AID Association initiatives dionysiennes
Terrassé par un cancer le 5 mars 2013

LE PRESIDENT VENEZUELIEN HUGO CHAVEZ EST MORT

Hasta siempre, comandante !

mercredi 6 mars 2013 par JMT

Les fondateurs d’AID se sont intéressés très tôt à l’expérience vénézuélienne et à la "révolution bolivarienne" : enfin il y avait un pays où la "manne pétrolière" (notez cette expression si galvaudée avec le relent biblique afférent, il n’y a plus qu’à chanter "Hosannah au plus profond des puits" en répons :-) allait pouvoir servir à un véritable "développement" profitant directement aux classes moyennes et pauvres, même si ce "gaspillage" insupporte l’arrogance de la classe ploutocratique locale dépouillée par le "comandante presidente" de son plus beau joyau PDVSA ,la compagnie pétrolière nationale, leur ancienne vache à lait privée !

L’intérêt s’est précisé quand Vanessa Stojilkovic est venue à l’invitation d’Etienne et Edwige présenter ses vidéos "Les damnés du Kosovo" et "Bruxelles-Caracas", AID organisant des projections publiques et des débats en Février-Mars 2007 (voir site).

En été boréal 2007 Etienne et Edwige sont allés voir Michel Collon et Vanessa à Bruxelles avant leur voyage sud-américain où ils devaient entre Cuba et le Brésil aller voir sur place l’expérience bolivarienne, ce qui ne s’est pas fait pour diverses raisons dont l’agitation électorale au Venezuela.

Ce qu’on craignait est arrivé : la maladie a eu raison du "comandante presidente" et une ère d’incertitude s’ouvre pour le Venezuela

Hugo Chavez n’est plus

Investig’Action 6 mars 2013

Le président du Venezuela, Hugo Chavez, est décédé ce mardi 5 mars 2013 des suites d’un cancer. Il avait redonné confiance à tout un peuple, émancipé des millions de Vénézuéliens, repris en main l’économie du pays, oeuvré pour la paix en s’opposant ouvertement aux Etats-Unis et à leurs guerres coloniales... Ceux qui, grâce à lui, ont appris à lire, recouvré la vue, été pour la première fois chez le médecin ou trouvé un emploi se souviendront de son passage sur terre, malgré toutes les calomnies dont il fait l’objet en Occident. Sa mort est une grande perte pour tous les progressistes du monde.

In memoriam

« Laissez les chiens de l’empire aboyer, c’est leur travail. Le nôtre, c’est de se battre pour achever la véritable libération de notre peuple »

Biographie

Hugo Rafael Chávez Frías (né le 28 juillet 1954 à Sabaneta, dans les llanos, au sud du Venezuela, et mort le 5 mars 2013 à Caracas) est un militaire et homme d’État vénézuélien2.

Il est le 52e président de la République bolivarienne du Venezuela du 2 février 1999 à sa mort, des suites d’un cancer. Il était auparavant le chef du parti politique du Mouvement Cinquième République depuis sa fondation en 1997 jusqu’en 2007, quand il devint le chef du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV).

Se revendiquant du bolivarisme et d’un « socialisme du XXIe siècle », il a mis en place un ensemble de réformes, désigné sous le nom de « Révolution bolivarienne », et comprenant la promulgation d’une nouvelle constitution, une politique de « démocratie participative », et la nationalisation des industries clés

sur Wikipédia

Hugo Chavez et Mouammar Kadhafi : L’analyse de Michel Collon

Michel Collon 7 mars 2011

Vous êtes nombreux à vous interroger sur les propos de Hugo Chavez concernant la crise en Libye. Le président vénézuélien soutiendrait le dictateur libyen. Dans quelle mesure est-ce vrai ? Et quelles en seraient les raisons ? Michel Collon s’est exprimé à ce sujet lors d’une conférence à Liège.

voir la vidéo sur le site Investig’action

Les 7 péchés d’Hugo Chavez

par Michel Collon

Pourquoi les Etats-Unis s’opposent-ils à Chavez ? Pour le pétrole, on s’en doute. C’est tout ?

Les guerres du pétrole, ils sont habitués à les gagner. Mais au Venezuela, on leur tient tête. Ici, on dit qu’il est possible d’employer l’argent du pétrole de façon intelligente et utile. Pas comme à Dubaï où on construit des hôtels à vingt mille euros la nuit au milieu d’un monde arabe sous-développé. Pas comme au Nigeria où la faim tue alors que ce pays est un des plus gros exportateurs mondiaux.

