AID Association initiatives dionysiennes

LBSJS 63- Le vrai pouvoir du Vatican (1ère partie)

Vidéos Arte et débat organisé par Jean-Marc Tagliaferri

jeudi 3 février 2011 par JMT

RDV à la « Pizzeria Napoletana » Mardi 8 Février 2011, de 18h à 20h30,

65 Rue Alexis de Villeneuve (entre rue Auber et rue Gounod)

Tel 0262474880. Repas partagé pour ceux qui désirent continuer à échanger.

Plan d’accès

Affiche A4

PDF - 26.4 ko
LBSJS 63

Présentation

Depuis la création de l’État du Vatican en 1929, sept papes et leurs neuf secrétaires d’État seulement ont assuré la continuité de la diplomatie papale.

Ils ont été confrontés tour à tour au fascisme, au nazisme, à deux guerres mondiales, au totalitarisme soviétique, à la guerre civile espagnole, à l’extermination des juifs, aux purges staliniennes, à la guerre froide, à la menace atomique.

Dans le même temps l’Église, en particulier sous l’égide de Jean-Paul II, a pris une dimension sociopolitique universelle.

Ce film en deux parties raconte l’histoire secrète de la diplomatie vaticane au cours du siècle dernier, notamment à partir d’archives très récemment ouvertes.

Grâce aussi aux recherches d’historiens et aux témoignages approfondis de membres de la curie romaine, il révèle nombre d’aspects ignorés et restitue la complexité des faits : dilemmes de Pie XII vis-à-vis du nazisme, bien sûr, mais aussi tentatives pour la paix en 1917, relations avec Mussolini et Franco, soutien à la dissidence en Europe de l’Est...

Introduction : Le Vatican, le plus petit état du monde

vidéo de 11 ‘ extraite de la série documentaire « Le dessous des cartes » diffusée sur Arte

Mille ans d’histoire conservées dans les fameuses « archives secrètes », des états pontificaux nés du Saint-Empire Romain germanique et des croisades à leur disparition en 1870 lors de l’unité italienne et à la naissance de l’Etat de la Cité du Vatican par les accords de Latran en 1929 avec l’Italie mussolinienne .

Vidéo "Le vrai pouvoir du Vatican" ARTE F © AMIP . Première partie

Tout au long du XXe siècle, le Vatican et sa diplomatie se sont taillés sur la scène mondiale une influence croissante et méconnue. Jean-Michel Meurice dévoile un pan secret de l’histoire européenne. ARTE a diffusé le mercredi 03 novembre 2010 à partir de 20 heures 40, les deux volets de ce documentaire "Le vrai pouvoir du Vatican".. Nous traiterons ce soir du premier volet, avec un débat plutôt historique, le second débat faisant l’objet du caf’eco du mardi 22 Février 2011 avec une orientation plus tournée sur l’influence économique et financière du Vatican .

C’est un opérateur des Frères Lumière qui a saisi les premières images en mouvement d’un pape : Léon XIII, bénissant l’assistance à tour de bras, alors que le sanglant XXe siècle n’a pas encore commencé.

De ces cataclysmes en cascade que constituent la Grande Guerre, la révolution bolchevique, la montée des fascismes en Europe, émerge la figure controversée de Pie XII, centrale dans cette première partie, qui s’est abstenu durant la Seconde Guerre mondiale de condamner les persécutions contre les juifs.

Un silence, plaident les historiens du Vatican, qui s’explique en partie par la hantise de susciter des représailles contre les populations soumises aux nazis. Ce fut le cas aux Pays-Bas, où la dénonciation par l’évêque d’Utrecht des mesures antisémites accéléra le rythme des déportations, notamment de juifs convertis au catholicisme.

Sommaire de la première partie

Chapitre 1 : introduction

Chapitre 2 : La question romaine

Chapitre 3 : Les clés du Royaume

Chapitre 4 : la question allemande

Chapitre 5 : face au diable

Chapitre 6 : le prix du silence

Débat

Lors de la création des états pontificaux à partir des croisades, les papes ont cherché à dominer politiquement et religieusement le monde chrétien.

Cette "nouvelle" religion monothéiste "standardisée" au premier concile oeucuménique de Nicée en 325 où un empereur romain d’Orient, Constantin, qui venait juste de réunifier militairement et politiquement l’Empire à son profit .

Constantin voulait une religion d’état unique pour conforter cette unité, contrairement à l’antique habitude romaine de tolérer toutes les religions dès lors qu’elles reconnaissaient la légitimité du pouvoir politique romain (sorte de laïcité).

