AID Association initiatives dionysiennes
Pendant que leurs parents subissent le Sarkozysme sans (assez) rechigner,

les lycéens se prépareraient-ils à fêter les 40 ans de Mai 68 ?

Allez-y les jeunes, notre avenir est entre vos mains !

vendredi 4 avril 2008 par JMT

Mobilisés, toujours. Pour la seconde fois depuis le début de la semaine, des milliers de lycéens ont manifesté jeudi en France contre les quelque 11.200 suppressions de postes prévues cette année à l’Education nationale.

Les lycéens veulent « amplifier le mouvement »

Le Vendredi 28 Mars 2008 à 05h27

Après des manifestations hier en Ile-de-France, les lycéens ont appelé à « amplifier le mouvement » mardi prochain dans toute la France. Motif de leur mécontentement : les quelques 8800 suppressions de postes d’enseignants et la généralisation du Bac Pro en 3 ans (contre 4 ans aujourd’hui).

A Paris, les lycéens semblent avoir entendu hier l’appel des syndicats à rejoindre la mobilisation des enseignants de l’académie de Créteil. Sur un collège de 4600 personnes, quelques 3900 lycéens (selon la police) étaient venus de dizaines d’établissements de banlieues manifester avec les profs contre « la casse dans l’éducation ». A Lyon ou à Marseille le mouvement a été nettement moins suivies par les jeunes...

Qu’à cela ne tienne, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) et l’Union nationale lycéenne (UNL) ont appelé les lycéens de toute la France à manifester mardi prochain. Dans un communiqué, l’UNL a demandé « l’ouverture d’un véritable dialogue avec le gouvernement qui devra répondre aux questions des lycéens » sur les suppressions de quelques 8800 postes d’enseignants pour septembre 2008 ou sur la généralisation du bac professionnel en 3 ans.

Les élèves craignent en effet que les suppressions de postes surchargent plus qu’elles ne le sont les classes de 2nde, 1Ere et Terminales. Sur le Bac professionnel, le ministère prévoit de transformer les filières BEP (en 2 ans) et Bac Pro (2 ans également) en une seule filière, Bac Pro, qui s’étalerait sur 3 ans.

Pour les enseignants et les syndicats, le BEP permettait de mettre en confiance les élèves et de les accompagner jusqu’au Bac. Avec une année de moins, les élèves en difficulté pourraient renoncer au Bac.

Si les mobilisations lycéennes avaient fait reculer la réforme Fillon de 2005 sur le bac, si d’aucuns voient dans ces nouvelles protestations une amorce d’un nouveau mouvement anti-CPE, les lycéens interrogés par Libération restent prudents ; ils en appellent à une « contestation plus soft » parce que « mieux expliquée et mieux encadrée ».

Education - Nouveau test pour les lycéens

Anne-Louise SAUTREUIL - le 01/04/2008 - 19h28

Crédit Photo : TF1/LCI Les lycéens manifestent à Nantes le 20 novembre

Après la faible mobilisation du 27 mars, les étudiants manifestent à nouveau mardi contre les suppressions de postes dans l’Education. Le mot d’ordre est national. Pour éviter les bousculades et les agressions, ils ont renforcé leur service d’ordre.

2« Rendez nous nos profs »2

Les lycéens ont ressorti leurs banderoles mardi. A paris, il étaient au moins 8000 à manifester à 14h pour protester contre les 8830 suppressions de postes prévues dans l’Education nationale à la rentrée 2008. « Nos conditions d’études se dégradent de plus en plus. Dans certaines classes de l’Académie de Créteil, ils sont 42 élèves. Bientôt il nous faudra des amphithéâtres dans les lycées » raconte à LCI.fr Florian Lecoultre, président de L’UNL (Union nationale des lycéens).

Depuis la rentrée des vacances de février, des contestations isolées ont agité certains établissements de la région parisienne. La semaine dernière, le mouvement a tenté de s’unir et les syndicats lycéens appellent désormais à des journées d’action nationale.

Jeudi dernier entre 4000 et 6000 personnes avaient manifesté à Paris. Mais l’appel avait été beaucoup moins bien suivi en Province. « C’est normal. Le mouvement a bien pris à Paris, maintenant, il faut que ça prenne progressivement en Province. Et je pense que c’est très bien parti », explique à LCI.fr Alix Nicolet, présidente de la Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne).

2"Aucun contact avec le ministère"2

Pour le ministère de l’Education nationale, les suppressions de postes correspondent surtout à l’évolution démographique. Il y aurait moins d’élèves donc moins besoin d’enseignants. Xavier Darcos, le ministre de l’Education nationale a déclaré qu’il recevrait les représentants des lycéens à l’issue de la manifestation de mardi.

Ce dont doute Florian Lecoultre : « Nous n’avons encore eu aucun contact avec le ministère. Il y a un énorme décalage entre ce que l’on demande au ministre et ce qu’il nous propose. Il dit qu’il ne va pas réduire les moyens, alors que nous on lui en demande plus ».

Par ailleurs, les lycéens ont renforcé leur service d’ordre afin d’éviter les bousculades et les agressions qui avaient terni certaines manifestations contre le CPE. « Nous avons essayé de sélectionner dans les établissements des personnes capables de calmer le jeu. On va faire en sorte qu’ils soient repérables avec par exemple des brassards ou des vêtements noirs » explique Alix Nicolet.

2"Halte au feu !"2

La contestation des lycéens sera suivie par certains de leurs enseignants. Les trois syndicats d’enseignants du secondaire de la FSU ont appelé leurs troupes à "participer aux manifestations" mardi aux côtés de leurs élèves. Selon les syndicats lycéens, le mouvement pourrait être reconduit dès jeudi s’ils n’obtiennent pas de réponse satisfaisante de la part du ministère.

