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SELON L’INSEE

Le pouvoir d’achat des salariés a globalement peu progressé en 2006

mercredi 30 janvier 2008 par JMT

Le pouvoir d’achat des salaires, globalement en "hausse modérée" en 2006, a augmenté pour les cadres et les professions intermédiaires, mais stagné pour les employés et même baissé pour les ouvriers, selon une étude de l’Insee publiée mercredi 30 janvier 2008.

Le pouvoir d’achat

L’Insee n’utilise pas l’expression "pouvoir d’achat" dans cette étude car elle la réserve au seul "pouvoir d’achat du revenu disponible brut, qui intègre les salaires mais aussi les prestations sociales notamment", a précisé l’Institut à l’AFP.

En 2006, le salaire mensuel net moyen des salariés à temps complet des entreprises du secteur privé et semi-public a augmenté de 2%, atteignant 1.941 euros, selon l’étude. Mais la moitié des salariés ont touché moins de 1.555 euros nets par mois, un salaire appelé "médian" puisque 50% des salariés gagnent plus et 50% moins.

Les prix à la consommation ayant augmenté de 1,6% sur l’année, le pouvoir d’achat des salaires moyens nets n’a augmenté que de 0,4%.

"Cette augmentation modérée du salaire net succède à une croissance qui était plus affirmée en 2005 (+1%), mais reste néanmoins plus forte qu’entre 2003 et 2004, où les salaires nets avaient stagné", note l’Institut national de la statistique et des études économiques.

La tendance moyenne masque cependant de fortes disparités entre salariés : seul le salaire des cadres et des professions intermédiaires a progressé plus vite que le coût de la vie (+0,5% dans les deux cas, déduction faite de l’inflation).

Pour les cadres, les progressions de salaires les plus fortes ont eu lieu dans la finance et la construction ; pour les professions intermédiaires, dans les transports et la construction.

Mais l’Insee souligne que l’"amélioration de la conjoncture ne profite ni aux employés ni aux ouvriers", puisque le pouvoir d’achat des premiers a stagné et que celui des seconds a reculé (-0,2%). Dans ces deux catégories, "c’est dans le secteur des services opérationnels, notamment l’intérim, les activités de nettoyage et de surveillance, que les évolutions ont été les plus faibles".

L’Insee relie la situation des employés et ouvriers à l’évolution moins favorable du Smic net, qui a "augmenté plus modérément que lors des deux années précédentes", puisqu’il a progressé de 2,4% entre 2005 et 2006 compte tenu de la hausse des prix, contre 3,5% entre 2004 et 2005.

L’éventail des salaires n’a pas changé. En 2006, 10% des salariés à temps complet ont gagné moins de 1.060 euros nets par mois tandis qu’à l’autre bout de l’échelle, 10% ont perçu plus de 3.084 euros. L’écart salarial entre hommes et femmes est resté "inchangé" en 2006 : une salariée à temps complet a gagné en moyenne 18,9% de moins qu’un homme dans le même cas. Le salaire net des femmes a crû légèrement plus que celui des hommes, mais pas assez pour réduire l’écart.

Cet écart reste lié, pour l’essentiel, à des différences de structures des emplois. Ainsi, 18,3% des hommes salariés à temps complet sont des cadres, contre seulement 12,7% des femmes. Et beaucoup plus de femmes que d’hommes travaillent à temps partiel.

Globalement, les hausses de salaires sont plus élevées en moyenne pour les salariés n’ayant pas changé de poste durant les deux dernières années, précise enfin l’étude.

Source orange

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Le moral des ménages Français est au plus bas depuis 1987

C’est à dire depuis la création, par l’INSEE, des indicateurs pour "mesurer" l’opinion qu’ont les ménages sur leur environnement économique et sur certains aspects de leur situation économique personnelle.

Le résultat de l’enquête réalisée auprès des ménages en janvier confirme la dégringolade observée depuis Juin 2007.

En effet, l’indice "de confiance du consommateur" a encore chuté de 4 points en mois de janvier. Cet "indicateur résumé d’opinions des ménages", correspond à la Moyenne arithmétique des cinq indicateurs suivants :

- Situation financière personnelle - évolution passée
- Situation financière personnelle - perspectives d’évolution
- Opportunité d’acheter
- Niveau de vie des Français - évolution passée
- Niveau de vie des Français - perspectives d’évolution

"La confiance des Français se mérite, mais surtout elle se respecte".

François Fillon Extrait du discours prononcé lors du Conseil National de l’UMP - 14 Mai 2007

source monde-moderne

Petite explication de texte : "En 2006, le salaire mensuel (l’article mentionne annuel de manière erronée) net moyen des salariés à temps complet des entreprises du secteur privé et semi-public a augmenté de 2%, atteignant 1.941 euros, selon l’étude."


> il s’agit la de la totalité des rémunérations nettes des salariés divisées par le nombre de salariés, quelquesoit leur horaire

"Mais la moitié des salariés ont touché moins de 1.555 euros nets par mois, un salaire appelé "médian" puisque 50% des salariés gagnent plus et 50% moins."


> du fait de la répartition non symétrique des salaires, parce qu’il y a plus de salariés faiblement payés que de salariés bien payés, le salaire "médian" est donc bien plus faible que le salaire moyen.

Autre information cruciale :

"En 2006, 10% des salariés à temps complet ont gagné moins de 1.060 euros nets par mois tandis qu’à l’autre bout de l’échelle, 10% ont perçu plus de 3.084 euros."

ce qui signifie sur environ 13 millions de salariés concernés :

 1,3 million gagne moins de 1060 euros nets/mois. N’y figurent que des employés et ouvriers dont on dit que le revenu stagne ou baisse

 10,4 millions gagnent de 1061 à 3083 euros nets/mois. leur salaire moyen est de 2072 euros/mois contre 1941 euros nets/mois pour l’ensemble des salariés, temps partiels compris. Mais cette mégacatégorie est trompeuse car elle recouvre à la fois des ouvriers et employés accédant à des postes de petit encadrement ou ayant de l’ancienneté, dont le pouvoir d’achat ne bouge pas et des jeunes cadres et catégories intermédiaires dont le pouvoir d’achat augmente

 1,3 million gagne plus de 3084 euros nets/mois , dont les revenus augmentent.

Et il ne s’agit là que des revenus des salariés dont sont exclus les autres types de revenus dont l’éventail est nettement plus ouvert, entre le titulaire du RMI les cadres dirigeants pouvant exercer leurs stock-options qaund la Bourse est favorable ou les actionnaires pouvant matérialiser une juteuse plus value d’autant plus facilement que, sans même tomber dans le délit d’initié, ils sont particulièrement bien informés des opportunités.

L’article sur le moral des français vient confirmer qu’il y a réellement un problème de revenu pour la majorité des français.


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