AID Association initiatives dionysiennes
Trèfle irlandais dur à digérer pour hyperprésident illusionniste

L’IRLANDE RETOQUE LE MAXIMINITRAITE MODIFIE SIMPLIFIE :-)

53,1% d’exprimés, 53,4% de non, le verdict est sans appel

vendredi 13 juin 2008 par JMT

Un vendredi 13 palpitant :

voyez la différence entre les petits pays, respectueux, volens nolens, de la démocratie, parce que leurs dirigeants rencontrent de temps en temps leurs compatriotes et les gros pays gouvernés par des E.T. qui ne fraient jamais avec le vulgum pecus (sauf peut-être pour aller l’insulter au salon de l’agriculture ou l’insulter courageusement protégé par une tonne de gardes du corps :-)

19h29 >Le Royaume-Uni va continuer le processus de ratification du traité européen de Lisbonne (ministère des Affaires étrangères)

19h15 >Selon le président tchèque Klaus, il n’est "plus possible de poursuivre la ratification" du Traité de Lisbonne après le ’non’ irlandais

18h08 >Juncker (Luxembourg) : Le traité de Lisbonne "n’entrera pas en vigueur au 1er janvier 2009"

17h58>La France et l’Allemagne regrettent le non au référendum en Irlande et souhaitent la poursuite du processus de ratification (déclaration conjointe)

17h33 >Le gouvernement irlandais estime que malgré le "non" quasi-certain au référendum en Irlande, le traité de Lisbonne "n’est pas mort" (Barroso)

17h25 >Selon José Manuel Barroso, les ratifications du traité de Lisbonne doivent continuer

16h48> Bayrou : un "fossé" entre peuples européens et institutions (hé mais il y a donc bien quelque chose entre ces oreilles :-)

23h11>Fillon : plus de traité de Lisbonne si les Irlandais disent "non" (sur France 2)

23h01>Référendum irlandais : fermeture des bureaux de vote

Lisbon Treaty rejected by Irish electorate

The Lisbon Treaty has been rejected by Irish voters sparking a crisis for plans to reform European Union structures.

voir les résultats complets détaillés comté par comté sur le site The Irish Time

Ils l’ont fait !!!!!

Le ministre des affaires étrangères irlandais a reconnu dès la mi-journée la victoire du non

Les résultats :

Inscrits : 3,051,278

Exprimés : 1,621,037 (53.1%)

OUI 752,451 (46.6%)

NON 862,415 (53.4%)

ABSTENTION 6,171

Villiers : "Nous sommes tous des Irlandais"

le 13/06/2008 - 17h59

Satisfaction chez les "nonistes", amerture chez les tenants du "oui" à la Constitution : découvrez les réactions des politiques français au référendum irlandais.

PARTISANS DU "OUI" A LA CONSTITUTION DE 2005

Parti socialiste

Julien Dray, le porte-parole du PS, juge qu’il s’agit d’un "nouvel avis de tempête pour l’Europe". La tentative de relance entreprise par Nicolas Sarkozy est aujourd’hui dans un grand péril, et semble avoir atteint ses limites. C’est d’une grande refondation démocratique et sociale dont l’Europe a besoin", estimet le député de l’Essonne. "La solution ne peut plus consister à trouver quelque rafistolage juridique. L’heure est donc à l’audace et à la créativité politiques", ajoute-t-il.

François Bayrou

"Les Irlandais ont répondu comme beaucoup d’autres peuples européens l’auraient fait à ce traité, encore plus incompréhensible que le texte touffu de la Constitution européenne. On a essayé de ruser avec les peuples, et de faire comme si l’Europe était uniquement une affaire d’initiés", estime le président du MoDem. "Il faut élaborer un traité court, simple, lisible, compréhensible par tous et soumis à référendum", ajoute-t-il.

PARTISANS DU "NON" A LA CONSTITUTION DE 2005

Nicolas Dupont-Aignan

"Cela montre que les peuples d’Europe rejettent une Union supranationale, bureaucratique et inefficace. Les Irlandais aujourd’hui, comme les Français et les Néerlandais en 2005, ne sont pas hostiles à l’Europe", affirme le député non-inscrit et président de Debout la République. "Ils veulent tout simplement une Europe qui les respecte et qui les protège, une Europe des nations et des projets. Une Europe démocratique, indépendante, au service du progrès social".

