AID Association initiatives dionysiennes
Le président a encore eu des idées

Encore de nouvelles tâches pour l’Ecole primaire !

Mais quelle école primaire dans une fonction publique en pleine tourmente ?

lundi 12 mai 2008 par JMT

L’histoire de l’esclavage enseignée en primaire

Le Lundi 12 Mai 2008 à 08h14

Lors de son discours au Jardin du Luxembourg, samedi, pour commémorer le 160 e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France, Nicolas Sarkozy a annoncé que la traite des noirs et l’abolition de l’esclavage seraient inscrites dans les programmes scolaires de primaire dès l’an prochain.

Il a aussi souhaité que le poète Aimé Césaire soit au programme des collèges et lycées. Il a annoncé qu’un centre de ressources documentaires sur l’esclavage, souhaité de longue date par les historiens, serait rapidement mis en place.

Enfin, le jour de la commémoration de l’esclavage sera désormais décalé du 10 au 23 mai, selon la volonté de nombreuses associations militant pour la mémoire de l’esclavage.

En janvier 2006, Jacques Chirac avait fixé la date de commémoration au 10 mai, sur les conseils du comité pour la mémoire de l’esclavage, présidé par l’écrivaine Maryse Condé. Le 10 mai 2001, le parlement Français avait en en effet reconnu que l’esclavage était un « crime contre l’humanité ».

Mais de nombreuses associations réunissant des Français d’Outre-mer proposaient plutôt le 23 mai, puisque la grande marche silencieuse du 23 mai 1998 avait été la première manifestation à rappeler aux consciences françaises une mémoire et une souffrance oubliées.

Si sur le fond, les déclarations de Nicolas Sarkozy, ont été pleinement approuvées, leur forme pose quelques questions. De nombreux psychologues et pédopsychiatres estiment qu’enseigner l’esclavage en primaire pourrait être un peu précoce et trop dur pour des élèves d’une dizaine d’année.

Et puis, comme le rappelle fort à propos le juriste Jules sur son blog Diner’s room, l’enseignement de l’esclavage est déjà officiellement au programme dans les écoles primaires depuis … 2001.

Par ailleurs, s’il s’agit de faire appliquer ces enseignements prévus, peut-être que l’obligation pour les manuels scolaires n’est pas la meilleure voie, puisque si ceux-ci suivent les programmes scolaires, ils détiennent une liberté éditoriale garantie par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.

Yaël Hirsch

Education - L’esclavage au programme du primaire

le 11/05/2008 - 12h09

Crédit Photo : LCI Nicolas Sarkozy, le 10 mai 2008

Nicolas Sarkozy a annoncé samedi que l’histoire de la traite des noirs et de l’esclavage serait enseignée dans le cadre des nouveaux programmes. Le président a ensuite annoncé que le 23 mai deviendrait "une journée commémorative" de l’abolition de l’esclavage.

A l’occasion de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage, Nicolas Sarkozy a annoncé samedi que cette histoire serait enseignée à partir de la rentrée prochaine dans le primaire, dans le cadre des nouveaux programmes.

"Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage, qu’ils puissent mesurer les souffrances engendrées, les blessures qu’il a laissées dans l’âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique", a déclaré le président, lors de son discours dans les jardins du Luxembourg. Il a également demandé l’inscription dans les nouveaux programmes des collèges et des lycées de l’oeuvre d’Aimé Césaire, poète et député martiniquais décédé le mois dernier à l’âge de 94 ans.

Nicolas Sarkozy a ensuite annoncé que le 23 mai deviendrait "une journée commémorative" de l’abolition de l’esclavage "pour les associations qui regroupent les Français d’Outre-mer de l’hexagone et qui souhaitent célébrer le passé douloureux de leurs aïeux".

Le choix du 10 mai par Jacques Chirac avait été contesté par les principales associations de Français originaires d’outre-mer. Des associations et des partis, comme le PS, militaient pour le 23 mai, date d’une marche qui avait réuni en 1998 à Paris 40.000 Français originaires des Antilles, de Guyane et de La Réunion. Bon nombre d’associations ultra-marines ont continuer à boycotter la date du 10 mai.

A l’occasion de cette journée, près d’un millier de personnes participaient par ailleurs dans les rues de Paris à la "marche des libertés", organisée par le Conseil représentatif des associations noires (Cran). Le cortège a quitté vers 15 heures la Place de la République pour rejoindre celle de la Bastille aux cris de "A bas les préjugés".

