AID Association initiatives dionysiennes
Face aux offensives multiformes de l’omniprésident Nicolas S,

VOILA POURQUOI IL FAUT FAIRE GREVE ET SOUTENIR LES GREVISTES AU LIEU DE FAIRE LES AUTRUCHES !

samedi 17 novembre 2007 par JMT

La peur n’évite pas le danger. refuser d’agir parce qu’on a peur des conséquences est le meilleur moyen d’avoir le pire cas de figure : ce qu’on voulait éviter dans des conditions encore plus désagréables ! Souvenez-vous de Munich ! Plus on cède et plus on devra céder, que cela soit bien clair ! Les changements qui nous sont imposés commencent à faire des dégâts irréversibles dans la structure de la société française, comme on a pu les constater il y a quelques années par exemple en Angleterre, société jadis socialement très organisée autour de solidarités de classes, et désormais complètement atomisée au détriment de 80% de la population qui subit la "modernité" plus qu’elle n’en profite, faute de moyens financiers.

Nicolas Sarkozy n’a rien inventé, il poursuit toujours la tâche que d’autres ont commencée et c’est d’ailleurs ce choix fait très tôt qui a permis son ascension. Consensus de Washington, OMC, OCDE, propos de Denis Kessler, c’est toujours la même chose : le train des "réformes" ne peut s’arrêter car il est fondamentalement basé, comme le capitalisme financier sur le toujours plus de ce qui nous fait souffrir et le toujours moins de ce qui nous rendait la vie supportable. A l’ère libérale, on remplace la loi par le contrat et TOUT est toujours indéfiniment renégociable.

Autrement dit toujours plus d’argent et de pouvoir pour les riches, et donc toujours moins pour les travailleurs et citoyens à qui on demande maintenant clairement de se taire et d’obéir.

Et pas qu’aux travailleurs, d’ailleurs : le roi d’Espagne (par la Grâce du sanguinaire dictateur Franco), qui d’après la constitution espagnole a une sorte de "domaine réservé" en matière diplomatique, s’est permis,sous els yeux ébahis de tout le sommet ibéro-latinoaméricain à au Chili, d’agresser verbalement le président vénézuélien Hugo Chavez dans des termes et d’une manière où transparaissent toute la morgue des "puissants", leur haine et leur peur du "peuple" qui ose refuser leurs diktats ! Et nos médias franchouillards font de la rétention d’information !. Voir les autres articles sur le site de michel collon

Mais heureusement, malgré le bourrage de cerveau des médias qui appartiennent aux copains du président, malgré les journalistes qui ont oublié qu’ils avaient des neurones pour devenir juste de mauvais passeurs de mauvaises infos (bonjour l’éthique vendue pour quelques maigres lentilles .....comme dit le personnage principal dans le film "Thank you for smoking" : on a tous un emprunt à rembourser :-), certains ne se laissent pas abuser par cette propagande de tous les jours, qui dit tout et son contraire,dans le but manifeste de briser tout front du refus de l’avenir radieux que le gourou de l’Elysée trépigne de nous voir suivre.

En voici un exemple de saine solidarité sociale

************************************************** Envoi de la Liste de Pascal

[ Novembre 2007 - Collectif Lillois d’Usagers Solidaires des Cheminots en lutte ]

Bonjour tout le monde. Vous avez dû recevoir ces derniers jours un mél de propagande vous démontrant que les nantis, ce sont les autres, jamais nous. Ce mail broyait le progrès social au nom du "réformisme" libéral, qui n’est autre qu’un ultra conservatisme sauvage.

Les propos dénonçaient la grève des cheminots, et étaient écrits par des opposants, à l’idéologie politique très marquée. Voici, en quelque sorte, la réponse du berger à la bergère rédigée par un collectif d’usagers solidaires des cheminots, et un argumentaire qui vous permettra, je n’en doute pas, d’alimenter vos discussions. Ce n’est pas un luxe, à l’approche de l’hiver... Un mél à faire circuler vivement ! Ciao tutti. Hssine (mél groupé)

[|Grève des cheminots : Qui nous prend en otage ?|]

« Pas un jour sans qu’il y ait des retards ou des suppressions de trains ! »

Vrai ! 98% des retards et des suppressions de trains correspondent à des problèmes techniques induits par les économies effectuées sur l’entretien et la surveillance des trains et du réseau ferré (2% seulement sont dus aux grèves !). De plus, quand il y a panne ou retard, les informations passent mal depuis l’automatisation de l’accueil et des guichets. Le désengagement de l’Etat par décentralisation aux régions, avant-goût de la privatisation pure et simple de la SNCF, annonce un désastre digne de celui qui fait, depuis sa privatisation, la réputation du chemin de fer britannique.

