AID Association initiatives dionysiennes
Vous aimez le risque ? Tant mieux, on vous en vend à votre insu !

Un train peut en cacher un autre !

Des infos que vous ne verrez pas dans les médias bling-bling

mardi 11 mars 2008 par JMT

C’est moins palpitant qu’une écharpe tricolore disparue sur une jeune potiche en rébellion contre une vieille toupie..... Mais ces infos montrent que la voie... notamment ferrée est en grand danger de dégradation comme Ken Loach nous le démontrait déjà il y a 10 ans avec son film "The Navigators".

C’était donc en Angleterre (merci Madame la comtesse de Finchley, alias Mâme Thatcher)) , ça a commencé en métropole au titre des raffarinades et ça nous pend au nez à la Réunion où la Région, jamais en reste d’une innovation libérale, a décidé de recourir aux fameux partenariats public-privé, le volet financier de l’ère bling-bling.

Souriez (jaune) , vous allez payer (longtemps) et plus que nécessaire... mais que ne ferait-on pas pour paraître "modernes" , sachant que le paragon de la modernité semble être tout bonnement le XIXè siècle dont certains qui ignorent l’Histoire redécouvrent dans l’une de ses facettes aussi peu ragoûtantes que bien d’autres.

Trains du privé : grand danger !

Mardi 26 février, vers 9h30, en gare de LE BOULOU (Pyrénées orientales) le train 60717 de Véolia, a franchi le carré 1 fermé. Ce carré protège le PN 16, le train a franchi le PN ouvert, l’attaque de la zone courte du PN a provoqué sa fermeture juste devant un camion qui allait passer. Le mécanicien s’aperçoit alors de l’erreur et freine. L’aiguille d’entrée est talonnée intempestivement. Le train s’arrête 270 mètres après le carré, la queue engage le PN 16.

La lecture du disque a montré que le train roulait à 71 km/h au moment du franchissement du carré. Le panneau « gare » précédent le carré impose la marche à vue au mécanicien qui ne l’a pas respectée.

Dans la cabine de conduite il y avait le mécanicien , un stagiaire mécano et le dirigeant formateur des mécanos de chez Véolia.

La CGT donne une conférence de presse le mardi 11 mars afin de dénoncer aussi bien le silence de la SNCF, celui des pouvoirs publics, que la libéralisation à marche forcée du fret ferroviaire.

Combien de morts faudra-t-il pour qu’on écoute et entende les cheminots et pour que l’on donne au service public les moyens de sa mission en toute sécurité ?

Faire circuler le message c’est aussi se battre contre la privatisation.

source

Accident isolé ? que nenni... l’autorisation d’exploiter des trains privés en France est toute récente et déjà les incidents s ’accumulent bien au delà des moyennes statistiques normales :

les dangers d’un service public fait par le privé

avril 28, 2007

Les dangers d’un service public confié à un opérateur privé sont réels comme le témoigne la note ci-dessous tirée du site SNCF de la direction régionale de Tours.

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Rattrapage d’un train Fret SNCF par un train Euro Cargo Rail cette nuit à Saint-Pierre-des-Corps

Ce matin, à 2h10 une collision a eu lieu sur la voie 1 bis à Saint-Pierre-des-Corps (NDA grande gare de triage proche de Tours) entre un train de fret de l’entreprise Euro Cargo Rail (ECR) et un train Fret SNCF.

Au franchissement d’un signal, le conducteur ECR n’a pas respecté l’obligation correspondante de marcher à vue et a percuté l’arrière du train SNCF. Aussitôt prévenus, les pompiers ont examiné sur place les trois personnes,l’agent de conduite de Saint-Pierre-des-Corps, le chef de manoeuvre de lEEX de Tours et le conducteur ECR.

Leur état de santé n’a nécessité aucune hospitalisation. Une enquête a été immédiatement diligentée par la SNCF au titre de sa mission de gestionnaire de l’infrastructure délégué pour le compte de RFF.

