AID Association initiatives dionysiennes

LBSJS 69 - Quelle société avec le revenu de base inconditionnel ?

Deuxième séance présentée par Loïc DAMEY

mercredi 3 août 2011 par JMT

RDV à la « Pizzeria Napoletana » Mardi 9 Août 2011, de 18h à 20h30,

65 Rue Alexis de Villeneuve (entre rue Auber et rue Gounod)

Tel 0262474880 (pizzeria) ou 0692029271 (JMT). Repas partagé pour ceux qui désirent continuer à échanger.

Plan d’accès

Affiche A4

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AfficheLBSJS69

Avant-propos

Qu’on l’appelle Revenu Minimum d’Existence , Revenu Minimum Universel ou Revenu de Vie, l’idée du revenu de base inconditionnel existait déjà dans « Utopia » de Thomas More en 1517.

Utopia Gravure d’ Ambrosius Holbein

On la retrouve en marge des Lumières, en marge de la fondation des Etats-Unis et de la révolution française.

Dans les années 60 du XXè siècle, le revenu de base a été sérieusement discuté aux Etats-Unis avec les idées de Juliet Rhys-Williams et le modèle d’impôt négatif de Milton Friedman.

Des essais in situ montrèrent qu’avec le revenu de base, seul un groupe de population avait tendance à rester plus volontiers à la maison : les mères qui élevaient seules leur enfant.

Un autre phénomène fut constaté : le nombre de divorces augmenta parce que la dépendance financière n’était plus un motif de vie commune.

Lors du cafeco 166 du 26 Juillet 2011 "Le revenu de base inconditionnel ?", nous avons traité l’aspect technique et économique du RBI bien expliqué dans la vidéo

Dans cette deuxième séance, nous traiterons de l’aspect humain, sociétal, philosophique avec notamment l’évolution que cela peut induire dans nos mentalités et habitudes.

Présentation

En introduction, projection d’un diaporama sur l’expérience de 2 ans en 2008-2010 à Otjivero, un village de 1000 habitants en Namibie

Pourquoi avoir choisi le petit village d’Otjivero ? :

Nous voulions un endroit dans lequel il ne se passerait rien pendant au moins deux ans : pas de programme de création d’emplois, pas de projet d’aide au développement, pas de rentrées financières. Il ne devait y avoir que le revenu minimum, soit 100 dollars namibiens (environ 10 euros) par personne et par mois.

Otjivero avait l’air d’être dans une situation tellement désespérée que nous avons pensé au début que le RMG ne servirait pas à grand-chose, hormis une légère réduction de la pauvreté.

Un enfant d’Otjivero

Le débat

Admettons que les obstacles législatifs et financiers aient été levés et que le RBI fonctionne :

* Et qu’en est-il des travaux qui doivent être effectués, mais que plus personne ne veut faire car chacun a un revenu de base ? Ils doivent alors être payés suffisamment pour trouver preneur. Car ce travail a forcément de la valeur, vu qu’il est tellement indispensable et que vous ne voulez pas le faire vous-même.

* Qui est motivé pour être performant ? Et la discipline ?

* Et les étrangers, viennent-ils tous ici pour en profiter ?

* Et ceux qui ne font que traîner aujourd’hui, ne sont-ils pas totalement exclus de la société ?

* Et ceux qui ont déjà beaucoup d’argent, doivent-ils aussi recevoir un revenu de base ?

* Est-ce que le revenu de base est un thème libéral ? Ou bien de gauche ? Ou bien des chrétiens ? Ou bien des écologistes ?

* Est-ce que les hommes sont mûrs pour plus de liberté ? Pour plus d’égalité ? Pour plus de fraternité ?

* Quel travail feriez-vous, si votre revenu était assuré ?

* Etes-vous prêts à vous mobiliser pour le RBI ?

Le revenu de base expérimenté en Namibie

Tribune de Genève - 16 Mai 2011

Rien ne distinguait Otjivero des autres villages namibiens ; ordinaire dans sa pauvreté, dans son taux de sida morbidement élevé et dans ses trop nombreux enfants non scolarisés.

La plupart de ses habitants avaient perdu leur emploi dans les exploitations agricoles alentour. Situé à 100 kilomètres à l’est de la capitale, Windhoek, le village avait été délaissé par celle-ci : nul programme d’aide à l’emploi ou au développement.

