AID Association initiatives dionysiennes
15 MARS 1944 - 15 MARS 2014 SAINT DENIS DE LA REUNION

COMMEMORONS LE 70 EME ANNIVERSAIRE DU PNR

LA REPUBLIQUE EXEMPLAIRE ?

samedi 8 mars 2014 par JMT

page mise à jour le 18/3/2014 à 18h00

Voir à la fin les mises à jour et le suivi

HISTORIQUE DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE

source wikipedia

Le Conseil national de la Résistance (CNR) était l’organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943.

Le CNR sous Jean Moulin

Son premier président fut Jean Moulin, délégué du général de Gaulle, lequel voulait instaurer ce Conseil afin d’unifier les différents mouvements de Résistance qui s’étaient spontanément constitués depuis la défaite et son appel du 18 juin 1940, au lendemain de la demande d’armistice par le maréchal Pétain.

Jean Moulin en octobre 1940.

Selon les dirigeants de la France libre, en effet, les mouvements de Résistance, hormis les Francs-tireurs et partisans (FTP) et autres résistants d’obédience communiste, étaient le plus souvent inorganisés et n’étaient pas suffisamment coordonnés. Aussi, nombre de maquis n’entretenaient pas de relations entre eux et ce cloisonnement des mouvements de Résistance empêchait toute action commune organisée, et donc efficace.

Le 1er janvier 1942, Jean Moulin devient ainsi le représentant du général afin d’unifier l’ensemble des mouvements de Résistance. En juin, il met en place un Comité des experts chargé de penser la synthèse des projets politiques pour l’après guerre. Le tour de force qu’est l’unification se produit un an plus tard, le 27 mai 1943, lors de la première réunion du CNR qui se tient à Paris dans l’appartement de René Corbin, au premier étage du 48 rue du Four1.

Membres du CNR au 27 mai 1943

Allez sur le site Wikipédia voir les liens biographiques des divers participants

Outre Moulin et ses deux collaborateurs, Pierre Meunier et Robert Chambeiron, ont participé à la réunion du 27 mai 1943 :

les représentants des huit grands mouvements de résistance :

* Pierre Villon du Front national de la résistance créé par le Parti communiste français

* Roger Coquoin pour Ceux de la Libération,

* Jacques Lecompte-Boinet pour Ceux de la Résistance,

* Charles Laurent pour Libération-Nord,

* Pascal Copeau pour Libération-Sud,

* Jacques-Henri Simon pour Organisation civile et militaire,

* Claude Bourdet pour Combat,

* Eugène Claudius-Petit pour Franc-Tireur ;

les représentants des deux grands syndicats d’avant-guerre :

* Louis Saillant pour la CGT,

* Gaston Tessier pour la CFTC ;

et les représentants des six principaux partis politiques de la Troisième République :

* André Mercier pour le PC,

* André Le Troquer pour la SFIO,

* Marc Rucart pour les radicaux,

* Georges Bidault pour les démocrates-chrétiens,

* Joseph Laniel pour l’Alliance démocratique (droite modérée et laïque),

* Jacques Debû-Bridel pour la Fédération républicaine (droite conservatrice et catholique).

Cette réunion aura une importance politique considérable, ainsi que l’expose Robert Chambeiron :

« Après le 27 juin, les Américains ne peuvent plus douter de la légitimité de De Gaulle. La France devient un pays allié à part entière et, à ce titre, sera présente lors de la capitulation des armées nazies, le 8 mai 1945. D’autre part, les Alliés doivent abandonner leur projet d’administrer eux-mêmes la France au fur et à mesure de sa libération. Et, parce qu’il y a eu le CNR et de Gaulle, la France sera, lors de la création de l’Organisation des Nations unies, l’une des cinq grandes puissances à occuper un siège permanent au sein du Conseil de sécurité. »

Le CNR après Jean Moulin

Peu après la création du CNR, Jean Moulin est dénoncé et capturé à Caluire par les SS. Après avoir été torturé pendant trois jours par Klaus Barbie, il décède le 8 juillet 1943 pendant son transfert vers l’Allemagne, sans avoir rien dit à ses tortionnaires.

