AID Association initiatives dionysiennes
Sus à la multinationale la plus dangereuse pour les vivants !

REJOIGNONS LE COMBAT CONTRE MONSANTO

vendredi 14 mars 2008 par JMT

Un site de combat contre Monsanto a été mis en place par ATTAC, Greenpeace, Sherpa, Via Campesina, Amis de la Terre et Fondation Sciences citoyennes avec le soutien de la FPH, d’Arte et de la Découverte avec plein d’infos : faites le savoir, cordialement à tous,

gilles lemaire (NDA membre des Faucheurs Volontaires et ancien SN des Verts)

L’univers monstrueux de Monsanto

par Dominique Dhombres, Le Monde.fr

Le réquisitoire est terrible, implacable et convaincant. La firme multinationale Monsanto, qui commercialise 90 % des organismes génétiquement modifiés (OGM), ment énormément, à beaucoup de gens et même à la planète entière, avec beaucoup de succès - le pouvoir que donne l’argent et l’appui, apparemment sans faille, du gouvernement des Etats-Unis. Tout cela, vous le savez si vous avez regardé, mardi 11 mars sur Arte, l’extraordinaire documentaire Le Monde selon Monsanto, de Marie-Monique Robin.

L’affaire est menée comme une opération personnelle d’investigation et la réalisatrice se met en scène elle-même en train de pianoter sur son ordinateur et de rechercher, le plus souvent sur Google, des renseignements qui sont accessibles à tous pour peu qu’on veuille bien essayer de démêler, dans la masse de documents disponibles, le bon grain de l’ivraie.

Et de l’ivraie, il y en a à foison, tant la firme a multiplié, depuis des années, les messages commerciaux efficaces (à destination des agriculteurs de tous les pays et dans toutes les langues) et les enquêtes scientifiques douteuses. "Sur son site Internet, Monsanto se présente comme une compagnie agricole dont l’objectif est d’aider les paysans à produire des aliments plus sains tout en réduisant l’impact de l’agriculture sur l’environnement", explique la réalisatrice.

Ni l’un ni l’autre n’est vrai. Certains de ces aliments sont dangereux et l’effet sur la nature est catastrophique à long terme. Fondée en 1901 à Saint Louis (Missouri), la firme est une dangereuse récidiviste. Elle a commencé comme une entreprise industrielle fabriquant des produits chimiques.

Elle a notamment concocté des quantités impressionnantes de dioxine, le poison hyper-concentré contenu dans l’agent orange dispersé par l’aviation américaine au-dessus des forêts pour détruire la végétation pendant la guerre du Vietnam.

Les conséquences se font encore sentir aujourd’hui, avec la naissance d’enfants difformes et des séquelles chez bon nombre d’anciens combattants américains exposés à ce redoutable produit. Ce cauchemar est-il en train de recommencer sous nos yeux, sous d’autres formes ? Il y a cette hormone injectée aux vaches laitières pour accroître leur rendement qui les transforme, peu ou prou, en animaux Frankenstein.

On connaît bien désormais, parce qu’il a été souvent fauché par José Bové, le maïs étonnant qui donne des épis plus gros que les autres. Nul ne sait pour l’instant s’il n’a pas lui aussi des propriétés mortifères. Mais on est sûr qu’il est en train d’éliminer, peu à peu, les autres espèces de maïs, y compris dans l’espace originel de la plante, au Mexique.

On aurait aimé, évidemment, avoir la réponse de Monsanto à ces accusations. La firme a décliné cette offre. C’est dommage.

Dominique Dhombres

Proposition pour boycotter Monsanto : le roundup

Source : Construire un Monde Solidaire

Pour boycotter Monsanto, un des moyens d’action possible est d’agir sur son principal produit, le roundup, utilisé par les collectivités locales.Le roundup est très utilisé entre autres par les collectivités locales pour nettoyer nos trottoirs et nos places.

Or ce produit s’avère toxique pour notre santé et notre environnement. Deux études récentes démontrent que ce produit est cancérigène et perturbe le système endocrinien. Des communes telles que Rennes, Lyon, un quart des communes bretonnes, des pays comme le Québec, la Suisse... ont renoncé à l’usage des pesticides à des fins esthétiques.

Tout citoyen peut interpeller le maire de sa commune sur cette question. Il n’est pas forcément nécessaire de parler de boycott, on peut en rester aux questions de santé et environnementales.

La question mérite d’être soulevée parce que souvent, personne ne s’est demandé de quelle manière les employés communaux travaillent pour désherber l’espace public.

Et puis au delà de la gestion communale, quand le sujet est abordé, on touche aussi indirectement quelques jardiniers du dimanche et quelques agriculteurs qui utilisent ce produit.

