AID Association initiatives dionysiennes

Ah qu’il est dur de dire le contraire de ce qu’on fait vraiment !

lundi 28 avril 2008 par JMT

Présentation aujourd’hui du projet de loi de modernisation de l’économie

Le Lundi 28 Avril 2008 à 06h04

Christine Lagarde, ministre de l’économie et des finances, présente aujourd’hui son projet de loi sur la modernisation de l’économie en Conseil des ministres. Ce texte vise notamment à faire baisser les prix pour favoriser le pouvoir d’achat mais aussi à favoriser le développement des PME etc…

Plusieurs recommandations de la Commission Attali ont été reprises dans ce projet de loi bien que son contenu ait suscité de larges réserves au sein même de l’UMP.

Quelques unes des mesures prévues dans le projet de loi sur la modernisation de l’économie :

2Le renforcement de la concurrence dans la grande distribution2

Volet majeur de ce projet de loi. Le gouvernement la juge insuffisante, et y trouve la cause de l’augmentation des prix, les plus forts d’Europe. Producteurs et distributeurs devraient pouvoir librement négocier les prix.

Une mesure déjà incluse dans la réforme des marges arrières de Luc Chatel, secrétaire d’Etat à la consommation, qui vient juste d’entrée en application. Une perspective qui enchante la grande distribution mais moins les agriculteurs et les PME, qui craignent de se retrouver en position de faiblesse face aux géants de la distribution.

2Modification de l’organisation des soldes.2

Les deux périodes déjà existantes (été et hiver) sont réduites de six à cinq semaines. Les commerçants pourront désormais placer où bon leur semble les deux semaines ôtées du calendrier officiel.

2Le Livret A généralisé.2

Il est déjà très populaire avec 45 millions de comptes. Le gouvernement souhaite que le Livret A puisse être commercialisé par toutes les banques, et non plus uniquement, par la Caisse d’Epargne et la banque de France. Cette mesure est aussi une exigence communautaire.

2Développement des PME.2

La faiblesse de la France, du point de vue du commerce extérieur, est en grande partie due à la taille de ces PME dont l’immense majorité est composée de moins de cinquante personnes, beaucoup sont même des TPE (Très petites entreprises).

Le gouvernement veut limiter l’effet de seuil pour les entreprises qui dépassent les dix ou vingt salariés et réduire les obligations administratives pour inciter les patrons à embaucher plus.

2Développement de l’internet haut débit2

Le but est de "renforcer l’attractivité de territoire français".

L’Assemblée nationale examinera ce texte au mois de mai, et le Sénat au mois de juin.

Pouvoir d’achat - Lagarde présente sa loi pour faire baisser les prix

le 28/04/2008 - 10h55

Crédit Photo : DR Christine Lagarde le 26 mars 2008

Le projet de loi sur la modernisation de l’économie (LME) présenté ce matin en Conseil des ministres a pour objectif principal la baisse des prix. Selon la ministre de l’Economie, cette loi devrait permettre de "combattre les rentes et les abus de position dominante" et de faire baisser les prix.

Des prix moins élevés donc plus de pouvoir d’achat. On pourrait définir ainsi le but du projet de loi de modernisation de l’économie (LME) présentée ce matin en Conseil des ministres par Christine Lagarde.

La LME s’attaque à la grande distribution et propose notamment une réforme de la loi Raffarin sur l’urbanisme commercial et l’achèvement de la loi Galland sur la négociabilité des prix entre industriels et distributeurs. Le débat au Parlement, prévu le 27 mai, promet d’être houleux et les agriculteurs comme les fournisseurs de l’agroalimentaire menacent déjà de descendre dans la rue.

La ministre de l’Economie, a défendu dimanche au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI sa loi, affirmant qu’elle devrait permettre de "combattre les rentes et les abus de position dominante" et de faire baisser les prix.

"On est aujourd’hui dans une situation de maquis juridique", a-t-elle dit. "Entre les contrats de coopération, les marges arrières, les prix à la revente, personne ne s’y retrouve", a-t-elle estimé. "Aujourd’hui, ce qu’on veut faire avec la LME, c’est rétablir la transparence et la négociabilité des conditions générales de vente". Lundi matin, le président du groupe de distribution Système U, Serge Papin, a estimé que la LME permettra de baisser les prix de 3% à 4% en moyenne.

