AID Association initiatives dionysiennes
Deux nouveaux partis à gauche en Mai....

Que peut-il émerger sur les ruines de la "Gauche" ?

ou comment bâtir l’espoir du changement

dimanche 1er juin 2008 par JMT

Petite esquisse de panorama de la "gauche" :

Olivier Besancenot veut créer le Nouveau Parti Anticapitaliste car il considère que la LCR a fait son temps.

LO est entrée en quasi-hibernation depuis la dernière présidentielle et la "retraite" de son égérie, Arlette Laguiller qu’on entend encore de temps en temps (voir article)

Le PT existe toujours et distribe même des tracts à la Réunion !

Le PC attend son prochain congrès pour se déchirer entre les partisans et adversaires de Marie-Georges Buffet qui a raté son pari de rénover le parti et d’inverser l’érosion des voix. Le PS et ses alliés lui ont encore taillé des croupières aux dernières municipales. Pourtant il existe en son sein des individus de valeur et des idées.....qui pour l’instant n’arrivent pas à percer.

Certains alters ont créé le MAI....le 4 Mai.Ci-joint les statuts

D’autres alters, issus de la tendance "Avenir d’Attac", viennent de créer le MPEP le 24 Mai.

D’autres alters enfin, regroupés sous le vocable "Gauche Alternative" attendent toujours une initiative que la coordination nationale n’arrive pas à faire émerger, elle qui a déjà échoué à proposer un candidat unique aux présidentielles.

Les Verts sont dans le brouillard:une partie des adhérents n’a pas renouvelé. La sensibilité Verts Alter-Ekolo discute avec l’altergauche. Menée par Daniel COHN-BENDIT (actuellement vert allemand), une opération médiatique avec HULOT et BOVE est lancée. Certains sont allés au PS pour les dernières législatives et d’autres au MoDem.

Le MRC est dans la panade, ayant perdu ses têtes d’affiche, et affaibli par l’affaiblissement du PC et par un PS devenant hégémonique

Le PRG, toujours autant cassoulettisé, ne survit que par l’argent et les médias locaux qui lui permettent d’exiger du PS un minimum de sièges éligibles

Le PS enfin n’a toujours pas explosé malgré les grands écarts entre ses constituants nonistes (NPS, PRS) , ex-nonistes montebourgiens (C6R) et fabiusiens , toujours ouistes (Ségolénistes, StraussKahniens, Delanoëistes, etc...)

Mais, IL Y A UN MAI !

en réponse à la célèbre phrase de Margaret Thatcher « Theres is no alternative » (T.I.N.A.)

Pendant la fin de semaine prolongée du 01 mai un nouveau mouvement politique est né, à Séné dans le Morbihan. Il s’agit d’un mouvement pour la convergence des alternatives à la globalisation et pour la sortie du productivisme qui a été baptisé MAI.

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Nos statuts (bientôt déposés dans l’Hérault), nous ont permis de choisir un collège d’animation composé de 9 personnes et 3 "veilleurs" sur le principe mixte du tirage au sort et du vote.

Cette création est l’aboutissement de nombreuses rencontres entre des citoyens dont la plupart ont participé ou soutenu, pendant la campagne présidentielle, la candidature de J Bové.

Après le grand rassemblement du Larzac, le NON au TCE et les dernières compagnes électorales, nous savions qu’il fallait exister et construire à long terme dans le champ politique.

L’enthousiasme des idées et les multiples rencontres faites pendant les meetings et les distributions de tracts nous ont décidé à créer un mouvement politique composé de sans-étiquettes, d’alters, d’écolos, de décroissants et peut-être d’autres qui voudront venir.

Nous aimerions d’ailleurs que la classification alters soit agréée au ministère de l’intérieur pour ne pas disparaître sous l’appellation "divers gauche" ni extrême-gauche comme lors des municipales 2008.

Notre mouvement est à la fois un mouvement d’élaboration d’idées, d’actions, de combats et de participation électorale. Il n’est donc pas figé, de nombreux débats s’y déroulent. Vous ne verrez pas de noms connus du public parmi nous car nous ne construisons pas par le haut mais par le bas.