Au Venezuela, un homme affirme qu’il est possible de résister aux multinationales et de vaincre la pauvreté. On l’accuse de tous les péchés : ‘populiste’, ‘dictateur’, ‘antisémite’... Mais que se passe-t-il sur le terrain ? Quels sont ses véritables péchés ?

Le pétrole est un enjeu majeur du monde actuel et nous lèverons le voile sur les agissements secrets d’Exxon, Shell ou Total. Mais la question va plus loin que le pétrole… Quel type d’économie peut vaincre la pauvreté ? Une véritable démocratie est-elle possible ? Ces enjeux concernent toute l’Amérique latine, mais aussi le Moyen-Orient, l’Afrique et même l’Europe…

Que vaut notre info ? L’Amérique latine dans les médias, c’est très simple. Il y a le carnaval à Rio, le tango à Buenos-Aires et la drogue en Colombie. Ah oui, il y a aussi ‘Chavez le populiste’. Au lieu de cette image stéréotypée, ne pourrait-on nous montrer la vraie vie des Latinos ? Presqu’un sur deux vit sous le seuil de pauvreté. Pourquoi ? Par contre, sept ou huit sont devenus multimilliardaires en quelques années. Comment ?

44% de pauvres en Amérique latine. Cessez de voir ça comme une statistique. Pourrez-vous ce soir donner quelque chose à manger à votre enfant ? Pourrez-vous lui payer l’école ? Et, s’il tombe malade, verra-t-il un médecin ? Lorsque vous vivez avec un ou deux dollars par jour, vous êtes forcé de choisir entre ces besoins vitaux. Cette angoisse est le quotidien d’une personne sur deux dans ce grand continent. Au Moyen-Orient, c’est pareil. En Afrique, c’est pire.

L’expérience du Venezuela représente-t-elle une alternative valable ? Si oui, ça nous concerne tous. Il est important de s’en informer et d’en juger de façon indépendante. Les médiamensonges ne concernent peut-être pas que l’Irak.

Face au fossé riches-pauvres, le droit à l’alternative existe-t-il ? Depuis vingt ans, je mène des investigations sur les stratégies de guerre et de domination des USA. Depuis vingt ans, j’écoute leurs victimes. Je ne peux oublier ce que m’ont dit Nasra l’Irakienne, Tomislav le Yougoslave, Mohamed le Palestinien et tant d’autres. Au fond, leurs souffrances et leurs colères sont pareilles, c’est toujours la même guerre.

Je ne peux oublier non plus leur espoir qu’il existe une issue vers un monde meilleur. C’est en pensant à eux tous que je suis allé au Venezuela : l’alternative est-elle possible ? Ecouter Chavez, écouter les gens d’en bas, écouter l’opposition de droite. Et témoigner.

FICHE PRATIQUE POUR ACHAT EN LIGNE :

Michel Collon : Les 7 péchés d’Hugo Chavez

Investig’Action - Couleur Livres Prix : 20€

Format : 16 x 24 cm 408 pages ISBN : 2-87003-530-6

Le jour où Miss Mundo leva le poing

Blog de Thierry Deronne 11 Janvier 2013

Ce 10 janvier cette multitude a célébré le premier jour du nouveau mandat de six ans de Hugo Chavez, réélu en octobre dernier avec 54 % des suffrages. La prise de fonctions officielle se fera au terme de sa convalescence comme l’y autorise la Constitution.

Mais en voyant ce peuple accompagné par le gouvernement bolivarien et ces chefs d’État venus de toute l’Amérique Latine, jurer main levée de mettre en oeuvre le programme socialiste sorti des urnes, on sent que le vieux rêve du président - « Chavez ce n’est plus moi, c’est toi enfant, c’est toi, femme, c’est toi paysan, je ne suis plus Chavez, je suis un peuple, carajo ! » – n’est pas si déraisonnable.

Même Miss Monde est là, levant le poing. La vénézuélienne Ivian Sarcos est la cible des médias privés (majoritaires au Venezuela) qui ne lui pardonnent pas de s’être libérée de la condition de femme-objet et de prouver qu’on peut être à la fois « Miss Mundo » et citoyenne engagée.