Son mutisme empêche les nazis de démanteler le CNR, lequel décide cependant par sécurité de mettre fin aux séances plénières. Il constitue alors un bureau exécutif de cinq membres, chaque membre représentant son propre courant et deux autres courants ses actions, sous la direction d’Émile Bollaert, délégué général depuis le 1° septembre 1943, et de Georges Bidault, nouveau président.

Le CNR charge un Comité général d’étude de prendre la suite du Comité d’experts créé par Jean Moulin et de préparer une plate-forme politique pour la France d’après la Libération.

En novembre 1943 à Alger, le général de Gaulle entérine les points essentiels du Rapport Courtin élaborés au sein du Comité général d’étude et adoptés par l’Assemblée consultative, points qui deviendront le noyau du programme du Conseil national de la Résistance appliqué à la Libération :

« plan complet de sécurité sociale » c’est-à-dire une Sécurité sociale pour tous prévoyant remboursements des frais médicaux et indemnités de chômage,

* retraites étendues à toutes les catégories de salariés (les commerçants en resteront exclus),

« retour à la nation » des grandes entreprises exploitées par l’occupant, en particulier Renault, la SNCF, Air France, de grandes banques, sans pour autant rompre avec le capitalisme (compromis majeur avec le programme du PCF qui cédait ainsi, au moins provisoirement, sur un principe)

* subvention d’un programme culturel

* indépendance de la presse des capitaux des grandes industries, etc.

Émile Bollaert, ayant été arrêté le 3 février 1944, est remplacé en mars 1944 par Alexandre Parodi.

Le 15 septembre 1944, Louis Saillant succède à Georges Bidault à la tête du CNR[

Programme politique

Adopté le 15 mars 1944 après plusieurs mois de négociations, le programme du Conseil national de la Résistance est très empreint de rénovation sociale et suit des principes communistes (économie planifiée), notamment sous l’impulsion de Pierre Villon, représentant le Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France.

Ce document comprend deux parties, un « plan d’action immédiate » qui concerne l’action de la Résistance intérieure française à mener dans l’immédiat dans la perspective de la Libération et les « mesures à appliquer dès la Libération du territoire », sorte de programme de gouvernement qui comprend à la fois des mesures visant à réduire la mainmise des collaborationnistes sur le pays et des mesures à beaucoup plus long terme comme le rétablissement du suffrage universel, les nationalisations ou la sécurité sociale4.

Parmi les mesures appliquées à la Libération, citons la nationalisation de l’énergie (création d’Électricité de France en 1946), des assurances (AGF en 1945) et des banques (Crédit lyonnais en 1945, Société générale en 1946), la création de la Sécurité sociale5. Ces actions ont constitué jusqu’à aujourd’hui une grande partie des acquis sociaux de la seconde partie du XXe siècle.

Dans les premiers mois de la Libération, onze des Conseils départementaux de la Libération (institutions provisoires mises en place pour remplacer l’administration départementale vichyste) ne veulent pas être remplacés par la nouvelle administration préfectorale, nommée par le Gouvernement provisoire. Souhaitant appliquer le programme du CNR, ces institutions composées de résistants finissent par s’effacer lors des premières élections, les Français souhaitant dans l’ensemble un retour aux structures habituelles (centralisme, conseils généraux). À partir de 1946-1947, plus aucun Conseil départemental de la Libération n’a de rôle effectif.

PROGRAMME DU CNR

source

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi-unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Ainsi, les représentants des organisations de Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du Conseil National de la Résistance, délibérant en Assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la libération du territoire, un ordre social plus juste.

I Plan d’action immédiate (…)

II Mesures à appliquer dès la libération du territoire

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la Libération :

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la Nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la Nation pendant la période d’occupation, ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par le gouvernement de l’Axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

- le rétablissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

- la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances de l’argent et des influences étrangères ;

- la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

- l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

- le respect de la personne humaine ;

- l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

- l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

- une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

- l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

- le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques ;

- le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

- le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’aménagement du régime contractuel du travail ;

- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

- la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;

- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ;

- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

- l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan quinquennal rural ;

- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

- le dédommagement des sinistrés et allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui en auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation. Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.

