AID Association initiatives dionysiennes
Mariage en catimini et toujours des histoires de gros sous à la clé

Le président et sa dulcinée ont convolé dans Paris XVIè ce vendredi ?

dimanche 13 janvier 2008 par JMT

Déjà (enfin ?) mariés !

musique !

J’ai appris la nouvelle vendredi vers 18h00 dans le TGV Nice-Paris. Ma voisine, une mémère très bcbg, venait de se faire rabrouer par un autre passager pour avoir laissé sonner plusieurs fois son bruyant gsm dans cette zone "GSM free" indiquée par des logos (elle a répondu, désolé c’est pas écrit !).

Après m’avoir fait un sourire se voulant mutin, elle a tiré pour la 37eme fois sur la laisse de son mini chienchien qui voulait se dégourdir les papattes dans le couloir et elle a aussitôt composé un autre numéro et annoncé en ces termes "bonjoouuur...notre aaami vient de se marier àààààà l’instant àààà Paaaaris"....et comme à l’autre bout du fil on ne semblait pas réagir elle a précisé "mais enfinnnnnnn LUIiiiiii !!!! avec Carlaaaaaaaaaaaa !!!!"

Vu que comme disait le Chi (rac), "ça m’en touche une sans faire bouger l’autre" je me suis replongé dans mon polar de Donna Leon et ses délicieuses intrigues vénitiennes ...e ho completamente dimenticato "piemontesina bella" * :-)

Voir le vidéo-trottoir de kazados.tv

* "....et j’ai complètement oublié "ma jolie petite piémontaise" cèlèbre chanson du folklore turinois, ville dont Carla Bruni est originaire . (paroles et musique )

Avantage pratique de la chose : le chef du protocole indien n’aura plus des sueurs froides à se demander comment traiter une maîtresse présidentielle lors de la prochaine visite de Sarkozy à New Delhi puisqu’il va recevoir une authentique première dame :-)

Financièrement, mieux valait être ministre que président ?

Tout cela en serait resté là mais ayant ouvert mes méls ce dimanche , j’ai trouvé pour la 3ême ou 4ème fois un texte que je vais vous faire suivre sur les pratiques financières de notre hyperprésident qui tient des discours de Mickey mais qui est finalement aussi vorace que Picsou

De : Micheline Coutelan

Envoyé le : Samedi, 12 Janvier 2008, 13h04mn 14s Objet :augementation de 206 % à diffuser largement

On apprend dans Le Canard enchaîné que l’homme qui justifiait sa faramineuse augmentation de 206% par un souci de transparence perçoit toujours depuis le 6 mai son salaire de ministre de l’Intérieur ! Bling-bling.

On se souvient de l’ augmentation du salaire présidentiel que s’était généreusement accordé Nicolas Sarkozy. Elle se justifiait par une volonté de ’ plus de transparence’. Du moins avait-il osé le prétendre - mais n’est-il pas celui-qui-ose-tout ?

La bonne blague ! En fait de transparence, on a d’abord eu droit à la valse des chiffres : la majorité a commencé par évoquer 140% d’augmentation, avant de corriger à 172%, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive, grâce aux calculs précis de certains députés de l’opposition, que l’augmentation était en réalité de 206 % !

Le Président lui-même, pris la main dans le sac, en flagrant délit d’enrichissement personnel non justifié - il est déjà logé, blanchi et nourri dans le luxe inouï de notre monarchie républicaine -, avait tenté de noyer le poisson. De son explication embrouillée ressortait que Jacques Chirac, en plus de son salaire de Président, touchait un complément en retraites variées, pour lesquelles il avait cotisé durant sa carrière politique. Et que les Français ne le savaient pas et qu’il fallait désormais que tout se sache.

On ne voit pas du tout la pertinence de l’argument mais passons. Ce qu’avait oublié de nous dire Sarko-la-transparence à ce moment-là, c’est que lui-même, depuis mars et jusqu’à maintenant, avait demandé - et évidemment obtenu - de continuer à percevoir son... salaire de ministre de l’Intérieur !

La bombe explose dans l’édition d’hier (en fait du 12/12/2007) du Canard enchaîné, relayée par Politique.net. Explication : pour permettre à un ministre de retrouver un emploi, le versement de son salaire est en effet maintenu durant 6 mois, c’est la règle. Sarkozy ayant démissionné en mars, il aurait dû cesser de le toucher au 1er octobre, à condition de ne pas avoir trouvé le moindre boulot depuis le mois de mars, or il est président de l’U.M.P. et touche donc un maximum de ce côté là ! ! !

