AID Association initiatives dionysiennes
L’APRES PETROLE

100 % d’électricité renouvelable : un atout pour l’économie locale

Et si on changeait vraiment la donne ?

mercredi 28 octobre 2015 par JMT

Soyez un acteur du financement participatif de l’événement du 8 Novembre en donnant sur le site pouss-pouss.re

Article Novethic

100 % d’électricité renouvelable : un atout pour l’économie locale, un article paru dans la newsletter Novethic , publié le 27 octobre 2015

Des centaines de projets fleurissent aux quatre coins de l’Hexagone pour fabriquer de l’énergie à partir de sources renouvelables avec des effets positifs sur l’environnement, mais aussi sur le développement économique et social des communes.

C’est ce que démontre Greenpeace, qui a étudié 4 territoires ayant mis le cap sur les énergies renouvelables. Des cas d’écoles qui font écho au rapport publié la semaine dernière par l’Ademe sur un scénario 100 % d’électricité verte en 2050. Explications.

Le parc agri-solaire d’Ortaffa dans les Pyrénées-Orientales a permis le maintien de 30 emplois agricoles (berger, ouvriers viticoles et vignerons). RAYMOND ROIG / AFP

Une électricité 100 % verte en France en 2050, c’est possible. C’est en tout cas ce qu’affirme l’Ademe, qui a sorti le 22 octobre dernier son rapport tant attendu sur la question et dont la publication avait été reportée à deux reprises. Et c’est même possible à un coût à peine supérieur à celui d’un scénario où le nucléaire serait prédominant.

Ainsi, dans son scénario à 100 % d’électricité renouvelable (63 % d’éolien, 17 % de solaire, 13 % d’hydraulique et 7 % de géothermie), l’Ademe a calculé le coût du mégawattheure à 119 euros contre 117 euros dans un scénario à 40 % d’énergies renouvelables et à 55 % de nucléaire, un scénario qui se rapproche de celui fixé par la loi de transition énergétique pour 2030. Cette différence de coût minime est un argument de poids dont les antinucléaires n’hésitent pas à se saisir.

Un développement 3 fois inférieur à la moyenne européenne

Mais ces-derniers n’ont pas attendu l’Ademe pour savoir qu’un tel scénario serait également rentable. Il y a un mois, Greenpeace publiait avec le cabinet de consultants I-care environnement, un rapport intitulé "La manne inexploitée des renouvelables". L’ONG y recense quatre études de cas pour démontrer l’intérêt environnemental, social mais aussi économique à se tourner vers les énergies renouvelables.

Un moyen de tirer la sonnette d’alarme alors que la France accuse un énorme retard. "La trajectoire 100% renouvelable est la seule pour rester sous les 2°C et servir de base pour un nouveau modèle de société, estime Sébastien Blavier, chargé de campagne énergie. Or, en France le rythme de développement des renouvelables est trois fois inférieur à la moyenne européenne et sept fois inférieur au rythme allemand."

Pourtant, sur le terrain, de nombreux acteurs sont en marche vers la transition énergétique. Par conviction environnementale certes. Mais pas seulement. "Les projets d’énergie renouvelable sont générateurs de flux économiques grâce aux retombées fiscales et ont un effet d’entraînement pour mener de nouveaux projets, poursuit Sébastien Blavier. Et ils créent de nouveaux emplois, directs et indirects."

Les quatre projets sélectionnés, deux projets éoliens et deux projets photovoltaïques préfigurent les "projets de demain", selon Greenpeace. "Ils ont été choisis en fonction de leur taille, relativement importante, de leur maturité et de leur statut avant-gardiste", précise Valentin Vermeulen, consultant en énergie chez I-care environnement.

140 000 euros de recettes fiscales par an

A Saint-Georges-sur-Arnon, une petite commune de 567 habitants près de Bourges, dans l’Indre, l’installation de trois parcs éoliens (14 éoliennes) a transformé la vie des habitants. Sur le plan environnemental, les éoliennes ont permis d’éviter 78 500 tonnes de CO2 par an et 213 kilos de déchets radioactifs. "Je suis un maire heureux parce que nous avons réussi à impliquer nos citoyens dans les grands défis du XXIe siècle, affirme Jacques Pallas. Nous avons une chance historique de sauver notre planète, il faut y aller à fond !"

Mais le projet a également eu des conséquences inattendues, au niveau social et économique. Les recettes fiscales ont augmenté de 140 000 euros par an. De l’argent presque littéralement "tombé du ciel" qui a permis à la commune de ressortir "des projets entassés dans les cartons depuis des années" se réjouit le maire PCF, Jacques Pallas.

