AID Association initiatives dionysiennes
Contre le discours monomaniaque des libéraux...

DEFENSE DES RETRAITES

Tous dans la rue jeudi 22 Mai pour défendre la solidarité

mercredi 21 mai 2008 par JMT

Sarkozy l’a dit, ses marionnettes l’ont répété : il faut casser tout ce qui vient de mai 68 mais il faut aussi casser tout ce qui vient de 1944 voire de 1936 ou d ’avant. Pour le plus grand plaisir de Dame Laurence, Madame "incertitude", la "tombée de l’armoire" (cf UIMM), bref Mâme Parisot, chef du MEDEF, encore une des nanas du Président qu’il faudrait donc appeler Lorenza :-)

C’est un fait avéré, tous les libéraux haissent les retraites !Et encore plus quand elles sont organisées dans un cadre solidaire national et intergénérationnel par le système de répartition comme le programme du CNR du 15 Mars 1944 a pu l’imposer au patronat collabo, donc temporairement affaibli, chance incroyable et occasion que les républicains surent saisir. Sans malheureusement pouvoir vraiment le généraliser du fait des commerçants et professions libérales qui ont préféré à l’époque faire bande à part ( pour conserver leurs "privilèges" et "payer moins") et dont beaucoup s’en mordent maintenant les doigts.

Ce système est le seul qui soit à l’abri des convulsions économiques car s’il arrivait à ne plus pouvoir fonctionner c’est qu’il n’y aurait même plus d’Etat viable. C’est celui qui a sorti les retraités français de la pauvreté voire de la misère et du besoin de recourir à l’aide directe de leurs enfants.

Certes, les autres systèmes de retraite donnent l’illusion , parfois et pour certains, d’être "’plus rentables", mais globalement et à long terme c’est faux, pour de simples raisons arithmétiques et ne peut fonctionner que si on détourne de la plus-value par le biais d’une spéculation (et accessoirement grâce à la "cavalerie") : les petits retraités qui vivent d’un fonds de pension sucent en réalité le sang des travailleurs...ils se sont donc sucés eux-même leur sang, tout comme les salariés -actionnaires de leur société qui espèrent gagner dans une poche ce qu’ils perdent de l’autre !

Arrêtons de jouer et de rêver que la bulle financière virtuelle pourra tout payer : on peut certes créer autant de monnaie qu’on veut mais cette monnaie, les retraités la veulent principalement pour acheter des biens et services parfaitement tangibles, biens et services qui leur sont nécessaires pour vivre une retraite la plus agréable possible ce qui est leur droit le plus imprescriptible, biens et services qui n’existent pas en quantité illimitée.

Car on se heurte inexorablement à une très simple équation :

monnaie sans limite + biens limités = dans tous les cas : inflation, piège à con des revenus non indexés !

On nous bassine sans cesse sur des cas particuliers, vieille technique médiatique pour faire rêver les gogos, comme le font tous les marchands de jeux, mais la réalité sordide est que s’il y a dans tous les jeux quelques gagnants, il y a aussi beaucoup de perdants et que les seuls vrais gagnants garantis à long terme ne sont pas ceux qui participent au jeu mais ceux qui l’organisent, bien tranquilles dans leur coin (enfin on essaie qu’ils ne le soient pas tant que ça :-) .

En fait Sarkozy et ses séides ont totalement raison de dire que si les pauvres le sont c’est de leur faute : ils sont en fait assez cons pour avoir, pour quelques millions d’entre eux, voté pour lui en croyant ses promesses, et ils se laissent agresser en permanence sans réagir (technique de la grenouille dans la bassine ?) :

jusqu’où faudra-t-il que le mouton soit tondu pour qu’il réagisse enfin ????? après le XIXè siècle du Code du travail version MEDEF Mai 2008, devrons-nous remonter jusqu’au Moyen-äge et réintroduire le servage pour dettes ? Les pauvres devront-il comme dans trop d ’endroits du Tiers Monde vendre certains de leurs organes pour survivre ? Est-ce qu’on laissera encore tout faire par indifférence et renoncement à lutter pour se défendre ?????

Les mânes des ouvriers du XIXè et de la première moitié du XXè qui ont laissé leur vie pour nous garantir des droits économiques et sociaux doivent se retourner dans leur tombe devant l’enchaînement de nos petits renoncements quotidiens par lequel nous acceptons un asservissement croissant et la destruction de toute possibilité de société humaniste !