Professant la foi de Sol Invictus (d’où vient la fête de Noël découlant de celle du solstice d’hiver où le soleil renait avec l’allongement des jours), Constantin, alors seulement empereur romain d’orient, s’est intéressé dès 312 au christianisme, initié par l’évêque Ossius de Cordoue qu’il pris comme conseiller.

Avec Ossius comme organisateur, Constantin a invité à Nicée (Iznik en Turquie) quasiment tous les responsables religieux chrétiens connus et les a obligés à s’accorder sur ce qui allait devenir le "credo" chrétien, base des croyances que tout adhérent à cette fois religieuse se doit de respecter sauf à être accusé d’hérésie.

Cela a été l’occasion d’ailleurs de travestir le message originel christique et progressivement de faire d’une religion basée sur l’amour , la paix, la pauvreté, le pardon des fautes et la tolérance ( "Aimez-vous les uns les autres", "mon royaume n’est pas de ce monde", "que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre", etc...) une religion centralisée (papauté), combattive (lutte contre toute "hérésie"), guerrière (croisades), sanguinaire (inquisition), fratricide (massacre des chrétiens lors du sac de Constantinople en 1203 par d’autres chrétiens après un an de siège) , âpre au gain (vente des indulgences papales au XVè siècle de qui a déclenché la Réforme et le schisme "protestant") et dominatrice (symboles, fastes et monuments).

Il a fallu pour celà trier parmi les textes, chroniques et témoignages ceux qui pourraient devenir des "apôtres" et des "pères de l’Eglise" (avec quasiment aucune femme d’envergure si on excepte Hélène, mère de Constantin), "réécrire" un "Nouveau testament" épuré de tous les doutes et de toutes les controverses, tâche heureusement non complète car on en trouve quelques traces. Et les manuscrits de la mer morte et de Nag Hammadi confortent cette idée que la religion chrétienne et son pilier "catholique" est une bien étrange chose avec son 1,7 Milliard de "fidèles" que le Vatican revendique officieusement.

Combien de ces fidèles savent-ils d’où vient leur religion ? quelle est sa trace historique réelle et non pas les légendes qu’on sert communément ?

Les papes ont régné pendant 8 siècles sur un vaste territoire italien ( réduit des 3/4 en 1860 puis supprimé en 1870 quand suite à la défaite française de Sedan, le Royaume d’Italie a annexé Rome privée du soutien français, pour en faire sa capitale), soumis des rois et des empereurs qui reconnaissaient sa prééminence, réglé leurs différents (par exemple traité de Tordesillas en 1474 partageant le monde connu et les terres "à découvrir" entre espagnols et portugais), inféré dans les affaires nationales au nom de la réligion, inspiré puis combattu voire détruit des ordres religieux, monastiques ou soldats servant de bras armé ou financier, base d’un pouvoir énorme.

De 1870 à 1929, les papes se sont enfermés dans leur palais romain, se considérant prisonniers de la royauté italienne. On a observé une perte brutale d’influence de la papauté à cette époque, et notamment son impuissance à éviter la première guerre mondiale, en fait guerre fratricide entre nations chrétiennes.

En quoi l’Etat de la Cité du Vatican a-t-il depuis 1929 changé le fonctionnement et l’influence de la papauté par rapport à la période précédente ?

Cette première séance sera surtout consacrée aux côtés politiques et historiques jusqu’à la mort de Pie XII en 1959 .

La Deuxième séance, lors du cafeco du mardi 22 Février 2012 traitera des pontificats de Jean XXIII, Paul VI, de l’éphémère Jean-Paul Ier et surtout de Jean-Paul II (1978-2005) , le "pape venu de l’Est" (prédit dès 1965 par Morris West dans "Les souliers de Saint Pierre")qui a vu le monde bouleversé. En pleine période de mondialisation politique mais surtout économique et financière, le Vatican ne joue plus seulement de son influence morale et de son entregent diplomatique, mais acteur discret des flux financiers mondiaux en tant que paradis fiscal sous-marin de la zone euro capable de donner des "coups de pouce" pour orienter certains de ces flux pour qu’ils contribuent à la réalisation de ses manigances.

À côté du film "Le vrai pouvoir du Vatican"

29/10/2010 18:27

Logo La Croix

Un ouvrage : Le Vrai Pouvoir du Vatican de Jean-Michel Meurice, Albin Michel, 18 €.

Il est toujours difficile d’évaluer l’action de l’Église d’un point de vue géopolitique, ne serait-ce que parce que le propos de l’Église est avant tout pastoral. « Faire de la politique est même quelque chose dont l’Église se défend », observe Jean-Michel Meurice.