L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N. et de son président le général de Gaulle ! En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

version imprimable :

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Texte Programme CNR

HISTORIQUE

* le 15 mars 2004, organisation de la commémoration des 60ANS du PNR sur le rond-point du Bd Sud et du Bd Doret

* en mars 2013 cofinancement pour 100€ via le producteur LA VAKA PRODUCTIONS du film "Les Jours Heureux" de Gilles Perret que JMT verra à Marseille fin Août 2013 en présence du réalisateur. Les Jours Heureux est le titre initial du PNR.

* en janvier 2014 contacts avec Attac Réunion et UFAL 974 pour organiser une commémoration le 15 Mars 2014

* en février 2014 commandes de l’exposition CNR (proposée par UFAL REUNION) pour 980€ et des KITS ANTI REQUINS (proposés par ATTAC FRANCE). De son côté ATTAC REUNION a mené les négociations pour la diffusion du film et l’organisation d’un débat à Saint Paul le 27 Mars

PROGRAMME PROVISOIRE DE LA JOURNEE DU 15 MARS 2014

Lieu :

terrasse du restaurant "Arôme Café" à Saint Denis rue de Nice près de la rue Juliette Dodu

De 9 à 17 tables et 2 fois autant de chaises

Supports :

* exposition CNR : 15 panneaux plastifiés de 80*60 en périphérie extérieure de la terrasse

liste des panneaux :

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Programme Expo CNR

* kits anti-requins : quelques centaines d’opuscules de 28 pages A6 avec 4 autocollants à l’intérieur

* matériel "MFRB" sur le Revenu de Base

* matériel des autres organisations participantes

Horaires prévisionnels :

09h00 : Mise en place par les organisateurs 10h00 : Ouverture au public 10h00-11h00 : débat sur le thème des "kits antirequins" 11H00 : conférence de presse 12h00-14h00 : repas citoyen (participation de chacun en fonction de ses moyens) avec les participants aux débats 14h00-17h00 : débats sur les thèmes du PNR après 17h00, en fonction de la fréquentation, démontage de l’exposition

Tables d’organisations :

* AID+ Gran Mer Kal

* MFRB

* ATTAC REUNION

* UFAL

* RPS

* LDH

* ?

LES KITS ANTI-REQUINS D’ATTAC FRANCE

Voir la carte des manifestations prévues le 15 mars ( 40 annoncées lau12/3)

Malgré la crise, les banques et les multinationales se comportent de plus en plus comme des « super-prédateurs » exploitant partout les peuples et la nature pour mieux satisfaire leurs exigences de profit. Ces requins n’ont désormais plus rien à craindre - sinon leurs propres semblables. Face à eux, les citoyen.ne.s sont des proies sans défense.

Pourtant, il suffirait que nous unissions nos forces et agissions ensemble pour mettre un terme à l’impunité de ces requins, et remettre en cause leur pouvoir destructeur. Car ils ont leurs points faibles ! À nous de les exploiter pour porter atteinte à leurs intérêts, à leur image de marque ou, tout simplement, à leur sacro-saint chiffre d’affaires.

Pour cela, nous vous proposons de participer à une opération de communication et d’action citoyenne inédite et de grande ampleur autour de l’édition d’un « Kit anti-requins » contenant les outils pour traquer trois multinationales prédatrices :

* BNP-Paribas,

* Société générale

* Unilever.

Cette opération est basée sur des exigences concrètes, avec des cibles spécifiques. L’objectif : obtenir des victoires qui seront autant de premiers pas vers la mise sous contrôle citoyen des banques et multinationales prédatrices !

Ensemble, traquons les banques et les multinationales prédatrices.

Pour lancer l’opération qui commence de 15 mars dans 100 villes françaises et qui doit durer des mois, AID a pris en charge un colis de 15kg (450kits) et un colis de 30kg ( 900kits) pour un coût de 675€ (kits) et 120€ de participation au port.

