AID Association initiatives dionysiennes
Fuel lourd, pyralène, des "additifs" non souhaités dans nos eaux vivantes

Histoires d’eau et d’hydro

mercredi 19 mars 2008 par JMT

Les processus industriels permettent de produire tout ce qui fait notre richesse matérielle mais ils mettent en jeu des forces qui souvent se rappellent à nous fort désagréablement. Cela va du bateau à San Francisco que son pilote envoie contre une pile de pont provoquant une pollution d’hydrocarbures "par négligence" , à celui qui comme à Donges envoie 400 tonnes de fuel lourd par terre (et Loire !) en faisant son plein. Mais il y a aussi, ne les oublions pas, les nombreuses usines qui pendant des décennies ont jeté (et jettent encore sournoisement pour certaines) dans la nature c’est à dire finalement dans les nappes phréatiques et les cours d’eau puis la mer des produits que la nature ne sait pas traiter et qui l’empoisonnent....comme les poissons d’ailleurs et ceux qui les pêchent et ceux qui les mangent.... Simples négligences qui deviennent criminelles quand l’appât du gain s’en mêle, que ce soit pour vendre des choses normalement invendables ou pour faire des économies sur les dispositfs de sécurité ou sur l’entretien et la prévention.

Pollution dans l’estuaire de la Loire : Total présente ses excuses

source AFP 18/03/2008

Le groupe pétrolier français Total a présenté mardi ses "excuses sincères" pour la pollution provoquée par le déversement accidentel de quelque 400 tonnes de fioul sur la berge et dans l’estuaire de la Loire, annonçant prendre en charge les coûts de nettoyage.

Le groupe pétrolier "renouvelle ses excuses sincères auprès des riverains et des collectivités touchées par ce déversement accidentel", dans un communiqué.

Total va "prendre en charge les coûts de nettoyage liés à cette pollution", ajoute le texte.

Il précise avoir mobilisé environ 200 personnes pour les "différentes opérations de nettoyage" menées "en coordination avec les équipes engagées par les pouvoirs publics".

La pollution a été provoquée par une fuite de la tuyauterie permettant de charger le fioul dans les soutes du navire à quai à la raffinerie Total de Donges, située sur l’estuaire de la Loire.

Quelque 400 tonnes de "fioul soute" se sont répandues, soit environ 300 tonnes sur les berges autour de la raffinerie et 100 tonnes en Loire lors du chargement dimanche en fin d’après-midi de ce combustible de propulsion des navires.

Des barrages flottants et des moyens de pompage ont été mis en place dès dimanche soir par la raffinerie.

Près de 200 personnes ainsi que trois navires étaient mobilisés mardi pour dépolluer l’estuaire de la Loire, a-t-on appris auprès de la préfecture de Loire-Atlantique.

Quelque dix tonnes de déchets souillés ont été ramassés par une soixantaine de membres de la sécurité civile et une vingtaine de pompiers lundi à Paimboeuf, sur la rive sud, qui fait face à la raffinerie. Le chantier doit se poursuivre mardi, renforcé par des effectifs mobilisés par Total.

Mardi matin, des irisations ont été constatées dans l’embouchure de la Loire, entre Saint-Brévin et Saint-Nazaire, et "des pollutions importantes" ont été constatées dans l’avant-port de Saint-Nazaire, selon la préfecture.

Trois navires de la Marine nationale, le navire de dépollution Argonaute ainsi que deux chalutiers remorquant un filet antipollution, guidés par un hélicoptère de la sécurité civile, étaient sur place mardi.

De nombreux barrages flottants vont être installés dans la journée afin de protéger les accès aux zones humides sensibles de l’estuaire ainsi que la prise d’eau de la centrale électrique de Cordemais, a précisé la préfecture.

Total a été condamné au début de l’année à une amende de 375.000 euros pour la gigantesque marée noire sur la côte atlantique française provoquée par le naufrage du pétrolier Erika en 1999. Condamné également à payer 192 millions d’euros de dommages et intérêts solidairement avec le propriétaire, le gestionnaire et la société de classification de l’Erika, le groupe a fait appel.

voir aussi

Mer - Pollution à l’hydrocarbure au large de Brest

Un porte-conteneurs a été intercepté jeudi au large des côtes avec dans son sillage une nappe de pollution de 100 kilomètres de long sur 100 mètres de large. Le procureur de Brest réclame le paiement d’une caution de 400.000 euros au porte-conteneurs pour qu’il puisse reprendre la mer.

source - le 07/03/2008 - 15h09

2Les précisions de la préfecture maritime2

L’Ecuador Star, un porte-conteneurs battant pavillon libérien, a été intercepté jeudi à 100 km à l’ouest de Brest avec dans son sillage une nappe de pollution à l’hydrocarbure de 24km de long sur 100 m de large, a-t-on appris auprès de la préfecture maritime de l’Atlantique.