Parti communiste

"Le choix du peuple irlandais est un choix de courage et de lucidité. Il a su rejeter la mise en concurrence effrenée des salariés, la pression sur les dépenses publiques et les salaires, le sacrifice des services publics, la militarisation de l’Union européenne", écrit le PC dans un communiqué. "Il n’y aura pas d’avenir pour l’Union européenne si on continue d’être sourd aux exigences des peuples européens", ajoute-t-il.

Philippe de Villiers

"Le peuple irlandais a parlé au nom du peuple français en rejetant cette Constitution bis. Le peuple irlandais a pris le relais des Français. C’est pourquoi je dis que nous sommes tous des Irlandais", lance le président du Mouvement pour la France. "Ce vote sonne comme un rejet massif de la dérive anti-nationale et anti-démocratique de l’Europe de Bruxelles. Chaque fois que les peuples s’expriment directement, leur message est clair : ils ne veulent plus d’un système qui les dépossède de leur souveraineté. Il revient désormais à Nicolas Sarkozy qui va assurer pendant six mois la présidence de l’Union européenne de jeter les bases d’une nouvelle Europe respectueuse des peuples", conclut-il.

Jean-Pierre Chevènement

"Le vote du peuple irlandais revêt une signification profonde : les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale", affirme le président du Mouvement républicain et citoyen. "Le rejet de la Constitution européenne bis est un service rendu à l’Europe tout entière. C’est aussi un service rendu à la France, dont le poids relatif était affaibli par le Traité de Lisbonne, en rupture avec la parité fondatrice avec l’Allemagne qui avait jusqu’ici permis le progrès équilibré de la construction européenne", ajoute-t-il.

Olivier Besancenot, porte parole de la LCR

"Il s’agit d’une nouvelle importante : le traité de Lisbonne, comme le traité constitutionnel dans sa version grandeur nature, est définitivement mort et enterré. La bataille est d’ores et déjà engagée à faire respecter le non irlandais, là où le non français et néerlandais ne l’ont pas été", assène le porte-parole de la LCR. "A chaque fois qu’on consulte les peuples la réponse est la même : c’est non. La grande leçon c’est qu’il y un décalage démentiel entre d’un côté la Jet-set politique - les responsables et les élites politiques - et de l’autre ce que pensent les peuples", puisque "85% de classe politique irlandaise était pour le oui", rappelle-t-il.

Les Irlandais disent "non" au traité de Lisbonne, l’Europe en crise

AFP - vendredi 13 juin 2008, 16h43

Les Irlandais ont dit "non" à une large majorité au traité européen de Lisbonne, plongeant vendredi l’Europe dans une nouvelle crise, trois ans après le rejet de la Constitution par les Français et Néerlandais en 2005.

Selon les résultats officiels définitifs, le non l’a emporté avec 53,4% des voix, contre 46,6% de "oui".

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso avait auparavant déjà pris acte de ce camouflet pour l’Union européenne (UE).

"Tout indique que l’Irlande a voté non au traité de Lisbonne", a-t-il déclaré au cours d’une conférence de presse à Bruxelles avant même la publication des résultats définitifs, en soulignant que la Commission "respectait" le choix des électeurs irlandais.

"La Commission européenne pense que les ratifications qui restent à faire devraient continuer à suivre leur cours", a-t-il ajouté, en faisant valoir que "18 Etats membres ont déjà validé le traité".

La France, qui prendra la présidence de l’Union européenne le 1er juillet, et l’Allemagne ont elles aussi émis l’espoir "que les autres Etats membres poursuivront le processus de ratification", dans une déclaration commune diffusée par l’Elysée.

"Nous sommes convaincus que les réformes contenues dans le traité de Lisbonne sont nécessaires pour rendre l’Europe plus démocratique et plus efficace et qu’elles lui permettront de répondre aux défis auxquels sont confrontés ses citoyens", ont estimé Paris et Berlin.

