AID Association initiatives dionysiennes
loi OGM adoptée, journée d’action de défense des retraites mitigée

RESISTANCE : c’est pas glorieux

vendredi 23 mai 2008 par JMT

Les français sont fatigués et embourgeoisés, plus fatigués par les visites à l’hypermarché que par les manifs, tellement fatigués qu’ils ne se bougent même plus pour défendre leur portefeuille ou ce qui y ressemble (des retraites correctes et quand on est encore vivant et en bonne santé de préférence !) .

Faute de réagir à temps, ils se laissent tondre la laine sur le dos, un peu plus chaque année. Finalement 2008 ne ressemble pas encore à 1968 ni à 2003.

Faut-il espérer ? la liste des renoncements depuis 2002 est assez colossale et nul signe de ralentissement, ce qui est d’ailleurs annoncé par l’hyperprésident et son fidèle fondé de pouvoir/premier ministre

41 ans, François Fillon maintient...

Le Vendredi 23 Mai 2008 à 12h59

Près de 300 000 personnes défilaient hier selon la police, environ 700 000 selon la CGT. Le Premier ministre n’en a pas moins maintenu le passage aux 41 ans de cotisation pour une retraite à taux plein. Si le gouvernement continue à camper sur ses positions, les syndicats organiseront de nouvelles actions.

François Fillon n’a pas commenté l’ampleur des manifestations. En revanche les membres de son gouvernement se sont félicités du bon fonctionnement du service minimum.

A la SNCF, où près de 25% du personnel était en grève, les perturbations ont été limitées (un peu plus d’un train sur deux en moyenne) et les usagers étaient informés.

A la RATP, excepté sur le RER B, le trafic était quasiment normal, les réseaux marseillais, strasbourgeois et lyonnais étaient plus perturbés. Dans la Fonction publique, 8,6% des agents étaient en grève (selon le ministère).

Mobilisation d’ampleur contre la réforme des retraites

REUTERS - jeudi 22 mai 2008, 20h10

Les syndicats ont mobilisé jeudi des centaines de milliers de manifestants en France contre la réforme des retraites, une salve d’avertissements dont ils comptent tirer parti pour pousser le gouvernement à amender son projet sur l’allongement de la durée de cotisation à 41 ans.

La police faisait état en fin de journée de 296.000 manifestants dans le pays. La CGT avançait le chiffre de 700.000 manifestants dans 153 villes. La manifestation rassemblait 70.000 personnes à Paris, selon Force ouvrière (FO), 28.000 d’après la police.

"La balle est dans le camp du gouvernement. Il ne peut pas plus longtemps esquiver l’exigence d’une réelle négociation sur l’avenir de notre système de retraite", déclare la CGT dans un communiqué.

Sans chercher à gommer leurs divergences sur l’allongement de la durée de cotisation à 41 ans pour une retraite à taux plein, les syndicats CGT, FO, CFDT, CFTC, CFE-CG, Unsa, FSU, Solidaires se sont félicités d’une démonstration de force unitaire, dans les secteurs privé et public, équivalente selon eux au mouvement d’avril 2003 contre la loi Fillon sur les retraites, qui avait rassemblé un à deux millions de personnes.

"Si le gouvernement reste droit dans ses bottes, ça veut dire qu’il faudra une suite, on ne pourra pas en rester là", a prévenu Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO.

"Après un rapport de forces de ce type, le gouvernement va être obligé de nous recevoir et on va remettre nos projets sur la table", a déclaré François Chérèque, responsable de la CFDT.

Avant cette journée-test, le gouvernement a martelé qu’il ne reviendrait pas sur cette disposition de la loi de 2003.

Pour Jean-François Copé, "la mobilisation a été moins forte" que ne l’escomptaient les syndicats. "Je pense que beaucoup de nos compatriotes - ce n’est pas de gaieté de coeur - prennent la mesure qu’il va falloir travailler plus longtemps", a dit sur RTL le président du groupe UMP à l’Assemblée.

Le Premier ministre, François Fillon, a confirmé mercredi l’allongement progressif de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein à partir de 2009, pour atteindre 41 ans en 2012. Selon le gouvernement, cette mesure est la seule réponse valable à la hausse du besoin de financement liée à l’allongement de la durée de la vie.