"Nous sommes ici pour commémorer l’abolition de l’esclavage mais aussi pour dénoncer ce qui se passe aujourd’hui", a déclaré le président du Cran, pour qui "il ne faut pas attendre 160 ans pour s’occuper des gens qui souffrent aujourd’hui. On attend que les autorités prennent en compte les discriminations en matière de logement, d’emploi et de loisirs".

D’après agence

2"L’esclavage, une abomination au coeur de l’histoire"2

La secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme Rama Yade a participé samedi à une cérémonie de commémoration "des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions", au Château de Joux à La Cluse-et-Mijoux (Doubs).

"Il n’y a pas de leçon de l’histoire sans pédagogie de la mémoire" a-t-elle déclaré devant le buste de Toussaint Louverture qui s’est battu pour la libération des esclaves haïtiens avant d’être enfermée en août 1802 au Château de Joux où il mourut en avril 1803. "L’esclavage fut une abomination une meurtrissure au coeur de l’histoire des hommes" a ajouté la secrétaire d’Etat.

Videos

2Esclavage : Le Cran commémore l’abolition dans la rue2

10 mai 2008 - 20h00

Le Conseil représentatif des associations noires a organisé samedi une marche de la liberté à Paris, qui a réuni un millier de personnes. Elle était placée sous le signe de la lutte contre les discriminations.

2 Maltraitance : Esclave moderne, elle témoigne2

10 mai 2008 - 20h00

La violence et le silence : une jeune Béninoise raconte le calvaire qu’elle a subi. Le comité contre l’esclavage moderne a pris en charge l’année dernière plus de 500 personnes dans cette situation.

2La mémoire de l’esclavage bientôt enseignée en primaire2

10 mai 2008 - 13h00

Nicolas Sarkozy présidait samedi matin la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage dans les jardins du Luxembourg, à Paris. L’occasion pour lui d’annoncer une nouvelle mesure éducative.

On commémore l’esclavage mais on chasse les parents d’élèves !

Une alerte de plus de RESF.INFO

Paris le 11 mai 2008

Monsieur le préfet

Monsieur Marzoug Lofti, de nationalité tunisienne, n° d’étranger 75037223907 ,entré en France en 2001, et vivant dans le dix-huitième arrondissement de Paris a été mis en rétention au Mesnil Amelot, suite à un arrêté d’expulsion de la préfecture de Seine et Marne qui suivait à un contrôle d’identité le 14 Avril dernier. Il devrait êtreexpulsé par le vol du 13 Mai prochain à 8h 40, mardi prochain !

Monsieur Marzoug Lofti s’est marié en 2005 avec une épouse en situation régulière qui bénéficie d’une carte de 10 ans, :F 750266393il s’occupe des deux premiers enfants de sa compagne : Ramzi, 19 ans,fortement handicapé, est en situation régulière et pensionné à 60 % et Boubtal riahb 13 ans, est au collège Utrillo dans le18° arrt de Paris.

Un autre enfant, de 3 ans sera scolarisé en septembre à la maternelle Charles Lhermite dans le 18ème. Un bébé est attendu pour septembre. La grossesse est difficile, et à 42 ans la maman devait à tout prix éviter déplacements et stress : Raté !

Paniquée et mal conseillée, elle n’a pas su ce qu’il fallait faire et toutes les possibilités de recours juridique sont maintenant épuisées.

Et pourtant, Pensons aux dommages collatéraux : Une famille éclatée, un bébé à naître qui ne connaîtrait pas son papa, un enfant handicapé qui n’est pas en capacité de comprendre l’absence de ce beau père n’aurait plus pour soutien qu’une maman dans la peine, une ado sans père pour la deuxième fois, une maman dans la misère : et une question triviale : pardonnez nous d’être aussi lourds, mais qui va payer le loyer ?

Ce courrier arrive tard mais peut-être pas trop tard, pas trop tard pour que vous arrêtiez le bras aveugle de la machine administrative et pour que vous accordiez à monsieur Marzoug Lofti et aux siens la possibilité de poursuivre la vie simplement ordinaire qu’ils ont construite ensemble dans notre pays.

En vous remerciant de l’attention que vous porterez à notre demande,veuillez recevoir, Monsieur le Préfet, nos sincères salutations citoyennes.