Selon M. Barroso, le Premier ministre irlandais Brian Cowen estime que malgré le "non" au référendum en Irlande, le traité de Lisbonne "n’est pas mort" et que les dirigeants européens devront décider au sommet européen des 19-20 juin "comment continuer".

"Je viens tout juste de parler au Premier ministre Cowen, et il a souligné clairement que ce vote ne devait pas être perçu comme un vote contre l’UE", a ajouté le président de la Commission.

De son côté, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a estimé que le traité de Lisbonne ne pourrait pas entrer en vigueur au 1er janvier 2009 comme initialement prévu.

A Dublin, les partisans du "non" n’ont pas non plus attendu l’annonce officielle pour triompher.

"Lisbonne est mort", a déclaré le chef de file du parti Travailliste, Eamon Gilmore, formation d’opposition qui avait défendu le "oui".

Dans le camp adverse, le président du parti nationaliste Sinn Fein, Gerry Adams, a tenu exactement le même discours : "C’est la fin du traité de Lisbonne", a-t-il déclaré. Il a ajouté que la victoire du "non" était "une base pour une renégociation" du traité, appelant le Premier ministre irlandais à se rendre à Bruxelles pour "obtenir un meilleur accord".

Pour l’homme d’affaires Declan Ganley, figure des "nonistes", "c’est une grande et belle journée pour tout Irlandais et tout Européen. C’est un grand jour pour la démocratie", a-t-il ajouté.

"Ce serait la troisième fois que le même message est envoyé par plusieurs millions de citoyens européens à une élite à Bruxelles non élue et qui n’a pas de comptes à rendre", a-t-il poursuivi.

Un peu plus de trois millions d’électeurs étaient appelés jeudi à voter lors du seul référendum organisé sur le traité de Lisbonne en Europe. Les 26 autres Etats-membres de l’UE ont opté pour une ratification par la voie parlementaire, ce que 18 capitales ont déjà fait.

Le rejet du traité par une île comptant 4,2 millions d’habitants, soit moins de 1% des 495 millions d’Européens, n’est pas sans rappeler le "non" opposé à la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas, ainsi par les Irlandais en 2001 au traité de Nice.

Il avait alors fallu organiser un deuxième vote en Irlande pour faire adopter le texte. Mais il n’y aura pas de second référendum cette fois-ci, avait assuré le gouvernement avant le scrutin. Dublin avait justifié en 2001 un deuxième vote par la faible participation connue alors (moins de 35%). En revanche environ 50% des électeurs irlandais se sont rendus jeudi aux urnes..

Le traité doit être ratifié dans l’ensemble des 27 pays de l’UE pour entrer en vigueur.

LA MALEDICTION DU VENDREDI 13 A ENCORE FRAPPE :-)

Le contre charme suggéré était : Un trèfle à 4 feuilles !

Rappels historiques :

Tonton a eu les Irlandais de Vincennes pour lui pourrir la vie.......

Sarko vient de se faire exploser sa présidence euroimpériale par un "quarteron d’irlandais" : la vengeance posthume de "Mongénéral" qui s’y exila quelque temps après sa démission en 1969.

et pour paraphraser CDG : "Hourra pour l’Europe... des citoyens, ce soir elle est plus forte et plus fière" (en 1960 après le premier essai nucléaire français Gerboise bleue à Reggane),

Quant à l’Europe des banquiers, elle vient d’être flinguée en plein vol grâce aux irlandais, les seuls citoyens européens qui aient eu la parole"

On remarquera que les pays qui ont eu un débat populaire ET un référendum ont tous voté non contrairement à leur classe politique (l’Espagne a certes voté oui à un référendum, mais très mollement , sans débat)

On fêtera ça mercredi soir à la prochaine MOCRIE !

Ce soir, Mesdames et Messieurs d’Irlande , avec nos remerciements,

CHAMPAGNE !