Notre manifeste de La Louvesc (27-28 Octobre 2007) décrit, dans un langage simple, l’ambition qui nous anime. Notre état d’esprit peut nous faire revendiquer la signification chinoise de la sonorité du mot Mai, la voie. Mai c’est aussi "fais ce qu’il te plaît"," matières à inventer", "mouvement altermondialiste iconoclaste", etc. L’essentiel étant de décoloniser l’imaginaire et de sortir des modes de pensée dominants.

Remettre l’économie au service de l’homme, stimuler la réappropriation par tous du champ politique, contribuer à la mise en œuvre d’alternatives concrètes, impulser, soutenir et favoriser la convergence des luttes sociales et écologiques, voici l’esquisse du projet politique que nous voulons construire avec tous ceux qui pensent que des alternatives existent maintenant, ailleurs, ici, autrement afin que demain soit encore riche de sens.

Le MAI est en cours de constitution : suite au dépôt des statuts, un site web va bientôt être mis en ligne. Notre prochaine AG, à Romagné 33760 en Gironde, les 14 et 15 juin, verra la mise en place des structures opérationnelles du MAI.

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pour télécharger le communiqué

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Manifeste de la Louvesc : c’est l’état d’esprit général du MAI

Blog en construction

MOUVEMENT POLITIQUE D’EDUCATION POPULAIRE (M’PEP)

République, laïcité, internationalisme, vers un socialisme du XXIe siècle 89 36 45 68 05. d’autres victoires sont possibles !

Vous pouvez imprimer cet article à partir de ce lien :

DECLARATION D’INTENTION POLITIQUE DU MOUVEMENT POLITIQUE D’EDUCATION POPULAIRE

Le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) a tenu son congrès fondateur le 24 mai 2008 en Seine-Saint-Denis. Au moment de sa création, le M’PEP était composé de militants ou anciens militants de partis de gauche, d’associations, de mouvements altermondialistes ou de syndicats, ayant mené la bataille victorieuse du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, et qui veulent donner un débouché politique à leur engagement.

Trois ans après cette victoire historique, le paysage politique français est un champ de ruines. L’incroyable élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, il y a tout juste un an,fait honte à la France. Elle n’a été permise que par la faillite de la gauche : renoncements, calculs politiciens, sectarismes, jeux des egos, ont provoqué l’échec et ne semblent plus avoir de fin.

Toute la gauche française est à reconstruire. Elle est en haillons et n’a plus de fondements idéologiques solides. Une partie d’entre elle s’est même inscrite dans le cadre intellectuel du néolibéralisme, ne cherchant, timidement, qu’à freiner les conséquences de la mondialisation capitaliste. Elle s’est résignée. Elle a capitulé.

Fascinée par le martèlement idéologique de la droite et du Medef, cette gauche a perdu l’initiative et se retrouve impuissante à s’engager sur la voie d’un projet de société libéré de l’emprise du capitalisme. Elle croit que c’est en tournant ses regards vers le «  centre » qu’elle pourra se « moderniser ».

L’élection présidentielle de 2007 a marqué une rupture dans la vie politique française. Alors que la droite affiche ses convictions, souvent avec mépris et arrogance, la gauche rase les murs. Elle ne croit plus à ce qui lui a donné sa raison d’être : la lutte pour l’égalité et contre le capitalisme, pour la République sociale et laïque et le socialisme.

La création du M’PEP répond à une double finalité : contribuer aux débouchés politiques des activités d’éducation populaire et des luttes sociales ; participer à la création d’une grande force politique de gauche.

C’est pourquoi le M’PEP considère qu’il faut engager dès à présent une bataille de fond pour ouvrir un nouveau cycle idéologique, culturel, philosophique et politique : celui de l’épuisement de la pensée néolibérale et de l’avènement d’un socialisme du XXIe siècle.

Il faut organiser le réarmement idéologique et culturel de la gauche.

La gauche doit se décomplexer et renouer avec son ancrage populaire.

