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Le pouvoir harcèle le mammouth :

GRANDES MANOEUVRES DANS L’EDUCATION

dimanche 15 juin 2008 par JMT

Le bac : un diplôme "irremplaçable", mais...

Propos recueillis par Alexandra GUILLET - le 13/06/2008 - 12h32

Crédit Photo : TF1/LCI Image d’archives

Un rapport du Sénat, rendu public jeudi, prône un étalement du bac sur deux ans et l’instauration d’un tronc commun de connaissances en 1ere et terminale. Il suggère aussi la création d’une "garantie de formation" pour ceux qui veulent revenir dans le système scolaire.

LCI.fr : Votre rapport s’intitule "A quoi sert le baccalauréat ?", vous avez la réponse ?

Jacques Legendre, sénateur UMP du Nord, président du groupe de travail sur le baccalauréat, qui a remis son rapport jeudi : Ce n’est pas parce que le baccalauréat existe depuis 200 ans qu’il faut le jeter aux orties !

Notre groupe de travail le considère comme un diplôme irremplaçable, qui doit garder sa forme républicaine de concours anonyme. Le fait que le niveau des candidats soit constaté par des enseignants qui ne sont pas les enseignants habituels de l’élève rend l’organisation de ce diplôme compliqué pour l’Education nationale mais il permet de lui garantir une valeur nationale.

A mon époque, il y a avait 100 000 candidats au bac et 50 000 étaient reçus. Aujourd’hui, ils sont plus de 600 000 à le passer et environ 550 000 à le décrocher. C’est cet effet d’optique qui fait dire à certains qu’il ne vaut plus rien. Ce n’est pas vrai, et il faut continuer d’en élargir l’accès. Avoir 63,5% de personnes d’une génération qui obtiennent le bac et 80% d’une classe d’âge qui est du niveau bac nous place encore légèrement en dessous de la moyenne des pays de l’Union européenne et de l’OCDE.

LCI.fr : Dans votre rapport, vous préconisez notamment un échelonnement du baccalauréat sur deux ans. Pourquoi ?

J.L. : D’abord, nous pensons que le nombre d’épreuves concentrées sur une année, à savoir au minimum une dizaine, est trop élevé. Cela ne permet pas de distinguer les épreuves testant les connaissances générales, de celles mesurant l’aptitude au raisonnement et à la synthèse, qui seront les plus utiles dans l’enseignement supérieur. C’est pourquoi nous proposons de les dissocier en les répartissant sur deux années. Avec cet avantage que, si des élèves ont loupé des épreuves la première année, ils pourront les repasser au cours de l’année de terminale.

LCI.fr : Vous dites par ailleurs qu’il faut "rééquilibrer" le bac général. Quelles sont vos solutions ?

J.M. : Le bac général est actuellement divisé en trois sections dont l’une, la section littéraire (L) est en perdition et la ES (ndlr : économie et social) résiste comme elle peut. Il reste la S, qui domine tout. Aujourd’hui, nous n’avons pas assez d’élèves en bac général. Il faut l’élargir. C’est pourquoi nous proposons la mise en place d’un tronc commun, qui comprendrait le français, les maths, la philo, l’histoire-géo et la langue vivante. Les élèves choisiraient en plus trois options de spécialisation dans les domaines littéraire, scientifique ou économique, qui leur serviront pour déboucher dans l’enseignement supérieur.

LCI.fr : Vous préconisez également que les oraux de rattrapage n’aient plus lieu en juillet mais en septembre. Pourquoi ?

J.L. : Nous avons regardé quels étaient les bacheliers qui échouaient dans l’enseignement supérieur. On peut distinguer deux catégories. D’abord, les titulaires d’un bac professionnel. 30% d’entre eux se lancent dans des études supérieures auwquelles ils ne sont pas préparés, et un grand nombre échoue. Ensuite, on trouve les bacheliers généraux qui ont été reçus avec le rattrapage. Ils avaient des lacunes qu’ils n’ont évidemment pas eu le temps de combler en 15 jours.

C’est pour ceux-là que nous proposons que le rattrapage ait lieu en septembre, pour qu’ils aient le temps de réellement combler leurs lacunes. J’entends déjà certains dire que cela coûte cher, mais je ferai remarquer que les sujets sont de toute façon préparés pour septembre puisque tous ceux qui étaient malades en juin peuvent le passer à ce moment-là. Et il vaut peut-être mieux dépenser cet argent à ce moment là pour économiser de nombreux échecs dans l’enseignement supérieur.

LCI.fr : Vous proposez également la création d’une "garantie de formation" pour ceux qui quitteraient le système scolaire, avec ou sans le bac...

J.L. : Il faut qu’un élève qui décide d’entrer dans la vie professionnelle assez jeune puisse, s’il le souhaite, reprendre ses études pour pouvoir grimper dans la hiérarchie professionnelle ou sociale. Les mentalités doivent évoluer à ce niveau là.