2Le livret A généralisé2

La plus grande partie est consacrée au statut de l’entrepreneur, dont les démarches administratives vont être simplifiées et qui ne paiera pas de charges lorsqu’il ne fera pas de chiffre d’affaires.

Plusieurs des 41 articles de la LME sont consacrés au PME. Les délais de paiement devraient notamment être plafonnés à soixante jours. La loi prévoit aussi des mesures concrètes pour le consommateur comme la généralisation de la distribution du livret A à tout le secteur bancaire.

Plus généralement, la loi veut renforcer la concurrence et créer plus de contrôle. Elle prévoit ainsi de rapprocher le conseil de la concurrence de la DGCCRF pour donner naissance à une autorité unique dotée de pouvoirs de contrôle renforcés.

Attirer des cadres de haut niveau est aussi prévu dans la LME qui prévoit d’ouvrir le statut avantageux des "impatriés" au recrutement direct de salariés à l’étranger durant les cinq premières années de leur séjour en France. Côté attractivité de la France, la LME prévoit aussi de faciliter le déploiement du très haut débit et de renforcer la protection des brevets.

Retraites : négociation à faible marge entre gouvernement et partenaires sociaux

Le Lundi 28 Avril 2008 à 06h29

Non négociable. Les 41 ans de cotisation d’ici 2012 ne seront pas revus par le gouvernement. Il l’a annoncé aux partenaires sociaux hier, à la veille d’une concertation entre le gouvernement, syndicats et patronats sur les retraites.

Xavier Bertrand rencontre aujourd’hui les syndicats et le patronat pour discuter du projet de loi sur les retraites. Le gouvernement reste intransigeant puisqu’il n’a cédé à aucune revendication des partenaires sociaux du point de vue de la durée de cotisation.

Le gouvernement y tient. La durée exigée pour une retraite à taux plein augmentera progressivement. De 40 ans aujourd’hui elle atteindra 41 ans en 2012. La loi Fillon de 2003 prévoyait déjà cet allongement mais comprenait la possibilité d’y renoncer ou de la moduler si des éléments nouveaux étaient intervenus. Les syndicats souhaiteraient que le gouvernement use de cette close arguant que l’emploi des séniors n’ayant pas progressé, l’allongement des cotisations n’aboutirait qu’à diminuer les futures retraites. En 2006, seul 38,1% des 55-64 travaillaient encore.

Le gouvernement compte inciter financièrement les entreprises à employer des séniors. A compter de 2010, une cotisation supplémentaire sera imposée à celles qui n’auraient pas conclu d’accord avec les syndicats sur ce sujet.

L’âge à partir duquel un chômeur est dispensé de chercher un emploi, 57 ans et demi actuellement, sera relevé en fur et à mesure des résultats obtenus en matière d’emploi des séniors. Les pensions bénéficieront, le 1er septembre, d’une augmentation dont le montant n’a pas encore été fixé. De même, les pensions de réversion pour les veufs et veuves, représentant actuellement 54% du revenu du conjoint décédé, passeront progressivement à 60% d’ici 2012.

Un bilan d’étape sur les retraites et l’emploi des séniors sera dressé entre le gouvernement et les partenaires sociaux en 2010.

Marie Billon

Retraites - Bertrand présente sa réforme aux partenaires sociaux

Le 28/04/2008 - 09h22

Crédit Photo : TF1/LCI Xavier Bertrand reçoit les syndicats

Au menu des discussions de ce lundi matin : l’augmentation de la durée de cotisation à 41 ans d’ici 2012. Une mesure très critiquée par les syndicats. La pension de réversion pour les veufs et veuves, actuellement égale à 54% de la retraite du conjoint disparu, passera à 60% début 2011.

Alors que le gouvernement a transmis dimanche aux partenaires sociaux ses orientations sur les retraites, syndicats et patronat se retrouvent ce lundi matin autour de la table des négociations au ministère du travail. Ce document, dont l’AFP a eu connaissance et qui synthétise les intentions du gouvernement en matière de réforme des retraites, sera au centre de discussions avec le ministre du Travail Xavier Bertrand ce lundi.