Dans ce contexte, les cheminots sont très souvent les premières cibles de la colère légitime des usagers, pendant que les vrais responsables (l’Etat et la direction de la SNCF), saboteurs de ce service public fondamental, organisent la propagande médiatique anti-cheminot, et s’enrichissent à nos dépends des non-remboursements de plus en plus fréquents des billets pour cause de retard…

« Les cheminots sont des privilégiés ! »

Faux ! Le régime spécial a été créé en 1909 pour tenir compte des contraintes du métier de cheminot : spécificité des tâches, obligations de sécurité, continuité du service public. Nous ne sommes plus au temps de la vapeur, mais ces contraintes existent toujours.

120 000 cheminots ont des horaires atypiques ou décalés (de nuit, les weekends et jours fériés), des conditions de travail qui n’ont rien à voir avec les « privilèges ». En échange de la possibilité de partir à 55 ou 50 ans, les cheminots touchent de plus petites retraites que les autres salariés à qualification égale.

62 % des pensionnés de la SNCF touchent moins de 1500 euros brut par mois. Or on leur demande maintenant de travailler plus longtemps et de toucher moins encore : L’introduction de la décote va se traduire par une baisse des retraites de près de 30 %. Chacun peut donc comprendre la légitimité de leur colère et de leur volonté de défense. Il faut défendre l’égalité et l’équité entre régimes de retraites, mais par le haut, pas par le bas. Les salariés qui ont des métiers difficiles, pénibles ou dangereux doivent pouvoir partir à 55 ans.

En 1995, on a parlé de grève par procuration. Aujourd’hui le gouvernement prévoit une nouvelle attaque du système de retraite pour tous les salariés, public et privé, après les municipales de 2008 : entre autres, tous les salariés passeront à 41 puis 42 ans de cotisations. Il y a aujourd’hui une communauté d’intérêts entre ceux qui défendent les régimes spéciaux et ceux qui refusent une nouvelle remise en cause du régime général… Nous sommes tous concernés, et c’est maintenant qu’il faut être solidaires !

L’ex-numéro 2 du MEDEF l’annonce clairement ( Challenges, 4 octobre 2007) : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance, un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie ». Quand tous les acquis sociaux auront été alignés par le bas, le gouvernement et le MEDEF n’auront plus qu’à qualifier de « privilèges » nos retraites et nos congés payés !

Novembre 2007 Collectif Lillois d’Usagers Solidaires des Cheminots en lutte

Texte permanent et (vos) infos complémentaires et/ou vos réactions (je reçois tous les commentaires postés sur le site où tout le monde peut en profiter ) : http://tinyurl.com/255y84

ou http://non-a-lintox.org/post/2007/11/17/Greve-des-cheminots-%3A-lopinion-publique-majoritairement-contre

Pascal

L’idée est de participer à un réseau citoyen informel où des informations souvent peu ou mal diffusées par les médias de masse peuvent circuler. Je suis preneur de vos informations.

*****************************************************

A noter que les services publics sont décriés en permanence. Voir sur ce site la réponse faite lors d’attaques mensongères contre la SNCF.

4 bonnes raisons pour faire la greve !

PDF - 54.7 ko

Je vais laisser la parole à la FSU. Voir le document ci-joint que vous pouvez télécharger, imprimer et diffuser autour de vous

Ne pas se tromper sur les buts et moyens de l’ennemi

J’ai parlé précédemment des fondements idéologiques. Depuis 35 ans toute une école économique a été créée autour des idées du défunt Milton Friedman (entre autres faits de gloire, économiste de Pinochet, il faut s’en souvenir !) pour rendre aux "rentiers" leur pouvoir perdu depuis les deux guerres mondiales et l’incroyable impudeur des "travailleurs" ayant détourné à leur profit une fraction substantielle du revenu national.