EXPOSITION CNR LA REPUBLIQUE EXEMPLAIRE

Produite sur commande par l’Association Valmy

CNR ou Conseil National de la Résistance

Découvrir les grands principes du programme du C.N.R. accompagné de documents photographiques de qualité, voire exceptionnels, les portraits de dizaines de résistants français, hommes ou femmes, anonymes ou plus connus, maquisards ou membres de mouvements, Français Libres ou tirailleurs de l’armée d’Afrique, qui se battirent pour l’idéal d’une France libre et d’une société plus juste, pour l’idéal d’une République exemplaire restaurée, il y a 65 ans, par leur sacrifice parfois ultime.

Le 28 avril 1942, un homme quitte l’Angleterre à bord d’un Lysander. Le petit appareil, parfaitement adapté pour ce genre de mission, va rejoindre un coin de campagne dans la France occupée et déposer son passager sur une piste balisée par les résistants.

Le passager s’appelle Christian Pineau. Il est le fondateur de Libération-Nord, l’un des premiers mouvements de résistance de zone occupée. Il revient de Londres, où depuis un mois, il a eu de longs entretiens avec le général de Gaulle au Connaught Hotel. Il s’est vu confié, à l’intention des mouvements de résistance, une déclaration du général qui définit les grandes orientations du gouvernement d’une France libérée.

Communiqué par la France libre aux gouvernements alliés et, par Christian Pineau, aux différents mouvements de la Résistance, le texte reçoit un accueil très favorable auprès de tous ses lecteurs et Maurice Schumann en lira de larges extraits à la BBC à destination de la France occupée.

C’est le CNR, fondé le 27 mai 1943, sous la présidence de Jean Moulin, qui fait aboutir cette démarche, s’inspirant du texte de De Gaulle. Il rédige LE PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE, signé à l’unanimité de ses membres en mars 1944 et mise en œuvre dès la libération par le GPRF ( Gouvernement provisoire de la République Française).

Une version synthétisée sera, avec la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, un des deux préambules de la 4 ème Constitution. Cette version, intitulée Préambule de 46, sera reprise en tête de la 5 ème Constitution.

PLAN DE L’EXPOSITION (15 panneaux de 80*60)

1 - Titre

2 - Introduction 1

3 - " L’ établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français..."

4 - " La Pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression. "

5 - " La liberté de la presse. "

6 - " Le respect de la personne humaine et égalité absolue de tous les citoyens devant la loi. "

7 - " Instauration d’une démocratie économique et sociale. "

8 - " Droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, à la participation des travailleurs à la direction de l’économie. "

9 - " Devoir de travailler et droit d’obtenir un emploi. "

10 - " Droit d’asile sur les territoires de la République " face aux persécutions.

11 - " Un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale. "

12 - " Plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence. "

13 - " Droit de l’enfant à l’instruction et à l’éducation dans le respect de la liberté. "

14 - Conclusion 1

15 - Conclusion 2

voir le diaporama de 14 panneaux

Prolongeons le PNR avec le RDB

Les inégalités de revenu sont en train de devenir pire dans le monde moderne qu’elles n’étaient avant et pendant la 2eme guerre mondiale, notamment parce que les revenus des plus riches explosent et que ceux des plus pauvres stagnent ou baissent.

Le revenu de base est une réponse à cet état de fait. C’est une idée nouvelle.... inventée en 1516 (5 siècles dans 2 ans !) par Thomas More qui a aussi inventé le terme "Utopie"

Thomas More par Helene Poulle

Loic Damey, commissaire d’AID au revenu de base tiendra une table et animera des discussions

voir le site fait par Le Mouvement Français pour un Revenu de Base

documents téléchargeables et imprimables :

* tract A4 recto verso :

PDF - 525 ko
TractRBIA4rectoverso

* flyer A4 recto : "si j’avais un revenu de base" :

PDF - 157.5 ko
Si j’avais un revenu de base

* flyer A4 recto "Le revenu de base par Hélène Poulle" :

PDF - 42 ko
Revenu de base par Helene Poulle

* flyerA4 recto "Thomas More" :

PDF - 58.7 ko
Thomas More

NOUS NE SOMMES PAS SEULS !

source

Notre ami Luc DOUILLARD, professeur d’histoire, fondateur de "Nantes Est Une Fête, de la "Fete des Langues", des "Réveillons Anti-Capitalistes du 30 Avril nous fait ce jour un très beau cadeau :

8 mars 2004 – 8 mars 2014 : Dixième anniversaire de « Appel des Résistants aux jeunes générations », proclamé à Paris par plusieurs très importantes personnalités de la Résistance.

