sommes complètement hostiles au principe même de cette taxe. Cela revient à taxer tout un secteur. Quand Madame Michu, dans le Cantal, passera un coup de téléphone à sa fille, elle payera une deuxième redevance. C’est à la fois injuste et illégal.

LCI.fr : L’argument du gouvernement, c’est que l’on assiste actuellement à une convergence entre les télécommunications et l’audiovisuel... Ne vous rapprochez-vous donc pas, de fait, du marché de France Télévisions ?

Y. L. M. : Nous ne le contredisons pas sur ce point mais il y a toujours deux activités distinctes. Il est vrai que sur Internet, nous avons maintenant une audience mais elle n’est pour l’instant monétisée que de manière extrêmement faible (NDLR : elle rapporte peu). Sur les 12 milliards d’euros que rapporte la publicité en France, seulement 700 millions sont dépensés sur Internet. Si l’on ne nous taxait que sur la publicité que nous récupérerions sur Internet, nous n’aurions rien à dire mais tout notre chiffre d’affaires est visé. Sans parler du fait que les géants du Web que sont Google, Yahoo, MSN ne seront pas visés par la nouvelle taxe. C’est déséquilibré !

LCI.fr : Comment comptez-vous vous défendre ?

Y. L. M. : Nous avons fait appel aux meilleurs experts. Guy Carcassonne, pour la Constitution, et Gilbert Parleani, pour le droit communautaire. Ils nous disent tous les deux que le projet de loi est bancal.

LCI.fr : C’est-à-dire ?

Y. L. M. : Si la loi frappe de manière discriminatoire une catégorie d’acteurs, elle peut être anticonstitutionnelle. Une taxe pour financer France Télévisions doit frapper des entreprises dont l’économie repose sur le même modèle économique, l’audience. C’est le cas des chaînes de télévision privées. Or, nous sommes sur un modèle différent, l’abonnement.

LCI.fr : Et au niveau européen ?

Y. L. M. : L’Union européenne a déjà fait savoir que l’idée de cette taxe n’est pas appropriée. Elle handicape des secteurs qui sont des moteurs de croissance. Mais Bruxelles ne pourra se pencher sur le sujet que lorsque la France lui notifiera la création d’une taxe, après le vote de la loi, s’il a lieu. La Direction générale de la concurrence l’étudiera à ce moment là et nous ferons valoir notre opinion.

LCI.fr : Vous avez donc bon espoir de l’emporter ?

Y. L. M. :Le passé nous rend confiant. La taxe d’équarrissage sur la viande que devaient payer uniquement les supermarchés, et pas les petits commerces, avait déjà attiré l’attention de la Commission. Elle était finalement passée car elle ne portait que sur leur chiffre d’affaires de boucherie. Le problème, c’est que l’on veut nous taxer sur tout notre chiffre d’affaires. Nous allons donc mener des actions de lobbying en France et en Europe, en toute transparence, simplement en rappelant que cette décision est néfaste à la croissance et au pouvoir d’achat ?

LCI.fr : Les groupes que vous représentez gagnent énormément d’argent. Ne faites-vous pas preuve de mauvaise volonté ?

Y. L. M. : On nous dit que les 200 millions d’euros que l’on veut nous faire payer - et nous lisons même que cela pourrait être beaucoup plus - sont une goutte d’eau pour notre secteur (L’interview a été réalisée avant le discours de Nicolas Sarkozy qui a annoncé une taxe de 0,9% soit porès de 400 millions d’euros par an). Mais si nous gagnons effectivement beaucoup d’argent nous devons aussi énormément investir. Pas moins de sept milliards d’euros par an pour entretenir les réseaux, les améliorer, lancer de nouveaux services... Et 200 millions d’euros représentent 3000 stations de bases mobiles ou 200.000 foyers équipé en fibre optique en moins chaque année. C’est paradoxal au moment ou nous demande d’accélérer le développement du très haut débit.

LCI.fr : Concrètement, qu’est ce que cela changerait pour vos abonnés ?

Y. L. M. : Certains opérateurs vont répercuter la taxe sur leur facture en expliquant aux abonnés ce qu’il paye. Chacun pourra le faire à sa manière. Cette taxe serait alors unique au monde. Nous serons le seul pays à taxer les opérateurs pour financer notre audiovisuel public. La solution passait pourtant simplement par une augmentation de la redevance mais il fallait pour cela avoir du courage politique.

LCI.fr : Hausse de la redevance ou hausse de la facture : finalement rien ne change pour le consommateur...

