AID Association initiatives dionysiennes
Source de vie et de mort

LBSJS 109 - L’eau dans le monde

Diaporama et débat par Bruno BOURGEON

mercredi 3 juin 2015 par JMT

Rendez-vous à « L’ArbraDélis’ », Mardi 9 Juin 2015, de 18h à 20h30, 1 Place Sarda Garriga (au Barachois) Tel 0262 569622. Repas partagé pour ceux qui désirent continuer à débattre

Les meilleures choses ont une fin. Notre Repaire depuis Septembre 2013, "La Casa Nostra" a fermé définitivement. Une pensée émue pour la sympathique équipe qui a toujours très bien accueilli nos encombrantes et parfois bruyantes tribulations.

Nous avons donc dû rechercher un nouveau havre.... que nous avons vite trouvé car nous y avons déjà organisé des événements, le dernier étant celui du samedi 14 Mars 2015.

Il s’agit de la brasserie " L’ArbraDélis’" (mais oui, mais oui , il n’y a pas que l’arbre qui soit délicieux ! :-) que certains connaissent peut-être par son karaoké du vendredi soir ou pour l’avoir fréquentée lors des marchés de nuit et autres événements du samedi soir sur le Barachois.

Son adresse, prestigieux parrainage : 1 Place Sarda Garriga à Saint-Denis.

Troisième séance donc ce mardi 9 juin

Affiche A4

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Affiche LBSJS 109

Publications

* ZotZinfos du Mercredi 3 Juin 2015 - 14:27

* Agenda du JIR

PRESENTATION

L’eau. Un des quatre éléments. Chimiquement, tout ce qu’il y a de plus simple. Deux atomes d’hydrogène pour un atome d’oxygène. H2O. L’un des éléments les plus répandus sur terre, 70% de sa surface.

Indispensable à la vie, de la bactérie aux mammifères, du plancton à la baleine. 60% de notre corps, un peu plus pour les femmes et les bébés, un peu moins pour les vieillards.

Pourtant, cet élément si répandu, parce qu’il est répandu, nous, les hommes, le gaspillons, allant même, dans certaines régions du globe, jusqu’à en menacer notre existence même.

Tel n’est pas le cas à La Réunion. Sur cette île arrosée, tropicale, nous n’en manquons pas. Enfin, presque. En décembre 2007, un plan sécheresse a été mis en place dans la région est de l’île.

De même en janvier 2011 dans le Nord, à Sainte-Marie. Et des captages ont été fermés, temporairement (La Salette) ou définitivement (Dos D’âne), pour cause de pesticides.

Posons-nous quelques questions : de quelles ressources disposons-nous ? Qui est en charge de sa gestion ? Quels sont les différents intervenants ? Sommes-nous en pénurie ?

Mais La Réunion fait partie du monde. Et dans le monde, le moins que l’on puisse dire est que cette eau est très inégalement répartie.

répartition de l’eau dans le monde

Pour illustrer notre propos, nous diffusons un film de Yann Arthus-Bertrand présenté pour la première fois au Forum Mondial de l’eau à Marseille en 2012 : « La Soif du Monde »

VIDEO

* "LA SOIF DU MONDE" Trailer [FR] 5’28"

Yann ARTHUS-BERTRAND

Après HOME et la série Vu du Ciel, le film documentaire de 90 minutes LA SOIF DU MONDE de Yann Arthus-Bertrand, réalisé par Thierry Piantanida et Baptiste Rouget-Luchaire propose un nouveau voyage autour de la terre.

Cette fois-ci le célèbre photographe s’intéresse à l’un des enjeux majeurs pour la survie des populations : l’EAU.

Aujourd’hui, dans un contexte de forte croissance de la demande, d’augmentation de la population mondiale et d’aggravation des effets des dérèglements climatiques, l’eau est devenue l’une des plus précieuses richesses naturelles de notre planète

Fidèle à la réputation de Yann Arthus-Bertrand, LA SOIF DU MONDE, tourné dans une vingtaine de pays, révèle le monde mystérieux et fascinant de l’eau douce grâce à de spectaculaires images aériennes tournées dans des régions difficiles d’accès et rarement filmées, tel que le Soudan du Sud ou le nord du Congo ; découvertes aussi des plus beaux paysages de notre planète, lacs, fleuves, marais, dessinés par l’eau.

LA SOIF DU MONDE fait donc le pari de confronter la fameuse vision aérienne du monde de Yann Arthus-Bertrand avec la dure réalité quotidienne de tous ceux qui sont privés d’eau, en meurent parfois et se battent sur le terrain pour se procurer l’eau, l’épurer ou l’apporter à ceux qui en manquent.

Le film est tissé de rencontres. Un berger du nord Kenya nous dit dans les yeux qu’il a tué pour de l’eau et qu’il le fera encore. Des femmes dansent lorsque l’eau arrive enfin dans leur village. Une ambassadrice des Nations Unies atypique explique son combat pour que les gouvernements s’engagent eux aussi pour permettre l’accès à l’eau et aux techniques les plus modernes d’épuration, garantes de la survie et de la santé des populations les plus pauvres.