De quoi financer la rénovation du réseau d’assainissement, l’enfouissement des câbles d’éclairage - pour une économie d’énergie de 25 % - de construire un éco-lotissement avec chauffe-eau solaire et toitures végétalisées, de baisser les impôts locaux de 16 %, de subventionner des audits énergétiques. Le projet a également permis de créer deux emplois supplémentaires dans la commune et 12 emplois de maintenance dans le département et dans le Cher.

Parmi les 14 éoliennes présentes sur le territoire, cinq machines appartiennent à la collectivité. Pour assumer l’aspect financier, Jacques Pallas a eu recours à une société d’économie mixte, composée d’un collège public et privé et d’un fonds de réserve.

En mars dernier, Wind Project, qui faisait partie du collège privé, a cédé ses parts à Energie partagée, un outil financier qui permet aux citoyens de participer au projet en achetant directement des parts. "La boucle est bouclée", conclut Jacques Pallas.

"Sauver leur commune"

Plus au sud, le parc éolien de Sor-Arfons (11 éoliennes), près de Castres, dans le Tarn, a permis de quintupler le budget annuel de la commune et de créer 35 emplois. Même résultat dans les Pyrénées-Orientales, où le parc solaire d’Ortaffa (300 000 panneaux) développé avec une dimension agricole, a permis de maintenir 30 emplois dans la commune et d’en créer trois nouveaux. Mais aussi de renflouer les caisses des collectivités locales associées à hauteur de 200 000 à 250 000 euros par an. Un pécule non négligeable pour des petites communes.

Enfin le dernier projet, situé près de Briançon dans les Hautes-Alpes, est porté par des citoyens et des collectivités, une première en France. Ensemble, ils ont installé près de 2 000 panneaux photovoltaïques sur une douzaine de bâtiments publics. De quoi générer une économie d’énergie de 20 % pour les services publics et 22 000 euros de bénéfices cette année.

"Les maires expliquent que ces projets ont sauvé leur commune" renchérit Sébastien Blavier de Greenpeace. "Mais la recette miracle n’existe pas. Pour que cela fonctionne, il faut beaucoup de travail de coordination entre élus et porteurs de projets, avec les citoyens pour les impliquer et avec les agriculteurs pour traiter la problématique de l’usage des sols [concurrence entre panneaux et récoltes, NDLR]".

"L’objectif 2020 atteint en 2023 au mieux"

Actuellement en France, les énergies renouvelables représentent 19,3% de la consommation électrique avec une large part provenant encore de l’hydraulique.

Un chiffre qui est loin de l’objectif de 32 % d’énergies renouvelables en 2030, dont 40 % d’électricité renouvelable, fixé par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, promulguée le 18 août dernier.

"Si cette loi est accompagnée de textes réglementaires ambitieux et lisibles, nous pourrions atteindre l’objectif de 23 % de renouvelables dans la consommation finale d’énergie fixé pour 2020 en 2023. Sinon, au rythme des dernières années et sur la base d’une consommation énergétique stable, nous n’y arriverons qu’en 2028", a calculé Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER).

"Il ne sera pas possible de changer d’échelle sans une volonté forte des pouvoirs publics pour que les projets fleurissent partout sur le territoire sans difficulté", conclut Sébastien Blavier, chargé de campagne énergie chez Greenpeace.

L’ONG a lancé en juillet dernier une pétition adressée à François Hollande intitulé “renouvelez l’énergie pour sauver le climat” dans laquelle les militants demandent 100 % d’énergie renouvelable en 2035 et les fermetures de la centrale de Fessenheim en 2016 et de celles de Tricastin et Blaye en 2017. Le texte a déjà été signé par près de 90 000 personnes.

Concepcion Alvarez

ALTERNATIBA PEI

site officiel

Le Village festif pour le climat Alternatiba Péi aura lieu dimanche 08 novembre 2015 sur le front de mer de Saint Pierre

téléchargez le programme des conférences Alrternatiba Péi :

PDF - 54.3 ko
Programme des Conferences Alternatiba Péi

Soyez un acteur du financement participatif de l’événement du 8 Novembre en donnant sur le site pouss-pouss.re

ENERGIE ET CLIMAT

Le dérèglement climatique n’est plus un phénomène lointain, et le caractère insulaire et géomorphologique de l’île nous rendent particulièrement vulnérables à ces changements (érosion, ravinements, inondations, glissements de terrains, élévation de la température de l’océan, montée des eaux, amplification des cyclones…).

La Réunion est par ailleurs dépendante à 87% des énergies fossiles (principalement charbon, fuel, gazole), fortement responsables des émissions de gaz à effet de serre, où le premier secteur responsable est le Transport (65% de la consommation d’énergie finale). Aussi, seulement 13% de l’énergie consommée sur l’île provient de sources d’énergie renouvelables.

Parallèlement, les experts du GIEC alertent les instances internationales quant à la nécessité de réduire drastiquement les émission de gaz à effet de serre de 40 à 70% au niveau mondial d’ici à 2050 (par rapport aux émissions de l’année 1990) et l’atteinte du niveau « zéro émission » en 2100.

