AID Association initiatives dionysiennes

PROJETS DEBRIDES

Quand l’homme lutte avec la nature !

samedi 31 mai 2008 par JMT

Quel point commun entre ces trois articles ?

a) la course contre la montre pour vider un lac créé par de gigantesques glissements de terrain qui risque de ravager la vallée en aval si les 150 Millions de m3 d’eau provisoirement retenues étaient violemment relâchées

b) le projet de créer la plus grande ferme photovoltaique du monde sur les 32km de la future route des Tamarins qui ouvrira au 2eme trimestre 2009 (sans ces panneaux solaires mais il y en aura dejà pour 80kW sur certaines installations)

c) l’exploration pétrolière dans le massif du Jura

De l’humour débridé ? des chinoiseries ? Eh bien non : sous l’empire de la nécessité les hommes deviennent inventifs et opiniâtres.

Les militaires chinois qui creusent avec acharnement pour dériver l’eau et sauver des vies, les réunionnais qui vont investir des sommes importantes pour s’affranchir des énergies fossiles importées à l’horizon 2030 (la ferme solaire n’est que l’un des projets du programme GERRI), les pétroliers qui vont aller rechercher à 2500 m de profondeur dans les roches chahutées du sous-sol jurassien sont tous motivés par la même folle énergie qui fait faire à l’homme les meilleures choses, mais aussi les pires.

Séisme en Chine : dynamitage imminent d’un barrage naturel pour vider un lac

BEICHUAN (AFP) - 31/05/08 13:48

AFP :: Carte de localisation d’un barrage naturel chinois formé par le séisme et menaçant de se rompre

Les responsables chinois s’apprêtaient samedi à dynamiter un barrage naturel formé par le séisme du 12 mai au Sichuan (sud-ouest) afin de vider un lac qui menace potentiellement 1,3 million de personnes, ont indiqué des responsables locaux.

Des ouvriers ont disposé des explosifs sur le barrage naturel qui s’est formé à la suite du tremblement de terre, après que des milliers de soldats aient achevé après dix jours d’efforts de creuser un canal d’évacuation pour les eaux du lac.

L’eau accumulée dans le lac à Tangjiashan devrait commencer à s’écouler samedi après-midi, a indiqué Luo Haolong, un responsable de la section des ressources hydrauliques de la police militaire qui travaille sur le site.

"L’eau coulera cet après-midi", a déclaré Luo.

"Actuellement, je pense que la situation concernant le lac est sous contrôle, nous n’avons plus de craintes qu’il y ait des inondations incontrôlées", a précisé de son côté à l’AFP Han Guijun, un responsable du parti dans le comté de Beichuan.

Plus de 197.000 personnes ont été évacuées pour éviter qu’elles ne subissent une inondation, a ajouté une responsable de la ville voisine de Mianyang, et les militaires qui avaient travaillé jour et nuit sur le site commençaient également à quitter les lieux.

Les autorités avaient également donné l’ordre de retirer près de 100 sources radioactives non-identifiées et d’évacuer quelque 5.000 tonnes de produits chimiques de la zone inondable.

L’armée chinoise avait déployé des milliers de soldats sur le site du barrage, formé par d’énormes glissements de terrain à la suite du tremblement de terre de magnitude 8 sur l’échelle de Richter qui a dévasté la région, mais les militaires étaient en train de quitter la zone, a expliqué Han Guijun.

Les autorités s’étaient préparées à la possibilité d’une évacuation massive dans cette région où des millions de réfugiés déplacés par le tremblement de terre, qui a fait selon un dernier bilan 68.977 morts confirmés et 17.974 disparus.

Le nombre de personnes déplacées est supérieur à 15 millions.bilan 68.858 morts et 18.618 disparus, s’entassent dans des camps.

Près de 1,3 million d’habitants de zone restaient en état d’alerte, mais "ils ne seront pas évacués si l’eau s’écoule normalement", a précisé la responsable de Mianyang.

Une ferme solaire géante sur la route des Tamarins

CLICANOO.COM

La future 2 x 2 voies accueillera bien une ferme solaire géante, à côté de la route mais aussi au-dessus. Son intégration paysagère devrait faire l’objet d’un concours d’architecture. Si l’ampleur du projet reste à préciser, Paul Vergès en a confirmé le principe, hier à la Région, lors d’une grand-messe autour de l’ambition d’autonomie énergétique de l’île.

Longue de 32 kilomètres et large de 30 mètres, la future route des Tamarins représente une surface de 99 hectares. Dans une île contrainte comme la Réunion, où la guerre du foncier fait rage, ce n’est pas négligeable.

En 2003 déjà, Paul Vergès avait demandé à l’équipe de l’Agence régionale de l’énergie Réunion (ARER) de réfléchir au potentiel énergétique de cette route. Des études avaient alors été réalisées. L’idée était d’utiliser l’énergie solaire pour produire de l’hydrogène, en vue d’alimenter une flotte expérimentale de quatre bus à pile à combustible.

Mais le projet s’était endormi dans les cartons, avant d’être repris par la préfecture dans le cadre du projet GERRI. Le mois dernier, Paul Vergès a relancé l’équipe de l’ARER, qui a réactualisé ses études : “Si on couvrait toute la route, on pourrait générer une puissance de 150 mégawatts (MW), annonce Christophe Rat, directeur de l’ARER. Avec les 30 mètres de terrain de chaque côté, on passerait à 450 MW.”

De quoi, lorsque le soleil donne, alimenter 300 000 foyers en électricité ! Si ce chiffre donne la mesure du potentiel, hors de question pour la Région de construire un tunnel de panneaux tout le long de la route. L’ampleur du projet, encore embryonnaire, doit être précisée. “L’enjeu, c’est l’intégration paysagère, explique Christophe Rat. 700 000 pieds de bois vont être plantés au bord de la route. Il ne faut pas faire du solaire à tout prix, au détriment des paysages. Un concours d’architecture sera nécessaire.”