Sans doute est-ce pour cela que le réalisateur, dont le souci d’honnêteté et de fidélité à l’histoire a marqué toute la carrière, a voulu publier les entretiens utilisés pour réaliser le film diffusé sur Arte.

Il n’est pas certain que cet ouvrage puisse se lire seul. Mais il permettra aux téléspectateurs qui auront vu le documentaire de mieux se forger leur opinion. Et de pouvoir, le cas échéant, compléter à la source certains points.

Un DVD : Le Vrai Pouvoir du Vatican sort en DVD, chez Arte Éditions.

Audience papale publique au Vatican

D’autres ouvrages incontournables à propos du Vatican

Hubert Wolf, Le Pape et le Diable, CNRS Éditions, 2009.

Giancarlo Zizola, L’Église, le Pouvoir et les Religions dans la mondialisation, Éd. Desclée de Brouwer.

Jean-Jacques Becker, Le Pape dans la Grande Guerre, Bayard Éditions, 2006. Un livre court qui mesure combien, loin d’être une puissance influente, le Vatican n’a pu peser sur la Première Guerre mondiale.

Sous la direction de Philippe Levillain, Dictionnaire historique de la papauté, Éditions Fayard, 2003.

Sous la direction de Jean-Marie Mayeur, le tome 12 de L’Histoire du christianisme. Guerres mondiales et totalitarismes 1914-1958, Flammarion, 1995.

Le vrai pouvoir du Vatican, un passionnant documentaire d’Arte

02/11/2010

Arte se penche sur un siècle de diplomatie vaticane avec une soirée passionnante : Le vrai pouvoir du Vatican. Un documentaire magistral, qui évite les habituels raccourcis, signé Jean-Michel Meurice.

La place Saint Pierre de Rome au Vatican © Eric Vandeville/Gamma

Le vrai pouvoir du Vatican , de Jean-Michel Meurice, première diffusion le mercredi 3 novembre 2010, à 20h40.

Au Vatican, en 1896 : un technicien dépêché par les frères Lumière filme le vieux pape Léon XIII (1878-1903) entouré de ses cardinaux. Son étrange boîte noire intrigue ce petit monde oublié du reste de l’Europe, confiné dans un palais où le pape se considère prisonnier de l’État italien depuis un demi-siècle...

2005 : les télévisions retransmettent en direct, depuis une place Saint-Pierre de Rome noire de monde, les funérailles de Jean-Paul II. Jamais une telle cérémonie n’avait réuni autant de dirigeants internationaux.

1896-2005 : un siècle, neuf papes... et un renversement de perspective dont le réalisateur Jean-Michel Meurice (1) rend compte magistralement dans Le vrai pouvoir du Vatican , une enquête en deux parties diffusée le 3 novembre 2010, sur Arte.

Cent ans de diplomatie vaticane portés au petit écran... Depuis l’ouverture partielle des archives du Vatican, jamais un auteur n’avait tenté la traversée d’une période aussi dense, en multipliant les points de vue : historiens, hommes d’Église, acteurs ou témoins.

Comment le Vatican, micro-État sans armée - « Le pape, combien de divisions ? », se moquait Staline - est-il devenu une voix qui compte sur la planète ? D’où les papes, dont la magnificence et le rituel environnants masquent l’indigence des moyens, tiennent-ils leur « pouvoir » ? Pourquoi fascinent-ils autant les foules ? C’est à ces questions que le documentaire s’efforce de répondre, en évitant les habituels raccourcis.

Après guerre, le « diable » passe à l’Est

Du règlement de la « question romaine » par les accords du Latran (1929), qui consacre l’existence du Vatican comme État, à la chute du mur du Berlin (1989) dans laquelle Jean-Paul II joue un rôle clé, l’auteur met au jour l’étonnant pragmatisme avec lequel le Saint-Siège mène sa barque au XXe siècle. Quelle attitude adopter face à la montée des extrêmes dans l’Italie et l’Allemagne de l’entre-deux-guerres ? Jusqu’où dénoncer les exactions des régimes totalitaires sans mettre en péril les communautés chrétiennes ?

Le rôle déterminant joué par le cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII (1939-1958), dans la diplomatie du Saint-Siège, jette un nouvel éclairage sur son silence controversé pendant et après la Shoah.

Après guerre, le « diable » passe à l’Est. Derrière un rideau de fer qui ne reste pas longtemps hermétique aux réseaux de l’Ostpolitik activés depuis Rome. Tandis qu’au tournant des années 1960, le « bon pape Jean XXIII » donne pour consigne, à la veille du concile Vatican II, de « faire entrer un peu d’air frais » dans l’Église. La suite est connue.