Pour RESF : Marie-Cécile Plà et Nordine Sekaï Tel : 06 17 58 72 17 ou 06 84 64 65 34 -

Préfecture Seine et Marne :

michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr

fax 01 64 71 75 25, tel 01 64 71 78 09 et 01 64 71 75 09

Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 Standard 01 77 72 61 00

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Elysée :

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

Resf.info@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/resf.info

Communiqué commun des organisations syndicales de la Fonction publique

CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC Le 25 avril 2008

POUR DEFENDRE ET AMELIORER LA FONCTION PUBLIQUE !

Place à la mobilisation

Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » validé par le Conseil des ministres est en cours d’examen au Sénat. S’y retrouvent toutes les mesures dont les organisations syndicales ont unanimement demandé le retrait, des mesures lourdes de conséquences pour les personnels et le service public sans le moindre dialogue social.

L’objectif essentiel est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35000 à 40000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette RGPP traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail et l’accroissement de la précarité.

C’est bien un plan social qui s’annonce à la Fonction Publique même si le Gouvernement en refuse l’appellation ! A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels.

La Révision Générale des Politiques Publiques comme la réforme de l’Etat se mettent en œuvre sans débat public, sans que soient posées la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire.

Pour une Fonction publique et des services publics de progrès social au service de la population, nous exigeons :

•un véritable débat démocratique sur la réforme de l’Etat et de la Fonction publique en partant des besoins de tous ;

•un emploi public, statutaire et qualifié, permettant des services publics de qualité accessibles sur l’ensemble du territoire ;

•l’amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la neutralité, l’impartialité et l’indépendance des agents dans l’exercice de leurs missions ;

•un développement de la mobilité choisie qui s’oppose à la mobilité subie et l’abandon du recours à l’intérim.

Les organisations signataires appellent les personnels à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai et à associer l’ensemble de la population à leurs actions.

Elles décident de faire du jeudi 15 mai, une étape massive et rassemblée de la mobilisation notamment par la grève et/ou des manifestations.

12 Mai 2008 : Info SGPEN-CGTR : Manifestation à 9h30 à Saint Denis (Jardin de l’Etat) et à Saint Pierre(Place de la mairie)

Trois syndicats appellent à la grève dans les écoles primaires le 15 mai

© 2008 AFP (Olivier Morin)

Les trois principaux syndicats de professeurs des écoles, le SNUipp-FSU, le SE-Unsa et le Sgen-CFDT, ont appelé mercredi à une grève unitaire dans les écoles primaires le jeudi 15 mai pour protester contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement.

"L’école a besoin d’un budget ambitieux et d’une tout autre politique éducative qui mette la réussite des élèves au centre de ses préoccupations", ont expliqué dans un communiqué les trois syndicats, qui représentent près de 80% de la profession.

Cet appel à "faire du jeudi 15 mai une puissante journée nationale de grève, de rencontres avec la population et de manifestations dans tous les départements", s’inscrit dans le cadre d’un large appel à la mobilisation, jusqu’ici sans grève, de 18 organisations (fédérations enseignantes, lycéens, étudiants, associations, parents d’élèves).

Les lycéens ont tenté mardi avec un succès mitigé de poursuivre en province le mouvement engagé depuis quatre semaines en région parisienne contre les suppressions de postes, espérant de plus amples rassemblements jeudi, face à un ministre qui affiche sa fermeté.

Entre 1.500 et 2.000 à Strasbourg, entre 400 et 600 à Tours ou entre 400 et 500 à Lille : loin d’atteindre les chiffres parisiens (jusqu’à 20.000 le 15 avril), environ 4.000 lycéens selon un comptage effectué par les bureaux de l’AFP ont manifesté mardi. Il s’agissait des seuls élèves de la zone B (Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Dijon, Lille, Limoges, Nice, Orléans-Tours, Poitiers, Reims, Rouen, Strasbourg), rentrés lundi de vacances.

C’est "une mobilisation très encourageante pour la suite du mouvement (...), le travail d’information engagé auprès des lycéens démontre son efficacité avec la prise de conscience par les élèves des enjeux de la mobilisation", a estimé l’Union nationale lycéenne (UNL, majoritaire), dans un communiqué.

Assurant que "des dizaines d’assemblées générales" s’étaient tenues lundi et mardi, elle a appelé à de nouvelles manifestations jeudi. "Le gouvernement ne peut pas se permettre de rester obstinément sourd à des revendications légitimes", c’est-à-dire le maintien des 8.830 suppressions de postes, en majorité d’enseignants, prévues à la rentrée dans les collèges et lycées publics, a poursuivi l’UNL.

