AID Association initiatives dionysiennes
Nuit Debout, nouveau phénomène pour déstabiliser un "établissement" sclérosé

Le 45 MARS 2016

La nuit de Saint Denis de la Réunion du 14 avril 2016

vendredi 15 avril 2016 par JMT

Pourquoi le 45 mars ? parce que la nuit à Paris après la manif contre la Loi scélérate El Khomry, loi qui est la dernière connerie en date de ce gouvernement traître à ses électeurs, qui fut peut-être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, a commencé le 31 Mars 2016 au soir

Certains ont pensé que ce mois de mars pouvait être le "Printemps français" (clin d’oeil aux "printemps arabes" en espérant que le français finira mieux !) et qu’après le 31 mars, il ne pouvait y avoir que le 32 mars (et tant mieux si ça emmerde tous les coincés !)

LIENS

A voir pour notamment les liens externes :

* Connaissez-vous le 39 mars ?

* Le 40 mars 2016

* Le 42 mars 2016

Saint Denis le 42 Mars 2016

Mercredi 44 mars (alias 13 avril) Krys a représenté AID à Champfleury pendant que Kéti, JMT et BB étaient à Saint-Paul à la Cerise au débat sur l’agriculture réunionnaise et ses velléités d’autonomie alimentaire, but faisable mais fort improbable sans un énorme changement de paradigme (j’ai droit à un point pour l’avoir casé :-)

Notre infatigable "BB" a commis ce texte qu’il est allé déclamer sous le banian de Champfleury ce jeudi 45 Mars au soir

Entre barbarie et société de post-développement

Que dira l’Histoire de 2015 et 2016 en Occident ? Les massacres de Paris et Bruxelles. Nous en portons le deuil. Mais il est temps de se poser les bonnes questions, loin d’un manichéisme dangereux, car les guerres, la vengeance ou le repli sur soi ne sont pas la réponse. « Qui use de la violence subira à son tour la violence », disait Euripide.

Il est des responsabilités ailleurs. Politiques, systémiques. Notre vie à l’occidentale est d’abord faite d’impérialisme culturel, de consommation de masse, d’inégalités structurelles, et d’individualisme. Elle est prédatrice, violente, humiliante, et inégalitaire.

Lorsqu’on construit sa société sur le pillage des territoires et l’exploitation des populations :

* Comment ne pas croire qu’un jour nous en subirions les contrecoups ?

* Comment avons-nous pu commercer avec des états qui soutiennent les terroristes ?

* Comment avons-nous pu sacrifier les droits de l’homme aux profits économiques avec des régimes autoritaires ?

* Comment avons-nous pu croire que nous ne serions jamais atteints ?

* Comment avons-nous pu être aussi naïfs et indifférents ?

Depuis Charlie, depuis le 13 novembre, depuis Bruxelles, la société de croissance est questionnée. Car elle engendre barbarie et indifférence. Car elle ne peut résoudre les problèmes qu’elle crée et entretient.

Notre modèle occidental libéral, vendu comme référence idyllique, n’est qu’illusion mortifère. Il ne peut survivre sans écraser l’autre. Il épuise les énergies, pompe les ressources, exploite la main-d’œuvre.

Ses conséquences dévastatrices sont invisibles derrière le paravent de notre déresponsabilisation. Les inégalités sociales sont toujours plus fortes, la culture lissée et aseptisée, nous sommes poussés à l’individualisme et au culte du consumérisme. Or un même fil relie la kalach’, le coltan, et nos portables. Nous sommes tous d’un même destin, sur ce bateau ivre qu’est la planète Terre.

Nos gouvernants, eux, manient le cynisme avec aplomb : la France est deuxième vendeur d’armes au monde, elle laisse Erdogan assumer la crise des migrants, symbole de la faillite de la politique européenne, et décore un prince saoudien de la Légion d’Honneur.

Ce modèle de croissance mène à notre perte. Choisir entre cette croissance qui nous conduit à la barbarie, et une société de post-développement, désirable, conviviale, solidaire, voilà ce qu’il nous faut bâtir sur les ruines sanglantes de notre civilisation.

Avec des devoirs :

* Devoir de mémoire pour les victimes du terrorisme

* Devoir de paix à construire avec coopération, sans domination

* Devoir de repenser la démocratie en mettant l’oligarchie par terre

* Devoir de s’interroger sur la financiarisation du monde et la création monétaire par la dette

Changeons de paradigme, de méthode de pensée. D’autres champs sont désirables, vers des sociétés soutenables et conviviales. Décolonisons notre imaginaire pour comprendre ce qui est souhaitable dans le possible.

Quelques exemples ?

* La dotation inconditionnelle d’autonomie,

* un revenu maximal acceptable,

* une relocalisation de l’économie,

* un partage du temps de travail,

voilà quelques pistes à explorer.

Le convivialisme et la société de post-croissance arrivent. La transition est en marche. Sa dynamique est formidable. #NuitDebout en est un vivant exemple. L’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain !

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

www.aid97400.re #NuitDebout

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NuitDeboutBB20160414

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