Un larbin des capitalistes qui fait salement la gueule car il vient de se planter gravement et il sait que ça bardera bientôt pour son matricule : hé coco, quand on accepte de faire des saloperies, faut assumer :-)

Brian Cowen, le Premier ministre irlandais

JMT


Forum

  • Communiqué du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)
    15 juin 2008, par M-PEP

    Le M’PEP a été créé le 24 mai 2008. Son bureau est composé de deux porte-parole, Jacques Nikonoff et Michèle Dessenne, et de Marie-Loue Benoit, Aurélien Bernier, Valérie Coignard, Cécile Guillerme, Sabine Jauffret et Gérard Lalot.

    LE NON IRLANDAIS VA-T-IL PASSER A LA TRAPPE ?

    Pour un meilleur confort de lecture ou pour imprimer cliquer sur ce lien

    Le peuple d’Irlande a dit NON au traité de Lisbonne, pourtant l’UE et sa future présidence ont décidé de bafouer la souveraineté du peuple.

    C’est évidemment avec joie que nous avons accueilli le NON venu d’Irlande, seul pays où le référendum ne pouvait être interdit car il est inscrit dans sa constitution.

    Les gouvernements de la France et des Pays-Bas, dont les peuples avaient dit NON au TCE en 2005, eux, se sont détournés de leurs peuples et ont décidé de déléguer l’adoption du Traité de Lisbonne à leurs parlements, comme toutes les autres nations de l’Union européenne, hormis l’Irlande.

    Ainsi, une fois encore, lorsque le peuple est appelé à se prononcer il rejette un traité européen.

    On pourrait donc en conclure que ce NON irlandais remettra en cause l’adoption de ce traité dit « simplifié ». Pourtant ce n’est pas ce qui va se produire.

    Il faut se souvenir qu’en 2001, le NON irlandais au traité de Nice n’avait pas empêché l’adoption du texte original, tout comme le NON danois de 1992 n’avait pas arrêté la marche du traité de Maastricht et que le NON français au TCE en 2005 n’a pas été respecté le 4 février 2008 au Congrès, par une majorité de parlementaires français.

    Le référendum irlandais a fait peur à l’Union européenne qui a, cette fois, anticipé un éventuel rejet du traité et organisé la trahison du peuple.

    Le 20 février 2008, en effet, le Parlement européen approuvait le traité de Lisbonne. Les grands médias n’ont pas omis de le faire savoir. Mais ils ont omis de dire que le 13 février 2008, le député européen Francis Wurtz avec d’autres députés européens de la Gauche Unitaire Européenne, avaient déposé un amendement demandant que le Parlement européen « s’engage à respecter le résultat du référendum irlandais » sur le traité de Lisbonne.

    Le bal des hypocrites : une union sans principe contre les décisions populaires

    Lors de la séance plénière du Parlement européen du 20 février, cet amendement (n°32) a été rejeté à 499 voix contre 129. Et ce, en contradiction flagrante avec la résolution adoptée au même moment qui stipule que « les députés se félicitent de l’accroissement de la responsabilisation démocratique » permettant aux citoyens « d’avoir un plus fort contrôle de l’action de l’Union ».

    499 députés européens ont voté CONTRE l’amendement 32, indiquant ainsi leur détermination à ne pas respecter le résultat du référendum irlandais !

    Lors du débat parlementaire de ce 20 février, la députée européenne irlandaise du Sinn Fein, Mary Lou McDonald (GUE), a interpellé ses collègues : « Il y a clairement une peur des référendums dans les autres Etats et je me demande pourquoi. Pourquoi alors parle-t-on tant de démocratie ? Qui ici a peur de la voix du peuple ? ».

    Les 4 députés européens de gauche de nationalité française qui ont sauvé l’honneur et respecté la décision du peuple français du 29 mai 2005 sont :

    Au Parti Communiste : Hénin, Jouye de Grandmaison, Wurtz

    Au Parti Socialiste : Laignel

    Les 46 députés européens de nationalité française qui ont osé voter CONTRE cet amendement sont :

    Chez les Centristes (MoDem et Nouveau Centre) : Beaupuy, Cornillet, Fourtou, Gibault, Griesbeck, Laperrouze, Lehideux, Morillon.

