AID Association initiatives dionysiennes

Poursuite de la hausse des produits pétroliers

Un avant-gout du Pic de Hubbert ?

mercredi 7 mai 2008 par JMT

Energie - Prix du gaz : hausse ou pas hausse ?

le 07/05/2008 - 16h00

La Commission de régulation de l’énergie propose une hausse de 1,5% le 1er juillet. "Le gouvernement n’a pas statué", temporise Luc Chatel.

Jean-Louis Borloo assure, pour sa part, qu’il n’y aura pas de hausse pour le consommateur.

2Pourquoi cette augmentation2

Si elle se confirmait, ce serait la troisième hausse depuis le début de l’année. Les prix réglementés du gaz pour les particuliers, fixés par l’Etat, pourraient augmenter de 1,5% le 1er juillet.

La raison ? Une augmentation des tarifs d’utilisation des canalisations par les fournisseurs. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait proposé fin février au gouvernement une augmentation de 5,6% des tarifs d’utilisation des canalisations.

Ce dernier n’ayant pas contesté cette proposition dans le délai de deux mois imparti, la hausse devient effective, a précisé la CRE. "Cette augmentation du tarif d’utilisation des réseaux de distribution de gaz devra être répercutée sur les tarifs réglementés de vente du gaz", qui s’appliquent aux particuliers, a indiqué la CRE dans un communiqué. Pour ces derniers, "la hausse correspondante devrait être de 1,5% au 1er juillet 2008", a-t-elle ajouté.

Au sein du gouvernement, les réactions vont de la prudence à la dénégation. Christine Lagarde a mis en doute cette application mécanique de la hausse pour les ménages. Sans la nier, elle a laissé la porte ouverte à une autre décision : "Il nous appartiendra pour la date prévue du 1er juillet de décider si on met en oeuvre" cette hausse.

Plus explicite, Luc Chatel a souligné que le chiffre de la hausse n’est qu’une "proposition" de la CRE, proposition sur laquelle "le gouvernement n’a pas statué". Et le le secrétaire d’Etat à la Consommation et à l’Industrie d’ajouter : "Le cours du gaz est aligné sur celui du pétrole. Nous avons contenu la hausse du prix du gaz puisque je vous rappelle que le cours du pétrole a augmenté de plus de 50% en six mois et qu’au total, depuis le début de l’année, le prix du gaz aura augmenté d’une dizaine de pourcents".

Quant à Jean-Louis Borloo, le ministre d’Etat chargé de l’Ecologie, il a fermement assuré qu’il n’y aurait pas de nouvelle augmentation pour les consommateurs...

2Le baril de brut va de record en record2

Les dernières hausses (de 4% début janvier et de 5,5% fin avril) étaient liées, selon GDF, au "contexte international de hausse du coût d’importation du gaz naturel" due à la hausse du prix du pétrole, qui vole de record en record sur les marchés internationaux. Le baril de pétrole brut vient ainsi de pulvériser ses records en atteignant mardi pour la première fois la barre de 122 dollars le baril à New York.

GDF importe l’essentiel de son gaz par des contrats de long terme, dont les prix sont indexés sur les produits pétroliers, et le gouvernement a affirmé que le dernier "réajustement" reflétait strictement l’évolution des coûts d’approvisionnement de Gaz de France. L’augmentation du gaz intervient dans un contexte de hausse des prix, qui pèse sur le pouvoir d’achat des Français. L’inflation a atteint en mars un pic à 3,2% sur un an.

D’après agence

Le prix du gaz pourrait augmenter une troisième fois en 2008

Le Mercredi 07 Mai 2008 à 07h27

Le prix du gaz pourrait augmenter de 1,5% le 1er juillet. Il s’agirait de la troisième hausse de l’année. Les tarifs avaient déjà été majorés deux fois, de 9,5% en totalité.

Le prix du gaz pourrait augmenter une troisième fois cette année. Le ministère de l’Economie prendrait cette décision à cause de l’annonce, hier, de l’augmentation de 5,6% du tarif d’utilisation des canalisations, le 1er juillet prochain.

La Commission de régulation de l’énergie estime que la « hausse correspondante devrait être de 1,5%, au 1er juillet » pour les particuliers.

Les prix avaient déjà augmenté de 4% le 1er janvier et de 5,5% le 30 avril.

