AID Association initiatives dionysiennes
A l’attention des thuriféraires du greenwashing.....

Modeste tentative d’explication que le découplage énergie-PIB est impossible

Par Dr Bruno BOURGEON

vendredi 28 juin 2013 par JMT

Les terriens sont devenus addicts aux hydrocarbures solides puis liquides puis gazeux car ces sources d’énergie très concentrées ont mis progressivement à la disposition de chaque terrien une démultiplication de leur puissance musculaire qu’on peut comparer à 20 à 100 "esclaves" mécaniques au service de chacun, ce quia permis les deux premières révolutions industrielles et la croissance forte depuis 2 siècles dans les vieilles puissances industrielles.

Mais cette ère se termine car l’extraction et le raffinage de ces énergies "primaires" consomme...de plus en plus d’énergie.

Serons-nous sauvés par les énergies renouvelables ? pas si sûr car avant qu’elles ne produisent, il faut disposer d’énergies fossiles pour construire les infrastructures productrices et souvent de nouveaux réseaux. Gagnerons-nous cette course de vitesse entre l’épuisement des stocks "utilisables" et les besoins pour créer un nouveau "mix énergétique" pendant que des milliards de citoyens des "’pays émergents" se mettent à consommer eux aussi avec une frénésie à peine inférieure à celle qui fut la nôtre. JMT

Modeste tentative d’explication que le découplage énergie-PIB est impossible

Quand les économistes classiques définissent la productivité et la croissance économique comme une mesure du produit par unité d’intrant, ces intrants auxquels ils pensent sont le capital et le travail.

Pourtant, lorsqu’ils analysent la croissance réelle dans les pays industrialisés, la quantité de capital investie par le travailleur n’en explique que 14%, ce qui laisse 86% d’inexpliqué.

Robert Solow (1), qui a reçu le prix Nobel pour sa théorie de la croissance économique, dit très franchement que ces 86% manquants sont une « mesure de notre ignorance ». (…)

Reiner Kümmel (1), physicien de l’université de Würzburg en Allemagne, a construit un modèle de croissance qui conprenait l’énergie, au côté des intrants en capital et en travail ; il l’a testé avec des séries statistiques sur la croissance de 1945 à 2000 aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, et en Allemagne, et a prouvé que le facteur manquant qui rend compte du reste de la hausse de la productivité et de la croissance était l’énergie.

Robert Ayres (1), professeur d’environnement et de management à Fontainebleau, à l’INSEAD, a consacré une bonne partie de sa carrière à étudier les flux énergétiques et la changement technologique. Il a construit un modèle d’intrants à trois facteurs et l’a testé sur la courbe de croissance de l’économie américaine pendant la seconde moitié du XXème siècle, puis sur l’économie de la Grande-Bretagne, du Japon, et de l’Australie.

Il a constaté qu’en ajoutant l’énergie au modèle des intrants on expliquait « près de 100% de la croissance économique du XXème siècle pour chacun de ces quatre pays ». Ce modèle montre clairement que « l’efficacité thermodynamique croissante avec laquelle l’énergie et les matières premières sont converties en travail utile » rend compte de l’essentiel de l’augmentation des gains de productivité et de la croissance dans les sociétés industrielles (2).

Voilà pourquoi l’énergie joue un rôle limpide et crucial dans les marges de profit et les gains de productivité dans l’entreprise. Voilà pourquoi on ne peut découpler PIB et énergie. Voilà pourquoi, en ces fins des énergies fossiles bon marché, il devient impossible de soutenir un modèle de croissance et de retour de l’emploi.

(Tiré du livre « La troisième révolution industrielle » de Jeremy Rifkin, éditions Les Liens qui libèrent, page 290-291).

(1)  : R.U. Ayres et E. Ayres, « crossing the energy divide : moving from fossile fuel dependence to a clean-energy future”, Upper Saddle River, NJ, Wharton School Pub, 2010, p 11-14, 205-206

(2)  : Ibid p 13-14.

Dr Bruno Bourgeon Conférencier d’AID

Ce texte a paru dans Zinfos974 le 28 juin 2013 sous la signature Dr Bruno Bourgeon membre EELV Réunion : Le découplage énergie/croissance est impossible

Liens

* CAFECO 187 : Jeremy Rifkin, le gourou du gotha européen ?

* L’exploration du pétrole

Hexicon lance une nouvelle station éolienne offshore

Le 05 mars 2010 à 14h24 par L’usine Nouvelle

© Hexicon

Une plate-forme flottante offshore en forme d’hexagone. C’est l’idée qu’ a eu la société suédoise Hexicon pour développer l’énergie éolienne en mer. Pouvant accueillir six ou sept turbines éoliennes géantes, la structure de 360 mètres de diamètre peut produire jusqu’à 40MW d’énergie au même coût qu’une station offshore conventionnelle.