Or il a demandé à ce que cette rémunération de ministre de l’Intérieur, soit prolongée jusqu’au 1er janvier 2.008, jour d’entrée en vigueur de son augmentation officielle de 206%. Au nom de quelle justification ? Peut-être faut-il chercher du côté de Pierre Lellouche, inénarrable conseiller de Sarkozy, qui trouvait anormal que le Président soit payé comme ’ un petit cadre moyen’. Vous en connaissez beaucoup, des petits cadres moyens à 7.500 euros nets (d’argent de poche) ?

La droite qui voudrait réconcilier les Français avec l’argent n’a aucune idée de la réalité du pays, aveuglée par son fol appât du gain : nouvelle illustration après celle donnée par Jean-François Copé, alors ministre du budget, pour qui les classes moyennes émargeaient à 4000 euros nets par mois ! Le même Copé qui cumule avec ses rémunérations d’élus un salaire d’ avocat dans un cabinet d’affaires...

Pour revenir enfin au sujet, en résumé, Nicolas Sarkozy, l’homme qui reprochait à son prédécesseur de toucher en catimini ses retraites en plus de son salaire de Président, justifiant ainsi sa propre augmentation, touche depuis le 6 mai non 7500 euros, rémunération normale du Président, mais 11 500 euros nets, en ayant conservé son salaire de ministre de l’Intérieur - qu’il n’est plus depuis fin mars.

En toute opacité : qui l’eût su sans la révélation du Canard ? Ajoutons qu’il ne s’agit pas de divagations de la part du palmipède puisque l’Élysée a... confirmé l’information ! ’Ensemble, tout devient possible’ : là-dessus au moins, Sarkozy ne mentait pas.

Sarko ça rime avec escroc ! Et ça s’ajoute à la corruption : Pour mémoire, Bolloré a d’énorme contrats avec les ministères (en particulier l’Intérieur) et Sarko ne pouvait l’ignorer en mais 2007, quand il naviguait sur le yacht Bolloré et voyageait dans le Falcon Bolloré ! ! ! Il s’agissait donc bien de corruption ! ! !

Dans d’autres pays voisins, Sarko, rien que pour 1 seul de ces 2 délits serait obligé de démissionner ! ! !

Travaillez plus pour (me faire) gagner plus !

Finalement c’est tout simple la Sarkozie:le partage des tâches !

Certains auront de plus en plus le privilège de faire un maximum d’heures de travail payées de manière majorée et défiscalisée alors que leur salaire indirect va être considérablement réduit par les coupes sombres dans les "charges patronales" . Ce qui entraîne de facto que les "services "naguère gratuits qu’ils finançaient, dont la santé,mais aussi des tas de choses (médecine du travail, majeure partie de retraites indexées sur les salaires et non seulement sur les prix, formation, aide au logement, aide aux transports, etc... désormais affublées du terme "avantages acquis" et donc dans le collimateur du MEDEF.)

Beaucoup d’autres n’auront rien de tout ça soit qu’ils n’ont pas de travail,soit des emplois a temps partiel sans demande de l’employeur de travailler plus, soit qu’on leur demandera même des baisses de salaire horaire pour "sauver leur emploi" (voir l’affaire Continental)

Enfin personne ne s’inquiète des sommes de plus en plus colossales engrangées par les sociétés côtées en Bourse et leurs actionnaires qui deviennent de véritables parasites de l’économie nationale, uniquement préoccupés de valoriser au maximum et au plus vite leurs avoirs et à s’en séparer dès qu’apparaît à l’horizon le moindre problème (cf Total annonçant simultanément de gros bénéfices et la liquidation de sa filiale LGP propriétaire de l’usine de Toulouse)

Une réponse ?

L’écologie politique doit polluer la Bourse

Par Guy Leboutte, Wednesday, Jan. 09, 2008 at 11:09 PM

Si l’écologie politique veut autre chose que la sauvegarde des inégalités, elle ne peut qu’être et se dire de gauche. Certes, on s’expose par là au reproche des ratages du passé et à une mauvaise compagnie, mais il n’y a pas de drapeau immaculé de rechange.

À côté des risques d’apolitisation qu’encourt tout mouvement social, comme l’individualisation des réponses et le scientisme, le défi pour l’écologie politique est d’intégrer une prise en compte de la question historique de fond, qui porte sur l’inégalité, la pauvreté, la faim, et consubstantiellement, la domination.

À défaut, l’écologie politique contribuerait à collaborer aux solutions de sauvetage des pouvoirs qui ne manqueront pas d’advenir, et qui sont déjà à l’œuvre.

[*Toute visée de progrès humain qui n’inquiète pas la Bourse est une erreur.*]

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