    A l’UMP et Divers Droite : Audy, Daul, Descamps, Fontaine, Fouré, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Lamassoure, Mathieu, Morin, Sudre, Toubon.

    Chez les Verts : Aubert, Benahmias, Lipietz.

    Au Parti Socialiste : Arif, Berès, Bourzai, Carlotti, Désir, Douay, Guy-Quint, Hazan, Le Foll, Lefrançois, Navarro, Neris, Patrie, Peillon, Poignant, Pribetich, Savary, Schapira, Vaugrenard, Vergnaud, Trautmann, Weber.

    Ainsi, comme par le passé, une alliance politique, entre une partie de la droite et de la gauche, a donc autorisé l’Union européenne à contourner le résultat du référendum irlandais.

    La France prend la présidence de l’Union et va « se couper du peuple »

    Nicolas Sarkozy, président de la République française, assurera la présidence de l’Union Européenne à partir du 1er juillet 2008.

    Le 9 mai 2004, il s’exprimait ainsi à la Convention nationale de l’UMP : « A chaque grande étape de l’intégration européenne il faut donc solliciter l’avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple (...) Je le dis comme je le pense, simplement. Je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution européenne est un acte majeur et d’en tirer la conséquence qu’elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l’on prenne la peine de solliciter directement l’avis des Français (...) Je crains dans ce cas (vote parlementaire) une réaction d’incompréhension sévère de nos compatriotes. »

    Alors, la présidence française de l’Union européenne aura-t-elle à faire face à une « réaction sévère de ses compatriotes ? »

    Nicolas Sarkozy aurait raison de le craindre car ni le Parlement européen, ni la Commission européenne ne respecteront le résultat du référendum irlandais...

    Une fois de plus, l’Union européenne démontre son caractère anti-démocratique, met en lumière la complicité des gouvernements de la majorité des pays qui la composent et d’une grande partie des parlementaires dont certains se prétendent de gauche.

    Une preuve supplémentaire, s’il en fallait, que le principe même de l’Union bafoue la souveraineté populaire.

    Cette répétition de la trahison de la voix populaire conduit de plus en plus de citoyens à poser la question de la sortie de l’Union européenne.

    Une question que le M’PEP n’hésite pas à mettre en débat, sans complexe ni tabou.

    www.m-pep.org

    Campagne « Bouger l’Europe ou sortir de l’Union européenne »

  • APRES LE NON IRLANDAIS
    15 juin 2008, par Pierre MINNAERT

    Beaucoup espéraient que le TME permettrait une relance de la construction européenne, les Irlandais viennent d’en refuser la ratification. L’essentiel est moins ce résultat que les interrogations qu’il pose.

    Les Irlandais ne sont en effet pas les vilains petits canards, les moutons noir de l’Europe, les 1% qui auraient empêché l’entrée en vigueur du TME, ils sont surtout les seuls à avoir été consultés démocratiquement.

    Ce ne sont pas 6 millions de personnes qui décideraient du sort de 494 millions d’Européns comme on l’a prétendu, mais 494 millions d’Européens à qui on a dénié leur droit de citoyens.

    Pire on ne voulait pas qu’ils puissent voter : avoir peur de ses citoyens n’est pas le meilleur moyen pour l’UE de s’en faire aimer.

    La marginalisation de l’Irlande, proposée par certains, serait une fois de plus passer à coté du problème de fond, les bases sur lesquelles on continue à construire l’UE. De nos jours, et surtout quand on agrège des nations aussi diverses et avec des histoires aussi riches que les pays d’Europe, on ne peut construire un pays uniquement autour d’institutions comme si celles-ci créaient en elles mêmes la légitimité de l’ensemble, et pourtant c’est ce que font ceux qui prétendent « faire avancer ceux qui veulent » qui, faute de consultation des peuples, ne sont en réalité que ceux dont les gouvernements veulent.

    On ne peut continuer la fuite en avant vers le renforcement institutionnel pour une action européenne qui relève d’abord d’une logique politique économique alors que d’année en année l’adhésion sinon à l’idée européenne mais au moins à l’UE qui en est l’incarnation diminue et que la méfiance voire le rejet de celle-ci augmente.