Dans ce texte, le ministre confirme qu’aucun élément nouveau n’est intervenu selon lui depuis la loi Fillon de 2003 et qu’en conséquence, comme prévu dans cette loi, la durée de cotisation exigée pour une retraite à taux plein augmentera progressivement de 40 ans actuellement à 41 ans en 2012. Une mesure inacceptable selon Jean-Claude Mailly, le secrétaire générale de Force Ouvrière (écouter sa réaction sur la vidéo).

Les pensions de retraite, qui ont augmenté de 1,1% au 1er janvier, bénéficieront d’une nouvelle hausse au 1er septembre, d’un montant non encore fixé. La pension de réversion pour les veufs et veuves, actuellement égale à 54% de la retraite du conjoint disparu, passera à 56% début 2009, 58% début 2010 et 60% début 2011. Le gouvernement confirme que le minimum vieillesse sera revalorisé de 5% par an d’ici 2012.

2Indemnité de départ2

Par ailleurs, le gouvernement incitera financièrement les entreprises à employer plus de seniors en infligeant à compter de 2010 une cotisation supplémentaire aux entreprises n’ayant pas conclu d’accord sur ce thème avec les syndicats.

Dans l’immédiat, les conditions permettant de cumuler un emploi et une retraite seront assouplies, et la surcote dont bénéficient les salariés continuant à travailler alors qu’ils ont atteint la durée de cotisation requise sera améliorée. L’indemnité de départ à la retraite sera majorée si la durée de cotisation minimale est dépassée.

L’âge à partir duquel un chômeur est dispensé de recherche d’emploi, actuellement de 57 ans et demi sera progressivement relevé au fur et à mesure des résultats obtenus en matière d’emploi des seniors.

Sans donner de précision chiffrée, le document indique que les excédents financiers de l’Unedic (assurance-chômage) doivent permettre de compenser une augmentation des cotisations retraite.

Un point d’étape sur les retraites et l’emploi des seniors sera dressé entre le gouvernement et les partenaires sociaux en 2010.

2Les Français partagés sur les 41 ans de cotisation2

Une petite majorité des Français est opposée à l’allongement de la durée de cotisations retraite de 40 à 41 ans, selon un sondage CSA publié lundi par Le Parisien. Au total, 48% des personnes interrogées y sont opposées contre 46% qui y sont favorables. L’opposition est plus nette selon les classes d’âges - 54% des 41-49 ans, 53% des jeunes et 51% des 50-64 ans sont contre la réforme dans ces termes - mais surtout selon le secteur d’activité. Plus de six salariés du public (66%) sont opposés au passage à 41 ans contre 53% des employés du privé. Sondage réalisé par téléphone le 25 avril auprèsd’un échantillon national de 1.002 personnes.

D’après agence

Vidéos

Fraude fiscale et sociale : l’Etat dévalisé

CAF, Sécu, Unedic, Urssaf... chaque année la fraude fiscale atteindrait entre 29 et 40 milliards d’euros. Pour récupérer cet argent, le gouvernement lance une Délégation nationale de lutte contre la fraude.

Mailly : 41 ans de cotisations, "pas acceptable"

Le secrétaire général de Force Ouvrière explique sur LCI les raisons de son mécontentement face à la réforme des retraites.

De qui se moque-t-on ?

Les ministres se livrent actuellement à deux exercices périlleux : arriver à occuper le terrain médiatique en proposant des mesures censées résoudre d’épineux problèmes (favoriser le pouvoir d’achat et relancer la croissance française pour Christine Lagarde, pérenniser les retraites et augmenter le taux d’activité pour Xavier Bertrand)

Or tous deux savent très bien que leurs plans sont voués à l’échec car ils ne traitent aucunement des causes réelles du marasme économique et des déficits publics, et que par ailleurs, même quand ils semblent le faire, tout est prévu pour ne pas fâcher les amis !

