AID Association initiatives dionysiennes
La violence des riches séance 2

LBSJS 101- Les riches et nous

Présentation de Jean-Marc Tagliaferri

mercredi 6 août 2014 par JMT

Rendez-vous à « LA CASA NOSTRA », Mardi 12 Août 2014, de 18h à 20h30, 163 Rue Jules Auber (entre rue Général de Gaulle et Rue Monseigneur de Beaumont) Tel 0262 200944.

Repas partagé pour ceux qui veulent continuer à échanger

Plan d’accès

cliquez ici pour en savoir un peu plus :

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Affiche LBSJS101

Publications

* ZotZinfos du Jeudi 7 Août 2014 - 10:00

* JIR du

SOUTIEN A LA-BAS SI J’Y SUIS

Logo LBSJS Rouge Signez ici la pétition de là-bas :

LA-BAS CONTINUE !

"Là-bas si j’y suis" c’est fini,

Daniel Mermet ne sera plus à l’antenne en septembre, et l’équipe est suspendue.

Le vendredi 26 juin, au lendemain de la dernière émission de la saison, Laurence Bloch, la nouvelle directrice de France Inter mettait brutalement un terme à l’une des émissions la plus populaire, la plus originale et la plus engagée de la radio.

Madame Bloch assure que l’audience baisse, alors que LA-BAS a apporté plus de 350 000 auditeurs à France Inter sur un horaire difficile.

Madame Bloch dit à Daniel Mermet qu’il est trop vieux, alors que la moyenne d’âge de l’équipe est de 37 ans et que Mermet a convenu de passer la main avec son équipe.

Depuis longtemps le pouvoir tentait de faire taire la voix beaucoup trop dissidente de cette émission. La nouvelle direction l’a fait. A l’intérieur de la radio comme parmi les auditeurs, la stupéfaction a fait place à la colère.

« C’est une erreur et une faute, dit le comédien François Morel ».

De partout, sur tous les réseaux, circulent des pétitions et des dizaines de milliers de messages consternés ou rageurs.

« J’ai 30 ans, j’ai grandi avec les reportages, j’ai appris à tendre l’oreille, j’ai appris à réfléchir plutôt qu’à recevoir. C’est l’ouverture à la pensée critique (à la pensée tout court ?) que l’on flingue aujourd’hui. Mais on touche aussi à un petit bout de moi, à une bande de potes, là, dans le poste. J’ai les boules et je le ferai savoir. On ne lâche rien. »

POUR QUE LA BAS CONTINUE !

Paris, le 27 Juin 2014

COLLECTE

AID participera au mouvement citoyen en train de naître pour financer la poursuite de l’aventure de l’équipe de La BAS SI J’Y SUIS, même sans France-Inter. Une collecte, fiscalement déductible est désormais ouverte

PRESENTATION

Voir l’article sur la séance précédente

Leur vie fait rêver. Ils sont riches et n’ont plus besoin de travailler pour subvenir à leurs besoins. Si l’argent ne fait pas le bonheur, il fait du moins le leur.

C’est le cas de Paul Dubrule. A 79 ans, ce papy dandy prend un infini plaisir à tirer sur son cigare cubain. Il aime clamer à qui veut l’entendre qu’il est à la retraite, même s’il continue à présider le conseil de surveillance du groupe hôtelier Accor, dont il est le cofondateur.

Il ne s’en cache pas : Paul Dubrule aime tout ce qui est mécanique (les montres, les vélos, les voitures), le bon vin et qu’on lui "cire les pompes".

Depuis quelques années, cet ancien sénateur et maire UMP de Fontainebleau (Seine-et-Marne) est résident suisse.

Il a trouvé refuge à Genève pour fuir la fiscalité française. Avec honnêteté et une pointe de cynisme, l’homme d’affaires raconte, dans le long documentaire "Au bonheur des riches", pourquoi ce choix de l’exil.

La faute de la France, devenue un pays "insupportable", dont il vaut mieux "divorcer" plutôt que de la supporter. Il dit avoir largement contribué à la richesse nationale et payé un "paquet d’impôts" : son groupe n’emploie-t-il pas, après tout, 160 000 personnes à travers le monde, dont la moitié en France ?

"Sans les riches, une nation n’existe pas vraiment", lance Paul Dubrule. D’ailleurs, qui sont vraiment "les riches" ? Que sait-on vraiment d’eux ?

Christian de Luppé

Christian de Luppé

RAPPORT À L’ARGENT

Le film d’Antoine Roux dresse le portrait de quatre millionnaires qui ont accepté d’être suivis par les caméras. Pas question, cependant, de les accompagner dans leur quotidien ni de les voir sur un jet ou dans une fête à Saint- Tropez à bord d’un yacht, entourés de mannequins.