Il faut faire grandir l’idée et construire une nouvelle force politique de gauche, à vocation majoritaire et internationaliste.

Après avoir mené un intense travail collectif pendant un an, disponible sur son site Internet (www.m-pep.org), le M’PEP s’est fixé six objectifs :

- agir pour repolitiser les citoyens

- démystifier la mondialisation qui vise à établir définitivement la domination du capitalisme

- contribuer à la construction d’une grande force politique de gauche

- placer la souveraineté des peuples au centre du débat politique

- sortir de l’eurolibéralisme

- lutter contre l’emprise du capitalisme et ouvrir la voie à un socialisme du XXIe siècle

Ses autres travaux portent notamment, pour l’instant, sur les questions suivantes qui sont mises au débat public :

- Mettre un terme à la financiarisation de l’économie.

- Stopper le vandalisme sur l’environnement et le pillage des ressources naturelles.

- Dynamiser les principes de la République qui lient les citoyen-ne-s entre eux : démocratie, intérêt général, laïcité, égalité, services publics.

- Remettre en cause l’existence du FMI, de la Banque mondiale, de l’OCDE et de l’OMC.

- Inciter la France à lancer une vaste offensive diplomatique pour un nouvel ordre politique, économique, social, démocratique et environnemental mondial, basé sur la Charte de La Havane, outil de lutte contre le libre-échange favorisant la coopération internationale.

- Prélever sur les flux et stocks de capital et les hauts revenus les moyens nécessaires aux politiques sociales.

- Baisser, à moyen terme, la TVA.

- Appliquer le droit constitutionnel à l’emploi en le rendant opposable à partir du financement de plusieurs millions d’emplois.

- Créer un service public national décentralisé de l’aide aux familles et aux personnes seules.

- Etablir un pôle public de l’énergie.

Le 28 juin, au cour du département de la Haute-Savoie frappé par lesdélocalisations, le M’PEP organise une journée d’étude sur le thème « Face aux délocalisations, faut-il sortir de l’Union européenne ? ».

Lors de son université d’été à Poitiers, le 23 août, il rendra publique sa plateforme politique. Après les élections européennes de 2009, le M’PEP diffusera son programme de gouvernement. Dans l’immédiat, dans la perspective des élections européennes de 2009, le M’PEP lance une campagne intitulée « Faire bouger l’Europe ou sortir de l’Union européenne ».

Le M’PEP est présent dans chaque département. Il est prêt à accueillir tous ceux et toutes celles qui souhaitent mettre de l’éducation populaire dans la politique et de la politique dans l’éducation populaire pour reconstruire une gauche courageuse, prête à affronter les intérêts du capitalisme et à ouvrir la voie à un socialisme du XXIe siècle.

Le 24 mai 2008.

Siège social : 168, rue Cardinet - 75017 Paris - contact@m-pep.org

Le site du M’PEP

GAUCHE ALTERNATIVE

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Aubry fait le pari d’"une gauche enthousiaste, joyeuse, fière d’elle-même"

PARIS (AFP) - 01/06/08 11:24

Photographe : Denis Charlet AFP/Archives :: La maire PS de Lille Martine Aubry, le 21 mars 2008

Martine Aubry s’est déclarée dimanche convaincue que la France allait "retrouver une gauche enthousiaste, joyeuse, fière d’elle, fière de ses valeurs".

"Je suis fière d’être de gauche, fière de porter la solidarité, fière de penser que il n’y a pas de liberté sans égalité (...), je suis fière de pouvoir dire : on va retrouver une gauche enthousiaste, joyeuse, fière d’elle, fière de ses valeurs et qui a envie de les porter collectivement", a déclaré le maire de Lille en arrivant à la journée de travail des "reconstructeurs".

Cette journée rassemble des proches de Mme Aubry, de Laurent Fabius, d’Arnaud Montebourg et de Dominique Strauss-Kahn pour voir s’il est possible de dessiner une nouvelle alliance dans la perspective du congrès de Reims à la mi-novembre.

