AID Association initiatives dionysiennes
Nuit Debout, nouveau phénomène pour déstabiliser un "établissement" sclérosé

LE 84 MARS 2016

NuitDebout de Saint-Denis de la Réunion du 23 Mai 2016

lundi 23 mai 2016 par JMT

Après le 31 mars ? le 32 Mars ! Vous ne vous y attendiez pas ? Ils l’ont fait ! Et vous vous faites quoi pour dire enfin que vous en avez ras-le-bol de ce gouvernement de merde, des multinationales, des paradis fiscaux, de toutes ces sangsues qui vivent de notre travail et pour qui la crise n’existe pas puisqu’ils ont la lourde tâche de nous "diriger", avec une incompétence rare depuis 30 ans aux USA et en Europe où malgré la croissance le mode de vie de la grande majorité de la population ne s’est plus amélioré, toute la "marge de croissance" étant confisquée par les "1%". Que disaient les "Occupy Wall Street" ? ils sont les 1% nous sommes les 99% !

Pourquoi le 84 mars ? parce que la nuit à Paris après la manif contre la Loi scélérate El Khomry, loi qui est la dernière connerie en date de ce gouvernement traître à ses électeurs, qui fut peut-être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, a commencé le 31 Mars 2016 au soir

Certains ont pensé que ce mois de mars pouvait être le "Printemps français" (clin d’oeil aux "printemps arabes" en espérant que le français finira mieux !) et qu’après le 31 mars, il ne pouvait y avoir que le 32 mars (et tant mieux si ça emmerde tous les coincés !)

Bien évidemment ce gouvernement servile et affolé a les mêmes réponses qu’un pouvoir gaulliste aux abois il y a près de cinquante ans :

* prolonger un état d’urgence inutile sauf pour maintenir une psychose de guerre, de suspicion, de haine

* envoyer les CRS,

* monter en épingle les "violences" (vaste farce alors que ce gouvernement est la principale source de violence, y compris maintenant physique)

* stigmatiser les "casseurs" dont la plupart sont parfaitement connus par les forces de l’ordre et qu’on laisse faire pour que le petit bourgeois apeuré derrière sa télé qui sommeille dans chaque français moyen bascule automatiquement du côté de "l’ordre" ("ripoublicain") dès qu’on perturbe son petit confort et son train-train quotidien égoïste et irresponsable,

* utiliser la violence du monde avec des aventures militaires pour faire remonter les sondages (que c’est épique un capitaine de pédalo qui s’inspire d’une épicière britannique !)

* continuer une politique économique et sociale dont tout le monde peut constater qu’elle accumule les échecs depuis 40 ans, en tentant de prolonger un vieux monde basé sur l’énergie et les matières premières abondantes et pas chères et sur l’exploitation effrénée de l’environnement, qu’il soit physique ou humain (tiers monde et lumpenprolétariat des pays riches et des pays émergents)

* enfumer en permanence en prétendant (vive la novlangue hollandienne !) qu’on travaille pour les gens alors que chacun voit la dégradation continue dans tous les domaines, sauf pour la fortune des plus riches et de leurs laquais (le salaire de Carlos Ghosn !)

* accepter sans rien faire que la misère, la pauvreté et la précarité augmentent et puissent devenir le quotidien de plus de 9 millions de français

* continuer à nier la crise climatique et les crises des ressources notamment minières

* continuer à "hurler à la croissance" comme les loups à la lune, comme seul avenir alors qu’il devient de plus en plus évident que seule la décroissance sauvera l’humanité d’une fin (faim ?) peu glorieuse : tant d’intelligence gaspillée pour en arriver là ?

