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lundi 31 mars 2008 par JMT

Vers la généralisation du Revenu de Solidarité active

Le Lundi 31 Mars 2008 à 07h16

Le Revenu de Solidarité active sera généralisé, selon le Premier ministre, François Fillon. Les difficultés budgétaires de la France ne devraient pas empêcher le projet de Martin Hirsch de se mettre en place. Les économies devront se faire « ailleurs ».

François Fillon, Premier ministre, a confirmé hier que le Revenu de solidarité active (RSA) serait généralisé. Ce dispositif proposé par le Haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, est destiné à lutter contre la pauvreté. Mais les contraintes budgétaires faisaient craindre à certains l’abandon de cette mesure.

François Fillon a donc confirmé hier que le dispositif serait développé. « Bien sûr on va le faire. Simplement, on le fera dans le cadre de l’engagement qu’on a pris dès 2007 sur les finances publiques, c’est-à-dire pas d’augmentation de la dépense publique ». Des économies devront donc être faites « ailleurs ».

Le RSA est actuellement expérimenté dans 27 départements. Le coût de cette mesure généralisée est estimé entre 2 et 3 milliards d’euros. Le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, a estimé hier que Martin Hirsch, ministre d’ouverture, devrait démissionner si son projet était reporté.

Marie Billon

Fillon tente de concilier "mesures d’économie" et poursuite des réformes

AFP - lundi 31 mars 2008, 14h32

François Fillon a annoncé lundi des "mesures d’économies", à l’issue d’un séminaire au cours duquel le gouvernement a tenté, sur fond de ralentissement économique mondial, de concilier réduction des déficits et poursuite des réformes préparant le "plein emploi".

Le Premier ministre a indiqué que des "mesures d’économies liées à la réforme de l’Etat" seront intégrées à la préparation du budget 2009.

Celles-ci seront présentées lors du Conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP), vendredi à l’Elysée. La principale devrait être la suppression de 35.000 postes de fonctionnaires, "hypothèse" avancée par le ministre du Budget Eric Woerth pour réaliser en 2009 la promesse du candidat Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Pour l’immédiat, a expliqué M. Fillon, les ministres ont étudié lundi "les mesures à prendre pour permettre en 2008 une tenue ferme des dépenses".

Pas question pour autant de parler de plan de rigueur, dont l’opposition assure qu’il est non seulement inévitable, mais existe déjà sans dire son nom.

Le Premier ministre expliquait dimanche qu’un plan de rigueur "casserait la croissance qui reste" malgré la crise actuelle. Lundi, il a insisté sur sa quête du plein emploi, "la solution à tous les problèmes de notre pays".

"Avec le plein emploi", a-t-il énuméré, "on atteint nos objectifs de réduction de la pauvreté, on a un marché du travail plus compétitif" avec une augmentation "naturelle" des salaires, et "on résout en grande partie la question de l’emploi des seniors".

Manière de souligner que la baisse des chiffres du chômage se poursuit, mais aussi que le gouvernement continue de miser d’abord sur ses réformes structurelles pour doper la croissance et rétablir les comptes de la France.

Le Parlement examinera donc d’ici à juillet la réforme du contrat de travail, la "modernisation de l’économie" (statut de l’entrepreneur individuel, simplification des démarches, renforcement de la concurrence pour faire baisser les prix...) et la réforme de la participation et de l’intéressement.

La "loi de modernisation de l’économie" reprendra notamment une trentaine des dispositions du très controversé rapport Attali.

Avec ce programme, a expliqué François Fillon, le gouvernement va concentrer ses efforts "sur les textes qui permettent d’obtenir de la croissance, et surtout d’obtenir une amélioration significative du marché de l’emploi".

Le gouvernement n’entend pas non plus renoncer à ses réformes sociales, du Revenu social d’activité (RSA) aux hausses promises du minimum vieillesse et de l’allocation adultes handicapés.

Mais alors que les déficits s’aggravent et que la croissance est en berne, il doit impérativement diminuer ses dépenses.

M. Woerth, parant au plus pressé, a déjà annoncé l’annulation de la moitié de la réserve de 7,2 milliards d’euros prévue au budget.

Le RSA devrait aussi faire partiellement les frais de la situation. Sa date de mise en oeuvre est désormais dans le flou, et M. Fillon a affirmé que la mesure ne devra pas se traduire par une augmentation de la dépense publique.

Les collectivités locales sont enfin dans le collimateur de la ministre de l’Economie Christine Lagarde, pour avoir creusé le déficit public de 4 milliards en 2007 (sur un total de 7,3 milliards supplémentaires).

Les régions, les départements et les villes -qui sont majoritairement gouvernés par la gauche- "n’ont pas fait preuve de la même maîtrise que l’Etat, notamment sur leurs effectifs", accuse-t-elle lundi dans le Parisien-Aujourd’hui en France.