Son avantage premier est de pouvoir fonctionner sans interruption pendant 50 à 60 ans, selon la société. En effet, la plate-forme possède tous les outils à bord pour l’entretien et la réparation des turbines. La station peut être soit construite sur terre, soit assemblée sur le site directement. Autre qualité du programme : elle peut fonctionner dans n’importe quelles conditions météorologiques, grâce à la coque Fagerdala System. Le coût de fabrication de l’installation avoisinerait les 100 millions d’euros.

Un projet sur lequel compte la société pour devenir un fournisseur d’énergie durable dans le monde entier.

B.L

Pétrole : la fête est finie !

Auteur : Richard HEINBERG Préface : Colin CAMPBELL N° ISBN : 978-2-917112-05-2

"L’ouvrage le plus important de ces 40 dernières années... depuis Le Printemps silencieux, (Silent Spring) de Rachel Carson" tel est l’avis de M. Pierre Lance, rédacteur en chef de L’Ere nouvelle

Le livre que doivent lire ... tous ceux qui veulent voir plus loin que les crises actuelles, (financière, économique, écologique et nucléaire !)

Basé à Santa Rosa, en Californie, Richard HEINBERG écrit depuis des années sur les questions de ressources énergétiques ainsi que sur la dynamique du changement culturel. Il est mondialement reconnu comme l’un des principaux et des meilleurs communicants sur la question du pic pétrolier. Journaliste, conférencier et membre du principal corps enseignant du New College of California où il dispense un cours sur « La culture, l’écologie et la collectivité durable », il a une demi-douzaine de livres à son actif, (dont Powerdown et celui-ci, véritable livre de référence sur le sujet) qui lui ont valu plusieurs récompenses et le rôle de principal communicant au sein de l’ASPO (Association pour l’étude du pic pétrolier).

DÉGRISANT

[Le livre de Richard HEINBERG, The Party’s Over est le premier ouvrage complet sur le pic pétrolier que j’ai lu. Il est complet au sens où il ne se cantonne pas aux seuls aspects techniques du problème, mais en aborde toutes les dimensions économique, sociale, géopolitique et philosophique. Avec The Long Emergency, le livre de James Howard KUNSTLER, Pétrole, La fête est finie ! constitue la meilleure introduction à la question du Peak Oil. Je le recommande particulièrement aux jeunes - disons aux moins de 40 ans - qui n’ont jamais entendu parler du pic pétrolier, ou qui n’y croient pas. La lecture du livre de Richard Heinberg changera leur vie.]

- Yves COCHET, député de Paris, ancien ministre de l’Environnement

Le monde voit ses réserves en pétrole bon marché s’épuiser, avec les changements dramatiques que cela implique. La plupart des observateurs, y compris ceux issus des milieux de la finance pourtant qualifiés jusqu’à présent d’« optimistes », conviennent que nous avons atteint le pic de production globale. Désormais, même si les pays industrialisés entament une conversion à des sources d’énergies alternatives, ils auront chaque année à leur disposition moins d’énergie nette pour effectuer le travail essentiel au maintien de sociétés humaines complexes. Nous entrons dans une nouvelle ère, aussi différente de l’ère industrielle que cette dernière fut différente de l’époque médiévale.

Dans Pétrole, la fête est finie !, Richard HEINBERG replace cette transition décisive dans son contexte historique. Il démontre comment l’industrialisation s’est développée sur la base de la maîtrise de l’énergie fossile ; à quel point la compétition pour le contrôle de l’accès au pétrole fut centrale dans la géopolitique du XXe siècle ; comment enfin les tensions provoquées par l’amenuisement des ressources énergétiques au XXIe siècle entraîneront des guerres de prédation au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Amérique du Sud. Il anticipe l’impact probable de la déplétion du pétrole ainsi que celui de toutes les énergies alternatives. Prédisant un chaos certain à moins que les États-Unis, premier consommateur mondial, ne consentent à rejoindre les autres pays pour mettre en place un programme global de conservation et de partage, il recommande par ailleurs une « chute contrôlée » susceptible d’ouvrir la voie à une société plus modérée, moins gourmande en énergie et durable.

Plus lisible que les autres livres traitant de la question, cette version mise à jour de l’ouvrage de référence sur le « pic pétrolier » constitue un saisissant cri d’alarme. Mais il s’agit aussi d’un recueil riche en idées positives à différents niveaux. La communauté internationale, les collectivités locales, les individus, tous doivent maintenant agir concrètement afin d’affronter dans les meilleures conditions possibles la « fin de la fête » et ce livre explique comment faire, de façon admirablement claire et honnête.

La suite avec une vidéo ICI


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