En 13 ans de révolution, la condition de la femme a avancé à pas de géants. « Pas de socialisme sans féminisme » a lancé un jour Chavez. Et ce 10 janvier elles sont là, Miss ou pas, en première ligne.

la suite sur le blog de Thierry Deronne qu’Etienne nous a signalé.

Chavez : Oliver Stone et Sean Penn pleurent la mort d’un "grand héros"

Source : LOS ANGELES (AFP) - Publié le 06/03/2013 à 06h38 sur www.orange.fr

Le président vénézuélien Hugo Chavez et le réalisateur américain Oliver Stone, lors de la première du documentaire "South of the border", le 28 mai 2010 à Caracas © AFP/Archives - Press Miraflores

Le réalisateur américain Oliver Stone, supporteur de longue date d’Hugo Chavez, a qualifié mardi de "grand héros" le président vénézuélien peu après l’annonce officielle de sa mort, estimant qu’il "restera à jamais dans l’Histoire".

"Je pleure la perte d’un grand héros pour la majorité de son peuple et pour tous ceux qui luttent à travers le monde pour avoir une place", a déclaré dans un communiqué le réalisateur de "JFK" et "Tueurs nés".

"Détesté des classes (sociales) bien établies, Hugo Chavez restera à jamais dans l’Histoire", a-t-il estimé, ajoutant à l’égard du dirigeant décédé à l’âge de 58 ans : "Mon ami, repose en paix, (une paix) méritée depuis longtemps".

Oliver Stone est un supporteur de longue date du leader vénézuélien qu’il avait interviewé pour un documentaire paru en 2009 et intitulé "South of the border", mettant en avant le rôle de Chavez dans les changements survenus en Amérique du Sud.

L’acteur engagé Sean Penn, un autre supporteur du président vénézuélien à Hollywood, a également rendu hommage à Chavez, estimant que les personnes pauvres de la planète avaient "perdu un champion" et l’Amérique "un ami qu’elle a toujours ignoré avoir".

Le président Chavez et l’acteur Sean Penn

"Le Venezuela et sa révolution vont perdurer sous le leadership établi du vice-président (Nicolas) Maduro", a ajouté l’acteur oscarisé, qui avait développé une amitié avec Chavez, lui rendant visite au Venezuela à plusieurs reprises. Hugo Chavez avait lui-même qualifié Sean Penn "d’ami des causes justes".

Hugo Chavez est décédé mardi à Caracas des suites d’un cancer diagnostiqué en juin 2011, mettant un point final à 14 années de pouvoir sans partage et ouvrant la voie à des élections anticipées d’ici 30 jours.

Le dirigeant disparu était une figure hautement controversée aux Etats-Unis, pays qu’il pourfendait à longueur de discours sans avoir toutefois jamais cessé de le livrer en pétrole.

Lettre du Président Hugo Chavez aux participants du IIIème Sommet Afrique-Amérique latine et Caraïbes (Guinée Équatoriale, février 2013)

Source : (Seneweb 06/03/2013)

Caracas, 22 février 2013.

Frères et sœurs,

Recevez mon plus fervent salut bolivarien, unitaire et solidaire, avec toute ma joie et de toute mon espérance dans le déroulement de ce III° Sommet si attendu des Chefs d’État et de Gouvernement d’Amérique du Sud et d’Afrique.

Je regrette vraiment, du plus profond de mon être de ne pouvoir être présent physiquement parmi vous pour vous réitérer, par une sincère accolade, mon irrévocable engagement en faveur de l’unité de nos Peuples.

Je suis présent, cependant, dans la personne du Chancelier de la République Bolivarienne du Venezuela, le camarade Elias Jaua Milano, à qui j’ai demandé de vous transmettre la plus vive expression de mon amour pour ces continents qui sont plus que frères, unis par de solides liens historiques et destinés à avancer ensemble vers leur rédemption pleine et absolue.

Je le dis du plus profond de ma conscience : l’Amérique du Sud et l’Afrique sont un même peuple. On réussit seulement à comprendre la profondeur de la réalité sociale et politique de notre continent dans les entrailles de l’immense territoire africain où, j’en suis sûr, l’humanité a pris naissance. De lui proviennent les codes et les éléments qui composent le syncrétisme culturel, musical et religieux de notre Amérique, créant une unité non seulement raciale entre nos peuples mais aussi spirituelle.

