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vendredi 16 mai 2008 par JMT

Une intersyndicale des collèges et lycées appelle à la poursuite de la mobilisation

AFP - vendredi 16 mai 2008, 10h55

Une intersyndicale des collèges et lycées - FSU (majoritaire), FO, CGT, Snalc-Csen, Solidaires - a appelé vendredi "à la poursuite de la mobilisation" et annoncé qu’elle se réunirait "la semaine prochaine pour en définir les modalités".

Dans un communiqué, cette intersyndicale du second degré "renouvelle sa demande d’être enfin reçue par le ministre (de l’Education) qui refuse de le faire depuis des mois et son exigence d’un véritable dialogue".

Elle "appelle à la poursuite de la mobilisation et se réunira dès la semaine prochaine pour en définir les modalités en fonction des réponses qui lui auront été apportées".

"Le ministre, au lieu de multiplier les provocations sur les moyens, la réforme annoncée du lycée et celle de la voie professionnelle ou sur le service minimum, au lieu d’afficher une forme de mépris pour les organisations syndicales qui appelaient (jeudi, ndlr) à l’action, serait bien inspiré d’entendre les revendications des personnels"

L’intersyndicale demande "le rétablissement des postes supprimés en particulier par la transformation des heures supplémentaires en emplois", le "maintien des enseignements dispensés aux élèves", ou encore "l’arrêt de la généralisation des bacs professionnels en trois ans qui conduirait à la disparition des sections de BEP".

Lycéens, parents et fonctionnaires, en majorité des enseignants, ont bien suivi jeudi le mot d’ordre de grève lancé par une majorité de fédérations de l’Education et de fonctionnaires et défilé par centaines de milliers un peu partout en France contre la suppression de milliers de postes.

Vidéos

2Education : Nicolas Sarkozy : "Les Français jugeront"2

Alors que la gauche et les syndicats fustigent l’atteinte au droit de grève et la "provocation", Nicolas Sarkozy justifie le service minimum d’accueil à l’école.

16 mai 2008 - 14h10

2 Education : Sarkozy annonce une loi sur le service minimum à l’école2

Le chef de l’Etat a annoncé qu’un projet de loi sur un "droit à l’accueil des enfants" lors de grèves sera déposé avant l’été.

15 mai 2008 - 18h30- voir lavidéo

Education - Service minimum : la "ligne rouge" est-elle franchie ?

le 16/05/2008 - 09h23

[|Crédit Photo : LCI|]

"Provocation", "diversion" : l’annonce par Nicolas Sarkozy d’une loi sur un "droit à l’accueil des enfants" lors des grèves fait bondir syndicats et opposition. François Hollande dénonce "une épreuve de force, inutile et blessante". Bertrand Delanoë évoque une mesure "contraire à la libre administration des communes".

2L’intervention de Nicolas Sarkozy2

L’annonce a été faite jeudi, au soir d’une journée de grève dans la fonction publique marquée par une forte mobilisation du corps enseignant... et par un piteux bilan du service minimum d’accueil à l’école : à peine 3000 communes avaient effectivement mis en place la mesure, soit par refus politique, soit pour des raisons de lourdeur du dispositif. Au cours d’une brève allocution à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a annoncé le dépôt avant l’été d’un projet de loi sur un "droit à l’accueil des enfants inscrits dans nos écoles" lors des grèves.

Une annonce qui a immédiatement suscité de vives réactions, tant auprès des syndicats que dans l’opposition. Le premier secrétaire du Parti Socialiste François Hollande a accusé le président "d’ouvrir une épreuve de force, inutile et blessante" et de "diviser les Français". Le maire de Paris Bertrand Delanoë a lui estimé qu’"imposer une telle mesure est contraire à la libre administration reconnue aux communes par la Constitution". Le PCF a lui accusé Nicolas Sarkozy de vouloir créer un "service public de casseurs de grève".

2"Une fin de non-recevoir aux salariés"2

Pour Daniel Sanchez, secrétaire confédéral de la CGT, "c’est une provocation, il a délibérément adressé une fin de non-recevoir aux salariés, qui correspond à l’ensemble des réponses qu’il a déjà faites sur les autres problèmes sociaux. Ses propos ont été focalisés sur les élèves qui n’avaient pas d’enseignants, comme si les enseignants et les fonctionnaires n’avaient pas de problèmes, et alors qu’il existe un malaise profond".