Le navire, qui transporte des fruits, a été repéré par un avion des douanes alors qu’il transitait entre Lisbonne, au Portugal et Portsmouth, en Grande-Bretagne. Le procureur de Brest Xavier Tarabeux avait alors ordonné son déroutement vers Brest, où il a accosté vendredi midi.

Pour que le navire puisse reprendre la mer, le procureur a réclamé le paiement d’une caution de 400.000 euros au porte-conteneurs. Le capitaine polonais n’aurait fourni aucune explication pour l’instant. Il doit être auditionné, dans l’après-midi, par la gendarmerie maritime de Brest. Le navire a lui été examiné par le Centre de sécurité des navires de Brest.

La dernière pollution de cette envergure au large des côtes françaises avait été constatée en juin 2007. Un cargo battant pavillon lituanien et transportant du bois avait été repéré au large du Finistère avec dans son sillage une nappe de 37 km de long sur 50 m de large. En avril 2006, l’armateur d’un autre porte-conteneurs, le Maersk Barcelona, battant pavillon des Bahamas, avait dû s’acquitter de 800.000 euros, la plus grosse amende jamais infligée par la justice française pour pollution volontaire

Pollution - Les rivières françaises malades des marées noires

Un demi-millier de mini-marées noires depuis 2004 : l’association Robin des bois dresse un bilan des pollutions par hydrocarbures des cours d’eau français. Principale raison de ces pollutions : la négligence.

source - le 06/03/2008 - 22h40

Entre 2004 et 2007, les écologistes de l’association Robin des bois ont recensé 561 mini-marées noires dans les cours d’eaux en France. Autant de catastrophes en modèle réduit provoquées essentiellement par des fuites d’hydrocarbures. Les substances rejetées dans les eaux douces peuvent être aussi bien des produits neufs que des déchets, des huiles de vidange ou à usage industriel. L’association a dressé un état des lieux, disponible en ligne sur son site, sous le titre : "Atlas 2004-2007 des marées noires dans les eaux intérieures".

Ces déversements dans les sources, les ruisseaux, les rivières, les fleuves, les plans d’eau et les canaux représentent environ 50% des pollutions aquatiques accidentelles. L’autre moitié est due à des substances diverses provenant du secteur agricole (effluents d’élevage, résidus phytosanitaires), des transports, de l’industrie ou du dysfonctionnement des réseaux de collecte et d’assainissement des eaux pluviales et usées.

2"Je m’en foutisme et l’ignorance"2

Pour l’essentiel, ces mini-marées noires relèvent de la négligence : fuites de citernes vétustes ou abandonnées, de stations-service, de camions citernes de fuel, d’accidents de la route, mais également de dégazages de péniches ou de bateaux de loisirs, selon l’association. Un tiers de ces marées noires, soit 188 cas depuis 2004, est d’origine inconnue, souligne-t-elle, dénonçant le "je m’en foutisme et l’ignorance" responsables de ces pollutions.

L’industrie est un contributeur important (72 cas recensés) devant le transport routier (58), les particuliers (55), la navigation fluviale (35), la distribution et la livraison de produits polluants (44), les réseaux d’eaux pluviales et usées (40), la navigation (35), le vol et la malveillance (23), l’agriculture (17).

Cette affaire ne date pas d’hier. Déjà en Octobre dernier....

Pollution - Pyralène : un plan contre une "pollution historique"

La secrétaire d’Etat à l’Ecologie a proposé mercredi des actions à mettre en place pour combattre la pollution aux PCB dans les bassins fluviaux français.Un comité de pilotage sur cette question se tenait à Lyon.

- le 10/10/2007 - 22h30 source

La secrétaire d’Etat à l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a proposé mercredi à Lyon plusieurs pistes de recherches et d’actions à mettre en place afin de combattre "une pollution historique" aux PCB dans le Rhône, mais aussi dans d’autres bassins fluviaux français.

En présence d’une soixantaine d’élus, de représentants d’associations de protection de l’environnement, de pêcheurs et de riverains du Rhône, Nathalie Kosciusko-Morizet a présidé le premier comité de pilotage sur la pollution du fleuve aux polychlorobiphényles (PCB) ou pyralène du Rhône. Elle a annoncé qu’une structure similaire au niveau national serait mise en place "d’ici la fin de l’année".