Et la seule réponse qui leur soit faite pour l’instant risque de ne pas leur plaire. Dans un entretien à 20 minutes, Xavier Darcos a assuré qu’il ne reviendrait pas sur les suppressions de postes. "Elles ont été largement discutées depuis août, et votées par le parlement en novembre.

Même si je voulais revenir en arrière, je ne peux pas", a déclaré le ministre de l’Education. "Ces défilés reviennent tous les ans ! il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats. Et n’exagérons pas la mobilisation des lycéens. Jeudi ils étaient 4.000 à défiler sur les 450.000 lycéens que compte l’Ile-de-France. Halte au feu !".

Les lycéens ne sont pas fatigués

- le 03/04/2008 - 21h58

Crédit Photo : TF1 Manifestation lycéenne jeudi en France

Pour la seconde fois cette semaine, ils ont manifesté jeudi en France contre les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine. Des incidents ont éclaté en marge de certains cortèges.

Mobilisés, toujours. Pour la seconde fois depuis le début de la semaine, des milliers de lycéens ont manifesté jeudi en France contre les quelque 11.200 suppressions de postes prévues cette année à l’Education nationale.

A Paris, le cortège a réuni 6.700 jeunes, selon la préfecture de police - de 17.000 à 20.000 selon les syndicats lycéens. Le départ de la manifestation a été émaillé par des incidents. En marge du cortège, prévu plusieurs centaines de jeunes, dont certains masqués par des capuches, ont tenté de s’en prendre aux forces de l’ordre, ont rapporté des témoins. Au total, la police a procédé à 13 interpellations, a-t-on précisé de source policière. Le ministre de l’Education Xavier Darcos a condamné ces exactions.

2"Le rapport de forces est désormais bien établi"2

Avant les manifestations à Paris et dans les grandes agglomérations, des actions avaient eu lieu dans la matinée à Tourcoing, Grenoble, Blois, Montpellier, ou Toulon, avec 4.000 manifestants, selon l’Union nationale lycéenne (UNL). Pour le syndicat, cette journée marque une "amplification de la mobilisation" avec 100 lycées bloqués dans toute la France et une nouvelle mobilisation devrait avoir lieu jeudi prochain.

"Le rapport de forces est désormais bien établi", a déclaré à Reuters le président de l’UNL, Florian Lecoultre. "Le ministre ne peut plus se permettre de ne pas écouter les revendications lycéennes. La mobilisation continuera tant que nous n’aurons pas de réponses", à savoir que le gouvernement revienne sur les suppressions de postes, a-t-il ajouté.

2"la question de fond n’est pas là". 2

Les syndicats lycéens veulent également engager sans tarder des discussions avec le ministère de l’Education nationale sur la réforme du baccalauréat professionnel, le "bac pro", annoncée, selon eux, sans concertation. Xavier Darcos a minimisé jusqu’à présent la contestation lycéenne, estimant qu’il s’agissait de protestations "rituelles" pour l’instant très minoritaires.

Il a appelé les lycéens à ne pas se focaliser sur les réductions de postes - un "discours syndical" alors que "la question de fond n’est pas là". Lors des questions d’actualité au Sénat jeudi, le ministre a souligné qu’il y avait 145.000 élèves en moins ces trois dernières années, ce qui permet, selon lui, de diminuer le nombre de postes.

"Il n’est pas vrai que, parce que demain, à la rentrée, il manquera ici un poste, que dans un lycée où il y a 110 professeurs, ils seront 109, que dans une classe ils seront 32 plutôt que 30, subitement le système éducatif va s’écrouler", a-t-il dit.

(D’après agences)

Les cortèges de lycéens s’allongent

Le Vendredi 04 Avril 2008 à 04h48

Des milliers de lycéens ont manifesté hier pour affirmer leur opposition aux suppressions de postes à la rentrée. Par rapport aux deux journées de mobilisation précédentes, les cortèges ont grossi à Paris comme en province. Les syndicats ont appelé les jeunes à défiler de nouveau mardi prochain.

Ils étaient presque 7000 selon la police, entre 17 000 et 20 000 selon les organisateurs à manifester à Paris, de toute façon plus nombreux que lors de la dernière manifestation, mardi dernier. Le mouvement était aussi plus important en province : 1000 manifestants à Grenoble, entre 1600 et 4000 à Toulon, 350 à Lyon, et une petite cinquantaine à Marseille... Des dizaines d’établissements ont été bloqués dans différentes villes de province et d’Ile-de-France. Des casseurs se sont infiltrés dans certains cortèges, notamment à Paris et à Créteil.

Les défilés ne sont pas terminés puisque les syndicats ont d’ors et déjà appelé à une nouvelle journée de mobilisation mardi prochain, jour où leurs représentants seront reçus par le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos.

Evoquant la question de la suppression des 8830 postes dans les collèges et les lycées, Xavier Darcos a appelé à ne pas poser ces questions « en termes mathématiques », ce à quoi l’UNL répond que la logique « purement mathématique est du côté du ministère » car la suppression de plus de 8000 postes « relève d’une logique purement comptable ».

Outre ces suppression de postes, les classes surchargées et le passage du bac pro de 4 à 3 ans, les lycéens s’inquiètent des redoublements en Terminale. Ainsi ce redoublant explique à Libération : « On était dix redoublants en terminale cette année, ils n’en n’ont gardé que deux. J’en connais certains qui ont dû arrêter leurs études parce qu’aucun lycée ne voulait les reprendre et que leurs parents ne pouvaient pas payer de lycée privé. »


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