De la même manière, les empires du passé, coupables de l’enfermement et de l’assassinat de millions de filles et de fils de l’Afrique mère dans le but d’alimenter un système d’exploitation esclavagiste dans leurs colonies semèrent dans Notre Amérique le sang africain guerrier et combatif qui brûlait du feu que produit le désir de liberté.

Cette semence a germé et notre terre a enfanté des hommes aussi grands que Toussaint Louverture, Alexandre Pétion, José Léonardo Chirino, Pedro Camejo parmi beaucoup d’autres, avec pour résultat, il y a plus de 200 ans, le début d’un processus indépendantiste, unioniste, anti-impérialiste et reconstructeur en Amérique Latine et caribéenne.

Ensuite, au XX° siècle, vinrent les luttes de l’Afrique pour la liberté, ses indépendances, contre ses nouvelles menaces néo-coloniales, Patrice Lumumba, Amilcar Cabral pour n’en citer que quelques-uns. Ceux qui, dans le passé nous ont conquis, aveuglés par leur soif de pouvoir, ne comprirent pas que le colonialisme barbare qu’ils nous imposaient deviendraient l’élément fondateur de nos premières indépendances.

Ainsi, l’Amérique Latine et les Caraïbes partagent avec l’ Afrique un passé d’oppression et d’esclavage. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes fils de nos libérateurs et de leurs hauts faits , nous pouvons dire, nous devons dire avec force et conviction, que nous unit aussi un présent de lutte indispensables pour la liberté et l’indépendance définitive de nos nations.

Je ne me lasserai pas de le redire, nous sommes un même peuple, nous avons l’obligation de nous rencontrer au-delà des discours formels dans une même volonté d’unité et ainsi unis, donner vie à l’équation qui devra s’appliquer dans la construction des conditions qui nous permettront de faire sortir nos peuples du labyrinthe dans lequel le colonialisme les a jetés et, par la suite, le capitalisme néo-libéral du XX° siècle.

Pour cela, je veux évoquer la mémoire de deux grands combattants pour la coopération sud-sud comme l’ont été les deux ex présidents du Brésil et de la Tanzanie, Luis Ignacio « Lula » da Silva et Julius Nyerere dont les apports et les efforts ont permis, en leur temps, la mise en place de magnifique forum pour une coopération solidaire et complémentaire comme l’est l’ASA (1).

Cependant, les temps que nous vivons nous obligent à consacrer nos plus profondes et urgentes réflexions à l’effort nécessaire pour transformer l’ASA en un véritable instrument générateur de souveraineté et de développement social, économique, politique et environnemental.

C’est sur nos continents que l’on trouve les ressources naturelles, politiques et historiques suffisantes, nécessaires, pour sauver la planète du chaos où elle a été conduite. Faisons que le sacrifice indépendantiste de nos ancêtres qui nous offre le jour d’aujourd’hui serve à unifier nos capacités pour transformer nos nations en un authentique pôle de pouvoir qui, pour le dire avec le père Libérateur Simon Bolivar, soit plus grand par sa liberté et sa gloire que par son extension et ses richesses.

Les paroles de cet immense général uruguayen José Gervasio Artigas résonnent toujours dans mon âme et dans ma conscience : « Nous ne pouvons rien attendre si ce n’est de nous-même ». Cette pensée si profonde renferme une grande vérité que nous devons assumer, j’en suis absolument convaincu.

Notre coopération sud-sud doit être un lien de travail authentique et permanent qui doit tourner toutes ses stratégies et ses plans de développement soutenable vers le sud, vers nos peuples.

Quoiqu’en aucune manière nous ne nions nos relations souveraines avec les puissances occidentales, nous devons nous rappeler que ce ne sont pas elles qui sont la source de la solution totale et définitive pour l’ensemble des problèmes de nos pays. Loin de l’être, quelques-unes d’entre elles appliquent une politique néo-coloniale qui menace la stabilité que nous avons commencé à renforcer sur nos continents.

Frères et sœurs, je voudrais rappeler pour ce III° Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’ASA, l’esprit de fraternité, d’unionisme et de volonté qui a dirigé le déroulement de ce II° merveilleux Sommet dans l’île de Margarita, au Venezuela, qui nous permit d’adopter unanimement les engagements de la Déclaration de Nueva Esparta.