Gérard Aschieri, de la FSU, juge pour sa part "assez extraordinaire qu’au lieu de répondre à ce mouvement, (Nicolas Sarkozy) parle d’autre chose (...) Il dit qu’il respecte le droit de grève mais de fait, il en limite les conditions d’exercice. Le droit de grève, pour moi, c’est la ligne rouge à ne pas franchir".

Gilles Moindrot (SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire) dénonce "une annonce exaspérante qui frise la provocation. Au soir d’une journée d’action massivement suivie (...) il n’y a aucune réponse aux inquiétudes, aux demandes d’ouverture de discussion pour désamorcer le conflit. La seule annonce est une nouvelle diversion".

Pour Gérard Gonthier (Unsa Education) "c’est une double déception, il n’y a rien sur la fonction publique, il n’y a rien sur l’éducation. On attendait des annonces importantes et on a la limitation du droit de grève".

L’annonce irrite aussi du côté des parents d’élèves et des lycéens. Pour Faride Hamana, de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE), "ce n’est pas la réponse opportune. Avec ce genre de projet de loi, on va générer des tensions entre les parents et les enseignants et entre les communes et les parents citoyens".

Pour le représentant de l’UNL, 1er syndicat lycéen, Florian Lecoultre, "Sarkozy cède à une nouvelle provocation. A l’heure où les manifestations se font de plus en plus plus nombreuses, il jette encore de l’huile sur le feu. Il répond à côté".

Enfin, Alix Nicolet, de la Fidl, l’autre grand syndicat lycéen, affirme que son organisation est tout simplement "scandalisée par les propos du Président de la République".

D’après agence

Service minimum d’accueil : Sarkozy "a franchi la ligne rouge" selon les syndicats

AFP - vendredi 16 mai 2008, 08h50

Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi un "projet de loi" avant l’été instaurant un "droit à l’accueil des enfants" dans les écoles primaires les jours de grève, au soir d’une forte mobilisation du secteur éducatif, provoquant l’indignation des syndicats pour qui il a "franchi la ligne rouge".

Le ministre de l’Education Xavier Darcos a déclaré vendredi qu’il n’y avait "pas de provocation à faire ce pourquoi nous avons été élus", en parlant du projet de loi instaurant un "droit à l’accueil" dans les écoles primaires en cas de grève, annoncé jeudi par Nicolas Sarkozy. Interrogé sur France 2, il a également estimé "tout à fait normal qu’on se déclare gréviste".

"J’ai demandé au gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants inscrits dans nos écoles", avait dit dans une déclaration retransmise en direct par les radios et les télévisions, le chef de l’Etat, en expliquant avoir pris cette décision le matin même "avec le Premier ministre".

Jeudi, entre 46,16% (ministère) et 63% (syndicats) des professeurs des écoles et entre 33,55% et 55% des enseignants de collèges et lycées ont débrayé pour protester contre les milliers de suppressions de postes et contre les nouveaux programmes du primaire.

Le projet de loi "prévoira qu’en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l’avance" et "que les communes devront proposer des solutions d’accueil", a précisé M. Sarkozy, en promettant que "la charge financière (de cet accueil) sera assurée par l’Etat".

Expérimenté pour la deuxième fois jeudi, le service minimum d’accueil (SMA), appliqué par 2.837 communes (sur 22.500 comprenant au moins une école), consiste à rémunérer des agents municipaux pour garder les enfants grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.

Au soir de sa première expérimentation, le 24 janvier, Xavier Darcos (Education) avait annoncé qu’il chercherait sur cette question un "accord" avec les syndicats "dans les deux mois", sans quoi il passerait "par la loi". Mais selon ces derniers, aucune discussion n’a été engagée.

La mobilisation de jeudi "manifeste des attentes fortes (et), au lieu de répondre à ce mouvement (...), il parle d’autre chose", a immédiatement protesté Gérard Aschieri (FSU, majoritaire) pour qui "le droit de grève, c’est la ligne rouge à ne pas franchir".