L’élection d’un pape polonais en 1978 fait trembler le bloc soviétique. Le nombre des nonciatures du Saint-Siège dans le monde passe de 80 à 170 ! Dans cette deuxième partie, le documentaire - faute d’archives sur la période récente - fait la part belle au témoignage direct, au risque de l’anecdote.

Au total, le tour de force est bien là. Des frères Lumière aux images de la chaîne américaine CNN, Jean-Michel Meurice parvient à éclairer une histoire complexe et trop souvent fantasmée.

(1) Le vrai pouvoir du Vatican , de Jean-Michel Meurice, Éd. Albin Michel, 18 €.

Auteur(s) : Samuel Lieven , Photo © Eric Vandeville/Gamma - Paru dans Pèlerin N° 6674

Décryptage Le docu « Le Vrai Pouvoir du Vatican »,

3 Novembre 2010 à 20h35, sur Arte

On a beaucoup parlé du pape dans les médias en 2010. Plutôt pour décrier les prises de parole de Benoît XVI : déclarations sur le préservatif, affaire du cardinal négationniste Williamson. Mais « tous les papes ont eu à gérer leur image », note Bernard Lecomte, auteur de Pourquoi le pape a mauvaise presse (DDB).

Les caméras sont braquées sur le Vatican et son principal représentant… depuis 1893. C. HELGREN / REUTERS

Passage en revue de plus d’un siècle de communication, avec les analyses de Bernard Lecomte et Jean-Michel Meurice, dont le doc, Le Vrai Pouvoir du Vatican, est diffusé ce soir sur Arte.

Léon XIII et Pie XII.

Le Vrai Pouvoir du Vatican s’ouvre sur les premières images filmées d’un pape, en 1893. « On avait dit à Léon XIII que le ciné était une image filmée et qu’il fallait bouger. Alors il bénit, il bénit, il bénit  ! », s’amuse Meurice.

A l’aise face caméra, « Léon XIII était aussi fin communicant, ajoute Lecomte. Pour inciter les catholiques à se rallier à la République, il avait conçu un vrai plan média, avec interview exclusive à un journal français. »

Quant à Pie XII, son couronnement fut, en 1939, le premier événement mondialement radiodiffusé. « Il a très bien géré sa com de son vivant en accueillant la télé au Vatican dès 1954, analyse Lecomte. Mais son image a subi un renversement dans les médias puisqu’il est désormais connu comme antisémite et pronazi. »

Jean Paul II et Benoit XVI.

« Jean Paul II était comédien et journaliste, logique qu’il ait été le roi du micro », note Lecomte. « Je n’ai pas eu de mal à trouver d’archives, confirme Meurice. C’était un vrai personnage médiatique. »

Benoit XVI semble en comparaison bien maladroit. « Mais attention, nuance Lecomte. Jean Paul II aussi a soulevé des tempêtes médiatiques en accordant audience à des personnages, à l’époque mal vus, comme Arafat.

La différence, c’est que Benoît XVI refuse le jeu de la com. Il estime que l’Eglise délivre un message depuis 2 000 ans et n’a pas à suivre les modes médiatiques. »

Alice Coffin

LIENS

* Le site officiel version française du Vatican

* Le Vatican, l’argent et le pouvoir par Frédéric Harcourt

* Les Secrets du Vatican par Bernard Lecomte

* « Vaticano SpA » (La société par actions du Vatican) de Gianluigi Nuzzi

* Opus-Déi, la relève

* Roberto Calvi le banquier du Vatican

* Paradis Fiscaux et Judiciaires

* Le Vatican ne veut plus être épinglé pour blanchiment de capitaux

* La “donation” de Mussolini — Accords du Latran — Église catholique — Bernardino Nogara — Pie XII — Jean-Paul II — Scandale financier au Vatican

* Finances du Vatican par le diocèse d’Evry-Corbeil-Essonnes

* Finances du Vatican

* FINANCES DU VATICAN - Benoît XVI crée une autorité de lutte contre le blanchiment

* Révélations sur l’argent du Vatican par Jacques Duquesne

* Pourquoi les richesses du Vatican ? Par P. Bernard Peyrous

PROCHAINES SEANCES PROGRAMMEES

· Mardi 22 Février 2011 CAFECO 161 : Le vrai pouvoir du Vatican (2ème partie)

· Mardi 8 Mars 2011 : LBSJS 64


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1777966

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Repaire de Là-bas Si J’y Suis  Suivre la vie du site 2011   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License