2"Quasiment tous les grands fleuves français"2

Lors de la réunion, la secrétaire d’Etat a dévoilé une carte des sédiments en France constituée à partir des analyses de mesures effectuées par les réseaux de suivi dans les fleuves et rivières sur 852 sites. Le document illustre la présence de PCB dans près de 40% d’entre eux. "Cette carte montre que cette pollution touche quasiment tous les grands fleuves français et même européens, qui ont eu un passé industriel entre 1930 et 1980", a-t-elle souligné.

Trois grands bassins fluviaux, Artois-Picardie, Rhône-Méditerranée et Seine-Normandie sont particulièrement touchés par la pollution aux PCB. Une carte plus complète, qui concernera également résultats d’analyses des poissons, sera rendue publique "dans les 18 mois", a expliqué la secrétaire d’Etat. Celle-ci attend des conclusions de l’Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) notamment sur la façon dont les polluants migrent vers les poissons et s’il existe des espèces plus ou moins sensibles à la pollution.

Dans le Rhône, la consommation de poissons a été interdite jusqu’à la Méditerranée en raison de la découverte dans certains poissons de taux de PCB jusqu’à dix fois supérieurs au seuil autorisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

(D’après AFP)

2Les autorités savaient-elles ?2

Selon le nouvelobs.com, "depuis une vingtaine d’années, les pouvoirs publics et leurs organismes, dont l’Agence de l’eau, étaient au courant de la présence massive du pyralène dans le [Rhône] et ses affluents". Le site ajoute que "l’usine Tredi spécialisée dans le retraitement des déchets chimiques, et particulièrement du pyralène (...), n’était pas la seule à rejeter dans les années 80 des quantités de ce produit dans le fleuve".

D’après agence

Pollution - Peut-on sauver le Rhône ?

La pollution du fleuve est endémique ; les présidents des régions PACA et Rhône-Alpes veulent mettre le sujet sur la table du "Grenelle de l’environnement". Ils réclament une commission d’enquête parlementaire sur la pollution, ses effets sur l’environnement, et l’impact sur la santé des riverains.

source - le 21/09/2007 - 07h35

Les dégâts sont de notoriété publique. Forte activité industrielle, rejets mal contrôlés entraînant une pollution des eaux du fleuve qui se propage jusqu’à la Méditerranée... Mais rien ne vient endiguer le mal, rien d’efficace ne semble avoir été entrepris pour sauver le Rhône. Aussi deux présidents de région, Jean-Jack Queyranne (Rhône-Alpes) et Michel Vauzelle (Provences-Alpes-Côte-d’Azur), tous deux députés PS, ont demandé jeudi la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la pollution du Rhône et ses conséquences.

"Il faut que toute la lumière soit faite sur cette catastrophe écologique qu’est la pollution du Rhône", a déclaré Jean-Jack Queyranne, lors d’une conférence de presse à Lyon. "Le Parlement doit être associé à cette affaire et c’est pourquoi nous demandons, Michel Vauzelle et moi-même, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la pollution du Rhône, ses causes et ses conséquences, sur la santé des riverains notamment", a-t-il ajouté.

2Les ravages à long terme des PCB2

Depuis le mois d’août, il est interdit de consommer tout poisson pêché dans le Rhône en raison d’une pollution sans précédent aux polychlorobiphényles (PCB) qui concerne désormais la quasi-totalité du bassin français du fleuve, de l’est de Lyon jusqu’à son embouchure. Les premières mesures d’interdiction remontent à septembre 2006 pour le département du Rhône, février 2007 pour l’Ain et l’Isère, juin 2007 pour l’Ardèche et la Drôme, et enfin août pour le Vaucluse, le Gard et les Bouches-du-Rhône.

Le problème de ce type de pollution est que ses ravages se font sentir à long terme. Les PCB, composés chlorés utilisés notamment comme isolant électrique, ont été largement déversés dans le fleuve dans les années 1980. Très peu solubles, ils se sont accumulés dans les sédiments puis dans les graisses des poissons. Interdits à la vente en France depuis 1987, les PCB sont connus pour entraîner chez l’homme, s’ils sont ingérés régulièrement sur une longue durée, des problèmes de fertilité, de croissance ou des cancers.

La Région Rhône-Alpes appuie déjà les collectivités locales et les associations qui ont entamé des actions en justice, a souligné jeudi Jean-Jack Queyranne. Les mairies d’Arles, Lyon, Meyzieu, Décines-Charpieu, et des associations comme la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature (Frapna) ont déposé plainte contre X pour pollution des eaux et abandon de déchet. Jeudi, Jean-Jack Queyranne a annoncé son intention de mettre ce sujet sur la table lors du "Grenelle de l’environnement". Et notamment "d’allouer des moyens pour conduire des études sur la pollution du Rhône et de ses affluents, la Saône, l’Isère et la Durance".


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