Y. L. M. : C’est vrai, mais personne n’avait demandé à Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité à France Télévisions !

Vidéo : Christine Lagarde fait ses soldes

25 juin 2008 - 15h41

En images - Prêchant par l’exemple la relance de la consommation, la ministre de l’Economie a donné le coup d’envoi de la saison des soldes.

Video : Soldes-Les bonnes affaires sont aussi sur le net

25 juin 2008 - 13h00

Pour ceux qui veulent éviter la cohue, il existe les soldes sur Internet. De nombreux sites bradent leurs produits à des prix imbattables. Explications.

Soldes - La chasse aux bonnes affaires est lancée

le 25/06/2008 - 13h00

Crédit Photo : TF1/LCI

Les soldes d’été débutent ce mercredi, l’occasion pour les magasins d’écouler des stocks encore très importants.Dans la plupart des départements, les soldes vont durer jusqu’au 5 août

Le coup d’envoi des soldes d’été est donné ce mercredi. Et les bonnes affaires devraient être au rendez-vous puisqu’à cause de la météo capricieuse et de la hausse des prix dans l’alimentaire et le carburant, les Français ont jusque là dépensé moins pour l’habillement.

Conséquence, les stocks des magasins sont importants. "Nous allons démarrer sur des réductions de prix plus importantes que d’habitude : les stocks sont lourds et les entreprises sont endettées", indique Lucien Odier, président de la Fédération des enseignes de l’habillement, qui regroupe les chaînes Zara, Etam, Devred, Zadig et Voltaire. "On n’a jamais vu une saison aussi mauvaise !", renchérit Charles Melcer, président de la Fédération nationale de l’habillement, représentant les commerces indépendants.

Sur les cinq premiers mois de l’année, les chaînes et commerces indépendants d’habillement ont en effet enregistré une légère baisse de leurs ventes en valeur, de 1% pour le premier canal et de 0,5% pour le second, selon l’Institut français de la mode. Seuls les grands magasins s’en sortent (+0,9%), soutenus par leur clientèle étrangère.

Pour compenser, des magasins et sites de ventes en ligne ont déjà offert de belles promotions avant les soldes, avec des rabais allant de 20 à 80% sur certains articles. "Si la météo s’améliore, nous allons démarrer les soldes sur des baisses de 30% à 40%, mais si elle est mauvaise, nous serons obligés de casser les prix entre -50% et -60%", indique Charles Melcer. En ce qui concerne les chaînes de magasins, les rabais devraient tourner autour de 20 à 50%.

Deux semaines au choix en 2009

Les soldes, dont la période d’été représente en moyenne 20 à 25% du chiffre d’affaires annuel d’un magasin, sont les seules périodes où les commerçants sont autorisés à revendre à perte, c’est-à-dire en dessous du prix auquel ils ont acheté.

Toutefois, rares sont les magasins qui revendent réellement à perte. En plus des deux périodes fixes nationales, qui seront réduites de six à cinq semaines, les commerçants pourront, à partir de janvier 2009, choisir librement deux semaines de soldes supplémentaires par an.

Cette année, les soldes d’été dureront jusqu’au 5 août dans la plupart des départements, sauf dans l’Aude, les Bouches-du-Rhône, le Gard et les Pyrénées-Orientales, où ils commencent le 2 juillet, selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

(D’après agence)

Smic - Une hausse, mais pas de coup de pouce

O.L avec agence - le 23/06/2008 - 20h53

Le Smic sera revalorisé de 0,9% au 1er juillet à 8,71 euros de l’heure pour tenir compte de l’inflation mais sans aide supplémentaire du gouvernement. La loi impose une hausse automatique du salaire des ouvriers et des employés les moins bien payés lorsque l’inflation dépasse 2% en cours d’année.

On s’y attendait mais c’est maintenant officiel, le Smic n’aura pas de "coup de pouce" cette année. Le salaire minimum sera simplement revalorisé de 0,9% au 1er juillet à 8,71 euros de l’heure pour tenir compte de l’inflation. Xavier Bertrand l’a annoncé lundi matin aux partenaires sociaux, selon des propos cités par la CGT.

Le ministre du travail a appris la nouvcelle à la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) réunie rue de Grenelle. Le Smic a déjà été revalorisé par anticipation le 1er mai de 8,44 euros à 8,63 euros bruts de l’heure en raison de la flambée des prix.