Toutes ces raisons ont prévalu dans le choix de la coalition Basic Income Grant(BIG), l’organisme de soutien au revenu de base (RDB) en Namibie, d’utiliser Otjivero comme village pilote pour y tester l’introduction du RDB.

Durant deux ans, de janvier 2008 à décembre 2009, tous les enfants et adultesdu village, à l’exception des personnes âgées de plus de 60 ans, soit environ 900 habitants, ont reçu chaque mois 100 dollars namibiens (environ 15 francs), de quoi couvrir un tiers de leur minimum vital.

Herbert Jauch, pourtant l’un des instigateurs du projet, semblait sceptique quant à son utilité, comme il le déclarait au Frankfurter Rundschau, repris dans Courrier international : « Otjivero avait l’air d’être dans une situation tellement désespérée que nous avons pensé au début que le RDB(ndlr : RMG, revenu minimum garanti, dans le texte original)ne servirait pas à grand-chose, hormis une légère réduction de la pauvreté. »

Contre toute attente, et à l’opposé des discours alarmistes des autorités, la situation du village s’est considérablementaméliorée. L’une de ses habitantes, Bertha Hamases, s’en confiait au Namibian, le journal national : « Il y avait très peu de magasins, maintenant il y en a une douzaine. Le village est bien plus propre parce que ça ne dérange pas les gens de nettoyer lorsqu’ils ont le ventre plein. Le crime n’existe plus, alors que l’alcoolisme et les femmes battues sont moins fréquents. Il y avait de la prostitution parce que les femmes avaient faim. Cela a aussi disparu. »

Ce bilan positif devrait accélérer la propagation du RDB à tout le pays. Selon BIG, un relèvement de 2% du taux de la TVA permettrait de financer la mesure à l’échelle du pays. Pourtant, les réticences persistent.

Herbert Jauch incrimine le FMI : « Le FMI a présenté des chiffres erronés sur le coût du RDB. Il prend, par exemple, en compte les plus de 60 ans alors qu’ils ne sont pas concernés par le RDB. Il craint que la Namibie démontre que le RDB fonctionne. Ce système deviendrait alors très intéressant pour des pays comme le Brésil et l’Inde. »

Serait-ce un moyen de consolider l’économie des pays émergents en agissant conjointement sur l’offre et la demande ? Une piste que ces états ne sauraient négliger.

Projet pilote à Otjivero en Namibie

jeu, 13 mai 2010 - 18:57 Site du B.I.EN.

Le revenu de base inconditionnel comme instrument dans la lutte contre la pauvreté

Le 30 mars 2010, Monsieur Herbert Jauch, représentant de la coalition BIG (revenu de base) en Namibie, a présenté, lors d’une manifestation organisée à Berne par BIEN-Suisse, le projet pilote de revenu de base Otjivero. Une quarantaine de personnes ont suivi avec intérêt les explications de l’orateur originaire de Stuttgart et citoyen de Namibie depuis les années 1990.

Jardin à Otjivero

La plupart des habitants d’Otjivero ont perdu leur emploi dans les exploitations agricoles de la région. Grâce à un barrage à proximité, il y a de l’eau en abondance. Les habitations rudimentaires ont été construites sur des terres appartenant à l’Etat.

Depuis deux ans, environ un millier de personnes de moins de 60 ans reçoivent un revenu de base de 100 dollars namibien (environ 10 Euro ou 15 Francs Suisse) par personne et par mois. Ce montant couvre plus ou moins un tiers du minimum vital estimé et ne correspond donc pas aux critères européens de revenu de base. Néanmoins, ces paiements s’avèrent être un moyen efficace de lutte contre la pauvreté.

Là est bien l’élément central de ce modèle de revenu de base : contrairement au discours qui a cours dans les institutions supranationales, le FMI en particulier, les paiements directs et inconditionnels ne provoquent pas l’effondrement de la moralité privée et publique, ni une catastrophe économique.