« Résister, c’est créer, créer c’est résister ».

Cet Appel, adressé affectueusement aux jeunes d’aujourd’hui, dénonçait la dictature des marchés financiers, et l’avilissement des médias dominants, asservis à des intérêts privés, et invitait à concevoir un nouveau programme social et démocratique pour notre temps.

Voir texte complet

C’est l’occasion de rendre ici hommage à nos chers disparus parmi les signataires, depuis 2004.

Une vidéo exceptionnelle

Sur une mise en perspective de cet appel qui a enclenché une série de dynamiques ultérieures, dont le retentissement international du livre « Indignez-vous » de Stéphane Hessel, voir l’article de tête d’un dossier dans le supplément Livres du Monde, daté du 15 avril 2011, "Quand la Résistance électrise le présent", qui cite l’Appel de 2004 (rédigé à Nantes) comme " une étape-clé dans cette nouvelle réactivation du passé de l’"armée des ombres" par un appel solennel à un "programme de résistance" pour lutter contre les injustices et la domination sociale et médiatique des puissances d’argent, la "dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie". "

Sur l’origine nantaise de l’Appel des Résistants, on peut lire cet article sur le site de Télérama :

La résistance citoyenne mobilise aux Glières, du 16 mai 2001, par Thierry Leclère

et aussi François Ruffin dans Fakir

AVANT PREMIERE

Les deux premières dates de projection publique du film à la Réunion

SUITES

L’exposition, les kits et le film ont vocation à être diffusés à la Réunion partout où des bonnes volontés se manifesteront auprès des associations organisatrices.

LA CONFERENCE DE PRESSE

Etaient représentes :

AID : Bruno BOURGEON, et Jean-Marc TAGLIAFERRI

ATTAC REUNION : Olivier CASSARD et Pierre COUPIAC

COLLECTIF REUNION PALESTINE SOLIDARITE : Denise DELAVANNE, Daniella SCHUSSLER et Mario TITUS

GRAND MER KAL : Ketty LISADOR

Ligue des Droits de l’Homme : Jérôme TARBES

Mouvement Français pour le Revenu de Base : Loic DAMEY ( également commissaire AID au Revenu de Base)

Union des FAmilles Laïques : Jacques PENITOT

PHOTO

Prise par Le Quotidien avec une partie des participants à la conférence de presse

PhotoConferencePresse

de gauche à droite : Loic DAMEY, Olivier CASSARD, Ketty LISADOR, Bruno BOURGEON, Jean-Marc TAGLIAFERRI, Denise DELAVANNE et Daniella SCHUSSLER

Participants aux échanges après la conférence :

Dr APADOU (UPR) Didier BOURSE ( ATTAC REUNION) Dominique FRUT (UPR) Hubert HERVET (AID, UFAL) Christiane SUDNIKOWICZ (AID, LDH, UFAL)

2 visiteurs de l’exposition se sont renseignés sur nos activités. 11 autres personnes sont entrées plus un nombre indéterminé de passants qui ont vu la moitié extérieure de l’exposition.

A noter qu’un certain nombre de syndicats et de partis n’ayant pas répondu officiellement à notre invitation étaient indirectement représentés, certains militants associatifs étant aussi membres voire militants ou responsables de syndicats ou de partis politiques.

SUIVI MEDIAS

* Zinfos du 13 mars à 13h47

* Agenda du JIR (pour les 2 séances de film)

* Société - Un samedi pour fêter les 70 ans du Programme de la Résistance Article du JIR du samedi 15 Mars à 11h24

* Politique : 70 ans après l’adoption du programme du CNR, où vont les Jours heureux ? Article du JIR du dimanche 16 mars à 06h45

ConferencePresseJIR20140316

* Article du Quotidien du 16 Mars 2014 :

ConferencePresseArticleQuotidien20140316

* Courrier des lecteurs dans Zinfos974 du 17 mars 2014 à 17h53 : Le P.C.R. appelle à l’union des Réunionnais pour faire appliquer les propositions du Conseil National de la Résistance contre le système colonial


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