Retraites : grèves et manifestations en perspective jeudi

LIBERATION.FR : lundi 19 mai 2008

Photo : Reuters

Les syndicats du public et du privé appelent à une nouvelle journée d’actions et de manifestations jeudi 22 mai. Ils s’opposent à la réforme des retraites. Tour d’horizon des secteurs en grève.

Les cinq confédérations syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC), rejointes par la FSU, Solidaires (Sud) et l’Unsa, ont appelé à une journée « pour la défense de la retraite solidaire » et notamment contre le projet gouvernemental d’allongement à 41 ans d’ici 2012 de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein. Les cinq unions confédérales de retraités et la Fédération générale des retraités de la Fonction Publique (FGR-FP) ont appelé à se joindre au mouvement.

Enervés par la « provocation » de Nicolas Sarkozy qui veut instaurer une loi sur un service minimum d’accueil à l’école, les syndicats ont bien l’intention de faire ce jeudi une « nouvelle et puissante démonstration de force pour exiger de véritables réponses aux revendications » a annoncé la CGT. Contrairement à la semaine dernière où les perturbations du trafic avaient été rares et localisées, les transports devraient cette fois-ci être touchés.

2Transports2

Dans les transports, le trafic, soumis à service minimum en cas de grève (les sociétés de transports doivent faire connaître leurs prévisions de trafic 24 heures à l’avance), devrait connaître des perturbations.

À la SNCF, un préavis commun aux huit syndicats court du mercredi 21 mai à 20h jusqu’au vendredi 23 mai à 8h.

À la RATP, trois syndicats sur huit (mais représentant au total près de 57% des voix aux dernières élections) ont déposé des préavis.

En province, sur 138 réseaux de transports urbains interrogés, 53 ont mentionnés des préavis, dont Lyon, Marseille, Toulouse, Lille et Grenoble.

Dans le transport aérien, quatre syndicats d’Air France (CGT, CFDT, FO, CFTC) ont déposé des préavis.

Des arrêts de travail sont également prévus jeudi dans les ports, ainsi que mardi, jour où le projet de loi de la réforme portuaire doit commencer à être examiné au Sénat. Parallèlement, les blocages de ports de pêche pour protester contre la hausse du gazole se poursuivent.

2Éducation2

La FSU ayant déposé un préavis de grève pour jeudi, des fonctionnaires de l’Éducation nationale devraient venir grossir les rangs de la manifestation. Certains établissements pourraient donc refuser d’accueillir les élèves ce jour-là. Dix-neufs organisations d’enseignants, de lycéens et de parents d’élèves appellent d’autre part à une journée d’action le samedi 24 mai.

2Services2

Plusieurs fédérations de fonctionnaires ayant déposé des préavis de grève, certains services devraient donc être perturbés jeudi (La Poste, France Télécom, musées, etc.).

2Manifestations2

Environ 80 manifestations sont prévues jeudi dans différentes villes de France.

À Paris, la manifestation unitaire « pour la défense de la retraite solidaire » partira de la place de la Bastille (IVe) vers 14h30 et rejoindra la place Saint-Augustin (VIIIe), a-t-on appris lundi auprès de la CGT.

Marie Vilain (avec AFP)

Retraites - Une fronde massive à l’horizon du 22 mai

le 15/05/2008 - 14h30

Crédit Photo : TF1/LCI

Des milliers de manifestants ont défilé le 29 mars pour l’avenir des retraites.Les syndicats d’Air France et de la SNCF ont décidé de se joindre à l’appel à la grève, de même que trois syndicats de la RATP. A la principale revendication, la défense de la retraite à taux plein après 40 ans de cotisation, viennent se greffer d’autres motifs de mécontentement, comme les salaires à la SNCF.

Le gouvernement reste inflexible sur l’augmentation progressive d’ici 2012 de la durée de cotisation à 41 ans pour une retraite à taux plein. Le bras de fer dans la rue semble inévitable : le 29 avril, cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) avaient déjà décidé de faire du 22 mai prochain une "journée nationale interprofessionnelle d’action et de manifestations pour la défense de la retraite solidaire". Le lendemain, l’union syndicale Solidaires (Sud), l’Unsa (autonomes) et la FSU, premier syndicat de la Fonction publique d’Etat, avaient rejoint cet appel à la mobilisation unitaire.