Je souhaite avec beaucoup de foi et d’espérance que nous puissions récupérer à Malabo l’impulsion et l’effort de ce moment extraordinaire pour notre processus d’unité, le Sommet de 2009, qui a montré autant par sa fréquentation massive que par la quantité et le contenu des accords atteints.

Depuis le Venezuela, renouvelons aujourd’hui notre plus ferme engagement dans le renforcement du Secrétariat Permanent de la Table Présidentielle Stratégique de l’ASA avec ses principales tâches et fonctions pour accélérer le rythme dans la consolidation de nos institutions et obtenir ainsi une plus grande efficacité dans notre travail conjoint.

Je regrette avec beaucoup de douleur et de peine que tout notre travail commencé formellement depuis 2006 ait été interrompu par les forces impérialistes qui prétendent encore dominer le monde. Ce n’est pas un hasard, je le dis et je l’assume pleinement, que depuis le Sommet de Margarita, le continent africain ait été victime des multiples interventions et des multiples attaques de la part des puissances occidentales.

Les nombreux bombardements et invasions impériaux empêchant toute possibilité de solution politique et pacifique aux conflits internes qui ont commencé dans diverses nations d’Afrique, ils ont eu comme objectif principaux de freiner le processus de consolidation de l’unité des peuples africains et, en conséquence, de miner les progrès de l’union de ces états avec les peuples latino-américains et caribéens.

La stratégie néo-coloniale a été, depuis le début du XIX°, de diviser les nations les plus vulnérables du monde pour les soumettre à des rapports de dépendance esclavagiste. C’est pour cela que le Venezuela s’est opposé, radicalement et depuis le début, à l’intervention militaire étrangère en Libye et c’est pour le même motif que le Venezuela réitère aujourd’hui son rejet le plus absolu de toute activité d’ingérence de l’OTAN.

Face à la menace extra-régionale pour empêcher l’avance et l’approfondissement de notre coopération sud-sud, je le dis avec Bolivar dans sa Lettre de Jamaïque de 1815 : « Union, union, union, cela doit être notre plus importante consigne. » Notre Gouvernement renouvelle, en ce III° Sommet de l’ ASA dans cette république sœur de Guinée Equatoriale, son absolue disposition à avancer dans le travail nécessaire pour consolider notre coopération dans les secteurs que j’ai personnellement proposées à notre dernier sommet, dans la belle île de Margarita.

Energie, Education, Agriculture, Finances et Communication continuent d’être nos priorités et pour celles-ci, nous réitérons notre engagement pour avancer dans des initiatives concrètes comme Petrosur, l’Université des Peuples du Sud ou la Banque du Sud, pour ne citer que quelques exemples.

Dans le secteur de la communication, nous proposons, depuis le Venezuela, que cet effort que nous avons réussi à mettre en place ensemble dans différents pays de l’Amérique du Sud, TeleSur, s’articule avec l’Afrique afin qu’il puisse accomplir depuis ces latitudes sa principale fonction : relier les peuples du monde entre eux et leur apporter la vérité et la réalité de nos pays.

Enfin, je veux renouveler à tous mon désir que les résultats projetés lors de ce III° Sommet ASA nous permette de transformer ce forum en un outil utile pour conquérir notre définitive indépendance en nous plaçant à la hauteur de l’exigence de l’époque et comme le dirait le Libérateur, le plus de bonheur possible pour nos peuples. Je suis un convaincu, simple et obstiné, nous réussirons à mener à bien cette cause que nos libérateurs et martyres nous ont transmise depuis des siècles.

Nos millions de femmes et d’hommes présentés en sacrifice pour leur pleine et absolue liberté. Avec le père infini, notre Libérateur Simon Bolivar, je dis une fois de plus : « Nous devons attendre beaucoup du temps, son ventre immense contient plus d’espérance que de faits passés et les prodiges futurs doivent être supérieurs aux anciens ».

Marchons donc vers notre union et notre indépendance définitive. En paraphrasant Bolivar, je dis maintenant : « Formons une patrie,un continent, un seul peuple, à tout prix et tout le reste sera supportable. » Vive l’union sud-américaine et africaine ! Vive l ’ASA ! Jusqu’à la victoire toujours ! Nous vivrons et nous vaincrons ! Hugo Chavez

LIENS

* Rencontres/débats avec une cinéaste militante


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