Quand on voit, d’un côté, l’économie que réalise l’Etat quand un élève sort du circuit scolaire, et, de l’autre, l’argent important disponible pour les formations, je crois qu’il devrait y avoir une réflexion de l’Etat et des partenaires sociaux dans ce domaine. L’Etat doit pouvoir garantir une formation de deux ou trois ans à ces jeunes qui veulent reprendre leurs études. Par ce moyen, on remettra l’ascenseur social en route.

Education - La "base élèves" à nouveau expurgée de données personnelles

le 13/06/2008 - 11h19

Dans une lettre adressée à la fédération de parents d’élèves, le ministre de l’Education promet qu’il va supprimer de "la base élève" du primaire certaines informations personnelles. Les données concernant le statut social ou familial de l’élève devraient disparaître.

Le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a décidé, jeudi, d’expurger la "base élèves", une base de données informatiques de l’école primaire fortement contestée, de certaines données à caractère social, familial et scolaire.

Dans un courrier de jeudi adressé à la fédération de parents d’élèves PEEP, le ministre assure que "la nouvelle version de cet outil ne fera plus apparaître la profession et la catégorie sociale des parents, ni la situation familiale de l’élève, ni l’absentéisme signalé pas plus que les données relatives aux besoins éducatifs particuliers". Xavier Darcos ajoute que "les données liées à la scolarité de l’élève ne porteront que sur des champs restreints : dates d’inscription, d’admission et de radiation, classe."

Les activités périscolaires continueront de figurer aux seules fins de bonne gestion de ces services par les mairies concernées : garderie, études surveillées, restaurant et transport scolaires. Par ailleurs, la durée de conservation des données sera limitée à la scolarité de l’élève dans le 1er degré.

"La nuit des écoles"

Dans sa lettre, Xavier Darcos dit répondre à un courrier du 9 juin dans lequel la fédération des parents d’élèves faisait part des "nombreuses interrogations" que suscitait auprès des parents d’élèves "la nature des informations collectées" dans la base.

Celle-ci est un fichier de données informatique rempli par les directeurs d’écoles lors de l’inscription des enfants. Il sert comme logiciel d’aide à la gestion des élèves, au suivi des parcours scolaires et au pilotage académique et national. Il est expérimenté depuis 2005 et doit être généralisé en 2009.

Plusieurs associations, dont la Ligue des droits de l’homme (LDH), des syndicats d’enseignants et la FCPE (parents d’élèves) ont dénoncé son caractère intrusif et la possible utilisation de données à des fins policières, notamment concernant les sans-papiers. A la suite de protestations, les références à "la nationalité, la date d’entrée sur le territoire, la langue parlée à la maison et la culture d’origine" des élèves avaient déjà été supprimées.

A côté de plusieurs réformes éducatives en cours, la "base élèves" fait partie des raisons pour lesquelles des parents d’élèves comptent dormir dans l’école de leurs enfants, lors de la "nuit des écoles" organisée de vendredi à samedi.

(D’après agence)

A quoi sert le Bac ? se demandent les sénateurs

Le Vendredi 13 Juin 2008 à 06h25

Les sénateurs du groupe de travail « A quoi sert le Baccalauréat ? » ne doutent pas de l’utilité de cette épreuve. Ils proposent toutefois de revoir son organisation en prévoyant des sessions d’examens à la fin de la classe de Première (en plus de ceux de Terminale) et d’organiser une session de rattrapage en septembre.

Le groupe de travail intitulé « A quoi sert le Baccalauréat ? » présidé par le sénateur UMP Jacques Legendre a rendu son rapport hier. Pour les sénateurs, cette épreuve est « irremplaçable ». Il faut donc garantir sa valeur et en élargir son accès.

Car derrière l’objectif « 80% d’une classe d’âge au Bac » se cache un autre pourcentage : 64%, soit la proportion de bacheliers pour une génération, un chiffre inférieur à la moyenne européenne.

Pour améliorer la situation, les sénateurs prônent pour un étalement des épreuves sur deux ans avec acquisition des connaissances générales en 1ere et des capacités de réflexion, d’argumentation et de travail personnel en Terminale.

Les élèves qui auraient échoué aux épreuves de 1ere pourraient les repasser en Terminale. Il sera possible de revoir l’orientation entre ces deux années en fonction des notes obtenues aux épreuves de 1ere. Et pour ceux qui n’auront pas le Bac à la fin de Terminale, ils pourront toujours plancher lors des épreuves de rattrapages en septembre (à la place des oraux de juillet).

Les parlementaires plaident aussi pour la réduction de la « forte hiérarchisation » existante entre les trois filières du bac général (L, ES, S). Les lycéens pourraient suivre des cours de tronc commun et différencier leurs parcours sur des choix d’options.