Marie Billon

Vidéos Gaz

2Troisième hausse du prix du gaz cette année2

07 mai 2008 - 13h00

Les utilisateurs du gaz se croyaient à l’abri après la récente hausse de 5,5% et celle de janvier à 4%. Une nouvelle augmentation du prix du gaz aura pourtant lieu le 1er juillet prochain de 1,5%.

2Nouvelle hausse du gaz2

vidéo 06 mai 2008 - 20h00

Il s’agit de la troisième hausse des prix du gaz depuis le début de l’année :1.5% au 1er juillet. Les explications de cette nouvelle augmentation.

Les carburants volent de record en record, moins protégés par l’euro

AFP - mercredi 7 mai 2008, 12h50

Les prix des carburants en France volent de record en record depuis un mois, dans le sillage de la flambée du pétrole, moins protégés par l’euro et grevant davantage la facture énergétique des ménages.

Ils ont atteint des plus hauts historiques la semaine dernière pour la quatrième semaine consécutive, selon des chiffres de l’Union française de l’industrie pétrolière (Ufip) publiés mercredi sur son site.

Le litre de gazole, le plus demandé en France, valait 1,3344 euro, après un record à 1,3162 euro la semaine précédente. Le litre de super sans plomb 95 dépassait encore la barre des 1,40 euro, avec un record à 1,4081 euro, contre 1,4017 euro la semaine précédente. Le litre de fioul domestique s’établissait à 0,8833 euro, contre un précédent record à 0,8702.

Les prix à la pompe correspondent à des moyennes hebdomadaires, mais ils peuvent être beaucoup plus élevés et varier d’un jour à l’autre ou d’une station-service à l’autre. Les carburants sont par exemple souvent vendus à prix coûtant dans les hypermarchés, comme un produit d’appel.

Ainsi dans la Nièvre, le litre de gazole coûtait lundi 1,44 euro et celui de super 1,53 euro à la station Avia de Pouilly-sur-Loire, selon le site du ministère de l’Economie qui recense les prix à la pompe. Mais l’Intermarché de Varennes-Vauzelles affichait le gazole à 1,289 euro et le SP 95 à 1,379 euro.

Cette flambée des prix à la pompe est directement liée à la hausse du prix du brut, qui restait très ferme mercredi matin en Asie, évoluant juste sous le record de 122 dollars le baril franchi la veille.

L’euro, qui perdait du terrain mercredi face au dollar sous 1,55 dollar, "semble ne plus jouer un rôle d’amortisseur", alors que les carburants sont achetés en dollars et revendus en euros, a expliqué à l’AFP le délégué général de l’Ufip, Jean-Louis Schilansky.

Face à ces records, les automobilistes ont semblé réduire leur consommation, qui "aurait fléchi en mars et en avril", selon l’Ufip.

La flambée des prix des carburants va encore grever la facture énergétique des ménages, déjà alourdie par de nouvelles hausses des prix du gaz.

Quant à la facture énergétique de la France, elle "devrait bientôt dépasser les 50 milliards d’euros" sur 12 mois, "compte tenu de la hausse continue des cours", selon la direction de l’énergie et des matières premières dans sa note de conjoncture de mars. Elle atteignait en février 48,2 milliards euros sur 12 mois.

En mars, les approvisionnements en pétrole raffiné ont progressé "fortement", tandis que les ventes étaient "en léger repli", ont rapporté mercredi les Douanes.

La facture s’alourdit d’autant que la demande en gazole est "très soutenue", note l’Ufip, en rappelant que la France a importé en 2007 environ 11 millions de tonnes de gazole et exporté 5 millions de tonnes d’essence.

En outre, l’Ufip observe un déficit de recettes fiscales pour l’Etat. Les recettes de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) sont en hausse mais ne compensent pas une chute de celles de TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers), qui est assise sur les volumes consommés.

La flambée des prix du pétrole semble inéluctable pour le gouvernement. "Personne ne pense que sur le long terme le prix du pétrole puisse baisser", a déclaré lundi le Premier ministre, François Fillon, réaffirmant qu’on allait "devoir changer nos habitudes".