Allez voir votre cantonnier, les services techniques, les élus. Cela en vaut la peine pour réduire autant la diffusion de ce produit que les bénéfices de Monsanto.

deux sites qui vous aideront à vous documenter (mais il y en a d’autres)

http://www.grandlyon.com/index.php ?...

http://www.mce-info.org/rennes_metr...

un article sur les études de toxicité du roundup cliquer ici pour télécharger au format.doc

Pour savoir la saloperie qu’est réellement le round-up voir une information sur la bataille judiciaire en cours sur le site de Eaux & Rivières de Bretagne

Monsanto : enquête sur la manipulation

Pollutions et empoisonnements par produits toxiques mais aussi pratiques frauduleuses pour imposer ses semences transgéniques dans le monde entier, au prix de la biodiversité, de l’indépendance et parfois de la vie des agriculteurs. Hormis les gènes, Monsanto manipule aussi les instances régulatrices d’Etat. A la veille du vote sur la loi OGM en France, Nicolas Hulot préface " un livre de salubrité publique ".

Dans son livre-enquête et son documentaire, Le Monde selon Monsanto, qui sera diffusé le 11 mars sur Arte, la journaliste d’investigation Marie-Monique Robin recompose une réalité sur Monsanto, que la multinationale américaine est passée maître à camoufler. Difficile de ne pas ressortir effrayé par la litanie de scandales que traîne la firme de biotechnologie américaine. Elle est à l’origine des PCB, produits toxiques que l’on retrouve un peu partout dans la chaîne alimentaire, et qui continueront à empoisonner le sol et l’eau encore longtemps malgré leur interdiction.

C’est elle aussi qui créa le Roundup il y a trente ans et dont les études le soupçonnant de faciliter le cancer ne l’empêchent pas d’être le premier pesticide vendu au monde. Il " induit les premières étapes provoquant le cancer", conclut le professeur Robert Bellé du CNRS au sujet d’une expérimentation sur les oursins. " On en verra les conséquences dans 30 ou 40 ans ". De nombreuses autres substances très controversées sinon interdites sont au palmarès des créations de Monsanto : l’aspartame, l’hormone de croissance bovine RBGH ou l’agent orange.

Manipulation des informations

Pour son enquête, Marie-Monique Robin s’est appuyée avant tout sur des documents déclassifiés, suite aux procès dont Monsanto a fait l’objet. La plupart sont en ligne. La journaliste a passé trois ans à les éplucher, vérifier les sources, avant d’aller sur le terrain, aux quatre coins du monde, interroger et filmer les auteurs des documents compromettants et les victimes de la société américaine.

Il en ressort que pour plusieurs produits incriminés, la compagnie avait menti sciemment, cachant des informations sur leur dangerosité. Ainsi Anniston, ville voisine de Monsanto aux Etats-Unis, où la firme avait un dépôt de PCB, est aujourd’hui désertée tant d’habitants sont morts d’intoxication. Ceux qui y vivent encore ont un taux de PCB dans le sang si élevé qu’ils guettent le cancer d’un jour à l’autre.

Et pourtant, un document prouve que dès 1937, les effets toxiques des PCB étaient connus des créateurs. Sur l’agent orange, un défoliant de la firme, tristement connu pour son utilisation désastreuse pendant la guerre du Vietnam et qui continue de faire des victimes, l’Agence de Protection de l’Environnement américaine (l’EPA) a montré que Monsanto avait manipulé les études pour conclure que la dioxine de l’agent orange n’était pas cancérigène pour l’homme.

Pour le scandale d’Anniston, les habitants ont obtenu 720 millions de dollars de dommages et intérêts. Mais que représente cette somme face aux profits de la multinationale ? Ou encore face à la pollution généralisée sur la planète entière ? (on retrouve des PCB dans la graisse de phoque du pôle Nord et dans le sang de tout individu) De plus, aucun dirigeant de l’entreprise n’a été poursuivi.

[*A propos du Roundup, Monsanto a été condamnée deux fois pour publicité mensongère et ne peut simplement plus indiquer " biodégradable " sur le produit.*] Sur l’affaire de l’agent orange, 26 Vietnamiens ont été débouté de leur recours devant la justice américaine le mois dernier encore. " Personne n’a enquêté sur le sérieux de l’étude d’immunité menée par Monsanto " déclare un responsable de l’EPA. " La seule personne inquiétée a été Mme Jenkins, lanceuse d’alerte" . En outre, les données brutes de l’étude de Monsanto sur les rats restent inaccessibles...

Hégémonie

Finalement, malgré ces " péripéties ", Monsanto continue son développement depuis 1901 sans trop de tracas. Présente dans 46 pays, avec 17500 salariés et un chiffre d’affaires de 7,5 milliards en 2006, elle est notamment aujourd’hui le leader mondial des OGM. Sur son site Internet et dans ses publicités, elle se présente comme une entreprise " des sciences de la vie ", récemment convertie au développement durable.

La firme n’a pas souhaité participer au documentaire de Marie-Monique Robin, ni y répondre par le biais de cet article, par exemple. La journaliste guette pourtant sur la toile une réaction, de la part de l’entreprise professionnelle de la manipulation. Monsanto a été démasquée derrière des e-mails de pseudo-scientifiques qui visaient à décrédibiliser une enquête scientifique, publiée dans Nature, établissant la contamination du maïs mexicain d’Oaxaca par des OGM. 