Suite au billet d’humeur du 82 mars 2016, je vous propose deux articles parus hier :

A propos de Sarko nous voilo ?

j’avais écrit : Ah si, on nous a proposé une "action", aller accueillir Nicolas Sarkozy, qui doit venir passer une journée dans l’île, sans doute pour faire sa campagne aux primaires de la droite et du centre, apparemment juste pour quelques heures, ce qui devrait avoir l’incidence d’une tempête dans une tasse de thé, si seuls les convaincus sont invités : les meetings de Sarkozy avec leurs participants stipendiés pour remplir les salles ressemblent en fait aux "villages Potemkine" que le ministre/amant de la tsarine aurait "améliorés" au loin du convoi impérial en décors de théâtre après la conquête de la Crimée :-).

Le lendemain voici ce que Libération écrit (je recopie tant que c’est accessible, après tout on pourra juger en novembre pour la primaire de la droite et du centre et éventuellement en mai 2017 :-) :

Sondage : une candidature Sarkozy massivement rejetée

Par Alain Auffray — 22 mai 2016 à 18:40

Selon l’enquête Viavoice pour « Libération », l’image présidentielle de l’ancien chef de l’Etat s’est encore dégradée.

Nicolas Sarkozy le 19 mai 2016

Rien ne semble pouvoir ébranler la confiance de Nicolas Sarkozy et de ses amis. Pas plus les contre-performances de son parti, devancé par le FN aux élections régionales et aux européennes, que le récent fiasco de son offensive contre le vote électronique pour les expatriés.

Et encore moins les mauvais sondages, à l’image de celui de Viavoice, que publie Libération. Il met en évidence une régression régulière depuis son retour, en septembre 2014.

Mais à six mois de la primaire, l’ancien chef de l’Etat se fait fort de déjouer tous les pronostics. Avec la débordante confiance en soi qui le caractérise, il explique que la vraie compétition ne commence qu’en septembre prochain, quand sera connue la liste des vrais candidats.

Notre sondage Viavoice montre que loin de s’imposer comme une évidence, la candidature Sarkozy est au contraire de plus en plus rejetée par les Français.

Les deux tiers des sympathisants de droite et du centre (64%) et près de la moitié des sympathisants LR (45%) ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se présente en 2017.

La refondation du parti n’a manifestement rien arrangé : en février 2015, 37% des Français estimaient que Nicolas Sarkozy serait un « bon président de la République ». Ils ne sont plus que 21%, aujourd’hui, à partager cette opinion. Très loin derrière Alain Juppé (45%), le chef de LR est désormais devancé par François Fillon (29%), François Bayrou (25%) et Bruno Le Maire (23%).

Cette dégradation se mesure aussi au nombre de Français qui déclarent avoir cru mais ne plus croire en Sarkozy. Ce serait, selon notre sondage, le cas de 32% des électeurs. Pour justifier son retour, le Président retraité avait expliqué que « le devoir » l’appelait car il était, hélas, le seul à pouvoir contenir le Front national.

Il n’a pas convaincu : seulement 15% des Français estiment que son passé présidentiel constitue un atout tandis que 54% y voient un « handicap ». Ils sont plus nombreux (58%) à dire qu’ils ne lui font « pas confiance » et plus encore (69%) à estimer qu’il n’est pas « porteur d’idées nouvelles ». On cherche en vain les traces du Sarkozy d’avant 2007, celui qui bousculait Chirac et les chiraquiens à grand renfort de propositions inédites.

Sondage Viavoice Mai 2016

Contre un Juppé qui serait le candidat du « système » et des élites, Sarkozy prétend jouer la carte de l’homme de la rupture qui sait parler au peuple et qui ne craint pas la transgression. Cela ne va pas être facile.

Selon notre sondage, il n’est considéré comme « proche des gens » ou « à l’écoute des difficultés des Français » que par 16% à 19% des personnes interrogées. « Loin d’incarner l’anti-système, il apparaît davantage comme un professionnel de la politique, identifié à son parti lui-même au cœur du “système” », constate François Miquet-Marty, président de Viavoice.