C’est en tous cas ce qui ressort des données statistiques récoltées par la coalition BIG à Otjivero. Les résultats sont globalement positifs. La criminalité a diminué (les actes délictueux consistaient à vrai dire essentiellement à récolter du bois de chauffage sur les terres des grands propriétaires terriens et en braconnage ; il s’agit donc d’une criminalité de subsistance) et des progrès substantiels ont été obtenus dans le domaine de la formation.

Le nombre d’enfants qui ne terminent pas leur scolarité a considérablement diminué. De nombreux parents achètent à leurs enfants un uniforme scolaire. Le paiement volontaire d’écolages a également augmenté. Les enfants sont mieux nourris. Selon le petit hôpital du village, la sous-alimentation a pratiquement disparu.

Les revenus supplémentaires ont rendu possibles des initiatives économiques intéressantes. Ce sont en partie des classiques de la politique de développement : une femme peut acheter une machine à coudre ; un groupe crée une épicerie de village (au grand dam d’un commerçant qui escomptait du revenu de base une augmentation de son chiffre d’affaire).

Une autre femme cuit et vend des petits pains. Un villageois s’est mis à confectionner des briques, d’abord pour son propre usage, pour se construire une petite maison en dur, puis aussi pour ses voisins. La qualité de l’habitat s’est également améliorée. Des bâches de plastique ont été remplacées par des constructions de tôle ondulée, voire par des maisons en dur.

L’assemblée villageoise a désigné un comité pour gérer et surveiller le versement du revenu de base. Le versement s’effectue chaque mois, sur la base d’une carte qui atteste le droit aux prestations. Par ailleurs, l’assemblée villageoise a décidé, à titre préventif, que les sept auberges du village resteraient fermées le jour du paiement.

Après deux ans, le bilan est globalement positif. Aussi la coalition BIG souhaite-t-elle étendre, le plus rapidement possible, le projet pilote à toute la Namibie.

Cette extension nécessite un mode de financement et un consensus politique. Ce dernier n’est pas acquis. Le gouvernement lui-même est divisé sur le sujet. Le ministre de l’économie est un ardent défenseur du projet et a été le premier à y contribuer financièrement, alors que le ministre des finances rejette catégoriquement l’idée du revenu de base.

Ceci n’est probablement pas sans lien avec le rapport sur le revenu de base élaboré par une délégation du Fond Monétaire International, rapport basé "par hasard" sur des données erronées.(télécharger les 111 pages de données du FMI sur la Namibie de 2006) La Namibie n’est pas aussi dépendante des institutions internationales de financement que d’autres pays du Sud de l’Afrique, mais l’influence de la Banque Mondiale et du FMI s’y fait néanmoins sentir.

Selon la coalition BIG, le financement pourrait être assuré sans grands problèmes, pour l’ensemble du pays, par une légère augmentation de l’impôt sur le revenu des classes aisées ainsi qu’un relèvement du taux de la TVA d’environ 2%.

Restent à résoudre le problème de la réalisation du projet ainsi que de sa gestion au niveau national. Le projet pilote Otjivero peut très bien servir de modèle. Le soutient de la population est une condition incontournable. Le principe de la "carte de crédit" du revenu de base pourrait très bien être appliqué à l’ensemble du pays comme moyen de paiement et de contrôle.

L’intérêt suscité par le projet pilote d’Otjivero est considérable et dépasse largement le cercle des défenseurs du revenu de base. Un projet semblable est envisagé en Inde. Au Brésil il existe, au niveau national et sous le nom de "Bolsa familial", un projet comparable. Il apparaît dès lors essentiel de vaincre les résistances dans les têtes ainsi que dans les comités et commissions des agences internationales. Cela donnerait au concept un important regain d’énergie et un nouvel élan.

A Otjivero même, pas besoin de demander aux habitants ce qu’ils pensent du projet. A part le commerçant mentionné plus haut, tout le monde s’exprime positivement et espère que le financement pourra être assuré pour le village, en attendant que le modèle soit étendu à tout le pays.

Même les fermiers des environs n’y sont pas absolument opposés et reconnaissent que des progrès ont eu lieu au village dont ils profitent en partie (diminution des vols), mais pas sur tous les tableaux (les ouvriers agricoles de Otjivero ont dorénavant d’autres perspectives).