Des reportages réalisés en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique, donnent la parole à ceux qui s’engagent et innovent, afin d’apporter l’eau où elle manque, l’utiliser plus intelligemment, l’épurer ou mieux encore cesser de la polluer.

Des personnalités attachantes, reconnues internationalement ou simples acteurs de terrain, illuminent le film de leur énergie, de leur imagination et de leur enthousiasme...

Car l’accès à l’eau potable est plus que jamais le grand enjeu de demain.

CITATION

"Serons-nous capables d’imaginer une nouvelle culture de l’eau ?"

— Yann Arthus-Bertrand

DIAPORAMA

* Diapositives

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* Commentaires

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ENQUETE PUBLIQUE

* Consultation du public sur l’eau - L’eau, les inondations, le milieu marin : quelles actions ?

Bandeau DEAL Reunion

Chacun peut participer et donner son avis sur tout ou partie. AID prépare une réponse collective qui sera évoquée en séance.

Accès rapide

* Les documents relatifs à la consultation relatifs au SDAGE et au PdM sont disponibles, du 19 décembre 2014 au 18 juin 2015 inclus, ainsi que l’accès au formulaire sur le site internet du comité de bassin

* Les documents soumis à la consultation pour le PGRI sont disponibles sur le site internet de la DEAL . Voir le site pour répondre en ligne

La directive-cadre sur l’eau, parent pauvre de l’Europe

Le 10 mars 2015 par Stéphanie Senet

La Commission européenne a publié, le 9 mars, une évaluation de la mise en œuvre par les Etats membres de la directive-cadre sur l’eau (DCE). Résultat : les programmes nationaux ne sont pas à la hauteur des pollutions.

Sans surprise, l’objectif de la DCE d’atteindre le bon état écologique pour 53% des eaux européennes en 2015 ne sera pas atteint. 42% seulement des eaux de surface sont dans le vert, selon l’Agence européenne de l’environnement. Par ailleurs, on ne connaît toujours pas précisément l’état chimique de 40% des eaux.

Deux tiers des programmes incomplets

Mais que font les Etats membres pour rectifier le tir ? L’analyse des programmes d’action, qu’ils devaient remettre à Bruxelles au plus tard le 22 décembre 2012, apporte quelques éléments de réponse.

Selon la Commission, deux tiers des programmes nationaux ne sont toujours pas complets, signe du retard des gouvernements. Le plus souvent, ces actions ciblent une amélioration des systèmes de traitement des eaux usées et de l’eau potable, une réduction des intrants chimiques dans l’agriculture et la restauration de la continuité écologique. Mais elles restent insuffisantes.

Deux tiers des bassins sans amélioration

Pour deux tiers des bassins hydrographiques, les prélèvements montrent que les actions ne parviennent pas à endiguer les pollutions diffuses. Preuve qu’elles doivent être complétées par d’autres dispositifs. Deux Etats membres seulement ont mis en œuvre un programme complémentaire définitif, alors que des fonds européens sont ouverts à ce type d’action (Fonds de cohésion, fonds structurels, Feader[1]).

Si 8 Etats membres ont évalué la pression négative de l’agriculture, seul l’un d’entre eux (Lituanie) a effectivement quantifié la réduction nécessaire des intrants pour atteindre un bon état des eaux. Même chose pour la pollution chimique. Les pays européens se contentent de programmer des actions sans pour autant évaluer leur efficacité sur la qualité des eaux.

Les insuffisances de la France

Si l’on regarde les plans de gestion par bassin, seuls trois Etats membres -Autriche, Finlande et Pays-Bas- remplissent les trois critères définis par Bruxelles : l’analyse des différents impacts, l’évaluation des mesures sur l’état des eaux et le système de surveillance.

La France, qui a été condamnée par la Cour européenne en juin 2013 pour son laxisme dans la lutte contre les pollutions aux nitrates, ne risquait pas d’être un modèle en Europe. Selon le rapport de Bruxelles, Paris parvient seulement à identifier les menaces qui pèsent sur la qualité de ses eaux, mais ne sait ni améliorer cet état ni évaluer les éventuels progrès.

Bruxelles recommande particulièrement à la France de mieux justifier ses exceptions aux objectifs environnementaux (notamment le bon état des eaux en 2015).

Elle doit aussi mieux évaluer et prendre en compte l’impact du changement climatique, réduire les pollutions par l’azote et le phosphore, revoir sa réglementation sur l’utilisation des pesticides et fixer des limites précises aux agriculteurs.

Enfin, elle doit rapidement développer ses mesures de restauration naturelle (amélioration de la qualité des eaux, protection contre les inondations, conservation des habitats), « qui sont en général plus rentables que la construction d’infrastructures », souligne la Commission.

[1] Feader : Fonds européen agricole pour le développement rural

FILM

Nan Shui Beidiao (Sud-eau-nord-déplacer)

d’Antoine Boutet, Sortie le 28 janvier

Le film d’Antoine Boutet est doublement important : d’abord par l’ampleur pharaonique du chantier, ensuite par l’intelligence du scénario qui met en lumière toutes les tensions de la société chinoise.