"Une décision scandaleuse", pour la CGT

La loi impose une hausse automatique du salaire des ouvriers et des employés les moins bien payés lorsque l’inflation dépasse 2% en cours d’année. Il n’y avait pas eu de hausse anticipée depuis 1996. La hausse du Smic au 1er juillet, qui concerne environ 2,5 millions de personnes, dont 900.000 à temps partiel, est calculée chaque année à partir de l’évolution de plusieurs paramètres économiques.

Elle est égale à l’inflation de l’année passée, plus la moitié du pouvoir d’achat du salaire horaire ouvrier (SHBO). "Le 1er juillet, les Smicards auront 8 centimes d’augmentation. Il n’y aura pas de coup de pouce, cette décision du gouvernement est scandaleuse, car cela n’a jamais été aussi nécessaire que cette année", a commenté Maryse Dumas (CGT) devant la presse au sortir de la réunion.

Revalorisation annuelle au 1er janvier à partir de 2010

Le 1er juillet, le ministre du Travail et son homologue à l’Economie et l’Emploi Christine Lagarde rencontreront les partenaires sociaux pour discuter de l’avant-projet de réforme qui leur a été transmis lundi. Une revalorisation du Smic au 1er janvier donnerait "une lisibilité accrue aux partenaires sociaux" dans les branches pour relever les rémunérations minimum prévues dans les conventions collectives, et dans les entreprises pour négocier des augmentations salariales, selon l’exposé des motifs. M. Bertrand a annoncé le passage du texte en conseil des ministres avant la pause de l’été.

"Nous n’oublions rien de nos promesses", a-t-il dit. La CFTC s’était par avance émue du projet de réforme, rappelant que le Smic est un "instrument de justice sociale" et "doit être fixé par l’Etat, et non par un quelconque comité, sans légitimité démocratique".

Même crainte à la CGT pour qui "les critères d’indexation automatiques du Smic qui sont visés" et la politique du gouvernement contradictoire avec la volonté de Nicolas Sarkozy "que la France qui se lève tôt soit enfin reconnue dans la valeur de son travail". La CGT est également opposée, contrairement à d’autres syndicats, à la volonté de faire passer l’augmentation du Smic du 1er juillet au 1er janvier. Selon la CGT, "cela va dans le sens de la volonté du patronat de permettre une annualisation du Smic" afin que son calcul intègre les primes, indemnités, 13ème mois, etc. Le Smic est calculé actuellement sur une stricte base horaire.

Revenus - Les salaires qui augmentent bien... et les autres

Olivier LEVARD - le 23/06/2008 - 18h13

Crédit Photo : DR

Les salaires de base ont progressé l’an dernier de 2,6% hors primes et heures supplémentaires, mais cette moyenne cache des disparités. Mieux valait travailler dans le BTP (1,3 million de salariés) que dans la presse ou l’audiovisuel (221.000 salariés), selon une grille publiée lundi.

Pour négocier une augmentation en 2007, mieux valait aller voir son patron dans le BTP qu’à la télé... Les salaires de base ont progressé l’an dernier en France de 2,6% hors primes et heures supplémentaires, mais cette moyenne cache des disparités, selon une grille publiée lundi.

Cette grille des conventions regroupées pour l’information statistique (CRIS) est établie par la Direction des études du ministère du Travail (Dares). Elle détaille les évolutions du salaire mensuel de base des années 2006 et 2007. On y voit le salaire mensuel de base (SMB) du BTP progresser de 3,1%, et même 3,3% pour les seuls salariés des travaux publics, grâce à "la traditionnelle vigueur de la négociation collective" dans le secteur conjuguée à "un contexte économique sectoriel favorable". Les ouvriers représentent 70% des effectifs des branches du BTP, et leur salaire a progressé de 3,1% en 2007.

Presse et audiovisuel à la traîne

Dans l’immobilier et activités tertiaires liées au bâtiment (337.400 salariés), le dynamisme de l’activité en 2006 a poussé les salaires en 2007 (+3,5%). Dans les branches du nettoyage, de la manutention, de la récupération et de la sécurité (598.900 salariés), les salaires de base ont aussi progressé davantage que la moyenne (+3,1%).

Les plus mal lotis en revanche sont l’imprimerie et branches associées (+1,8%), la presse (1,8%), l’audiovisuel (+1,4%) mais pas la publicité où les salariés ont mieux renégociés les salaires (+3,2%). De même, dans le secteur sanitaire et social (764.400 salariés), la hausse des salaires de base a été limitée à 2,3%. Idem dans l’enseignement privé et la formation.