Le mouvement à venir s’élargit désormais un peu plus puisque trois syndicats de la RATP sur huit dont le premier, la CGT, ainsi que FO et la CFDT, s’y sont joints ce jeudi. La veille, la même annonce avait été faite par les syndicats CGT, CFDT, FO, CFTC d’Air France. "A Air France, comme dans toutes les entreprises françaises, on constate une augmentation importante de la pénibilité. (...) La date de départ à la retraite doit prendre en compte cette usure pour la corriger à travers des dispositifs de départs anticipés et permettre ainsi un temps de retraite égal pour tous", affirment les syndicats.

2Le printemps sera-t-il chaud ?2

Appel similaire dès mercredi à la Fgaac (autonomes), deuxième syndicat chez les conducteurs de la SNCF, qui "rejette en bloc les mesures annoncées" concernant "l’allongement confirmé par le gouvernement de la durée de cotisation portée à terme à 41 ans".

Son exemple a été suivi jeudi par les sept autres syndicats de cheminots : le préavis commun CGT-CFDT-FO-CFTC-Sud-Rail-Unsa-CFE-CGC court du mercredi 21 mai à 20 heures jusqu’au vendredi 23 mai à 8 heures et "permettra aux cheminots de participer aux initiatives interprofessionnelles décidées pour le jeudi 22 mai", ont précisé les syndicats, qui "exigent" non seulement "l’arrêt de l’allongement de la durée de cotisation pour percevoir une retraite pleine et entière", mais aussi "la réouverture des négociations salariales".

Alors que l’appel à la grève s’étend, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, assure dans La Croix qu’il ne renonce pas à "faire bouger" le gouvernement sur l’allongement de 40 à 41 ans de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein. Selon lui, une telle mesure reviendrait à "contraindre les salariés à partir avec une pension amputée" alors que rester à 40 ans ne coûterait que quatre milliards d’euros d’ici 2020, ce qu’il juge "tout à fait finançable".

Il souligne que son organisation a parallèlement établi une série de "recettes possibles" qui rapporteraient 12 milliards d’euros par an. Il ne se risque pas à prédire si le printemps sera chaud mais précise : "Ce que je sais par expérience, c’est que quand un mécontentement perdure, il s’exprime toujours à un moment donné".

D’après agence

Quand TF1 « réforme » les retraites… et fixe celles des anglais à 81 ans (avec vidéo)

Véronique Merlin Publié le lundi 14 avril 2008

« Le gouvernement s’attaque à l’emploi des seniors », annonce triomphalement le site de TF1, en guise de présentation d’un reportage de deux minutes diffusé au JT de 20 heures, le 31 mars 2008. Traiter un sujet aussi important que celui des retraites et de l’emploi des seniors, entre 20h23 et 20h25, oblige à quelques raccourcis. Mais à trop vouloir condenser les « informations », on prend le risque de les choisir n’importe comment, et de dire et faire dire n’importe quoi.

Malgré sa brièveté – ou à cause d’elle – ce reportage fournissait aux téléspectateurs un nombre appréciable d’informations inexactes, dont cette perle : les Anglais partiraient en retraite vingt ans plus tard que les Français. Une énormité révélatrice de l’attention que porte une chaîne de grande audience à une question sociale majeure.

2Des approximations anodines ?2

Le propos du reportage s’appuie d’abord sur ce constat, qui se veut inquiétant : les caisses de retraites présenteraient en 2008 un déficit de cinq milliards. Or non seulement une telle évaluation, après un trimestre seulement, est aléatoire, mais elle omet de préciser que le déficit de 2008, comme ceux des trois années précédentes, sera largement dû à une cause provisoire : les nombreuses retraites anticipées pour « longue carrière », une disposition de la loi Fillon de 2003 dont la portée n’excédera pas quelques années.

Les difficultés de financement des pensions, auxquelles les « réformes » en cours sont supposées répondre, se posent à plus long terme. Mais, comme d’habitude, les chiffres sont censés parler d’eux-mêmes…

Et comme la durée des cotisations, pour ne pas être scandaleusement excessive, ne devrait pas être indépendante de la durée effective de travail, le commentaire établit ensuite – à juste titre – un lien entre la réforme des retraites et le taux d’emploi des seniors, et indique que ce taux est nettement plus bas en France que dans la plupart des pays d’Europe.