Ce document tente plutôt de décrypter leur condition d’hommes riches, ce qui fait leur singularité, définit leur rapport à l’argent, à l’Etat, aux gens ordinaires, et la manière dont ils cultivent leur réseau.

Il y a Alain Tingaud, qui a fait fortune dans les nouvelles technologies et qui préside le club de rugby du Sporting Union Agen Lot-et-Garonne. Il s’est fait tout seul et croit en la réussite.

Son fils est à la tête d’une entreprise vinicole rachetée par son père. Et, même s’il se considère comme un "privilégié", il estime ne pas avoir à s’excuser ou à se justifier d’en être un.

Témoignent aussi deux châtelains, Denis de Kergolay et Christian de Luppé, héritiers d’une longue lignée, qui possèdent leur domaine depuis des siècles et qui se battent pour préserver leur patrimoine.

Ce film, qui s’appuie sur les travaux des sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon,

Les Pinçon-Charlot au château

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon au château

spécialistes des riches, démontre que ces hommes, au compte en banque copieusement garni, cherchent surtout, au fond, consciemment ou inconsciemment, à s’anoblir ou à perpétuer leur dynastie

LA VIDEO

Deuxième partie « Les riches et nous » (séance du mardi 12 Août)

Au bonheur des riches,diffusée sur France 2 le 01 Octobre 2013 à 23 40

Antoine Roux - (France, 2013, 2 x 64 minutes).

LIVRE

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. La violence des riches

Le dernier Opus de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

06 octobre 2013

La Violence des Riches recto

Chronique d’une immense casse sociale. Paris : Éditions La découverte, 2013.

Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d’un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d’intensification multiforme de la violence sociale.

Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d’une grande agression sociale, d’un véritable pilonnage des classes populaires : un monde social fracassé, au bord de l’implosion.

Loin d’être l’oeuvre d’un « adversaire sans visage », cette violence de classe, qui se marque dans les têtes et dans les corps, a ses agents, ses stratégies et ses lieux.

Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d’un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp.

LES RICHES

par Fernand COMTE - 9 août 2014

Ils sont 0,1 % de la population française ; parfois on y ajoute les 1 % de la tranche fortunée la plus proche. Mais il y a une grande distance entre les premiers et les seconds bien que ces derniers aimeraient se confondre avec ces 0,1 %. Ils les imitent, s’habillent comme eux, essaient de les rencontrer le plus souvent, aspirent à leur train de vie, etc, mais ils n’ont pas tous leurs pouvoirs.

Car ces 0,1 %, ce sont les deux cent familles dont parlait Edouard Daladier, alors Président du Conseil en 1934 : " Deux cents familles sont maîtresses de l’économie française et, en fait, de la politique française. Ce sont des forces qu’un État démocratique ne devrait pas tolérer, que Richelieu n’eût pas tolérées dans le royaume de France.

L’influence des deux cents familles pèse sur le système fiscal, sur les transports, sur le crédit. Les deux cents familles placent au pouvoir leurs délégués. Elles interviennent sur l’opinion publique, car elles contrôlent la presse"

La situation n’a pas changé. Elle est même pire.

Les 1% sont un bataillon de 350 000 foyers dont les revenus ont augmenté de 19 % entre 1998 et 2005, les 0,1 % sont 35 000 foyers et leurs revenus ont augmenté dans la même période de 32 %, mais ce n’est rien encore, car le petit club des 0,01 % soit 3 500 foyers a vu ses revenus augmenter dans les mêmes conditions de 42,6 %.

Pendant ce temps pour les 100 % de la population, c’est-à-dire ceux-ci et ceux-là, l’augmentation des revenus n’a été que de 5,9 %, c’est-à-dire que les premiers ont de cette augmentation pris la plus grosse part (ces données sont de l’école d’économie de Paris)

De plus il faut bien voir les choses : il ne s’agit pas de propriété, de biens possédés, d’avoirs, mais de revenus, de rentrées d’argent, en somme l’équivalent du salaire.

« Ceux qui s’enrichissent en dormant » fustigeait en son temps François Mitterrand.

Et quelle justification ?

Sans doute y a-t-il de la part de l’entrepreneur un coup de pouce au départ, une idée géniale, un risque pris, une innovation, imprévue peut-être.

Mais il ne faut pas oublier le nombre important des autres facteurs :

- tout ce qui s’est fait avant est le fait des générations précédentes et contemporaines et ceci permet cela ;

- la situation du lieu où l’entreprise naît ;

- surtout l’apport du personnel qui est exploité pour le succès de l’entreprise et n’a pratiquement pas son mot à dire ;

- le hasard du moment, etc etc.