Autre contrainte : les panneaux devront résister aux cyclones. L’ARER a trouvé deux solutions, au choix : soit le béton “Ductal” mis au point par Lafarge, six fois plus résistant que le béton traditionnel ; soit les structures tridimensionnelles de plus en plus utilisées pour couvrir les stades et les aéroports. “On a démontré que c’était possible”, se réjouit Christophe Rat.

2“VOITURES ÉLECTRIQUES”2

Les discussions avec les investisseurs s’engageront dans les prochaines semaines. L’idée serait donc de couvrir des portions de la future route avec des panneaux, tout en gardant de nombreuses échappées visuelles et en optimisant le passage de la lumière – style verrière – sur ces “toits” solaires.

L’équipement des bordures est aussi envisagé, en premier lieu sur les aires dédiées au stationnement et aux stations-service. “Nous pourrons utiliser ces centrales solaires pour recharger les batteries des voitures électriques”, a lancé Paul Vergès, hier, devant un aréopage d’élus et d’acteurs de l’énergie.

Stockée et régulée, cette électricité photovoltaïque pourra servir d’énergie propre et garantie. À la fois pour le réseau, et pour la recharge des véhicules hybrides rechargeables et électriques, que le projet GERRI ambitionne de démocratiser, en masse et à prix concurrentiel, dès les prochaines années à la Réunion.

De son côté, l’ARER aura besoin de 4 MW pour son projet de bus à hydrogène (d’ici 2010), qui représenteront la moitié du trafic des Cars jaunes express. “L’impossible est possible, a ajouté Paul Vergès, hier. La hausse du prix des carburants nous conduit à l’impasse d’ici quelques années. Regardez les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs etc. À la Réunion, notre facture pétrolière a augmenté de 120 % en quatre ans. Un champ d’expérimentation considérable s’ouvre devant nous.”

Face à la crise énergétique mondiale et au dérèglement climatique, l’objectif d’autonomie initié par la Région fait plus que jamais l’unanimité entre l’Etat, les collectivités et les acteurs économiques.

Sylvain Amiotte

voir aussi le dossier de Témoignages : Autonomie énergétique : « impossible n’est pas réunionnais »

Longtemps ignoré, le pétrole du Jura aiguise les appétits

LYON (AFP) - 27/05/08 11:09

Longtemps ignoré, le pétrole dans le massif du Jura près de Nantua (Ain) aiguise les appétits d’une société pétrolière britannique, qui veut relancer la production de l’or noir "made in France", devenu attractif du fait de l’envolée des prix du baril.

Photographe : Damien Meyer AFP/archives :: Un forage en France, en Seine-et-Marne, en septembre 2005

Une dizaine de sociétés pétrolières de taille moyenne qui parient sur la cherté du pétrole, s’attaquent à des réserves "marginales" en France, dont l’exploitation n’était pas rentable lorsque le baril ne coûtait qu’une vingtaine de dollars. A l’heure où il dépasse les 130 dollars, ces poches pourraient devenir de véritables mannes.

Début mars, Celtique Energie Petroleum Limited a obtenu le permis exclusif de rechercher pendant cinq ans des hydrocarbures dans le massif du Jura, sur un axe s’étendant de Nantua à la frontière suisse (vallée de Joux).

"Du pétrole, il y en a mais c’est une région inexplorée. Avec ce nouveau gisement s’il se révélait fertile, on pourrait doubler notre production actuelle qui est de 1 million de tonnes de pétrole (par an). Au mieux, nous pourrions atteindre 5% de nos besoins", s’enthousiasme Charles Lamiraux, responsable de l’exploration pétrolière auprès du ministère de l’Energie.

La société britannique s’est engagée auprès de l’Etat à dépenser 1,72 million d’euros pour reprendre les forages entrepris par Esso dans les années 1980 dans cette région, jugée "prometteuse".

A l’époque, de l’huile de bonne qualité avait été découverte mais les moyens techniques, très coûteux, ne permettaient pas de "forer au bon endroit" dans ces zones difficiles d’accès. La géologie complexe du Jura - une chaîne de montagne plissée - nécessite de creuser à de grandes profondeurs, parfois jusqu’à 2.500 mètres.

"Nous analysons les données géologiques et géophysiques existantes avec des technologies de pointe. D’ici trois mois, nous pourrions décider de lancer un forage d’exploration pour savoir si la production est rentable", explique le consultant français de l’entreprise, Guy Feugère.

"Mais il ne fait pas de doute qu’au vu du prix du pétrole, on ne peut qu’investir en France. Produire sur place coûte beaucoup moins cher que de faire venir du pétrole du Nigeria ou des pays du Golfe, même si la production est limitée", estime-t-il.

De plus, les entreprises bénéficient d’un système fiscal français plus attractif que dans les autres pays européens. Pour preuve, si les investissements d’exploitation restent relativement stables, ceux de l’exploration ont quadruplé entre 2006 et 2007, pour atteindre 81 millions d’euros, selon le ministère de l’Energie.

Pour autant, la France ne produit qu’1% du pétrole qu’elle consomme, dans le bassin parisien et en Aquitaine.

"La ressource est française même si l’exploitation est anglaise. Cela allègera notre facture pétrolière et on réduira nos importations. Une économie marginale mais non négligeable", précise M. Lamiraux.

"Ce qui était auparavant marginal devient économique. Si le forage montre qu’on peut en extraire 1.000 barils jour pendant dix ans, on lancera la production dans quatre ans", souligne M. Feugère.


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