Dénonçant des "mesures autoritaires" qui "frisent la provocation", Gilles Moindrot (SNUipp-FSU, majoritaire dans le primaire) a regretté auprès de l’AFP "une nouvelle diversion" du chef de l’Etat qui n’a formulé "aucune réponse aux demandes d’ouverture de discussion pour désamorcer le conflit".

"Je respecte le droit de grève, c’est une liberté fondamentale et garantie par la Constitution", a estimé Nicolas Sarkozy, lui opposant "le droit au travail, pour les familles qui n’ont les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève".

La veille, en Conseil des ministres, M. Sarkozy avait rendu hommage à M. Darcos sur le SMA. "C’est très bien d’avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C’est ça faire de la politique !", a dit le président, selon un membre du gouvernement.

"On va générer des tensions entre les parents et les enseignants", a prédit auprès de l’AFP Faride Hamana (parents d’élèves FCPE), tandis que Luc Bérille (SE-Unsa) a expliqué que toucher à la limitation du droit de grève, c’est "toucher à une question constitutionnellement extrêmement délicate". L’Unsa-Education a dénoncé un "cinglant mépris" du président et le Sgen-CFDT a estimé que celui-ci jouait "la carte de la provocation".

Côté syndicats lycéens, l’UNL a regretté qu’on "jette de l’huile sur le feu", en plein mouvement social, et la Fidl s’est dite "scandalisée".

Accueil dans les écoles en grève : Sarkozy annonce un projet de loi avant l’été

(Afp, 15/05/2008, 20h20)

Un projet de loi instaurant un "droit à l’accueil" dans le primaire en cas de grève et une déclaration préalable des enseignants grévistes sera déposé "avant l’été", a annoncé jeudi Nicolas Sarkozy au soir d’un mouvement national dans la fonction publique, et notamment l’éducation.

"J’ai demandé au gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants inscrits dans nos écoles", a dit le président de la République dans une déclaration à la presse retransmise en direct et annoncée seulement deux heures avant. Au soir d’une journée de grève et de manifestations bien suivie dans la l’éducation, il a précisé : "le projet que je demande au gouvernement prévoira qu’en cas de grève, les professeurs grévistes se feront connaître 48 heures à l’avance".

"Le projet prévoira également que les communes devront proposer des solutions d’accueil", a encore assuré le président, en expliquant que "la charge financière (de cet accueil) sera assurée par l’Etat".

"C’est l’Etat, en charge du service public d’Education nationale qui assurera le remboursement des frais engagés par les communes qui devront assurer un service d’accueil les jours de grève", a-t-il analysé. M. Sarkozy a souhaité que, "même en cas de grève, les enfants soient accueillis dans les écoles et que les parents qui le souhaitent puissent exercer leur droit légitime au travail".

"Je respecte le droit de grève, c’est une liberté fondamentale et garantie par la Constitution (...), le droit au travail, pour les familles qui n’ont les moyens de faire garder leurs enfants les jours de grève, ce droit aussi doit être garanti", a-t-il estimé.

Evoquant le service minimum d’accueil (SMA) expérimenté jeudi pour la deuxième fois par le gouvernement, Nicolas Sarkozy a estimé devant la presse, à l’issue de sa déclaration, qu’il ne pouvait pas reposer "sur le bon vouloir des maires dans les communes".

Ce SMA consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu’ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur les salaires des grévistes.

2.837 des 22.500 communes accueillant au moins une école ont signé des conventions pour organiser ce dispositif, qui se heurte à l’opposition des syndicats, ainsi que de nombreux élus de gauche, mais pas seulement.

Le soir du 24 janvier, première journée d’expérimentation du SMA, M. Darcos avait annoncé qu’il allait chercher un "accord" avec les organisations syndicales sur le service minimum à l’école, et prévenu que, sans accord "dans les deux mois", il passerait "par la loi".

Selon les syndicats, aucune discussion n’a été engagée depuis. Nicolas Sarkozy a indiqué jeudi soir que la décision de présenter un projet de loi sur le droit à l’accueil avait été prise "ce matin (jeudi) avec le Premier ministre".

Selon un membre du gouvernement, lors du conseil des ministres mercredi, le président avait rendu hommage à le fermeté de Xavier Darcos sur cette question. "C’est très bien d’avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C’est ça faire de la politique !", avait-il lancé en substance.


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