Enfin, le rapport propose la création d’une garantie de formation « initiale ou professionnelle » pour les élèves ayant quitté l’école sans le Bac ou juste après son obtention. Concrètement, l’Etat pourrait financer trois ans d’études pour les Bacheliers, deux ans pour les titulaires d’un BEP.

L’idée de scinder les épreuves sur deux années n’est guère révolutionnaire... Jusque dans les années 1960, le Bac était organisé de la sorte.... « Ce n’est pas un retour au passé », rassure Jacques Legendre, « l’objectif est au contraire très moderne : mieux préparer les élèves à l’enseignement supérieur ».

Reste à savoir si le gouvernement, en quête d’économie, sera prêt à mettre en œuvre deux examens terminaux et une épreuve de rattrapage. Actuellement, le Bac coûte 38 millions d’euros à l’Etat.

Marie Barral

JMT : je rigole à la derniere phrase de cet article, bien dans l’air du temps de notre gouvernement de boutiquiers qui a dépensé de l’argent pour calculer (ce qui ne veut rien dire d’ailleurs car tout l’enseignement du lycée est tourné vers lui et ne saurait donc se limiter aux ridicules 38 millions) le "coût du bac pour l’Etat " (61 euros par candidat, soit 10 paquets de cigarettes !)

Manifestation nocturne contre la réforme Darcos

Le Jeudi 12 Juin 2008 à 01h13

Des enseignants, des parents d’élèves et des élus ont décidé de manifester leur opposition aux réformes Darcos en dormant dans les écoles vendredi. Plusieurs centaines d’établissements sont concernés.

Même pas un mois après La nuit des musées, voici « La nuit des écoles ». Des instituteurs, parents d’élèves et élus ont décidé d’occuper les établissements scolaires, dans la nuit du 13 au 14 juin pour manifester contre les réformes Darcos. Des écoles de 48 départements ont déjà répondu à l’appel.

Cette opération atypique a été lancée il y a à peine dix jours par un établissement de Loire Atlantique. Mais les organisateurs ont peut-être placé la barre un peu haut. A 48 heures de l’évènement, il n’y a que 350 écoles inscrites alors que l’affiche en promet 1000.

Un argumentaire flou

La coordination nationale pour le retrait du protocole Darcos se revendique " indépendant, sans étiquette, ni leader officiel ". Il n’y a donc pas de revendications détaillées à l’échelle nationale, simplement des mots d’ordres contenus dans le communiqué officiel : des programmes réalisés avec " des professionels de l’éducation", un rythme scolaire "adapté aux enfants " et l’aide "des élèves en difficulté par du personnel spécialisé sur le temps scolaire". Le problème, c’est que les "revendications locales" ne sont pas non plus disponibles. En lieu et place de l’argumentataire, la coordination propose des liens vers d’autres sites.

Yves Bouillons

JMT : Ce journaliste n’a pas l’air d’avoir bien compris à quoi servait une "coordination" : à tout, sauf à faire certaines choses que justement elle doit coordonner....donc si c’est fait ailleurs, le lien vers un autre site s’impose de préférence au rapatriement de données par forcément à jour : ce qui explique que certains sites de journaux changent 3 fois leur article en ligne...même s’il ressemble à une copie conforme des dépêches successives de l’AFP qu’ils pourraient tout aussi bien relayer purement et simplement :-)

Education - Les ministres se sont penchés sur l’accueil des élèves

le 11/06/2008 - 14h20

Crédit Photo : TF1 Image d’archives

Le texte sur l’accueil obligatoire à l’école les jours de grève, annoncé par Nicolas Sarkozy, a été examiné ce mercredi en Conseil des ministres. Il prévoit que lorsqu’au moins 10% des enseignants d’une commune ont l’intention de faire grève, la commune organise un dispositif d’accueil des élèves.

L’avant-projet de loi instituant un droit d’accueil des enfants dans les écoles maternelles et élémentaires publiques les jours de grève a été présenté ce mercredi en Conseil des ministres. Le texte, annoncé par Nicolas Sarkozy le 15 mai au soir d’une grève bien suivie dans l’Education, avait été présenté aux syndicats les 26 et 27 mai, avant d’être envoyé au Conseil d’Etat.

Il prévoit que lorsqu’au moins 10% du nombre total d’enseignants des écoles publiques d’une commune ont l’intention de participer à une grève, la commune organise un dispositif d’accueil des élèves. Elle recevra une contrepartie financière de l’Etat, dont le montant et les modalités de versement seront fixés par décret, après discussion avec les collectivités territoriales.

Le texte oblige aussi l’Etat et les syndicats à une "négociation préalable", dans un délai de huit jours maximum, avant tout dépôt d’un préavis de grève, sur le modèle de "l’alerte sociale" instaurée dans les transports.