Fin de non recevoir immédiate du ministre de l’Education, Xavier Darcos, qui a réitéré mardi à l’issue d’une réunion avec les recteurs d’académie à Matignon un argumentaire semblable à celui de la semaine dernière.

"Ces troubles restent modestes", a-t-il estimé, s’agaçant que la France soit "le seul pays au monde où les lycéens font grève tous les 15 mois en répétant des slogans fort surannés que les syndicats nous répètent depuis 30 ans". "Lorsqu’on rencontre des lycéens responsables et des associations de lycéens, y compris d’ailleurs ceux qui organisent des protestations, on peut enfin parler des vrais sujets", a-t-il ajouté.

SNUI/SOLIDAIRES appelle à la grève le 15 Mai 2008

Voir les communiqués sur le site réunionnais

Le 15 mai journée de mobilisation des fonctionnaires

Actus humanite.fr 25-04-2008

Cinq organisations syndicales ont annoncé une journée de grève et de manifestations dans toute la Fonction publique le 15 mai. Cinq organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC) ont décidé d’appeler ensemble les personnels des trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) "à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai", avec en point d’orgue, la journée du jeudi 15 mai, "étape massive et rassemblée de la mobilisation, notamment par la grève et/ou des manifestations".

Elles dénoncent notamment le projet de loi sur la mobilité dans la Fonction publique, et "les suppressions massives de postes", dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).

Les cinq fédérations de l’éducation nationale (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et trois syndicats des écoles primaires ont également appelé à la grève ce jour-là.

Dix-huit organisations d’enseignants, lycéens et parents d’élèves avaient déjà appelé à une journée d’action nationale ce jour-là "contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement".

2Posté le dimanche 27 avril 2008 par Antoine2

A la Réunion , ça bougera le 29 avril….Appel à la grève .Voici le contenu du tract diffusé aux parents d’élèves

"Voici comment se traduisent les mesures gouvernementales à la Réunion.

73 postes d’enseignants supprimés cette année.

300 suppressions de contrats aidés dans les établissements scolaires d’ici la prochaine rentrée(incidence sur les services administratifs, la vie scolaire, mais aussi et surtout sur la salubrité des locaux et la sécurité des élèves.)

Explosion de la précarité : près de 700 contractuels en poste à ce jour pour assurer les cours , puisque les besoins existent !

Conditions de travail dégradées pour tous (classes surchargées, plus d’élèves par classe, plus de classes sans enseignant, remplacements pas toujours assurés, augmentation du nombre d’heures supplémentaires imposées ou non.)

Suppression des groupes de LV(langue vivante) , TP (travaux pratiques) en collège , suppression de la plupart des options , BAC Pro en 3 ans , nouveaux programmes contestés en primaire…

Baisse des moyens pédagogiques : notamment du Conseil Général aux projets de voyages linguistiques des collèges ou du transport des élèves pour les activités d’éducation physique et sportive (déplacement UNSS, déplacements piscines pour les élèves de sixièmes).

Ensemble , exigeons :

* Le rétablissement des postes et davantage de postes aux concours.

* Un plan de rattrapage en personnel ATOS

* Un plan de résorption de la précarité.

* Une vraie concertation pour l’avenir de l’éducation."

Mai 2008 : agissons pour la recherche et l’enseignement

par Bertrand MONTHUBERT, Sauvons La Recherche

Dans la continuité du discours de N. Sarkozy sur la recherche et l’enseignement supérieur, le gouvernement poursuit une politique qui se caractérise notamment par une focalisation sur la recherche qui lui apparaît, aujourd’hui, comme utile, et par une limitation de l’investissement public à cette seule partie de la recherche, ainsi qu’au soutien aux entreprises, au détriment notamment de l’emploi scientifique.

Le contrôle étroit de l’activité de recherche par le politique et l’économie est contreproductif et dangereux, l’histoire nous l’a largement appris. Pourtant, c’est manifestement l’objectif principal de notre gouvernement.

Une des façons d’y aboutir est de fragmenter le CNRS en Instituts qu’il veut rendre plus facilement orientables. Cette fragmentation du CNRS devrait être décidée par son conseil d’administration, le 19 juin. Elle aurait des conséquences dramatiques, en particulier pour l’avenir de secteurs jugés "inutiles" comme la biologie la plus fondamentale ainsi que pour une grande partie des SHS (Sciences Humaines et Sociales). La question se pose en effet de leur maintien au sein du CNRS, avec tout ce que cela suppose comme intégration à la politique scientifique et comme moyens humains et budgétaires.