Il faut souligner que le revenu de base est versé également à ces fermiers. C’est un des principes fondamentaux du revenu de base, qu’il soit versé à tous les habitants, indépendamment de leurs revenus et fortune. Le revenu de base est une prestation démocratique, républicaine.

Albert Jörimann

Traduction française par Bernard Chevalley

Qu’en pensent les Namibiens ?

un pasteur pour et un haut fonctionnaire contre !

The BIG Confuser

(In response to ‘The BIG Confusion’ by Kalumbi Shangula, The Namibian, March 15th, 2011=79213&no_cache=1])

Just back from Otjivero, exactly on the same day of the above-mentioned article, I am in shock to read Permanent Secretary in the Ministry of Environment and Tourism, Kalumbi Shangula’s statement : “There is no evidence… that the N$100 has reduced poverty among the inhabitants of Otjivero.”

Please allow me to explain why :

The Otjivero village started as an illegal squatting area on-government land in the early nineties for various reasons. To make things worse, the majority of settlers were evicted by the Ministry of Lands,

Resettlement and Rehabilitation in 1997. A second eviction attempt was stopped in 2001. At that time there were 6 latrines for 500 people in the ‘Omitara Camp’ with very few functioning water collecting points. Not much had changed, when I came to see Otjivero in 2007.

A badly attended school had been added plus a rarely visited health centre and an occasionally serviced Roman Catholic Church. People of Otjivero were jobless and depending on the money of the very few pensioners This is the case in many corners of Namibia. But at least a few NGOs like WAD tried to uplift people. Later on a shoe factory was promised, but never materialised.

La communauté d’Otijivero

I still have pictures and videos from that time, and they make me conclude that Otjivero in 2007 was a human dumping place with no money, no job opportunities, no market and almost no future. Had there not been positive minded people, who - in spite of all their hardships - were at least symbolically demonstrating with their tiny vegetable gardens, their flowers and fences that they insisted on a better future, I would have labelled Otjivero a living example of hell on earth.

I was pleasantly surprised, when the BIG coalition through Bishop Kameeta announced in August 2007 that exactly Otjivero would be the place to start with the BIG pilot project. In spite of initial doubts – why should everybody registered receive the grant – I soon came to realise, how step by step, month after month, the depressive situation of Otjivero came to change for the better.

Slowly but steadily the school attendance was increasing. In addition, pupils would show up in complete school uniforms. People would visit the health clinic in time and not only last minute to be rushed to Gobabis and Windhoek hospitals (imagine the expenses !).

Obvious malnutrition declined considerably. Others discovered entrepreneurship and started offering services to the community. In 2007 there was hardly any of that and you had to take your own food and drinks.

Returning to the disheartening article of Kalumbi Shangula : yes, poverty is still rampant and obvious in Otjivero. But BIG managed to change the mindset of Otjivero people, got them on their feet and enabled them to become pro-active.

While ‘Omitara Camp’ was a depressing place, Otjivero has turned into a striving area. How else could anybody explain why more and more people are moving to Otjivero (there are now close to now 2,000 people living since the introduction of BIG in 2008) ?

If you go and ask Otjivero people for the reason, they will explain that Otjivero has proven to develop fast. Forgotten and neglected as they were before 2008, today an amazing number of households are connected to the rest of the world through radio and TV.

Not only toilets, but even drainage systems are installed. Regularly students from Unam and other places are taken to Otjivero in order to do field research as a best practice example, how effective development can be implemented with as little as 100 N$100/month/person.

Bishop Kameeta once said correctly that BIG is not much more than the manna on the road to the promised land. BIG therefore is not meant to settle, but to move on with the bare necessities. In contrast Kalumbi Shangula might be right to calculate a grant of at least N$420/month order to live an idle life.

But BIG’s aim is quite different : in line with the NAMTAX commission results from 2001, BIG is rather looking for the right minimum amount to enable people to take care of themselves instead of depending on somebody else to hopefully one day take care of them.

An example : with N$100/month it is possible to go to Windhoek and advertise for a job. This is very little money in comparison with Government, which is about to invest N$77,000 for the creation of only one permanent job for a relative small, privileged number of 104,000 people.

Total cost of the new government programme : N$80 billion. Unfortunately, for far more than 40% of the workforce this expensive initiative will have no effect at all. They will continue to be idle. Not because they want to, but because they are forced to by the lack of jobs.