    Le Traité de Maastricht était passé en France de justesse alors qu’il était soutenu par toute la classe politique et toute la presse, le TCE a été rejeté dans la moitié des pays qui ont pu s’exprimer également contre l’avis massif de la classe politique et de l’intelligentsia, et ont fait adopter le TME en sourdine par peur du vote des citoyens, ce n’est pas comme ça qu’on crée un ensemble politique dans des démocratie.

    Alors que l’Europe devrait être le grand projet de ce continent, des 5 pays qui en 2005 et 2008 on eut le droit de se prononcer,seule l’Espagne votant le TCE a 76% a marqué l’enthousiasme que l’Union devrait susciter 50 ans après les débuts de la CECA.

    Si on veut arriver un jour à une fédération européenne qui ne finisse pas comme la Yougoslavie, Etat fondé après la première guerre mondiale par la Serbie et les élites des autres peuples constituants sans adhésion populaire, il n’est paspossible de continuer ainsi.

    On continue à faire comme si l’aspiration à l’unité européenne était celle des 6 pays fondateurs à l’issue des deux guerres mondiales. Or l’Europe est objet de crainte et de rejet, elle n’est pas vue comme la solution crédible aux angoisses sociales et environnementales, bien au contraire, et le dernier texte sur la durée du temps de travail n’est pas fait pour améliorer cette perception.

    Il y a crise de l’idée européenne, qu’on le veuille ou pas, à 27 Etats on ne peut garder identique le projet pensé par 6 pays il y a plus d’un demi siècle dans une Europe dont la géopolitique a radicalement changé alors que le désamour de l’UE se manifeste même dans les Etats fondateurs comme l’ont montré les référendums français et néerlandais de 2005.

    Ce qui est proposé par l’UE, l’image de l’UE, ne suscite ni enthousiasme ni rêve, l’Europe est vécue comme une menace.

    C’est le vrai problème de l’Union européenne, plus important en réalité sur le long terme pour ceux qui souhaitent une fédération européenne que le savoir si le TME rentrera en application ou pas.

    C’est de l’envie d’Europe qui est à recréer (ou à créer parce qu’elle n’a jamais touché toute la population) et ce n’est pas le TME, peu importe que ce traité soit un progrès ou pas, qui le fera ou l’aurait fait.

    Si l’UE veut que ses habitants aspirent à ce que l’Europe prenne plus d’importance dans leurs vies, elle devra comprendre que l’Europe a moins besoin de concurrence généralisée que de répondre aux vrais préoccupations des citoyens, les risques environnementaux, la crise sociale, les inégalités.

    C’est seulement alors qu’ils pourront désirer ensemble un avenir commun qui, de l’Irlande à la Turquie, pourra s’incarner dans une constitution.

    Pierre Minnaert Président de la Commission Europe - Les Verts

  • 53%des européens consultés par référendum retoquent le traité !
    14 juin 2008

    Ce n’a pas été "moins d’1% de la population de l’Europe", mais 53% des 100% des citoyens européens /_consultés_/ qui se sont exprimés !!

    Les gouvernants européens ont décidé que les institutions de l’Europe seraient formatées uniquement par eux, dispensant ainsi la participation des citoyens.

    Ils croient que les citoyens sont incapables de comprendre les enjeux qui concernent ces gouvernants, et que donc les citoyens y sont de trop.

    Albano Cordeiro

  • L’IRLANDE RETOQUE LE MAXIMINITRAITE MODIFIE SIMPLIFIE :-)
    13 juin 2008, par Jeff

    Encore une fois le parti "socialouiste" montre son vrai visage...

    Ceux qui regretteraient la non élection de Pimprenelle en seront certainement chagrinés, mais elle aurait fait pareil que Sarko. En plus hypocrite, en mettant sur le dos des habituelles "contraintes extérieures indépassables" la non organisation d’un référendum en France, qu’elle avait pourtant annoncé dans son programme électoral.

    Maintenant que fait-on pour aider les irlandais à ce que leur décision, qui est un peu la notre par procuration, soit respectée ?

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