Mais comme le dit Frédéric Lordon " il n’est strictement aucun argument, ni celui du mérite ni a fortiori celui du temps travaillé, qui puisse justifier qu’un individu vaille, et gagne, trois cents fois plus qu’un autre, le revenu net maximal est décidément une idée qui a de l’avenir… "

D’autant plus qu’il faut ajouter à tous ces facteurs le hasard de la naissance. Toutes les grandes sociétés françaises sont la propriété des Dassault, Bouygues, Arnaud, Lagardère et autres Gattaz. Tous des héritiers !

C’est une sorte de noblesse, indéracinable, semblable à celle qui a perdu ses privilèges lors de la Révolution française. La première n’avait d’autre appui que le roi, légitime ou illégitime selon les aléas de l’histoire, la seconde se cramponne sur la droit de propriété, droit naturel dit-on, qui a même réussi à se faufiler dans les droits de l’homme. Pourtant il y a une marge énorme entre le droit de propriété des riches et celui des gens du commun (voir l’article « l’argent des riches, l’argent des pauvres »)

Un pouvoir exorbitant

Comme le disait déjà en 1934 Edouard Daladier, ils font la pluie et le beau temps.

"Ce sont les riches qui prennent les décisions économiques, disait Robert Rubin, directeur du National Economic Council, le 7 janvier 1993, les attaquer, c’est affaiblir l’économie."

Aussi décident-ils de tout, entreprennent de grands travaux inutiles mais rentables pour leurs profits, embauchent des employés et les rejettent sans se poser de question, dénaturent l’environnement, polluent tout autour d’eux, paient moins d’impôts que tous les autres (voir l’article « la dette publique ») et vont même jusqu’à imposer l’état. Oui, oui, ils inversent la relation entre l’état et les particuliers. Ce sont des milliards que l’état verse aux riches (voir le fameux contrat de responsabilités) .

Hollande avait proclamé le 22 janvier 2012 : "Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera jamais élu et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance". C’était devant 25.000 personnes, selon le PS, réunies au Bourget, près de Paris.

Il a fait exactement le contraire.

Qui normalement devrait décider dans une démocratie ? C’est le peuple. Aujourd’hui c’est l’argent, ce sont les riches qui décident en vue de leur profit et non en vue du bien du peuple.

Aujourd’hui le pouvoir politique a démissionné devant les riches.

Il est des moments dans l’histoire où les choses se passent un peu autrement. On se souvient de la phrase qu’aurait dite le général De Gaulle après la Libération au patronat français : " Je n’ai vu aucun de vous, Messieurs, à Londres "

Il est vrai qu’à la Libération l’équilibre entre les différentes classes de la population, toutes ayant participé plus ou moins au combat, ont permis les décisions du Conseil national de la résistance : sécurité sociale, retraite, services publics.

On a parlé ensuite des trente glorieuses, trente années de progrès social.

Mais les riches prennent aujourd’hui leur revanche.

C’est Denis Kessler, vice président du Medef qui affirme avec une pointe d’arrogance non dissimulée : "Il s’agit de défaire méthodiquement le programme du CNR" (revue Challenges le 4 octobre 2007)

C’est Warren Buffet (qui pèse 58 milliards de dollars) qui affirmait dès 2006 – avant la crise – que les riches étaient en train de gagner la lutte des classes, puis il précisait en 2011 que cette « lutte des classes » faisait rage, tout en ajoutant : « c’est ma classe, celle des riches, qui a déclaré cette guerre et c’est elle qui est en train de la remporter »

C’est Pierre Gattaz, le président du Medef qui plaide en mai dernier pour des salaires inférieure au smic, un sous-salaire pour des sous-travailleurs. Et pourtant il y a en France des travailleurs à temps plein qui n’ont pas un salaire suffisant pour vivre correctement. Pendant ce temps Pierre Gattaz précisément s’octroie en un an une augmentation de salaire de 29 %

De la devise de la république : Liberté, égalité, fraternité. Seul le premier mot est retenu, la liberté, la liberté des fauves.

Fernand COMTE (Fernand@fernandcomte.fr )

merci à Alain Mouetaux d’ATTAC-974 pour le lien

AUTRES LIENS VIDEOS

* La violence des riches par les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon

Conférence du 21 novembre 2013 à la librairie L’Alinéa, Martigues, des sociologues Monique et Michel Pinçon à propos de leur dernier ouvrage La violence des riches paru aux éditions La Découverte.