Quant aux personnels, c’est évidemment un nonsens de prétendre investir dans le domaine de la connaissance en refusant de proposer des conditions de travail dignes aux jeunes qui veulent s’y investir, et à qui on offre de plus en plus de courts CDD, dont la plupart n’ont pas de débouchés stables.

La politique du gouvernement en matière d’enseignement supérieur et de recherche ces dernières années a conduit la France à la 14ème place en termes de dépenses de recherche et développement. Elle mène droit dans le mur non seulement les personnels qui y travaillent, les étudiants, mais toute la population qui a besoin que ce secteur soit en bonne santé.

Nous vous appelons donc à vous joindre à nous à deux occasions en ce mois de mai.

- 15 mai : Journée de grève avec manifestations, pour défendre et améliorer la fonction publique.

La recherche et l’enseignement supérieur font partie de ces services publics que le pouvoir actuel est en train d’affaiblir. Dans notre secteur, aucune création de postes n’a été prévue alors que les manques en personnels de toutes catégories sont criants. La priorité donnée à la réussite en licence, les conditions d’études afférentes, ne pourront se concrétiser sans création de nouveaux emplois scientifiques. Pour soutenir nos services publics, nous défilerons le 15 mai, à l’appel de SLR et de nombreux syndicats. Voir ici

- 15 mai, de 17h15 à 20h15 : les sciences humaines et sociales - quelle place, quel avenir, quels enjeux ? Réunion nationale à Paris sur la place des SHS, et plus largement des thématiques non-prioritaires aujourd’hui. Voir http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php ?article1876

- 27 mai : Academic Pride (La marche de tous les savoirs) à l’appel de SLR et de plusieurs syndicats.

Nous, chercheurs, enseignants-chercheurs et ITA, marcherons le 27 mai, parce que nous sommes fiers de nos recherches, des plus discrètes jusqu’aux plus visibles, qui obtiennent des récompenses internationales (Médaille Fields en 2006 ou le prix Nobel en 2007) et qui consacrent le travail de très longue haleine mené par des équipes.

Il faut que nous soyons nombreux dans la rue ce jour-là pour dire que nous sommes fiers de nos métiers, et que nous défendons un certain nombre de valeurs qui sont indispensables à ce type d’activité.

Voir ici et

2Vous trouverez sur notre site plusieurs articles sur ces questions :2

- sur la découpe de la recherche

- l’appel sur les SHS

et une comparaison internationale des réformes universitaires en cours :

- Chronique des ravages annoncés de la "modernisation" universitaire en Europe

- le début d’une série d’articles analysant la réalité du budget de la recherche :

Congrès de la FCPE : des parents d’élèves "inquiets" de la politique éducative

Par Karine PERRET AFP AFP - Samedi 10 mai, 12h42

PARIS (AFP) - Des délégués de parents d’élèves réunis au congrès de la FCPE à Epinal samedi se disent inquiets de la politique éducative du ministre Xavier Darcos, qu’il s’agisse du service minimum, des nouveaux programmes du primaire ou encore de la suppression des cours le samedi matin dans les écoles.

Interrogé par l’AFP peu avant l’ouverture du congrès, Jean-Louis Dupuy, président du Pas-de-Calais, prévient qu’il y aura "des positions très fermes contre le train d’annonces" égrené par le ministre de l’Education tout au long de sa première année à cette fonction.

Et de citer en particulier son approche "mercantile" de l’Ecole, avec "11.200 suppressions de postes" prévues pour la rentrée. "L’Education, ce ne sont pas des économies !", lance ce responsable.

Pascale Barbe (Savoie) s’est rendue à Epinal "très inquiète, en raison de la rentrée qui s’annonce mal". "Avec les coupes dans les postes, on va vers la destruction du service public de l’enseignement", assure-t-elle. Le service minimum d’accueil dans les écoles, ce dispositif de garde qui va être remis en vigueur lors de la journée de grève du 15 mai - à laquelle appelle aussi la FCPE -, est aussi un sujet qui fâche : "on va dresser des fonctionnaires territoriaux (les agents municipaux, ndlr) contre d’autres fonctionnaires (d’Etat, c’est-à-dire les enseignants ndlr) ?", demande Jean-Claude François (Rhône).

Pour Catherine Belhomme, de la FCPE Hérault, cette mesure n’est rien "d’autre que de la poudre aux yeux". "Nous, ce qu’on demande, c’est que les enseignants absents pendant l’année soient remplacés. Or ce n’est pas le cas", déplore-t-elle.