2PERTURBATIONS DANS LES TRANSPORTS EN PROVINCE2

"Nous demandons au gouvernement de prendre acte de la dégradation préoccupante du climat social, de sortir de son isolement buté et d’entamer de véritables négociations", déclare Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, dans un communiqué.

"Touche pas à ma retraite", "Quarante ans, c’est déjà trop", pouvait-on lire sur des banderoles dans les cortèges.

A Marseille, 60.000 personnes selon les organisateurs et 8.000 selon la police ont défilé. A Nantes, les manifestants étaient 25.000 selon les syndicats et 11.000 selon la police.

A Toulouse, près de 14.000 personnes selon la police, plus de 25.000 selon les organisateurs, ont manifesté dans l’après-midi. A Bordeaux, on recensait 25.000 manifestants selon les syndicats, 8.000 selon la police.

A Lyon, les organisations ont compté 15.000 manifestants et la police 8.500. A Rouen, entre 8.000 et 10.000 personnes ont défilé selon les syndicats et 7.500 selon la police.

Les appels à la grève ont été diversement suivis. Les transports urbains ont été fortement perturbés dans plusieurs villes de province (moins de 50% de transports dans vingt villes).

Les transports marseillais ont été très affectés, alors que le trafic à la RATP a été quasi normal à Paris. Un train sur deux circulait en moyenne sur le réseau Transilien.

Deux TGV sur trois circulaient à destination ou en provenance de Paris et un TGV sur deux de province à province. La SNCF signalait un service normal pour les TGV en provenance ou à destination de l’étranger.

Le trafic aérien était normal dans quasiment tous les aéroports, à l’exception de Marseille où les retards pouvaient atteindre une heure.

L’objectif des syndicats n’étaient pas de "bloquer" le pays mais de miser sur la mobilisation de la rue.

Ce mouvement était le premier test d’ampleur de la loi sur le service minimum dans les transports votée en août 2007 et entrée en vigueur le 1er janvier.

"On a pu bâtir un service horaire qui est crédible et qu’on a d’ailleurs assuré intégralement. On a fait même mieux que prévu, puisqu’on a fait par exemple en Ile-de-France 10% de trains de plus", s’est félicité Guillaume Pepy, président de la SNCF, sur LCI.

Service France, avec les correspondants de province

Retraites : des centaines de milliers de manifestants, les syndicats satisfaits

AFP - jeudi 22 mai 2008, 19h59

Les syndicats estiment avoir réussi leur pari jeudi avec des centaines de milliers de manifestants mobilisés dans toute la France autour de "la défense" des retraites et jugent que le gouvernement doit désormais revoir son plan entérinant l’allongement de la durée de cotisation.

Les défilés ont rassemblé entre 296.000 personnes, selon la police et plus de 700.000, selon la CGT, qui s’est félicité d’un "incontestable succès", avec "une participation majoritaire des salariés du privé".

En 2003, les premières manifestations unitaires contre la réforme des retraites, dont le gouvernement mène actuellement la deuxième étape, avaient réuni entre 250.000 et 500.000 personnes. Le mouvement s’était ensuite amplifié, réunissant à son sommet 1 à 2 millions de manifestants.

CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et l’Unsa ont tenu jeudi à afficher leur unité pour "la défense de la retraite solidaire" et contre un projet gouvernemental jugé peu ambitieux et ne pesant à leurs yeux que sur les salariés, qui devront cotiser 41 ans d’ici 2012 pour une retraite à taux plein.

"La balle est dans le camp gouvernemental", a estimé la CGT, et la mobilisation pourrait avoir "des suites". Pour la CFDT, "le gouvernement doit revoir la globalité de ses propositions".

Plus d’une centaine de défilés ont réuni des enseignants, des cheminots, des postiers et des salariés du privé, ainsi que des retraités.

Le cortège parisien a rassemblé de 28.000 personnes (police) à 70.000 (CGT). A Bordeaux, ils étaient de 8.000 à 25.000, à Toulouse entre 14.000 et 25.000, à Lyon de 8.500 à 12.000 et à Marseille entre 8.200 à 60.000, dont de nombreux agents portuaires et dockers.

Le Premier ministre François Fillon a écarté toute remise en cause des 41 ans de cotisation, "acté" en 2003. Et l’UMP a demandé à "tous les gens de bonne foi" de défendre la réforme des retraites.