Les signaux lumineux fonctionnaient normalement. Les lanternes de queue du train SNCF étaient bien visibles. De son côté, l’entreprise Euro Cargo Rail mène ses propres investigations et a reconnu sa responsabilité. A titre conservatoire, elle a immédiatement relevé son agent de conduite.

Cet incident de sécurité a été signalé par la SNCF à l’établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) garant de la sécurité sur le réseau ferré national, à RFF et au bureau enquête accidents des transports terrestres. Imaginons la même chose entre un train ECR ou Véolia ou d’un autre opérateur

source

Le partenariat-public privé.....une découverte de l’Etat français, utilisée depuis des décennies outre-atlantique. Le principe en est simple : la puissance publique se déclare (quasi) incompétente et les poches vides (à force de distribuer des cadeaux aux riches de toute catégorie). Elle se jette donc dans les bras de conglomérats privés qui mixent multinationales de la construction, de la mécanique, des finances, des bureaux d’études, etc...

En échange d’une modique (vous y croyez vraiment ?) annuité garantie sur des périodes de préférence très longues, le secteur privé s’occupe de tout (et quand je dis TOUT, c’est vraiment TOUT, scrongneugneu !, même ce qui ne figure normalement pas dans des contrats publics écrits).

Morale de l’histoire : la puissance publique garde tout de même la responsabilité de la prise de décision du projet d ’ensemble (si une connerie est décidée, elle restera...une connerie). Elle met au rebut ses agents les plus productifs, qu’elle doit payer de toute manière (car en France on n’est pas dans la situation de pays du tiers monde, on a une administration qui peut presque tout faire si on lui donne les moyens et une ligne politique claire... ce qui évidemment relève des 12 travaux d’Hercule :-), elle doit payer toute une ingénierie financière ( mot "moderne" pour dire fric foutu par les fenêtres pour inventer des trucs très compliqués sans autre intérêt que de pomper du fric du public vers le privé) et ,cerise sur la gâteau, les privés qui prennent le risque de faire un bénéfice garanti d’avance comptent évidememnt dans leur services les 15% de retour sur les capitaux qu’ils misent.

L’alternative républicaine s’appelle tout simplement..... société d’économie mixte : si le privé veut prendre des risques il achète des actions, s’il veut de la sécurité il souscrit aux emprunts obligataires garantis par la puissance publique. Mais les financements et subventions apportés par la puissance publique ne serviront pas à constituer un patrilmoine privé. La puissance publique peut emprunter directement aux banques moins cher que les groupes privés parce qu’ils en profitent toujours pour loger dans les paradis fiscaux quelques commissions "techniques" ou "d’ingénierie" par le biais de filiales contrôlées via des sociétés écran.

Ca ressemble à du racket ? vous avez gagné, ça en est, la seule différence c’est que c’est que ce racket-là est parfaitement légal et même encouragé par les gouvernements libéraux, de droite et de gauche ! Vous souveznez-vous d’avoir voté ce genre de chose ou pour ce genre de chose ? il faudrait peut-être interroger nos chers parlementaires pour leur demander des comptes ?

Les Partenariats Public Privé

WEBTRAINS.FR - REDACTION FRANCOPHONE 29/02/2008 à 07 HEURES 55

Faciliter l’accès aux financements mixtes publics/privés est la formule de la ministre de l’Economie pour justifier l’assouplissement des critères d’attribution des Partenariats Publics Privés (PPP). Derrière le confort budgétaire de l’Etat, c’est le délitement du patrimoine public qui se dessine.

"L’assouplissement" des "critères d’urgence" pour recourir aux "Partenariats Publics Privés" est prévu par un projet de loi exposé récemment au Conseil des ministres par la ministre de l’Economie, Madame LAGARDE.