Croissance - Coup de froid sur l’économie française

le 20/06/2008 - 22h24

Crédit Photo : DR

L’immobilier dans la tourmente

Inflation au plus haut depuis 1991, pouvoir d’achat en stagnation, consommation atone et retournement du marché immobilier... L’économie française va subir un "net coup de frein" en 2008 avec seulement 1,6% de croissance, selon les dernières prévisions de l’Insee.

Alors que le gouvernement prévoit pour l’instant une croissance comprise entre 1,7% et 2,0% cette année, l’Institut national de la statistique estime qu’après une hausse inattendue de 0,6% au premier trimestre, le PIB de la France, rattrapée par la crise financière internationale, ne progresserait plus que de 0,2% au deuxième. Il stagnerait ensuite (+0,0%) au troisième, avant de rebondir faiblement (+0,2%) les trois derniers mois de l’année. Un niveau médiocre et de mauvais augure pour la croissance en 2009, que le gouvernement annonce pourtant en légère accélération (entre 1,75% et 2,25%).

La faute à qui ?

La principale responsable est l’inflation, attisée par la hausse des prix du pétrole et produits alimentaires, qui devrait rester supérieure à 3% une bonne partie de l’année avec un pic à 3,6% en juillet. Elle devrait ensuite progressivement s’assagir et atteindre 3,2% en 2008 (dont environ 1,2 point lié au prix de l’énergie et 1 point lié aux prix alimentaires), à condition que le baril de pétrole se maintienne autour de 130 dollars. Dans ses dernières prévisions publiques, le gouvernement français prévoit de son côté une inflation moyenne de 2,2%. Mais avec un baril de Brent à 100 dollars.

"Ces prévisions me paraissent exagérément pessimistes surtout si je compare avec d’autres prévisions d’autres organismes comme le Fonds monétaire international ou l’OCDE ou nos propres prévisions", dont aucune n’est inférieure à 1,7%, a déclaré la ministre de l’Economie Christine Lagarde, interrogée sur France Info. A son tour, François Fillon a jugé la prévision de l’Insee "comme d’habitude, extrêmement pessimiste", lui-même se disant "relativement optimiste" quant à l’objectif du gouvernement "extrêmement réaliste". "On a vu ces derniers mois qu’elles (les prévisions) ne se vérifient pas toujours", a poursuivi le Premier ministre tout en admettant "l’impact sur l’économie européenne" de la crise américaine, du prix du pétrole et des matières premières et enfin du taux de change euro-dollar.

Quant au PS, il estime, par la voix de son secrétaire national à l’économie, Michel Sapin, que les prévisions de l’Insee viennent "conforter l’analyse que le PS fait de la situation économique française", estimant que le "pire est à venir".

Vers un "retournement" de l’immobilier

Cette inflation record depuis 1991 "ampute" inévitablement le pouvoir d’achat des Français qui ne progressera que très faiblement tout au long de l’année, prévient l’Insee. Il ne gagnerait au total que 0,9%, contre 3,3% en 2007. Quant au pouvoir d’achat "par unité de consommation", qui prend mieux en compte les évolutions démographiques de la société, il devrait même stagner (+0%).

Il s’agit en outre d’une moyenne sur l’ensemble de la population française. Or les carburants et l’alimentation étant les dépenses qui pèsent le plus lourd dans le budget des foyers les plus pauvres, il est vraisemblable que le pouvoir d’achat de ces derniers régressera purement et simplement cette année.

Autant de facteurs négatifs qui vont peser sur la consommation des ménages, moteur de la croissance française ces dernières années, explique l’Insee. Déjà mal en point au premier trimestre de l’année, cette consommation restera "atone", et la consommation alimentaire devrait même reculer fortement (-1,1%).

Autre victime de la crise financière et d’une croissance en berne : l’investissement en logement des ménages, qui devrait reculer. Pour l’Insee, le "retournement" de l’immobilier "est désormais engagé en France", même si son ampleur reste encore incertaine.

Dans un environnement mondial moins porteur, le commerce extérieur devrait encore creuser un peu plus son déficit et peser davantage sur la croissance. Seule consolation, le taux de chômage devrait lui continuer à baisser légèrement et atteindre 7,1% en métropole fin 2008.

(D’après agence)

video : L’immobilier dans la tourmente

20 juin 2008 - 09h04

Vidéo - La construction de logements subit de plein fouet le coup de frein du secteur immobilier, comme en témoignent notamment les mauvais résultats de promoteurs.


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1972184

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site ECONOMIE  Suivre la vie du site 2008   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License