Car tel est l’autre scandale très actuel soulevé par le livre et le documentaire : l’hégémonie qu’est en train de prendre Monsanto sur les semences du monde. " Une cinquantaine de compagnies ont été rachetées dans le monde par Monsanto, de toutes sortes de semences alimentaires et de coton ". En Inde, il devient difficile de trouver du coton non OGM, or ces semences brevetés coûtent quatre fois plus cher et ne nécessitent pas moins de pesticide comme le prétend Monsanto.

Le coton BT a même été ravagé par une maladie en 2006, entraînant la faillite et le suicide de 680 paysans indiens en six mois. Au Paraguay, au Brésil et aux Etats-Unis, les agriculteurs se retrouvent avec des champs contenant des OGM sans l’avoir voulu et doivent payer des royalties à Monsanto. Cette main mise sur la nourriture est effrayante.

D’autant plus qu’aucun consensus scientifique n’existe sur l’innocuité des OGM. Le documentaire montre que la perméabilité d’instances de régulation américaines comme la FDA (Food and Drug Administration) aux intérêts de la multinationale est responsable d’une législation laxiste, qui ne fait aucune différence entre les plantes OGM et les plantes croisées de façon classique.

Comme le révèle James Maryanski, de la FDA, ce principe " d’équivalence en substance " a été " une décision politique et non scientifique ". Voilà de quoi faire réfléchir nos sénateurs et députés sur la crédibilité à apporter aux études de Monsanto.

Le Monde Selon Monsanto, Marie-Monique Robin, Arte Editions/ La Découverte

Le film "Le Monde Selon Monsanto", Marie-Monique Robin, Arte Editions/ La Découverte est disponible en téléchargement pendant une semaine.

Et à la Réunion ?

Le film "Le Monde Selon Monsanto", Marie-Monique Robin, Arte Editions/ La Découverte a été diffusé sur Tempo le jeudi 13 Mars.

[*Ciné Campus vous invite à assister à la projection du film "Les OGM Danger" , Salle Vladimir Canter à l’Université Campus de Sainte-Clotilde lundi 17 mars à 18h00.

Un débat suivra, organisé par Attac Réunion.*]


Forum

  • REJOIGNONS LE COMBAT CONTRE MONSANTO
    20 mars 2008, par JMT

    Témoignages a parlé du documentaire. Voici le mot que j’ai envoyé suite à l’article :

    Merci d’avoir parlé de ce documentaire très intéressant, qui fait la synthèse de ce que tout un chacun a pu trouver sur internet depuis des années.

    Mais une fois qu’on l’a regardé, on zappe la télé et on va acheter du "roundup" pour sa pelouse en continuant à jouer son rôle de brave petit soldat consommateur de la mondialisation galopante ???

    Ou on se remue un peu le popotin en se souvenant que chacun est responsable par ses actions mais aussi et surtout par ses absences d’action ?

    Vous ne pourrez plus dire "je ne savais pas" ou "qu’est-ce que je pouvais faire ?"

    En attendant que se lèvent des hordes citoyennes, chacun peut agir directement Pour cela un lien vers le site de combat contre Monsanto .

    Et à défaut, un petit chèque de temps en temps (fiscalement déductible à 66% !) pour donner des moyens à ceux qui se battent déjà (ceux qu’on appelle les "lanceurs d’alerte", généralement scientifiques de haut niveau, qui alertent sur les dangers et que les multinationales traînent devant les tribunaux pour les faire taire) c’est AUSSI de l’action.

    Voir l’article du 14 mars 2008 pour des compléments d’information.

    Et souvenons-nous qu’à la Réunion on a un énorme boulot à faire pour extirper les comportements irresponsables de ceux qui empoisonnent cette île pour mieux remplir leur portefeuille en tablant sur l’ignorance des gens.

    N’oublions pas non plus nos chers politiques de tous bords qui ,à quelques rares exceptions près, sont au mieux dans une attente digne des autruches, ne sachant pas trancher entre le principe de précaution, leur portefeuille, ou celui de leurs amis, et leur responsabilité future, politique ou pénale quand on viendra leur demander des comptes sur leur inertie !

    Il y a des précédents, où la justice a été contrainte d’agir : sang contaminé, vache folle, hormone de croissance, dioxines, PCB et incinérateurs, etc...

    Un point commun dans tout cela : un secteur public en déliquescence aussi bien mentale (la philosophie dominante est celle du chacun pour soi et le fric avant tout !) qu’ humaine (baisse d’effectifs) et budgétaire (les caisses sont vides...après qu’on y ait perpétré des hold-ups à répétition) !

    Quand on laisse le soin à des "agences" soit disant "indépendantes" mais en fait formées "d’experts" financièrement liés, avant, après, voire pendant leur mission, avec les multinationales qui seules ont les moyens de payer les honoraires qui les font vivre, on ne s’étonnera pas de voir sortir des "affaires" à répétition.

Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1788585

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site ECOLOGIE  Suivre la vie du site Agriculture-Alimentation-OGM   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License