> Alors que la suppression du samedi matin à la rentrée en primaire est présentée par le ministre comme une demi-journée "rendue aux familles", Jean-Luc Ballouard (Ille-et-Vilaine) dénonce le fait que le temps scolaire "va passer de 26 à 24 heures hebdomadaires, soit un semestre complet qui disparaît depuis la petite section de maternelle jusqu’à la fin du CM2 !"

"Et cela, alors que dans le même temps, on nous dit que 15% des élèves en fin de CM2 ne savent pas lire", ajoute-t-il. "Enlever deux heures, avec des nouveaux programmes qui ne sont pas allégés, je ne vois pas comment on va pouvoir faire mieux !", renchérit Mme Belhomme.

Tous déplorent l’instauration par M. Darcos de nouveaux programmes en primaire, "sans aucune concertation avec les instances représentant les parents", qui marquent un retour "aux années 1940, où l’élève n’est plus qu’un béni-oui-oui", selon les termes de Mme Barbe.

Ces parents d’élèves sont aussi nombreux à s’inscrire en faux contre l’idée selon laquelle les relations avec les enseignants seraient difficiles. "Les rapports sont bons et sereins. Les profs sont disponibles. La difficulté vient plutôt du côté des administrations (les proviseurs, les principaux), qui sont peut-être soumis à trop de pression", estime M. François.

Seul bon point attribué par Mme Barbe à M. Darcos : son action en faveur de l’allègement du poids du cartable, une revendication forte de la fédération qui a mené plusieurs campagnes en ce sens. "Là, on a l’impression d’être entendus, mais cela ne concerne que le périscolaire. On aimerait être entendus sur le reste", affirme-t-elle.

>Ce congrès de la première fédération de parents d’élèves (325.000 adhérents, 20% des voix aux élections dans le primaire, 54% dans le secondaire) se termine lundi.

Éducation : le président de la FCPE appelle à la mobilisation les 15 et 24 mai

AFP - Samedi 10 mai, 12h33

PARIS (AFP) - Le président de la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE), Faride Hamana, a estimé samedi à Epinal que la politique éducative du gouvernement "suscite de multiples inquiétudes" et appelé les parents à "se mobiliser fortement lors des journées unitaires" d’action des 15 et 24 mai dans l’Education.

"La politique éducative menée par le gouvernement suscite de multiples (...) inquiétudes légitimes", a dit à l’ouverture du congrès de la FCPE M. Hamana dont la copie de son discours a été transmise à l’AFP.

Cette politique, selon lui, est "pilotée par la seule logique budgétaire" et les réformes "s’inscrivent dans la logique de la révision générale des politiques publiques (RGPP) dont l’axe principal est de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite". "Il faut, a-t-il ajouté, dénoncer les mesures de restriction et d’austérité de la RGPP et j’appelle les parents à se mobiliser fortement lors des journées unitaires".

Il a évoqué le 15 mai, jour de grève dans l’Education et la Fonction publique et le 24 mai, journée d’actions multiformes dans l’Education. "Disons à ceux qui n’ont pas aimé mai 68 qu’ils n’aimeront pas mai 2008", a-t-il lancé devant les responsables départementaux de la première fédération de parents d’élèves (325.000 adhérents, 20% dans le primaire, 54% dans le secondaire).

M. Hamana a mentionné comme autres sujets d’"inquiétude" les propos "affligeants, consternants et inquiétants" du président Nicolas Sarkozy en décembre qui portent "atteinte", selon lui, à la loi de 1905 sur la laïcité. Il a réclamé un "moratoire" sur l’application des nouveaux programmes du primaire, jugés "alourdis, devenus mécaniques, générant l’ennui qui découragera les enfants curieux et ayant envie d’apprendre".

M. Hamana a aussi proposé aux congressistes de travailler sur le projet éducatif de la FCPE, qui sera bouclé en 2009. Il a préconisé notamment que soient pris en compte l’internet et les nouvelles technologies tout en mettant en garde contre des outils "aussi potentiellement porteurs d’une rupture avec les conditions actuelles d’exercice de nos libertés".

Estimant qu’il fallait "traiter" les lycéens "comme de jeunes adultes, M. Hamana a préconisé qu’ils disposent "d’un véritable statut au sein de l’institution".

Enfin, il a souhaité que que le modèle familial "multiforme - nucléaire, monoparental, homoparental ou recomposé" soit pris en compte dans le projet. Le congrès se termine lundi.


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