Conséquence logique de cette dégradation ; les Français doutent de sa capacité de victoire. Seuls 22% des électeurs et pas plus de 55% des sympathisants LR estiment que Nicolas Sarkozy est « capable de gagner la prochaine élection présidentielle ». « C’est une large part du récit construit autour de Nicolas Sarkozy en 2007 et en 2014 qui s’effondre : l’homme de la rupture devient celui du passé », conclut François Miquet-Marty.

Alain Auffray

A propos de Développement des NuitDebout voire Survie ?

Une deuxième publication (Merci au passage à France Inter de me les avoir signalées toutes deux ce matin) est venue conforter une autre de mes réflexions. M’interrogeant sur la survie du mouvement NuitDebout que des observateurs voient "s’essouffler", j’ai écrit samedi :

"Le total des participants de toutes les NuitDebout est infinitésimal, non seulement vis à vis de la population moutonnière mais également face aux éléments "actifs" qui pensent tout le contraire de ce que nous essayons de faire. Nous avons donc absolument besoin de "recruter", de ne pas "perdre" des participants ( et la présence de perturbateurs et le manque de résultats en a déjà fait fuir partout !) et simultanément d’avoir, sinon l’appui, mais au moins la bienveillance ou l’indifférence d’une majorité de la population."

Pour avoir l’appui de la majorité de la population il faut penser comme elle et lui proposer des analyses et des actions dans laquelle elle puisse se reconnaître, acquiescer, supporter et voire même (soyons fous :-) s’impliquer, fut-ce de manière très marginale : mais 1 heure par semaine par million de citoyens , c’est comme 20.000 militants à plein temps ! Et ce matin, la Croix, journal gauchiste bien connu, titrait :

Les Français ont toujours un désir de politique

Céline Rouden , le 23/05/2016 à 6h04

EXCLUSIF - À un an de l’élection présidentielle, les Français se disent très majoritairement intéressés par la vie politique et les grands enjeux pour l’avenir du pays, révèle un sondage réalisé par l’institut Viavoice* pour La Croix. Mais ils aspirent à de nouvelles formes d’engagement citoyens éloignés des structures partisanes traditionnelles.

Meeting de François Hollande sur l’esplanade du château de Vincennes le dimanche 15 avril 2012 / Lionel CHARRIER / M.Y.O.P.

La politique est morte, vive la politique  ! C’est en substance la conclusion que l’on pourrait tirer des résultats du sondage réalisé par l’institut Viavoice pour La Croix à l’occasion de la publication d’une grande enquête de trois semaines sur les rapports pour le moins complexes et ambigus que les Français entretiennent avec la politique.

Alors que la participation électorale ne cesse, scrutin après scrutin, de décliner et qu’études et baromètres témoignent de la défiance grandissante de nos compatriotes à l’égard des partis et de leurs représentants, les Français sont loin de se détourner de la politique. Au contraire. Non seulement ils s’y intéressent toujours très majoritairement mais une part significative d’entre eux manifeste encore le désir de s’engager et de peser sur le débat public.

« Un contexte social et politique qui pousse à la mobilisation »

Des conclusions surprenantes qui constituent un socle très puissant en faveur d’une « réinvention de la politique », constate le président de Viavoice, François Miquet-Marty. Dans un contexte de rejet massif des appareils politiques et de désillusion à l’égard de nos dirigeants, on aurait pu penser en effet que la politique n’intéressait plus qu’une minorité de Français.

Or, le sondage montre qu’une forte majorité d’entre eux – 60 % – s’y intéresse toujours. Ils sont même 67 %, soit les deux tiers, à déclarer s’intéresser aux débats de fond sur « les grands enjeux de l’avenir de la France et des Français ». Et 73 % en parlent avec leurs proches, famille, amis ou collègues.