Par Nicolas Balique 30’ Ajoutée le 22 nov. 2013

* La violence des riches

Voici un couple de sociologues qui cogne dur et parle clair. Entretien avec Monique et Michel Pinçon-Charlot, autour de leur livre « La violence des riches - Chronique d’une immense casse sociale » (Editions Zones - La Découverte 2013).

Réalisation : Yannick Bovy — Janvier 2014 - 26 mn.

Une émission proposée par la FGTB wallonne & produite par le CEPAG,

Ajoutée le 29 janv. 2014

Analyse par AgoraVox

Thèmes abordés :

La violence économique : salaires et chômage.

Les riches contre les peuples : une guerre de classe.

Qu’est-ce qu’un riche ?

Les mécanismes de la domination des riches.

La fabrique de l’impuissance.

Contre l’oligarchie.

La deuxième droite ou la gauche qui capitule.

Défaire l’ordre injuste du monde.

Quand le capitalisme marque els corps.

Les lanceurs d’alerte.

Le chaos c’est maintenant.

Le mot de l’éditeur :

Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d’un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d’intensification multiforme de la violence sociale.

Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d’une grande agression sociale, d’un véritable pilonnage des classes populaires : un monde social fracassé, au bord de l’implosion. Loin d’être l’œuvre d’un "adversaire sans visage", cette violence de classe, qui se marque dans les têtes et dans les corps, a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d’un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp.

À ceux qui taxent indistinctement de "populisme" toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment : il est grand temps de faire la critique du "bourgeoisisme".

Tables des matières :

Avant-propos

1. Patrons spéculateurs et salariés jetables

Retour dans les Ardennes

Les poulets Doux ont la vie dure

PSA Peugeot Citroën et le mépris de l’ouvrier

GDF SUEZ ou l’état complice

2. La délinquance des riches

La fraude fiscale, un sport de classe

Quand la justice ferme les yeux

Deux poids, deux mesures : justice de classe et délinquance des pauvres

La criminalisation de la contestation sociale

Un sentiment d’impunité, jusqu’à quand ?

3. L’oligarchie dans la France de François Hollande

François Hollande et ses réseaux

Néolibéral depuis 1983

Le rôle historique des socialistes français dans la mondialisation libérale

Quelques mesures emblématiques de la « deuxième droite »

4. La domination dans les têtes

On préfère ne pas savoir

L’idéologie libérale à longueur d’antennes

La publicité achève bien les cerveaux

Manipulateurs et fiers de l’être : l’enfer du management

5. La mécanique de la domination

Du particulier à l’universel, leur intérêt bien compris

Quand la violence sociale se marque dans les corps

La confrontation à l’autre social

6. La ville comme champ de bataille

L’espace, un éducateur discret, mais efficace

La mémoire ouvrière laminée

Les classes populaires tenues à distances des beaux quartiers

Les ambiguïté de la politique de la ville

Choix politiques selon les quartiers

Conclusion : le « bourgeoisisme » et ses ennemis

Bibliographie.

Données techniques :

Titre : "La violence des riches"

Sous-titre : "Chronique d’une immense casse sociale"

Auteurs : Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon

Éditeur : Zones

Parution : Septembre 2013

Pages : 256

Format : 140 x 205 mm

ISBN : 9782355220524

Prix : 17 €

La guerre sociale est déclarée :

Une nouvelle guerre mondiale a commencé. C’est une guerre sociale et intérieure, une guerre d’élimination menée par les élites dirigeantes contre une population devenue trop nombreuse et inutilement coûteuse.

Cette guerre se caractérise par l’instauration d’un nouvel esclavage appelé "libéralisme", et simultanément, par l’accroissement de la répression contre le citoyen ordinaire afin d’obtenir sa soumission.

La guerre des riches contre les pauvres

La "lutte des classes" prônée par Karl Marx était celle des pauvres contre les riches, des exploités contre les exploiteurs. Depuis 1980, la lutte des classes s’est inversée. C’est désormais une guerre des riches contre les pauvres. Son but est d’effacer un siècle de progrès social en occident, de décupler les profits des entreprises, et de permettre un enrichissement sans précédent des élites dirigeantes au détriment de la population ordinaire devenue une simple ressource à exploiter.

Mais cette guerre sociale vise également des objectifs plus vastes et à plus long-terme...

Le constat des Maîtres du Monde

Ceux qui dirigent actuellement le monde considèrent que la planète est surpeuplée. Or cette surpopulation menace leur pouvoir. Plus la population est nombreuse, plus elle risque d’échapper un jour au contrôle de la minorité qui gouverne contre l’intérêt de la majorité.