C’est exact… à cela près que le graphique présenté à ce moment-là par TF1 affiche, à tort, le titre de « taux d’activité ». Or un taux d’activité est la somme du taux d’emploi et du taux de chômage ; et en termes de chômage des seniors la France est, malheureusement, haut placée. Mais le graphique donnait une telle impression de rigueur savante qu’on excusera cette erreur… Vient alors le moment de proférer une énorme bourde.

2Une énorme bourde2

Ce graphique sur les taux d’emploi des 55-64 ans montre, entre autres, un écart de l’ordre de 20% entre la France (38%) et le Royaume-Uni (57%). Le journaliste, lui, décide de lire cela comme un écart sur… l’âge de la retraite. Et de s’exclamer : « les salariés anglais partent en moyenne vingt ans après nous en retraite ! ».

Stupéfiant, en effet. L’âge moyen de liquidation des droits à la retraite étant en France de 61 ans environ, cela voudrait dire que les anglais, eux, liquident la leur, en moyenne, à 81 ans. La simple idée qu’à un tel âge la moitié des femmes et trois quarts des hommes sont déjà décédés ne sera pas venue à l’esprit du reporter, sans doute par excès de précipitation.

Mais un reportage sérieux suppose que l’on interroge quelque spécialiste, que l’on chargera, non d’expliquer, mais d’illustrer, … pendant quelques secondes, pas plus.

2Une illustration illustrative2

Un chercheur du Centre d’Etudes de l’Emploi, Serge Volkoff, est donc appelé (apparemment) à commenter cette « information » : le départ des anglais vingt ans après les français. Le chercheur consulté paraît vanter les mérites du modèle social anglais, les efforts que ce pays réaliserait depuis longtemps en matière de qualité de la vie de travail, ce qui rendrait possibles ces longues durées de vie professionnelle….

Pour bien saisir – attention, cela va très vite – le rapport entre la bourde et son illustration, rien de tel qu’une petite vidéo.

… Mais après vérification auprès de Serge Volkoff, nous avons appris que dans l’interview telle qu’elle s’est réellement passée, il n’était pas interrogé sur des écarts d’âge de la retraite (et évidemment pas sur un écart « de vingt ans »), mais bien sur les différences concernant ce fameux taux d’emploi des seniors. En outre, dans ce passage de l’interview « réelle », il ne se référait pas à la situation anglaise, mais… aux pays scandinaves. Quand on « monte » un reportage à toute vitesse, la fiction tient lieu d’information….

De tels bévues et cafouillages (pour le moins) seraient sans doute aisés à éviter si les journalistes disposaient de moyens convenables pour préparer leurs reportages, à commencer par le temps. Sinon, même quand un journaliste prend ses distances avec la vulgate néolibérale (comme dans ce reportage, qui renvoyait avec raison le financement des retraites à un problème d’emploi), il glisse sur la pente que cette vulgate a savonnée. A l’évidence, si le reportage avait affirmé que les Français partent en retraite vingt ans plus tard que les Anglais (ce qui serait tout aussi faux), il se serait trouvé quelqu’un pour rectifier.

Reste un mystère, peut-être plus préoccupant que le reportage lui-même. Des millions de personnes peuvent entendre dire, à l’heure du dîner, pareille absurdité, alors même que s’ouvre une négociation sociale majeure, sans qu’aucune réaction ni rectification – à notre connaissance, en tout cas – ne survienne.

Certains sans doute auront tenu l’information pour vraie. D’autres auront sursauté, mais n’auront pas vu où et comment répliquer. D’autres encore n’y auront pas prêté attention, noyés dans une bouillie d’images et de propos où rien ne surnage. Aucune des trois éventualités n’est rassurante.

Véronique Merlin (avec Ricar pour la vidéo)

LIENS

Voir une sélection d’articles d’ACRIMED sur les retraites

Glossaire sur les retraites par Attac-Fondation Copernic

MANIFESTATION DU JEUDI 22 MAI A SAINT DENIS REUNION

Rendez-vous à 10h00 au Petit-Marché. Le défilé empruntera ensuite l’avenue Maréchal Leclerc et la rue de Paris


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