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Les enjeux de la COP 21 en 7 points

par Bruno BOURGEON

mercredi 11 novembre 2015 par JMT

Faire monter la pression. A moins de trois semaines de l’ouverture à Paris de la conférence mondiale sur le climat (COP21), l’objectif que s’était assigné la France – qui succédera au Pérou à la présidence de la COP à partir du 30 novembre – semble avoir été atteint. Mardi 10 novembre, la pré-COP, réunissant dans le 15e arrondissement, les ministres de 70 pays, a conclu ses travaux par un message positif relayé par Laurent Fabius.

Les enjeux de la COP 21 en 7 points

Que signifie un accord pour préserver la vie humaine sur Terre ?

A minima, l’accord doit être contraignant, c’est à dire associé à des systèmes sanctionnant les Etats qui ne le respecteraient pas. Certains pays préfèrent des systèmes d’incitation, qui serait totalement inefficace.

Les Etats devront s’engager sur des réductions de leurs émissions de gaz à effet de serre qui permettent de limiter l’augmentation de la température moyenne de la terre à 2°C par rapport à 1850.

2°C est le seuil au-delà duquel nous risquons un emballement incontrôlable du dérèglement climatique. Ce seuil est déjà jugé très élevé par les Etats insulaires et les pays les plus concernés par la montée des eaux.

On aurait pu imaginer que l’ONU impose des réductions à chaque pays en fonction de sa population, de sa richesse et du niveau d’émissions déjà atteint etc.

Ce n’est pas le système qui a été choisi. Chaque Etat est appelé à faire des “propositions”. Ainsi, alors que certains pays comme l’Ethiopie ou le Maroc se montrent très audacieux dans leur contribution, d’autres agissent de façon scandaleusement irresponsable comme la Russie, le Japon, l’Australie.

Les plus grands pollueurs (les USA, la Chine et l’Union Européenne) sont beaucoup trop timides. Le bilan est catastrophique puisque nous sommes sur une pente qui nous mène vers une augmentation de 3°C.

Enfin, cet accord doit préciser comment les pays riches vont alimenter le Fonds Vert de 100 milliards de dollars par an, fonds destiné à aider les pays pauvres à financer leur transition et leur adaptation au nouveau climat de demain.

Là encore, le compte n’y est pas : ce fonds est essentiellement constitué de prêts et non de dons, ce qui enfoncera un peu plus les pays en voie de développement dans la dette. “Business as usual”.

Ce à quoi on peut s’attendre :

Personne ne peut se permettre un échec et la COP 21 risque d’aboutir à un accord insuffisant, décevant, qu’on présentera comme une grande victoire. La COP 21 n’abordera pas la question essentielle, rappelée dans le dernier rapport du GIEC : 80% des réserves connues d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) doivent rester dans le sous-sol si nous voulons avoir une chance de ne pas dépasser le seuil de 2°C. Comment allons-nous persuader Chevron, Engie ou Total de renoncer à 80% de leur “richesse” ?

Pour toutes ces raisons, la COP 21 ne sera au mieux qu’un pas dans la bonne direction. Nous devons rester mobilisés après le 11 décembre.

Dr Bruno Bourgeon,

Président d’AID

www.aid97400.re

PUBLICATION

Envoyé le 9/11 à Zinfos974, Le Quotidien, et le JIR.

* Publié le Mardi 10 Novembre 2015 - 14:20 sur Zinfos974

* Publié le dimanche 22/11/15 - 04h10 - Dr Bruno Bourgeon, Président d’AID Les enjeux de la COP 21 en 7 points

La pré-COP21 se termine par des « avancées » mais des questions subsistent

Le Monde.fr

« Nous avons franchi avec la pré-COP une étape importante avant Paris, mais nous restons plus que jamais mobilisés et la tâche qui reste est considérable », a résumé en conférence de presse le ministre français des affaires étrangères, encadré par ses « amis » Manuel Pulgar-Vidal, le ministre péruvien de l’environnement et président pour quelques jours encore de la COP, et de Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

« Nous avons mis cinq ans pour négocier, il est temps de prendre des décisions » a complété Manuel Pulgar-Vidal, faisant référence à la conférence de Cancun, en 2010, au cours de laquelle a pris forme le processus conduisant vers un accord universel en 2015 pour contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C.

« Avancées » sur le financement

M. Fabius a compté « des avancées », notamment sur le principe d’une révision régulière à la hausse des engagements des Etats pour limiter le réchauffement. Ce mécanisme, porté par la France lors du déplacement de François Hollande en Chine les 2 et 3 novembre, devrait prendre la forme d’un état des lieux, tous les cinq ans, des efforts des 195 acteurs de la CCNUCC, avec obligation de leur part d’augmenter à chaque rendez-vous le niveau de leurs ambitions.

Autre signe de progrès, selon lui, le financement des politiques climatiques des pays du Sud par le Nord, un point dur du futur accord qui, pour la première fois, engagera les pays en développement dans la réduction des gaz à effet de serre.

Les pays développés avaient promis lors de la conférence de Copenhague en 2009 de mobiliser 100 milliards de dollars (93 milliards d’euros au cours actuel) par an d’ici 2020 pour aider les pays en développement à faire face aux effets du réchauffement, mais les destinataires souhaitent que cette somme puisse augmenter après 2020, date d’entrée en vigueur de l’accord. Désormais, l’idée que cette enveloppe soit « un plancher semble acceptée », a constaté le chef de la diplomatie française.

Pour autant, les 100 milliards eux-mêmes ne sont pas bouclés, la répartition entre prêts et dons dans cette enveloppe financière fait débat et la somme reste insuffisante au regard des besoins d’adaptation au changement climatique des pays les plus vulnérables.

« Cela peut aider à démarrer des projets mais il faut réussir à faire croître cette somme, s’interroger sur les moyens d’abonder plus massivement les fonds d’aide, le Fonds vert pour le climat notamment [qui dispose pour le moment d’un peu moins de 6 milliards, sur 10 milliards de dollars de promesses initiales, pour la période 2015-2018] », commente Thoriq Ibrahim, le ministre de l’environnement et de l’énergie des Maldives.

LA MARCHE POUR LE CLIMAT

Inscrivez-vous sur le site AVAAZ pour permettre d’adapter l’organisation à la fréquentation et pour assurer la coordination française et mondiale de l’information sur cet événement multiple

Date : Dimanche 29 Novembre 2015

Ville : SAINTE-MARIE (Réunion)

Nature : Marche

Rendez-vous : parking de l’Hôtel de Ville à partir de 10h00

Heure de départ : 10h30

Arrivée : Parc de Bois-Madame

Activités :

* pique-nique partagé

* discours

* intermèdes musicaux

* débats citoyens

LIENS

* Ce qu’il faut retenir du dernier rendez-vous avant la COP21

* Climate Action : Sustainable Information Forum

* COP21 : l’aide du Nord, une question de "vie ou de mort" pour les pays du Sud

* CAFECO 207 : Sacrée croissance du 15 Juin 2015

* Dix mesures urgentes pour le climat du 6 Décembre 2014

AUTRES EVENEMENTS AID PROGRAMMES :

* Dimanche 29 NOVEMBRE 2015 à SAINTE-MARIE à 10h00 MARCHE POUR LE CLIMAT entre l’Hôtel de Ville et Bois-Madame, suivie d’un pique-nique et d’animations.

* Lundi 30 NOVEMBRE 2015 à SAINTE-CLOTILDE à 18h00 salle CANTER de l’Université du Moufia : Projection du film "SACREE CROISSANCE", film de Marie-Monique ROBIN ( M2R Productions) prévu en diffusion avec Mme Pic


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