This unfortunate “rest” of government action will remain depending on the goodwill of others, may continue to be tempted to exploit social grants meant to help individual OVCs, people with handicaps or pensioners. Many of them will continue to be dumped somewhere at the periphery of economic activities, at places like “Omitara Camp” once used to be.

In contrast Otjivero today is one of the fastest developing places in Namibia. Toilet facilities are built in a speed of which other informal settlements can only dream of. Since the introduction of BIG, Otjivero is in the spotlight of also other well meaning activities.

As a result, men do have work in construction work in Otjivero, women employ themselves and even pay taxes these days. The school and the private kindergarten are continuously upgraded. Four years ago absolutely unthinkable, there is now a post office in Otjivero, the school attendance increased significantly and in spite of a tremendous influx of people, you can hardly see malnourished children without school uniforms. The health clinic is visited regularly and in time. Frequently buses from Unam etc. arrive to study the progress as an example of best practice development work.

Apparently permanent secretary Kalumbi is unaware of these activities, when he suggests to get Unam etc. involved and makes provocative statements like “There is no evidence… that the N$100 has reduced poverty among the inhabitants of Otjivero.”

This can only be said if one confuses development and poverty reduction with smoking factory chimneys, shiny luxury cars, fancy villas, expensive entertainment facilities like Country Club. Nothing of that can be found in Otjivero for a fact.

But instead you will find people fighting the ugly face and fate of poverty on their own with as little as N$100 per month. With BIG Otjivero people are equipped to resist resignation and any “wait and see” attitude.

On the other hand Otjivero people do not depend on white elephants with more bureaucrats in fancy offices, with laptops and 4x4 motor vehicles who spend most of the money on themselves and their respective agencies.

I suggest Kalumbi Shangula to open his mind for this kind of un-bureaucratic, amazingly efficient development and stop attacking BIG. Poverty reduction is a process and is consisting of more than the jump over the N$14/day wall.

The Otjivero people with their smart use of limited resources proof this daily. They not only deserve support, but also all the side effects including increased attention from other stakeholders.

As a pastor I would like to close with a quote from the bible : “For what profit is it to a man if he gains the whole world, and loses his own soul ?” (Mt 16, 26).

BIG has the ability to restore the soul from depression and yet avoids the illusion to “gain the whole world”. BIG therefore is an important stepping stone into a decent life and thus a turnaround of the depressing aspects of poverty.

May as many “Omitara Camps” of Namibia as soon as possible be given a similar chance to develop into a BIG sponsored “Otjivero” !

Pastor Harald Klöpper

Des systèmes proches mais conditionnels

Brésil

* Bolsa familia

Le site officiel de la Bolsa Familia

* Au Brésil, la fracture sociale séduit encore

Le second tour de l’élection présidentielle, le 31 octobre, verra s’affronter Dilma Rousseff, dauphine du président sortant, et le social-démocrate José Serra. La campagne électorale a permis de constater que l’opposition entre les différentes classes de la société reste très forte.

14.10.2010 | Maria Rita Kehl | O Estado de São Paulo

Maroc

* Tayssir : Pour la scolarisation de tous les enfants du Maroc. Publié le 23 juillet 2010 | A savoir

Des enfants marocains

Véritable problème de la société marocaine, la scolarisation des enfants ne s’applique pas pour tous malheureusement.

Et pour cause principale, le manque de moyens financiers des parents démunies qui bénéficient d’un revenu journalier très limité et qui ne peuvent pas offrir à leur enfant se privilège et ce droit légitime d’avoir accès à un apprentissage adéquat.

Pour mener à bien ce projet de scolarisation c’est Monsieur Ahmed Fal Mrkazi, directeur chargé de l’appui social au sein du ministère de l’éducation nationale qui s’occupe du programme Tayssir. Mis en place depuis maintenant deux ans, il comporte un budget global d’1 milliard-cinq cents millions de dirhams destiné aux différentes opérations sociales au niveau de l’éducation à travers tout le pays.