Grace à Margaret Thatcher et à Ronald Reagan (eh oui, c’est pas d’hier !), à peu près tout l’Occident s’y est mis, on a mis à bas le système soviétique qui seul limitait l’arrogance du complexe militaro-industriel américain , dont l’un des fleurons est la très discrète société Carlyle, fond de placement pour milliardaires associant notamment les Bush, les Ben Laden, pour contrôler une myriade de sociétés d’armement (et pendant une période, au temps où il pouvait servir,...Le Figaro où sévissait la "petite soeur des riches" :-).

Les russes sont heureux, ils ont pu échanger le socialisme scientifique contre les mafias :-), Ils ont toujours la tête près de la chapka et le doigt sur quelques milliers de bombes nucléaires sans qu’on soit sur de savoir qui les contrôle vraiment (en théorie le président russe mais entre lui et celui qui lance réellement le missile....... ?) Mais ne craignez rien, notre hyperprésident maîtrise ça aussi avec son copain Poutine ! Vous avez dit hic ?

Différents plans se sont succédés, notamment ceux de l’OCDE qui bosse énormément pour que nos gouvernants ne dérapent pas et suivent la Voie. Ils ont même le culot de publier d’énormes pavés que fort peu de gens lisent, surtout pas les journalistes spécialisés ou alors ils ont tellement la trouille qu’ils n’osent pas en parler publiquement ? Quelques gauchistes essaient de faire de la pub à cette vénérable institution mais tout le monde s’en fout : dommage car tout y est écrit, parfois 10 ans à l’avance. Ca c’est du service public de qualité !

Le Mini-traité, Nouveau traité et finalement Traité Modificatif

Il y a un autre document dans lequel tout est écrit (en fait deux documents avec des tas d’annexes et de protocoles, pour 256 pages en petits caractères.). vous allez rire : Nicolas S. avait baptisé ça "le mini-traité".....mais moins sensibles à son humour, les 16 anciens ministres et commissaires européens qui ont planché dessus depuis janvier 2006, aux frais d’une multinationale, l’ont appelé "Traité Modificatif".

C’est la copie quasi conforme dans le contenu sinon dans la forme du défunt "Traité portant Constitution Européenne" (on devient aussi arrogants que les USA en s’arrogeant tout le continent d’office !), éjecté par les votes négatifs des français et des néerlandais, membres fondateurs de l’Union en 1957, ce qui faisait vraiment désordre.

Notre très cher (+170% ?) président est européen quand ça l’arrange, quand il peut se servir de l’Europe pour faire avaler des couleuvres à ses sujets mais pas quand ça l’empêche de faire ce qu’il voudrait .il a maintenant la prétention, fort d’un soit-disant "mandat" de 31% des électeurs (tous les autres ont voté pour des candidats et candidates ayant clairement propos un référendum) soit moins de millions d’électeurs que ceux qui ont dit NON au précédent traité, de le ratifier en douce via le Parlement, qui lui non plus n’a reçu aucun mandat de ses propres électeurs puisque ce sujet a été totalement zappé de la campagne.

A la Réunion, on n’a donné aucun blanc-seing au "président des vieux métros" (d’après les sondages Ségolène Royal est en tête de toutes les catégories d’électeurs sauf les plus de 65 ans qui a 75% auraient voté pour le président de toutes les peurs) puisqu’il s’est ramassé ici une belle gamelle, malgré son programme d’illusionniste.

Quelle ratification ?

Mais pour une fois, Nicolas S. n’est pas seul en faute. Son "unlucky competitor " (in Giscard 1974) Pimprenelle, a oublié ses promesses électorales, elle-aussi, et toute une floppée de petits marquis, soit- disant "de gauche"du parlement, sont prêts à faire de même.

Techniquement la ratification parlementaire nécessite que quelques voix de gauche se mêlent aux suppôts du sarkozysme pour atteindre les 60% de voix nécessairs au congrès. Peut-on leur reprocher quand on a vu comme une volée de grives ivres une nuée de "socialistes" voler au secours de la victoire sarkozyste, attirés par les maroquins ministériels, les présidences de commissions d’études et les avantages afférents ?