Il a en outre le mérite de l’actualité puisque le 27 décembre, les robinets de la capitale Beijing ont fait couler les premières eaux venues du Sud. La connexion du réseau sud au réseau nord venait de s’opérer le 12 décembre.

La logique initiale est simple : le nord a les deux tiers des terres arables mais seulement un cinquième de l’eau du pays.

L’approvisionnement en eau de Beijing ressemble à celui de l’Algérie ; son déficit dépasse un milliard et demi de mètres cubes. Il serait urgent que la capitale ait en permanence de l’eau à boire, ce qui n’est pas le cas.

L’ensemble du chantier pour y remédier est gigantesque. Le débit annuel annoncé est d’un milliard de mètres cubes. En outre, huit milliards et demi iront aux provinces traversées. Un tunnel de 7,2 km passe sous le Fleuve jaune, un aqueduc de 12 km amène de l’eau à un cours d’eau du Henan.

Mais tout n’est pas si simple. On note d’abord plusieurs inconséquences. L’eau arrivée à Beijing vient non du Yangtsé mais de la Han, affluent du nord ; ce n’est donc pas vraiment de l’eau du sud. Le bassin de la Han, dont on a pris de un à deux tiers du débit, manque d’eau et les agriculteurs locaux ont dû déjà réduire leur consommation.

Les ressources en eau des habitants de Beijing sont descendues de trois cents mètres à cent mètres cubes. La nappe phréatique s’y abaisse chaque année de 90 cm. Mais cette situation résulte d’un énorme gaspillage : alors que la consommation quotidienne est en Allemagne de 130 litres, celle de Beijing atteint 300 litres, à cause des fuites dans les canalisations, des terrains de golfs, des piscines et jardins d’ornementation privés. Le déficit disparaîtrait si la consommation s’abaissait au niveau allemand.

Le chantier a créé d’énormes problèmes d’environnement. Depuis son ouverture en 2006, il a fallu fermer mille usines polluantes installées à proximité des canalisations.

Bien que des sommes équivalant à deux milliards d’euros environ aient été affectées à l’écologie du projet, des difficultés apparaissent pour l’environnement : développement anormal des algues à Wuhan, pollution de l’eau et pêches moins abondantes dans les cours d’eau sujets à prélèvement.

Les eaux arrivées au nord par le Grand Canal (chantier oriental) suscitent la méfiance, suspectées d’être cancérigènes, si bien qu’à Tianjin, on préférerait s’approvisionner en dessalant l’eau de mer.

Le film met l’accent sur les implications humaines du chantier : déplacements de population, attribution de terres de qualité contestables, indemnisations non versées, lutte dérisoire contre l’avancée du désert.

D’un côté, le parti se félicite de la magnificence du projet ; de l’autre, les paysans crient leur mécontentement. Deux niveaux de langage, comme en presque toutes choses en Chine. Une autre raison d’aller voir le film, pour y écouter le peuple.

Sud Eau Nord Déplacer

France, 2014

Durée : 110 mn

Réalisation : Antoine Boutet

Production : Patrice Nezan, Julie Paratian

Distribution : Zeugma Films

Voir la bande-annonce du film

Visitez la page Facebook du film

LIENS

· HOPE production

· L’Agence Française de Développement (AFD)

· Forum Mondial de l’Eau

· Yann Arthus-Bertrand

· Fondation GoodPlanet

PROCHAINES SEANCES PROGRAMMEES

* Mardi 23 Juin 2015 : Cafeco 207 : « Sacrée croissance », film de Marie-Monique Robin présenté par Bruno BOURGEON

* Mardi 07 Juillet 2015 (anticipé) : LBSJS 110 : « Ebola », par Bruno BOURGEON

* Mardi 21 Juillet 2015 : Cafeco 208 : « Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir » par Jean-Marc TAGLIAFERRI.

* Mardi 4 Août 2015 (séance anticipée) : LBSJS 111 à programmer

* Mardi 25 Août 2015 : Cafeco 209 : « Economie du vin en République Sud-Africaine » par B. BOURGEON, avec dégustation de vins sud-africains à la clé.

* Mardi 8 Septembre : LBSJS 112 à programmer

* Mardi 22 Septembre : Cafeco 210 à programmer

* Mardi 6 Octobre (anticipé) : LBSJS 113 à programmer

* Mardi 20 Octobre (anticipé) Cafeco 211 à programmer

* Mardi 10 Novembre LBSJS 114 à programmer (dont débriefing Alternatiba Péi du 8/11)

* Mardi 24 Novembre Cafeco 212 à programmer

* Mardi 8 décembre LBSJS 115 : Bilan 2015

Contacts GSM : Bruno BOURGEON : 0692 05 45 05 ou JMT : 0692 02 92 71 bruno.bourgeon@gmail.com ou jean-marc.tagliaferri@wanadoo.fr

Retrouvez le Repaire et sa documentation sur le site web : www.aid97400.re

Le Repaire de Là-bas si j’y suis, un collectif de l’Association Initiatives Dionysiennes

Connaissiez-vous l’émission « modeste et géniale » de Daniel MERMET sur France-Inter : http://www.la-bas.org/


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