* Le programme Tayssir

LA VIDEO

« Le revenu de base, une impulsion culturelle », le film, 100 mn. Film de Enno Schmidt et Daniel Häni

Il suscite beaucoup de questions, il répond à beaucoup de questions, il jette un regard étonnant sur des choses que l’on n’a pas envie de voir.

voir la bande annonce (7 min) : http://revenudebase.free.fr

téléchargez la vidéo : http://appelpourlerevenudevie.org/ ?p=830

Appel pour le revenu de vie

“Il n’est rien au monde d’aussi puissant qu’une idée dont l’heure est venue.” Victor Hugo

Au delà des clivages sociaux, des corporations, des écoles de pensée, nous, signataires du présent appel, voulons contribuer à provoquer dès maintenant une transformation réaliste et constructive de la société : celle du revenu de vie.

Qu’est-ce que le revenu de vie ?

L’idée est soutenue de longue date par de nombreuses personnalités, de tous horizons politiques, de toutes confessions et de toutes nationalités. Elle est connue sous des appellations diverses : allocation universelle, revenu d’existence, revenu citoyen, revenu universel, revenu social garanti, dividende universel, revenu de base, etc. (cf. Wikipedia)

Le revenu de vie ne doit pas être confondu avec le RMI, le RSA et autres allocations attribuées de manière conditionnelle. Le revenu de vie, lui, est automatique, inconditionnel et inaliénable. Il concerne tout le monde, riches ou pauvres. Il est attribué à chaque individu, de la naissance à la mort. Son montant est suffisant pour garantir à chacun une existence décente – quoi qu’il arrive -. Il est cumulable avec les autres revenus (salariés ou non). Il ne peut être saisi aux plus modestes, mais il entre dans l’assiette d’imposition des plus aisés.

Le revenu de vie ne rémunère pas l’emploi, mais le travail au sens large

Ni l’emploi salarié, ni les revenus du capital, ni les aides sociales classiques ne peuvent prétendre désormais garantir le droit à l’existence de chacun tel que défini à l’article III de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. C’est un fait : en raison de l’informatisation et de l’automatisation de la production, le plein-emploi ne peut plus être atteint. Par contre le travail est toujours d’actualité, et sa tâche est immense.

Il est plus que jamais nécessaire que chacun puisse travailler, d’abord à prendre soin de lui-même, de ses parents, de ses enfants et de ses proches, travailler ensuite pour contribuer aux biens communs accessibles à tous (connaissances, arts, culture, logiciels, etc.), travailler enfin à inventer et à mettre en oeuvre à toutes les échelles les moyens qui permettront de léguer une planète vivable aux générations futures.

Loin d’être un encouragement à la paresse, nous affirmons que le revenu de vie permettra à chacun, dans la mesure de ses capacités et de son désir, de s’engager de manière sereine, libre et responsable, dans des travaux essentiels pour l’intérêt général que les emplois traditionnels n’ont pas vocation à assumer.

la suite et pour signer la pétition

LIENS

* Et vous, quel travail feriez-vous si votre revenu était assuré ?

* les liens du site de Keny Arkana

* Ce qu’il faut savoir sur le revenu citoyen de Dominique de Villepin Par Emilie Lévêque - publié le 02/03/2011 à 14:20

* Site de l’A.I.R.E http://revenudexistence.org/

* Revenu de Base Inconditionnel http://revenudebase.free.fr/

* Portail du mouvement sociétal http://www.societal.org/

PROCHAINES SEANCES PROGRAMMEES

• Mardi 23/8/2011 CAFECO 167

• Mardi 13/9/2011 LBSJS 70 « Le 11/9/2001, dix ans après »

Connaissez-vous l’émission « modeste et géniale » de Daniel MERMET sur France-Inter (98.8Mhz à St Denis) à 15h05 (heure métropole) soit 17h05 (heure Réunion ) ?

Voir sur http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/labas/ et sur http://www.la-bas.org/

mél : labassijysuis@radiofrance.com

répondeur pour vos messages : 01 56 40 37 37

Contacts GSM : Philippe B. : 0692 88 21 48 ou JMT : 0692 02 92 71 jean-marc.tagliaferri@wanadoo.fr

Retrouvez le Repaire et sa documentation sur le site web : http://aid97400.lautre.net

Le Repaire de Là-bas si j’y suis, un collectif de l’Association Initiatives Dionysiennes


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