Le projet de loi précise le développement des P.P.P. permettant à l’Etat de déléguer au secteur privé la construction, la gestion et parfois l’exploitation d’équipements publics.

Ce n’est pas une création (ils existent déjà) mais une forte accélération afin de "les rendre plus simples et plus attractifs" selon les mots du porte parole du gouvernement.

Etendus au secteur ferroviaire en 2006, les P.P.P. prennent souvent la forme de concession durant plusieurs décennies. Aujourd’hui sont surtout concernés les prisons, le secteur militaire et celui de l’hopital. La ligne L.G.V. Bordeaux Angoulême devrait être financée sous cette forme.

Il y a deux explications pour le développement des P.P.P. Tout d’abord, vu le déficit budgétaire de l’Etat, aggravé par l’injustice fiscale (voir dernier "paquet-cadeau fiscal" gouvernemental) et les contraintes des critères économiques de convergence européens, il devient quasi-impossible de débloquer les financements publics nécessaires.

Ensuite, l’utilisation de financement privé participe aux efforts politiques gouvernementaux visant à privatiser la majeure partie des "services publics" qui peuvent l’être (transports, santé, prisons notamment). Bien sûr, cette opération que l’on peut considérer comme un véritable projet de société (projet politique) ne peut être annoncé frontalement et directement aux citoyens.

Réduire les P.P.P au "simple" financement d’une infrastructure est largement dépassé, y compris pour le rail. Sauf à faire preuve d’une naïveté maladive, les futurs investisseurs privés ne manqueront pas de s’intéresser aux retours sur investissements par un regard appuyé sur l’exploitation de l’infrastructure.

Rémi Aufrere

source

On a beaucoup débattu de l’utilisation du tramtrain pour les transports de marchandises. On nous a seriné que ce n’était pas "rentable" pour un tas de produits, et qu’il faudrait donc toujours plus de routes pour un tas de camions et de camionnettes.

La vraie raison est tout simplement que l’on ne veut pas modifier un système de distribution obsolète qui génère un tas de déplacements inutiles, parce qu’on craint toujours les grèves , qu’on est dans une mythique quête de la vitesse et du flux tendu, et qu’il y a de juteux bénéfices à faire à vendre tout un tas de véhicules privés sous-utilisés.

A l’heure où le prix du baril de pétrole a dépassé les 105 € on se demande combien de temps encore ces vieilles lubies pourront être défendues. Là encore la métropole nous montre le (mauvais) exemple : ubuesque !

FRET : De plus en plus loin dans l’inacceptable

WEBTRAINS.FR - REDACTION FRANCOPHONE 04/03/2008 à 07 HEURES 03

La stratégie industrielle pour le Fret SNCF, décidée unilatéralement et mise en œuvre par la technostructure de la Direction de l’entreprise, va , de par ses conséquences,à contre sens des ambitions affichées et des décisions prises au Grenelle de l’Environnement.

En contractant drastiquement l’appareil de production et l’emploi, elle ampute ainsi les capacités dont dispose le Service Public SNCF pour impulser une politique des transports respectueuse du développement durable. Après la décision de faire transporter par la route les matériaux de l’infrastructure ferroviaire et les essieux des wagons, des locomotives, la Direction SNCF transfère « les matières dangereuses » sur le bitume !

La Fédération CGT des cheminots tient à rappeler son opposition résolue à la perspective de Filialisation / Privatisation du Fret SNCF. D’autres solutions sont possibles, la SNCF est un opérateur public implanté sur tout le territoire apte à relever les défis sociétaux du transport des marchandises en France. L’intervention publique est indispensable pour inciter les chargeurs et les industriels à réfléchir en commun à leurs transports.

C’est dans ce cadre que la Fédération CGT des cheminots entend agir avec tous ceux qui défendent comme enjeu sociétal : [*une politique multimodale des transports des marchandises basée sur les critères du développement durable, du respect de l’environnement, d’efficacité économique et de progrès social.*]

David Herrgott

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