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Rapport 2008 sur l’état du mal logement en France

Fondation Abbé Pierre

jeudi 14 février 2008 par JMT

Le 1er janvier 2008, le Droit au logement opposable a été institué dans le contexte d’une crise du logement sans précédent.

Pour satisfaisante que soit la promulgation de ce nouveau droit (pour lequel la Fondation Abbé Pierre s’est battue pendant des années), de nombreuses questions restent en effet posées concernant les moyens de son application.

Les faits :

Alors que 600 000 ménages bénéficiaires potentiels sont d’ores et déjà identifiés au travers des cinq catégories prioritaires, le parc mobilisable n’est sans doute que de 60 000 logements l’an !

Ce droit risque donc pour l’heure de n’être que virtuel, sauf à engager une politique nationale ambitieuse, à l’heure où la part du budget des ménages français consacrée au logement accentue lourdement la baisse du pouvoir d’achat.

Une politique ambitieuse et massive est indispensable pour que les ménages modestes (et aux revenus moyens) retrouvent des solutions de logement dignes et à la hauteur de leurs capacités financières.

Le devenir du logement social — parfois remis en question — doit absolument être assuré. Car aujourd’hui, les dérives observées du marché du logement réduisent gravement les possibilités qui restent aux catégories les moins privilégiées de s’abriter durablement.

Pour en savoir plus, cliquez sur les liens suivants :

2La source complète :2

site de la Fondation Abbé Pierre

2Des éléments de lecture rapide :2

La synthèse du Rapport

Les propositions de la Fondation

Les chiffres du mal-logement

Le tableau de bord de suivi

si vous n’avez pas adobe acrobat reader pour lire les fichiers ci-dessus cliquez ici pour le télécharger (gratuit)

Logement social : les municipalités notées

La Fondation Abbé-Pierre a publié un palmarès sur le respect de l’obligation du logement social par les municipalités. Dans la catégorie « villes de plus de 50 000 habitants », Montauban décroche la palme ; Saint-Maur-des-Fossés est la plus mauvaise des élèves.

La loi de Solidarité et renouvellement urbain (SRU) applicable depuis 2002 oblige les villes intégrées à une agglomération de plus de 50 000 habitants de construire au moins 20% de logements sociaux d’ici 2020.

Sur les 720 communes examinées par la Fondation, 60% n’ont pas respecté l’objectif fixé pour la période 2002-2006. L’ensemble des communes étudiées ont été classées en trois catégories : celles de moins de 5000 habitants (comprises dans une agglomération de plus de 50 000 habitants), celles de 5000 à 50 000 habitants et celles de plus de 50 000 habitants. Parmi les dernières, Saint-Maur-des-Fossés, Neuilly-sur-Seine, Hyères (Var), Toulon et Nice figurent parmi les mauvaises élèves. Saint-Maur-des-Fossés, en tête de ce triste palmarès comptait en 2002 5,5% de logements sociaux. Puis, en cinq ans, la commune n’a financé que 30 logements sociaux. Du côté des bons élèves : Montauban, Annecy, Dijon, Versailles et Paris. La capitale française a largement rempli les objectifs fixés.

La Fondation Abbé-Pierre a demandé à ce que le montant des amendes pour les communes ne respectant pas la loi soit triplé et que les Préfets aient la possibilité d’accorder des permis de construire à la place des maires réticents.

MB pour "En 3 mots"


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