Energie - Le pétrole dépasse les 120 dollars le baril

le 05/05/2008 - 21h53

Cette envolée serait due à des sabotages sur les installations nigérianes de Shell et à un regain de tensions géopolitiques entre l’Occident et l’Iran.

Le prix du baril de pétrole a dépassé pour la première fois le seuil des 120 dollars lundi vers 15h15 GMT à New York, à la suite de nouvelles perturbations sur des sites de production au Nigeria, premier producteur africain d’or noir.

Après être monté à 120,20 dollars, le baril de "light sweet crude" pour livraison en juin se repliait légèrement à 120,00 dollars vers 15H20 GMT. Ce qui représente encore un gain de 3,68 dollars par rapport à son niveau de clôture vendredi.

2"La bulle pétrolière n’est pas près d’éclater"2

Cette nouvelle euphorie des prix était due principalement, selon les analystes, à des sabotages sur les installations nigérianes du groupe pétrolier Shell et à un regain de tensions géopolitiques entre l’Occident et l’Iran, deuxième producteur de pétrole au sein de l’Opep.

Des militants du Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger (MEND) ont attaqué des installations pétrolières appartenant au groupe anglo-néerlandais Shell dans le sud du Nigeria, a indiqué dimanche le mouvement armé. Quelques oléoducs ont été touchés et Shell a également réduit sa production, a indiqué à l’AFP un porte-parole du groupe pétrolier.

Par ailleurs, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré dimanche que l’Iran, deuxième producteur de pétrole au sein de l’Opep, poursuivrait son programme nucléaire malgré les menaces des grandes puissances. Au vu de ces craintes renouvelées sur les approvisionnements, "la bulle pétrolière n’est pas près d’éclater", estime Phil Flynn, analyste chez Alaron Trading.

D’après agence

Pouvoir d’achat - Du fuel dans le gaz pour Sarkozy

Olivier LEVARD le 25/04/2008 17h45

Crédit Photo : TF1-LCI Nicolas Sarkozy le 24 avril 2008

Derrière l’anecdote de son lapsus, le président a promis de se pencher sur un prix "service public" du gaz. Qui n’existe pas encore...

Gaz de France et l’UFC-Que Choisir réagissent aux propos de Nicolas Sarkozy.

"Prime au gaz", "Prime au fuel", le président de la République s’est emmêlé les pinceaux hier lorsque la journaliste Véronique Augier l’a questionné sur les prix de l’énergie.

S’agissant du gaz qui flambe, Nicolas Sarkozy a promis de se pencher sur le prix "service public" de Gaz de France. Mais à quoi correspond ce prix ? LCI.fr passe au crible les déclarations du président sur ce thème.

voir la vidéo

2Le lapsus2

"La prime au gaz, il y a 695.000 personnes qui l’ont touchée, ça représente grosso modo 10% d’une facture pour celui qui aurait une cuve de 2000 litres", a expliqué le président de la République avant de corriger son lapsus devant l’insistance de la journaliste.

Il s’agissait en effet de la "prime au fuel". Cette "prime à la cuve" exceptionnelle de 75 euros a bien été doublée par le gouvernement : Christine Lagarde l’a fait passer à 150 euros cet hiver. A 0,82 euros TTC le litre de fuel, selon les chiffres de Bercy, le calcul présidentiel est en revanche exact, grosso modo.

2Les "prix minimum service public", c’est quoi ?2

C’est sur le prix du gaz qu’un décryptage est le plus nécessaire. Interrogé sur une mesure pour les plus modestes face à sa flambée, voilà ce qu’a répondu Nicolas Sarkozy : "C’est prévu. Il y a bien entendu un tarif minimum service public de Gaz de France que nous allons confirmer et je vais même voir comment on peut l’augmenter".

Qu’a voulu dire le président de la république par ce "tarif minimum service public" ? Interrogé par LCI.fr, Gaz de France avoue ne pas connaître cette dénomination mais a pu nous fournir une explication : "Le président faisait sans doute référence au tarif social du gaz qui a été voté en juillet 2007 au moment de l’ouverture du marché. Faute de décret d’application, il n’est pas encore appliqué".