De plus, les Maîtres du Monde considèrent qu’une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des "citoyens ordinaires" ont une valeur négative pour le système économique.

Par ailleurs, du point de vue des Maitres du Monde, la principale cause de la pollution est la surpopulation. Si les humains étaient 5 fois moins nombreux sur la planète, il y aurait 5 fois moins de pollution. Par ailleurs, plus il y a d’humains sur la planète, et plus se réduit la part de ressources naturelles (eau, nourriture, énergie, matières premières, espace) disponibles pour chaque humain.

Une alternative serait que l’humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu’elle permet de générer. Pour les Maîtres du Monde, cette solution n’est pas envisageable.

Une seconde alternative serait que l’humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l’environnement.

Mais les énergies alternatives ne parviendront pas à satisfaire entièrement les niveaux de consommation actuels. Enfin cela coûtera cher, et sans réduire le danger d’instabilité sociale.

Les Maîtres du Monde ont donc choisi une autre solution : permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d’une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l’environnement et les risques d’instabilité sociale en ramenant la population mondiale à 1 milliard d’habitants d’ici le milieu du 21è siècle.

Le contrôle final de l’Énergie

L’un des objectifs stratégiques des Maîtres du Monde est de parvenir à un contrôle entièrement automatisé de la production de l’énergie et des ressources, en remplaçant progressivement l’ensemble des salariés par des machines. Le document sur les "armes silencieuses" est très clair à ce sujet :

"Si l’ascension des classes inférieures peut être contenue assez longtemps, l’élite peut parvenir à la dominance de l’énergie, et le peuple, par consentement, ne tiendra plus alors une position de ressource énergétique essentielle.

Jusqu’à ce qu’une telle dominance de l’énergie soit absolument établie, le consentement du peuple à travailler et à laisser les autres prendre en main leurs affaires doit être pris en considération, dans la mesure où un échec en ce domaine amènerait le peuple à interférer dans le transfert final des sources d’énergie au contrôle de l’élite."

Depuis environ 20 ans, tout a été mis en œuvre pour parvenir une automatisation totale du processus de production. Pour préparer le remplacement de l’homme par les ordinateurs et les robots, les Maîtres du Monde ont décidé de faire converger les façons de travailler de l’homme et de la machine.

C’est pourquoi dans les entreprises, on a assisté à une "machinisation" des méthodes de travail, y compris dans le secteur tertiaire. Les salariés ont de moins en moins de marge de décision. Leur travail se limite à suivre des procédures rigides et définies d’avance. Des procédures qui se rapprochent de celles des ordinateurs, afin précisément de faciliter le remplacement des salariés par des machines.

Grâce à la robotisation, à l’informatique, et à l’intelligence artificielle, la production et le transport de l’énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l’élimination de la population inutile.

La "solution finale"

Une guerre d’élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l’accès à l’espace vital, à la nourriture, à la santé, à l’éducation, à l’information, et à l’énergie.

L’envolée des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d’éducation et de santé publique, et la privatisation du marché de l’électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie, ou le suicide.

La population en excès pourra aussi être éliminée par des épidémies (dissémination délibérée de virus dans l’air, l’eau ou l’alimentation industrielle) et par des guerres.

L’expérience de la grenouille :

Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.

Cette expérience peu recommandable est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.

Source Syti.

Enfin, pour mémoire :

"Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner." Warren Buffet 1ère fortune des États-Unis en 2004.

Une vidéo passionnante, décrivant la crue réalité des faits, ainsi qu’un livre qui s’annonce fort intéressant.

PROCHAINES SEANCES PROGRAMMEES

- Relâche hivernale

- Mardi 14 Octobre 2014 : LBSJS 102 : « l’héritabilité de l’intelligence »

- Mardi 28 Octobre 2014 : cafeco 200 : "Saumon et omégas-3"....et La fête du bicentenaire du cafeco !

Connaissez-vous l’émission « modeste et géniale » de Daniel MERMET sur France-Inter (98.8Mhz à St Denis) à 15h05 (heure métropole) soit 17h05 (heure Réunion) ?

SIGNEZ LA PETITION POUR LE MAINTIEN DE L’EMISSION : http://mailing.la-bas.org/redirect.php4 ?id=10887&t=1

Voir sur http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/labas/ et sur http://www.la-bas.org/

mél : labassijysuis@radiofrance.com

répondeur pour vos messages : 01 56 40 37 37

Contacts GSM : B. BOURGEON : 0692 05 45 05 ou JMT : 0692 02 92 71 jean-marc.tagliaferri@wanadoo.fr

Retrouvez le Repaire et sa documentation sur le site web : http://aid97400.lautre.net

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