2Les causes du marasme2

La première cause principale est la faiblesse des revenus salariaux dont le retard sur le coût de la vie ne cesse de s’accroître ce que chaque citoyen constate tous les mois au vu des difficultés à boucler son budget devant les hausses incessantes qui ne sont plus compensées par la baisse de l’alimentation ni par les aides sociales. Même en restant dans la logique consumériste et productiviste du gouvernement, comment consommer plus avec des revenus qui n’augmentent pas ?

La deuxième qui relève aussi de l’injustice des répartitions financières en France est l’action continue de baisse des prélèvements assis sur des revenus élevés (que ce soit l’ISF, l’IRPP ou les cotisations sociales en général des grandes entreprises, mais aussi des salariés les plus aisés et des quasi-salariés) dont le résultat final est de transférer à rebours du pouvoir d’achat des pauvres qui dépensent tous leurs revenus vers les riches qui spéculent avec une large fraction et s’enrichissent encore plus et entraînent des hausses de prix : immobilier, mais aussi nombre de secteurs où par contagion on voit monter le prix unitaire des objets ou des services sous l’influence d’une pipolisation à outrance où chacun est censé singer les plus riches que soi.

Enfin notre économie, dans les secteurs de productions matérielles, mais aussi une partie des services , à coup de délocalisations, tombe en ruine et l’augmentation éventuelle du pouvoir d’achat ne bénéficie en rien à des entreprises qui investiraient et augmenteraient leur activité donc l’emploi : le fameux théorème de Schmidt vire à la tragique pantomime§

Notre argent s’évapore dans les poches d’intermédiaires internationaux qui captent la plus-value au détriment des états au début et à la fin de la chaîne, dans la majorité des cas cela entraine de surcroit plus d’esclavage pour les sous-traitants finaux et encore plus de dégâts environnementaux en Chine

2Les recettes bidon :2

L’allongement de la durée du travail est la panacée proposée pour sauver les comptes des caisses de retraites ! Sauf qu’il en est de l’emploi des vieux comme celui des jeunes : comment travailler quand personne ne vous embauche et qu’on vous licencie au moindre prétexte ? les incitations ne sont pas suffisantes et les pénalités actuelles font rire les directeurs financiers des entreprises. Quand bien même elles augmenteraient, le chantage à la délocalisation suffirait à faire céder l’Etat.

2Les conséquences dramatiques2

Côté commerce, il y aura encore plus de concentration par des groupes financiers qui achètent les chaînes de franchises en plus de leurs hypermarchés et regroupent sans cesse les centrales d’achat : moins de centres de décision, moins de concurrence vis à vis des acheteurs, et aussi vis à vis des fournisseurs. A la clé, des pertes d’emploi !

Côte retraites, l’allongement de la durée nécessaire à obtenir une (modeste) retraite à taux plein fera que de plus en plus de salariés seront très loin d’voir les 41 annuités sauf à travailler jusqu’à un âge très avancé. Au Danemark, le taux d’activité des "seniors" de plus de 60ans est très élevé (40%) parce que les retraites sont faibles et que beaucoup sont obligés de continuer à travailler pour maintenir leur pouvoir d’achat ! Bel exemple qu’on nous vendait à tour de bras pendant la campagne présidentielle !

Enfin tout ceci ignore superbement les grands problèmes de demain matin :

* le coût du pétrole qui commence à s’envoler réellement pour nous ( Actuellement seulement de 68 à 75 euros le baril soit 10% en réalité meme si le plus en dollars a quasiment doublé en un an, mais l’euro ne pourra pas s’apprécier indéfiniment !)

* les pénuries de matières premières minérales et alimentaires, les risques de famines

* le réchauffement climatique qui pourrait être déjà entré dans une phase non réversible

* la poursuite de la croissance de la population, notamment urbaine avec la dégradation des terres agricoles fertiles , la concentration des pollutions non traitées, la concentration de la demande énergétique

* l’insécurité internationale que nous provoquons par le soutien implicite ou actif à la politique étatsunienne de pillage de la planète au profit des plus riches , de soutien à des régimes non démocratiques.

* les fractures sociales forment le terreau d’autres fractures notamment communautaristes, sources de manipulations multiples de toute origine qui détruisent la possibilité d’une activité citoyenne normale avec la participation de tous.


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