Déjà en vigueur pour l’électricité, une telle formule permet aux ménages les plus modestes de bénéficier d’une réduction sur leur abonnement et leur consommation. Ce modèle doit donc être transposé pour le gaz. "Il y a en effet des réunions avec les pouvoirs publics", explique encore Gaz de France confirmant les propos du président, "Nous devons savoir comment cela va se passer en France. Qui va en informer les gens ? A qui cela va s’appliquer ? Ce n’est pas à nous de le dire".

Sans oublier la question qui fâche : qui va payer ? Gaz de France et ses concurrents, ou l’Etat ? D’autant qu’en annonçant qu’il allait "voir comment on peut l’augmenter" avant même sa création, Nicolas Sarkozy laisse espérer un tarif social généreux, lorsqu’il existera. "Compte tenu de la situation des déficits, on ne peut pas subventionner tout le monde", a pourtant prévenu le président de la République rappelant au passage que "soit c’est le contribuable qui paye, soit c’est l’usager".

2Prix régulés : une hausse juste ou injuste ?2

Les consommateurs qui ne verront pas leur consommation subventionnée continueront à payer le prix "régulé" du gaz, précisément celui qui augmente avec l’accord de l’Etat.

Après l’intervention de Nicolas Sarkozy, Eric Revel expliquait sur LCI que cette augmentation pouvait se justifier par la préparation de la fusion entre Suez et Gaz de France. Selon lui, en "protégeant" le chiffre d’affaires de Gaz de France et donc sa valeur, Nicolas Sarkozy défend l’intérêt de l’Etat dans ce rapprochement en ne diluant pas sa part du futur ensemble, et donc celui des contribuables français. Le chef de l’Etat n’a pourtant pas utilisé cet argument, peut-être trop technique.

Pour le directeur adjoint des études à l’UFC-Que Choisir, il est difficile de savoir si les récentes augmentations sont "justifiées ou non". "Gaz de France dit perdre beaucoup d’argent sur les tarifs régulés", explique François Carlier à LCI.fr, "mais il y a une opacité sur le calcul des prix, il n’est pas public". L’association de consommateurs réclame donc avant tout "plus de transparence".

Gaz de France se défend de son côté en expliquant à LCI.fr que ce calcul est confidentiel car "’il contient des informations sensibles". En clair, l’entreprise ne tient pas à ce que ses concurrents sachent combien elle paye son gaz. Gaz de France rappelle à ce sujet que la Commission de régulation de l’énergie (CRE), surveille la fixation des prix, dans l’intérêt des consommateurs français.

S’agissant des prix eux-mêmes, l’UFC-Que Choisir note que c’est en milieu rural que la hausse des produits pétroliers fait le plus mal. "Pour le gaz, la hausse frappe le plus cruellement les ménages modestes". L’association de consommateur reconnaît qu’une baisse des taxes coûterait très cher à l’Etat mais estime qu’une "première mesure" serait de "pérenniser la prime à la cuve" actuellement exceptionnelle et demande que les tarifs sociaux à venir pour le gaz "s’appliquent au plus grand nombre de personne possible". Au risque d’accroître les déficits ?

2L’indexation2

Nicolas Sarkozy l’a rappelé deux fois, à juste titre, pour expliquer leur flambée : "Les prix du gaz sont indexés sur le baril de pétrole". Ironie du sort, cette indexation historique était censée prémunir l’usager d’une hausse.

"Cette indexation protège en principe les consommateurs contre toute augmentation arbitraire du prix du gaz par les pays producteurs", explique ainsi dans une note, Vincent Beuret, spécialiste de ce marché. "Les clients captifs - c’est-à-dire ceux qui ne consomment que du gaz et ne peuvent changer de fournisseur - risquent donc moins de devoir supporter des coûts de combustible disproportionnés". Mais quand le prix du pétrole flambe, l’effet obtenu est inverse....

Videos pétrole

2Carburants : La colère des routiers, victimes de siphonages2

24 avril 2008 - 20h00

Face à la hausse du prix de l’essence, les cas de siphonages de réservoirs se multiplient, et les routiers sont les premières victimes.

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24 avril 2008 - 20h00

Le prix du gasoil à la pompe rattrape petit à petit celui de l’essence sans plomb. Est-il toujours plus avantageux d’acheter un véhicule diesel ? Eléments de réponse.

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16 avril 2008 - 20h00

Le carburant a presque doublé en quatre ans. Les répercussions pour les transporteurs routiers sont nombreuses. Explications.


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