Interrogée sur cette réunion, Mme Aubry a affirmé : "Nous n’avons pas d’histoire commune au sein du Parti socialiste mais nous avons tous décidé de laisser les querelles passées sur le pas de la porte. Le monde a changé, nous devons aussi changer (...) et nos réponses doivent être adaptées. Tous ceux qui viennent aujourd’hui partagent, je crois, une idée, c’est que les valeurs de la gauche n’ont jamais été autant d’actualité".

Selon l’ex-numéro 2 du gouvernement Jospin, dans la société d’aujourd’hui, "la soi-disant liberté individuelle est devenue de l’égoïsme et de l’individualisme, la soi-disant concurrence du marché est devenue la loi du plus fort, porteuse d’inégalités", tandis que "la rentabilité à court terme" l’emporte sur "la préparation de l’avenir".

Comme on lui demandait si cela signifiait qu’elle n’approuve pas le modèle libéral, elle a répondu : "On peut le dire ainsi".

Mme Aubry a estimé, dans une allusion à Ségolène Royal, qu’il fallait "donner une vision et un sens, et pas demander aux Français tous les matins ce qu’ils pensent ou leur dire ce qu’on croit qui va leur plaire". "La politique a encore un sens, un avenir, et peut préparer un bel avenir".

Enfin, elle a répété que la question du leader "se posera le moment venu", mais "n’est pas le sujet d’aujourd’hui".

Les "reconstructeurs" du PS : Fabius et Lang saluent l’initiative

PARIS (AFP) - 31/05/08 14:52

Laurent Fabius a qualifié samedi l’initiative des "reconstructeurs" socialistes de "mouvement le plus novateur" au sein du PS, estimant que le "faux débat" entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë risquait de virer au "pugilat", tandis que Jack Lang a salué une "initiative positive".

Photographe : Patrick Kovarik AFP/Archives :: Laurent Fabius (c), à l’Assemblée le 20 mai 2008

Le "pôle des reconstructeurs", qui regroupe des proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg doit se retrouver dimanche pour voir s’il est possible de dessiner une nouvelle alliance, puis une nouvelle majorité au congrès de Reims à la mi-novembre.

"C’est le mouvement je crois le plus novateur," a déclaré M. Fabius à Europe 1, évoquant "des responsables et militants qui viennent de sensibilités différentes (et) décident de travailler ensemble sur le fond et de rechercher des solutions communes pour une gauche décomplexée et qui puisse gagner".

"Le début du débat qui s’est instauré (en vue du congrès) est un faux débat", entre Ségolène Royal, candidate déclarée à la direction du parti, et Bertrand Delanoë, candidat présumé mais non déclaré, a estimé l’ancien Premier ministre.

M. Fabius a notamment estimé à propos de la polémique autour du "libéralisme", que tous deux "sont plutôt en accord qu’en désaccord sur ce point".

"Quand il y a un faux débat, en général ça dégénère en pugilat", a-t-il poursuivi, réclamant un "débat de fond". "Ce qu’on attend de nous, c’est quelles sont les réponses concrètes (...) que vous avez à apporter sur l’emploi, sur les délocalisations, sur la santé, sur l’école, sur l’environnement et sur le futur".

Interrogé pour savoir si Mme Aubry pourrait devenir la candidate des "reconstructeurs" à la tête du PS, M. Fabius a déclaré "on verra, on n’en est pas encore là", en souhaitant "sortir des débats de personnes qui empoisonnent la vie politique".

Jack Lang a qualifié samedi "d’initiative positive" la réunion prévue dimanche des "reconstructeurs" du PS, estimant qu’elle pourrait déboucher sur "un rassemblement le plus large possible des talents, des énergies, des capacités".

Le "pôle des reconstructeurs", qui regroupe des proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg, doit se réunir pour voir s’il est possible de dessiner une nouvelle alliance et sortir de l’alternative "Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë", puis de bâtir une nouvelle majorité au congrès de Reims à la mi-novembre.

"C’est une initiative positive, le PS est en panne de leader, d’idées, d’organisation, il n’est pas en bonne santé", a déclaré M. Lang à l’AFP. Il a indiqué qu’il ne pourrait toutefois se rendre à la réunion, ayant un engagement à l’étranger.