La colère de la FSU

Autre point du texte : en cas de dépôt de préavis de grève, les enseignants ayant l’intention de faire grève devront le déclarer à l’inspecteur académique ou à l’inspecteur de circonscription "48 heures à l’avance".

Le 27 mai, Xavier Darcos avait annoncé devant les députés qu’il soutiendrait un amendement dégageant la "responsabilité" des communes qui organiseront cet accueil, dans le cadre de l’examen de ce texte par le Parlement.

D’ores et déjà, ce projet a suscité les critiques de la plupart des syndicats, qui, s’interrogeant sur sa légalité, y voient une remise en cause du droit de grève. La FSU, principale fédération de l’Education, avait notamment estimé que le chef de l’Etat "franchissait la ligne rouge".

D’après agence


Forum

  • L.D.H. : Base-élèves, satisfaction mais vigilance
    16 juin 2008

    COMMUNIQUÉ LDH Paris, le 16 juin 2008 Base-élèves : satisfaction mais vigilance

    La LDH a été, avec un certain nombre de parents d’élèves et d’enseignants, la première organisation à se mobiliser contre la mise en place de Base-élèves : elle en a dénoncé les insuffisances et les dangers, notamment celui d’en faire un outil au service des maires dans le cadre de la loi dite de « prévention de la délinquance ».

    C’est dans ce sens qu’elle a initié une pétition en janvier dernier.

    La LDH considère donc avec satisfaction l’annonce de la disparition d’un certain nombre de données sensibles faite jeudi dernier par le ministre de l’Education nationale.

    Elle se demande toutefois pourquoi un numéro d’identification nationale de chaque élève doit être maintenu si le logiciel n’a qu’une finalité purement statistique. Pourquoi les mêmes mesures n’ont-elles pas été annoncées pour le fichier SCONET, qui a le même contenu dans les collèges et les lycées ?

    La LDH continue donc de demander une remise à plat de l’ensemble des fichiers-élèves existants et elle continuera d’exercer sa vigilance à leur égard pour éviter tout risque insidieux d’évolution. Elle veillera particulièrement à la concrétisation des annonces faites jeudi dernier notamment quant au contenu de l’arrêté.

    Par ailleurs, la LDH demande que soient levées toutes les sanctions envers les personnels qui se sont opposés à la mise en place de Base-élèves dans sa forme actuelle.

    La LDH considère toutefois qu’un large débat public, associant les divers acteurs concernés, doit s’engager au plus vite autour des diverses enquêtes, évaluations et fichiers mis en place au sein de l’Education nationale. Elle souhaite lancer une initiative en ce sens à la prochaine rentrée avec le plus grand nombre d’organisations concernées.

    transmis par Tof

  • Base élèves : ça bouge encore...
    16 juin 2008

    Petite histoire courtelinesque

    Un collègue (directeur) qui avait refusé de participer à la formation autour de la mise en place de Base-élèves, a reçu des courriers recommandés de l’IA lui indiquant qu’il aurait une sanction financière.

    Ce mois-ci celle est tombée : retrait de… 2,60€ sur son salaire (retrait de 1/30ème sur …….. son indemnité de sujétion de directeur !!!)

    Le ridicule finira bien par tuer Base-élèves…

    Proverbe nippon : On ne peut pas chasser le brouillard avec un éventail

    BASE ELEVES : Le ministère de l’Education nationale vient de décider de retirer de « base élèves » des champs de caractère social, familial et scolaire.

    Ainsi, les champs concernant l’absentéisme, les besoins particuliers (RASED...), la catégorie sociale et la profession des parents sont retirés. La durée de la conservation ne pourra par excéder la durée de scolarisation dans le 1er degré.

    Il est annoncé que cette décision fera l’objet d’un arrêté et qu’il sera désormais interdit de collecter une quelconque donnée relative à la nationalité et l’origine raciale ou ethnique des élèves et de leurs parents responsables.

    Le Snuipp s’est adressé à plusieurs reprises au ministère pour demander l’arrêt de Base-élèves, l’établissement d’un bilan de cet outil et la mise à disposition de logiciels non interconnectés.

    Le SNUipp se félicite de ces nouvelles décisions ministérielles. Elles ne sont pas étrangères à ses interventions et à la mobilisation des personnels, des parents et des partenaires dans les départements et au plan national avec la pétition « Tous les enfants sont fichés ».

    Il poursuivra ses interventions et ses actions avec l’ensemble des partenaires sur ce sujet.

    Paris, le 13 juin 2008

    *************************************

    Il va falloir maintenant que l’inspecteur d’Académie s’explique sur les sanctions financières auprès de plusieurs collègues du département qui se sont engagés sur des points reconnus maintenant par le Ministre lui-même comme étant invalidés....

    transmis par cécile (SAIPER-PAS974)

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