Aucun niveau d’action ne peut à lui seul surmonter la crise climatique. Il faut donc que le mouvement des alternatives citoyennes pour faire face à la crise climatique pèse sur les porteurs de solutions et se fasse entendre : le changement ne pourra se faire sans une large mobilisation de l’ensemble des acteurs (élus, citoyens, décideurs publics et privés, chercheurs et experts) et sans des mesures politiques à la hauteur des enjeux.

Alternatiba veut alerter les citoyens et les décideurs quant à l’urgence climatique, qui n’est pas seulement un problème environnemental, mais aussi social et économique.

C’est en cela que toutes les alternatives du village se rejoignent pour montrer que les solutions à même de lever le défi climatique existent, et elles contribuent à créer une société plus humaine, plus solidaire, plus juste, plus conviviale, et aussi plus désirable.

Venez nous rejoindre pour un grand moment de partage et de mobilisation citoyenne pour changer le système, pas le climat !!

PARTICIPATION D’AID

Outre un stand partagé avec le Collectif Réunionnais pour le Revenu de Base et l’Association Orange DiHOxyn, nous devons organiser deux conférences :

* Causes et conséquences du réchauffement climatique par Bruno BOURGEON, président d’AID d’après les cafeco 194 , 197 et 198 mentionnés ci-après

* Le Mix énergétique Réunionnais thème que nous avons également traité dans nos mardis des dernières années mais pour l’occasion, nous avons fait appel à un expert, et néanmoins ami, en la personne de Jules DIEUDONNE, ex-directeur de l’Agence Régionale de l’Energie de la Réunion

PUBLICATIONS

* CAFECO 198 - Changement climatique-3 : l’atténuer et s’y adapter ?

Intervenant Bruno BOURGEON, publié le 18 juin 2014

* Le deuxième volet : CAFECO 197 - Changement climatique-2 : les conséquences

Intervenant Bruno BOURGEON, publié le mercredi 21 mai 2014

* Soufflons le froid et le chaud ! CAFECO 194- "Les causes du changement climatique"

Présentation et diaporama de Bruno Bourgeon, publié le mercredi 19 février 2014

* Les différents comportements humains devant le changement climatique

Publié le Mercredi 19 Février 2014 - 16:28

Une synthèse de la pensée du philosophe australien, Clive Hamilton, à partir de ses livres :

Requiem pour l’espèce humaine : Faire face à la réalité du changement climatique [« Requiem For A Species : Why We Resist The Truth About Climate Change »], Les Presses de Sciences Po,‎ 2013

Les apprentis sorciers du climat : Raisons et déraisons de la géo-ingénierie « Earthmasters : Playing God with the climate », Seuil, coll. « Anthropocène »,‎ 2013.

* Suite aux changements du climat ... LBSJS 89 : Les migrations climatiques Diaporama et débat par Bruno Bourgeon, publié le jeudi 6 juin 2013

* La 3ème séance sur les énergies renouvelables et la synthèse : CAFECO 173 : L’ENERGIE A LA REUNION-4 , Présentation avec diaporama de Bruno BOURGEON, publié le jeudi 22 mars 2012

* suite des cafeco 169 et 170, Cafeco 171 : Les énergies renouvelables (2éme partie) La Mer , Présentation avec diaporama de Bruno BOURGEON publié le jeudi 19 janvier 2012

* Dans le droit fil du Cafeco 169 et en attendant le 171, Cafeco 170 : Les énergies renouvelables (1ère partie) , Présentation avec diaporama de Bruno BOURGEON, publié le mardi 15 novembre 2011

* Quel paysage énergétique en France en 2050 ? CAFECO 169 - Le scénario NégaWatt : une France idéale, idéalisée, ou possible ? Présentation avec diaporama de Bruno BOURGEON, publié le mercredi 19 octobre 2011

* LE CAFECO FETE SES 10 ANS : Cafeco 163 - Quel avenir énergétique pour La Réunion ? Présentation du Dr Bruno Bourgeon, publié le jeudi 21 avril 2011

AUTRES EVENEMENTS AID PROGRAMMES :

* Dimanche 29 NOVEMBRE 2015 à SAINTE-MARIE à 10h00 MARCHE POUR LE CLIMAT entre l’Hôtel de Ville et Bois-Madame, suivie d’un pique-nique et d’animations.

* Lundi 30 NOVEMBRE 2015 à SAINTE-CLOTILDE à 18h00 salle CANTER de l’Université du Moufia : Projection du film "SACREE CROISSANCE", film de Marie-Monique ROBIN ( M2R Productions) prévu en diffusion avec Mme Pic


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1777966

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site ECOLOGIE  Suivre la vie du site Energie   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License