"La journée de demain peut marquer une nouvelle étape vers un rassemblement le plus large possible des talents, des énergies, des capacités", a-t-il estimé.

"Je souhaite ce rassemblement aussi large que possible, et qu’il n’écarte a priori personne", a poursuivi l’ancien ministre, en soulignant notamment avoir "beaucoup d’amitié pour Bertrand Delanoë".

M. Lang a enfin expliqué avoir, avec d’autres élus du Pas-de-Calais, pris contact avec les socialistes du département du Nord, et être disposé à "soutenir une contribution (en vue du congrès) dont une des premières signataires serait Martine Aubry".

Il a toutefois assuré qu’il ne fallait pas "précipiter le cours des choses". "Il ne s’agit pas choisir le premier secrétaire, encore moins un candidat à la présidentielle."

PS : les "reconstructeurs" confrontent leurs points de vue dimanche

PARIS (AFP) - 31/05/08 13:44

Les amis de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg vont confronter dimanche leurs points de vue pour voir s’il est possible de dessiner une nouvelle alliance, puis une nouvelle majorité, au congrès de Reims à la mi-novembre.

Photographe : Dominique Faget AFP/Archives :: Dominique Strauss-Kahn, le 15 mai 2008 à Bruxelles

Ce "pôle des reconstructeurs", selon l’appellation qu’il s’est donné, veut sortir de l’alternative "Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë", persuadé qu’il débouchera sur un remake du fratricide congrès de Rennes (1990) entre Lionel Jospin et Laurent Fabius et que le perdant n’aura de cesse de chercher sa revanche lors de la compétition pour l’investiture présidentielle en 2012.

Participeront aux travaux, en présence de quelque 800 militants et cadres, Martine Aubry, maire de Lille, le député Arnaud Montebourg, Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone, "lieutenants" de DSK et de Fabius. L’ex-Premier ministre prendra part au déjeuner. Benoît Hamon, figure montante du PS, a délégué Razzy Hammadi, secrétaire national, pour représenter la gauche du parti à cette rencontre, à titre d’"observateur". "Volontaire et attentif", souligne M. Hammadi.

L’objectif est de privilégier "le débat de fond", selon M. Cambadélis, initiateur avec M. Bartolone de ce rapprochement audacieux.

Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius s’étaient en effet combattus sans ménagement entre fin 2004 et fin 2006, une division dont avait tiré profit Ségolène Royal pour imposer sa candidature à l’Elysée.

Tous ceux-là estiment qu’à l’heure de "la deuxième phase de la mondialisation" marquée par les crises (financière, alimentaire, énergétique et climatique), "la gauche doit définir de nouvelles réponses". Ils constatent que presque partout en Europe ces dernières années, la social-démocratie s’est fait battre.

Il sera question notamment d’"un autre modèle de croissance, crédible et réaliste, dans la mondialisation" et de "la rénovation" de la gauche.

La réunion, la troisième du genre, n’a "pas d’autre statut qu’un espace de confrontation", d’autant qu’"on est au début du processus" selon M. Cambadélis.

Si les amis de DSK et Montebourg doivent déposer une contribution commune pour le congrès, Mme Aubry et M. Fabius, avec leurs amis respectifs, devraient déposer la leur. C’est en septembre au plus tard qu’on saura si ces textes peuvent se fondre en une seule motion pour le congrès.

C’est à ce moment-là aussi, si l’aventure se poursuit, que sera choisi un porte-parole commun, qui pourrait postuler à la succession de François Hollande. Le strauss-kahnien Jean-Paul Huchon vient d’encourager Mme Aubry dans cette voie.

La gauche du PS veut construire un rassemblement "majoritaire"

PARIS (AFP) - 28/05/08 15:56

La gauche du PS entend construire pour le congrès de Reims en novembre un rassemblement "à vocation majoritaire" qui tire les leçons de "l’échec du modèle libéral", a déclaré mercredi Benoît Hamon, leader de ce courant avec Henri Emmanuelli.