Les confédérations, qui n’avaient pas appelé formellement à la grève même si des préavis ont été déposés pour "couvrir" les manifestants, ont insisté pour que leur succès soit mesuré au nombre de manifestants et non de grévistes.

Mais à la SNCF, la direction a donné un taux non négligeable de 24,9% de grévistes. La direction de La Poste en a enregistré 11,33%, celle de France Télécom 19,5%, celle du groupe EDF 20,8% et celle de GDF 16,2%.

A la SNCF, où le service minimum est mis en oeuvre pour la deuxième fois au plan national, les perturbations ont été limitées, avec un peu plus d’un train sur deux en moyenne (deux TGV sur trois).

En région parisienne, le trafic RATP a été normal (sauf RER B), tandis qu’en province, certains réseaux ont connu des perturbations comme à Marseille, Strasbourg ou Lyon.

Le trafic aérien a été normal à l’aéroport de Roissy et légèrement perturbé à Orly et dans quelques aéroports de province.

Matignon et le ministre du Travail Xavier Bertrand ont d’ailleurs d’abord vu dans cette journée de mobilisation, avec des perturbations "mais sans blocages", un succès du service minimum.

Dans la Fonction publique, 8,6% des agents ont fait grève, selon le ministère.

Malgré leurs divergences - CFDT ou CFE-CGC ne sont pas opposés au principe des 41 ans, mais à son calendrier -, les syndicats estiment avoir établi un nouveau rapport de forces pour imposer leurs revendications sur le niveau des retraites, de nouveaux financements et des compensations pour les métiers pénibles.

En écho aux manifestations, la présidente du Medef Laurence Parisot, favorable à un recul de l’âge de la retraite en plus des 41 ans, a lancé : "Est-ce si catastrophique que ça de partir à la retraite à 63 ans et demi ?"

700000 manifestants contre la réforme des retraites, dit la CGT

REUTERS - jeudi 22 mai 2008, 18h46

Plus de 700000 personnes ont défilé jeudi dans 153 manifestations à travers la France contre la réforme des retraites, a indiqué la CGT.

Le ministère de l’Intérieur a dénombré pour sa part 296.000 manifestants lors de 126 manifestations, a indiqué une porte-parole.

A Paris, la manifestation a rassemblé 70.000 personnes, selon Force ouvrière et 28.000 d’après la police.

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO), a estimé que ces chiffres auguraient d’une mobilisation réussie dont devra tenir compte le gouvernement.

"Cela veut dire que la journée sera réussie, et cela signifie que le gouvernement devra réagir", avait-il dit au départ de la manifestation parisienne.

Pour la CGT, cette journée est une étape importante dans un processus de mobilisation.

"La balle est dans le camp du gouvernement. Il ne peut pas plus longtemps esquiver l’exigence d’une réelle négociation sur l’avenir de notre système de retraite", écrit-elle dans un communiqué.

Les syndicats appellent à manifester contre l’allongement à 41 ans de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein.

Gérard Bon

La loi sur les OGM définitivement adoptée par le Parlement

Le Jeudi 22 Mai 2008 à 11h35

Le Parlement a définitivement adopté hier le projet de loi sur les OGM. Les socialistes, qui se sont abstenus de voter au Sénat, saisiront le Conseil constitutionnel. Quant à la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, elle compte sur la présidence française pour changer les normes européennes en la matière...

A 183 voix contre 42, les sénateurs ont adopté hier les conclusions de la commission paritaire qui avait été convoquée par le Premier ministre (après l’adoption de la motion de procédure).

La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait invité les parlementaires à adopter le texte pour éviter une condamnation de la France par Bruxelles pour non transposition de la directive sur les OGM de 2001.

A partir du 5 juin, la France risquait une amende de 38 millions d’euros et une astreinte de 360 000 euros par jour. NKM avait d’ailleurs précisé que Paris tenterait de proposer des modifications aux textes européens lors de la présidence française.

Deux jours auparavant, alors que le texte devait repasser devant l’Assemblée, la consigne avait été claire au sein de l’UMP : présence indispensable dans l’hémicycle, pas de dispersion des votes.

Les socialistes jugent le texte contraire au principe de précaution, inscrit dans la Charte de l’environnement qui a été au préambule de la Constitution il y a quatre ans.

MB


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