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Prix du Meilleur Acteur dans le cadre de "Un certain Regard"

L’acteur Aborigène David Gulpilil primé à Cannes

Article de Stephanie Bunbury traduit par Vanessa Escalante

dimanche 25 mai 2014 par JMT

L’acteur Aborigène David Gulpilil vient de remporter le prix du meilleur acteur au festival de Cannes pour son rôle dans le film de Rolf de Heer « Charlie’s Country ».

Voir l’extrait vidéo du film sur le site du Sydney Morning Herald

Synopsis : Charlie est perturbé car la politique d’Intervention dans les communautés éloignées de l’Australie a rendu sa vie compliquée. Il décide donc de partir vivre une vie plus traditionnelle dans le bush.

L’acteur australien David Gulpilil a remporté le prix du meilleur acteur à Cannes pour sa performance et son charisme. C’était un hommage et un couronnement pour l’acteur qui avait déjà été remarqué dans le rôle du Traqueur dans le film de Nic Roeg « Walkabout » en 1971 ainsi que dans de nombreux autres films comme Storm Boy, Mad Dog Morgan et TheTracker, sa première collaboration avec De Heer.

Le prix a été remis au cours de la sélection « Un Certain Regard » parallèle à la compétition officielle qui met en avant des films au point de vue personnel et des réalisations innovantes.

Charlie’s Country c’est l’histoire de Charlie, un Aborigène d’un âge avancé qui vit dans un abri de fortune et se retrouve mis encore plus en marge par les lois prohibitionnistes et interventionnistes de l’homme blanc dans les communautés. Il se rend dans le bush pour retrouver un mode de vie plus traditionnel mais ne peut pas vivre pendant la saison humide car sa maladie l’affaiblit péniblement ; les choses finissent sur une note d’espoir.

Le film a été accueilli par une standing ovation à la projection réunissant tous les critiques du festival. Gulpilil est décrit comme un acteur capable d’espièglerie et de profondeur souvent dans une même séquence.

L’ Hollywood Reporter dit que “Ce drame éloquent et poétique est teinté d’une douleur profonde, celle de la dislocation d’une culture, mais aussi rempli de notes d’humour et même de joie. Les observations du film concernant la résilience spirituel face à la colonisation blanche et l’irréconciliable déséquilibre social l’enrichissent avec une universalité émotionnelle.

Dans un entretien, Rolf de Heer a confié qu’il a décidé de faire ce film quand il a rendu visite à Gulpilil en prison. Gulpilil, a vécu des expériences comparables à celles de Charlie et ce dernier lui a dit que la seule chose qu’il aimerait faire était un autre film avec le réalisateur.

Rolf de Heer, réalisateur du film "Charlie’s Country" au 67ème Festival du Film de Cannes. Photo : Getty Images

De Heer n’avait alors pas pensé faire un nouveau film mais a voulu donner de l’espoir à Gulpilil. Les deux hommes se sont rencontrés pendant une heure pour trouver une idée et De Heer a écrit le script. “Ce que j’ai ressenti est que si nous utilisions des choses reconnaissables pour lui et possibles à dessiner facilement alors une grande performance en sortirai. Le film repose sur sa performance.


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