Un résultat qui peut en partie s’expliquer par la proximité de l’élection présidentielle, scrutin favori des Français, pour lequel la participation dépasse souvent les 80 %. « L’élection est encore loin et l’offre pas encore bien définie, relativise le responsable de l’étude Aurélien Preud’Homme. Mais il y a actuellement un contexte social et politique qui pousse à la mobilisation. Le mouvement social contre la loi travail et le débat qui s’est engagé dans le cadre de la primaire à droite contribuent à une politisation des débats. » Une volonté d’engagement intacte

Il y a donc toujours un désir de politique et notre sondage montre que la volonté d’engagement reste également intacte. Mais celle-ci cherche aujourd’hui de nouveaux moyens d’expression. Les Français préfèrent signer une pétition en ligne que manifester, participer à des consultations citoyennes plutôt que faire la grève, adhérer à des mouvements nouveaux ou participer à des débats spontanés comme « Nuit debout » qu’adhérer à un parti traditionnel.

« Il y a un souhait manifeste de dépasser les partis et de faire de la politique autrement par le biais d’une démocratie plus participative et plus citoyenne. Une démocratie horizontale plus que verticale », confirme Aurélien Preud’Homme.

De nouvelles formes d’engagement qui passent aussi par un renouvellement des personnes et des pratiques. Organiser davantage de référendums et dépasser le clivage gauche-droite apparaissent selon eux comme les meilleurs moyens d’améliorer la vie politique. Par ailleurs, 39 % font confiance pour cela aux nouvelles générations de dirigeants et 38 % aux mouvements citoyens.

La vie politique est en train d’évoluer et les partis politiques traditionnels apparaissent d’une certaine façon disqualifiés pour porter le changement. Même l’organisation de primaires qui donne pourtant aux citoyens le pouvoir de choisir leur candidat à la présidentielle ne convainc pas.

De façon surprenante, 54 % des personnes interrogées jugent qu’elles n’améliorent pas la vie politique. Ils s’y intéressent, ils sont prêts à y participer mais elles ne sont plus jugées suffisantes pour apporter le renouvellement souhaité.

Retrouvez ici l’intégralité du sondage « Les Français et la politique »


► Trois semaines d’enquête

« Vive la politique  ! » La Croix a choisi un titre volontairement provocateur en ces temps de défiance pour le dossier spécial qu’elle consacre du 23 mai au 12 juin à la politique. Il s’agit de montrer aussi ce que la politique contient de noble, d’analyser la crise qu’elle traverse et comment elle peut se transformer.

La première semaine est consacrée à l’exploration de cette passion bien française qu’est la politique à travers ses relations avec les Français, les médias et les intellectuels.

La deuxième semaine se concentrera sur l’action politique et la réalité de l’engagement militant jusqu’au sommet de l’État.

La troisième semaine examinera ses mutations et les expériences tentées pour faire de la politique autrement.

> Retrouvez l’intégralité de notre dossier spécial « Vive la politique »

Céline Rouden

* Le sondage sur les Français et la politique a été réalisé par l’institut Viavoice pour La Croix du 13 au 16 mai auprès d’un échantillon de 1 017 personnes représentatif de la population de 18 ans et plus, résidant en France métropolitaine selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession, région et catégorie d’agglomération).

Liens

* Nuit Debout sur Reporterre du 16 mai 2016

* site Nuit Debout Saint Denis

* page d’information sur les Nuits Debout à la Réunion

* Site Convergence des luttes très bien renseigné avec notamment les Compte-rendus des AG parisiennes quotidiennes et de nombreux liens.

* FSU-Réunion : Nuit Debout Courrier des lecteurs sur Zinfos974 du Mercredi 20 Avril 2016 - 10:00

* Avant projet de loi-Travail et souffrance au travail Courrier des lecteurs sur Zinfos974 du Vendredi 15 Avril 2016 - 13:48

Pages AID à voir pour notamment les liens externes :

* LE 82 MARS 2016->

* 63 MARS 2016 : TAFTA NOUS (RE)VOILA !

* Le 62 mars 2016 : LE PREMIER MAI DE NUIT DEBOUT

* Le 54 mars 2016

* Le 50 mars 2016

* Le 45 mars 2016

* Le 42 mars 2016

* Le 40 mars 2016

* Connaissez-vous le 39 mars ?


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