Photographe : Jean-Pierre Muller AFP/Archives :: Benoît Hamon, leader du Nouveau Parti Socialiste et député européen, le 1er septembre 2007 à La Rochelle

Le jeune eurodéputé a critiqué lors d’une conférence de presse "l’improvisation intellectuelle et programmatique" d’une partie de la gauche qui "n’est pas capable d’anticiper et de dire comment répondre" aux transformations du monde marquées par "la crise financière, la crise alimentaire, la crise énergétique" qui marquent "un vrai renversement de cycle".

Selon lui, dire que "le passé de la social-démocratie européenne serait l’avenir du socialisme français" est "tout à fait dépassé, ringard".

Il a mis en exergue "l’échec du modèle libéral à répondre aux grandes crises que traversent le monde", auquel il a associé les expériences de la social-démocratie européenne au gouvernement.

Dans un tel contexte, "il est absolument surréaliste" de voir que "des socialistes choisissent ce moment pour se disputer un ralliement au libéralisme", a affirmé M. Emmanuelli.

Photographe : Pascal Pavani AFP/Archives :: Le député socialiste des Landes Henri Emmanuelli le 14 octobre 2007 à Labège près de Toulouse

Les deux hommes se sont tenus à équidistance de Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. "Je n’ai pas senti un vent se lever ni dans un sens ni dans l’autre", a déclaré M. Hamon.

Le Nouveau parti socialiste (nom du courant de MM. Hamon et Emmanuelli) aborde le congrès dans "une démarche extrêmement ouverte", avec le souci de construire un rassemblement "délibérément à vocation majoritaire".

Le NPS discute actuellement "avec les +reconstructeurs+" qui réunissent fabiusiens, strauss-kahniens, les amis de Martine Aubry et ceux d’Arnaud Montebourg. Il n’écarte pas non plus le dialogue avec le premier secrétaire François Hollande

Le NPS récuse un front anti-Delanoë ou anti-Royal. "Ce n’est pas juste le +tout sauf Ségolène Royal+ ou le +tout sauf Bertrand Delanoë+ qui peut faire le ciment" du rassemblement à opérer, a lancé M. Hamon.

Le député européen n’a pas exclu une candidature issue de son courant au poste de premier secrétaire du PS. "Si on est en situation de diriger le parti, il y aura un candidat issu de nos rangs, mais pas avant".

"La colère monte" selon Arlette Laguiller

(Europe1, 10/05/2008, 11h04)

La colère monte en France face à la politique injuste du gouvernement, estime Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte ouvrière, dans un entretien samedi au Parisien.

J’espère une grande grève d’ensemble du monde du travail, comme on en a connu en mai-juin 1968. Le 22 mai sera un premier test", déclare Arlette Laguiller en appelant les actifs, les chômeurs et les retraités à se mobiliser pour cette journée d’action sur les retraites. "La colère monte car les sujets de mécontentements sont nombreux", ajoute-t-elle.

Interrogée sur la première année de présidence de Nicolas Sarkozy, Elle juge que "la politique qu’il mène consiste à prendre aux plus modestes pour donner aux plus riches". "On nous dit que le gouvernement veut s’attaquer aux niches fiscales, pourquoi ne commence-t-il pas par supprimer ses propres mesures comme le bouclier fiscal à 50% ?", demande la porte-parole de LO.

"Au lieu de ça, l’Etat essaie de trouver de l’argent ou d’économiser par tous les moyens : les franchises médicales, les suppressions de postes dans l’éducation nationale, les sanctions contre les chômeurs. Et Nicolas Sarkozy, qui s’est doté d’une augmentation de 170% de son salaire, ose augmenter les retraites de 0,8% au 1er septembre ! On voit bien là qu’il y a des choix de classes", ajoute-t-elle.

VIDEOS

2 PS : Martine Aubry de retour sur la scène nationale2

31 mai 2008 - 20h00- cliquer ici

Les amis de DSK, Laurent Fabius et Arnaud Montebourg vont se retrouver dimanche en vue du congrès du PS. A leurs côtés, Martine Aubry, qui fait son retour sur la scène nationale.