Politique - Le RSA, symbole des tensions entre Fillon et Bertrand

K.P (avec agence) - le 31/03/2008 - 15h21

Crédit Photo : TF1/LCI Xavier Bertrand et François Fillon

Le Premier ministre et le ministre du Travail ont assuré, dimanche soir, que le Revenu de solidarité active, n’était pas abandonné. Martin Hirsch, initiateur du projet pour la lutte contre la pauvreté, avait publiquement exprimé son inquiétude sur l’engagement financier de l’Etat.

A la veille d’un séminaire gouvernemental sur l’économie et le social tenu lundi, le gouvernement révèle quelques dissonances sur la politique économique. La concurrence exacerbée à l’UMP entre François Fillon et Xavier Bertrand, nouveau numéro 2 du parti de la majorité, est apparue au grand jour. En effet, entouré de membres du gouvernement, le ministre du Travail n’a pas manqué de griller la politesse au chef du gouvernement sur la question épineuse du Revenu de solidarité active (RSA). Un manquement à la hiérarchie qu’a nié Xavier Bertrand, invité du Grand Jury dominical sur LCI. "Vous me demandez si je veux aller à Matignon ? Je vous dis demain pour le séminaire gouvernemental", a-t-il ironisé.

François Fillon a assuré que le gouvernement "fera" le Revenu de solidarité active, mais sans préciser à quel horizon. "Bien sûr on va le faire, simplement on le fera dans le cadre de l’engagement qu’on a pris dès 2007 sur les finances publiques, c’est-à-dire pas d’augmentation de la dépense publique. (...) Donc il faut trouver des économies ailleurs pour pouvoir réaliser des réformes sociales", a dit le chef du gouvernement.

Quelques minutes plus tôt, Xavier Bertrand qui a qualifié le RSA "d’excellente idée" qui "marche", tout en restant lui aussi évasif sur une date. "Bien évidemment qu’il y aura une généralisation", a déclaré le ministre du Travail en présence du Haut Commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch, initiateur du projet et ministre d’ouverture. "Là où ça existe, je sais une chose, c’est que ça marche" a-t-il ajouté, en évoquant son propre département l’Aisne. Interrogé sur le coût du projet, il a estimé qu’il fallait "savoir faire un pari sur l’avenir".

2La majorité joue la prudence2

Le coût et l’efficacité du RSA font débat au sein de la majorité alors que la hausse des déficits publics et la baisse des prévisions de croissance font craindre un plan de rigueur. Mardi, Martin Hirsch a exprimé ses craintes sur l’engagement financier de l’Etat, dans un entretien à Ouest-France, pressant l’Etat de "décider s’il mettra ou non le paquet pour aller jusqu’au bout en 2009". Se disant "confiant" et "inquiet", il a accentué la pression jeudi sur RMC, déclarant avoir "peur pour tous ceux qui risquent de passer par pertes et profits" dans un contexte de difficultés économiques.

Dimanche soir, le ministre du Budget Eric Woerth a émis un son de cloche un peu différent, en souhaitant sur BFM que "l’impact budgétaire" du Revenu de solidarité active soit mesuré. La généralisation du Revenu de solidarité active est en principe prévue début 2009. "Il y a une expérimentation en cours dans 27 départements, il faut tirer les enseignements de l’expérimentation" a ajouté le ministre (...) le débat est ouvert", a souligné Eric Woerth. "Ce n’est pas un gros mot, budget", a-t-il ajouté. "Il y a des Français qui souffrent parce que ce pays est en déficit", a-t-il ajouté.

Selon le livre vert publié par Martin Hirsch récemment, qui sert de base à une consultation devant aboutir le 15 mai, le coût du RSA généralisé est estimé entre 2 et 3 milliards d’euros. Le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a estimé dimanche que Martin Hirsch devrait quitter le gouvernement si son projet de Revenu de solidarité active était reporté, synonyme selon lui d’abandon. Interrogé sur cette éventualité, le ministre du budget a botté en touche : "c’est au président et au Premier ministre d’arbitrer".

2Fillon : des "mesures d’économies" au budget 20092

Le Premier ministre a annoncé lundi "l’intégration de mesures d’économies liées à la réforme de l’Etat" au budget 2009. Le chef du gouvernement a précisé que ces mesures seraient présentées "à la fin de cette semaine", c’est-à-dire lors du Conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP) prévu vendredi à l’Elysée.

Licenciement des fonctionnaires et casse du statut

Nous accueillons un article extrêmement instructif paru sur le site du SNUI-Réunion : vendredi 28 mars 2008

cliquez sur le lien pour télécharger le texte en .pdf : Mobilité= licenciement déguisé


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