Forum

  • Que peut-il émerger sur les ruines de la "Gauche" ?
    1er juin 2008, par Jeff

    Salut JMT, salut à tous ! la mascarade continue...

    La gauche radicale voit fleurir (normal vu la saison ! ) une flopée de groupuscules parfois sympathiques mais qui se condamnent instantanément à l’impuissance, du fait de leurs spécificités proclamées. Pour les uns c’est la décroissance, pour d’autres c’est sortir de l’Europe, pour d’autres encore autre chose... Bref tout ça à rebours de ce qui avait fait l’originalité de l’alter mondialisme, lequel n’a hélas jamais réussi à accoucher d’un projet politique et s’est auto limité à des dénonciations utiles, certes, mais qui une fois énoncées ne font pas avancer les choses d’un iota, même répétées en boucle, en swahili ou en catalan...

    La LCR lance surtout une OPA sur ce qui reste des Verts, du PC, sur les frères ennemis du trotskisme... Ce qui fait partie de la rhétorique trotskiste classique, friande de "comités unitaires", de "collectifs", de "par milliers et par milliers" dont elle s’auto proclame le pivot et la tête pensante. Généralement fort déçue de la tournure des évènements elle va alors casser le mouvement, à moins qu’il ne s’épuise de lui même : ce ne sera pas la dernière apparition de ce monstre du Loch Ness "anticapitaliste".

    Quand aux "socialistes" l’explosion se fait au ralenti, il y a trop d’intérêts personnels en jeu et trop de cynisme pour que la partie "radicale" se sépare de la partie "centriste". Et peut-on encore parler de "gauche" en ce qui le concerne, après 2005 et février 2008 ?

    Je voudrais finir par une citation, piquée (il ne m’en voudra pas) à Jean Bricmont, dont il faudrait citer l’article en entier. Même si je ne partage pas 100% de ce qu’il écrit...

    "A terme, il faut reposer la question du "socialisme du 21ème siècle", comme dirait Chavez. Mais sans chercher à l’imiter. La grande erreur du "socialisme du 20ème siècle", du moins dans la gauche radicale, a été de confondre socialisme et développement accéléré de pays peu développés, comme l’URSS ou la Chine, puis de se disputer indéfiniment sur la question de savoir qui avait trahi quoi et qui il fallait "soutenir" dans des régions du monde sur lesquelles nous n’avions aucune influence. Il faut reposer la question de ce que pourrait être le socialisme dans des pays capitalistes développés comme les nôtres. Commencer par défendre l’indépendance de l’Europe par rapport aux Etats-Unis et à sauver ce qui peut encore l’être de notre modèle social serait un bon début.

    Mais tout cela supposerait une révolution culturelle dans les mentalités de la "gauche". Il faut cesser de mélanger utopies, même désirables (un monde sans frontières), et politique. Et il faut cesser de jouer sur la culpabilisation - en accusant gratuitement la droite d’être raciste, fasciste, sexiste etc. L’échec du "socialisme scientifique" a donné naissance à un nouveau socialisme utopique ; mais celui-ci est une impasse, indépendamment de l’échec de l’URSS. Cet échec n’a pas montré que Marx avait tort quand, dans L’Idéologie Allemande, il critiquait l’idéalisme et l’utopisme. Il faut sortir d’un discours purement moral pour (re)commencer à faire de la politique. Cela suppose une vaste mobilisation d’intellectuels qui chercheraient, comme l’a fait la droite lorsque celle-ci était faible, à proposer une série de mesures concrètes, à court et à moyen terme, plus ou moins réalistes, mais faites dans un esprit radical ("socialiste"). C’est seulement ainsi que la gauche pourra regagner de la crédibilité et reconstruire une forme d’hégémonie intellectuelle, comme celle qui a existé après-guerre. Vu l’état de confusion intellectuelle et de découragement qui règne actuellement, ce projet semble impossible ; mais, comme on disait en ‘68, exigeons l’impossible !

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