[*Mais il nous reste un gros gourdin pour ramener à l’ordre tout ce petit monde en folie en leur posant un cas de conscience : l’idée de punir les députés et sénateurs qui auraient l’outrecuidance de vouloir devenir maires après avoir laissé passer comme parlementaires le véritable déni de démocratie constitué par la ratification du Traité Modificatif, en faisant voter systèmatiquement pour n’importe quelle liste les écartant de la mairie. Un référendum populaire vaut bien une cinquantaine de députés ou sénateurs "de gauche" mordant la poussière aux municipales..... surtout que ça pourrait donner des idées aux électeurs de députés-maires UMP*]

Collectif pour la ratification par référendum du TM

Alors, on repart au combat et un Collectif essaie de se recréer localement dans ce but, à partir de participants au "Collectif pour le Non au TCE"et au "Collectif contre les franchises médicales". (combat temporairement perdu mais qui découle directement des principes de l’actuelle union européenne) .

Difficilement parce que les organisations syndicales, du haut de leur faiblesse numérique qu’elles sont les seules à ne pas remarquer, qui ne risque pas d’être compensée par des victoires dont on n’a plus goûté la saveur depuis très (trop !) longtemps, sont le nez dans le guidon et essaient, tels des pompiers arrivés trop tard, d’éteindre les multiples feux que l’homme au kärcher allume dans tous les coins.

Elles sont à la remorque du gouvernement et du patronat, et pas seulement budgétairement (malgré les vilaines histoires qui ont émergé récemment). Leur fonctionnement, qui date, ne motive plus les jeunes qui non seulement n’adhèrent pas mais ne se lancent dans des actions que s’ils les commencent eux-mêmes, laissant juste aux organisations syndicales la possibilité de se rallier en cours de route. C’était le schéma du CPE sur lequel De Villepin se cassa les dents et perdit définitivement toutes ses chances présidentielles.

La faute à qui ? la gauche plurielle a aimé avoir des syndicats comme des toutous, n’a rien fait pour provoquer des adhésions massives et pour redonner aux citoyens-travailleurs le goût de ladémocratie dans l’entreprise. Trop dangereux pour un gouvernement social-libéral,arc-bouté sur ses certitudes d’état-major, fonctionnant de manière pyramidale.

Ce qui explique en partie le succès d’Attac France qui a coincidé avec la gauche plurielle. Les syndicats se sont vengés depuis et ont cassé Attac après l’échec du référendum de 2005, ce qui ne leur a pas fait gagner un seul adhérent, bien au contraire, mais dans ces milieux on ne peut supporter ceux qui cherchent à changer les règles du (mauvais) jeu.

Quand aux partis, vous vous doutez bien qu’ à 100 jours des municipales, le monde peut s’écrouler, seules les "combinazioni" éveillent leur intérêt. Il va encore y avoir de la gueule de bois en perspective, car on ne peut pas dire que ces méthodes, là-encore , mobilisent les citoyens.

Et c’est grave, car les communes sont les premières à être, à nouveau, dans le collimateur du traité puisqu’elles sont la structure la plus proche des citoyens, sur laquelle reposent les principaux services publics, directement ou indirectement.

Toujours plus de marché, toujours plus de privatisation, toujours plus de mondialisation : ça fait monter leurs dépenses (au-delà des rodomontades des "économies directes" qu’on repaye d’une autre manière), ça fait baisser les possibilités d’emploi local, ça fait baisser les recettes propres alors que les aides d’état et les subventions s’amenuisent.

Juste derrière, le département joue sa survie mais n’ose pas le dire : les budgets vont exploser, on n’augmentera les impôts que l’an prochain après la réélection des conseillers renouvelables : RMI, santé, collèges, agriculture, eau, ici à la Réunion le cg974 n’est pas à la fête.

Quand en plus des franchises médicales on verra augmenter les impôts locaux (les régions ne seront pas en reste, elles ont elles-aussi quelques bombes financières prêtes à exploser.... apres les municipales :-), nul doute que les électeurs apprécient...trop tard !

Que de cocus il va y avoir lorsque la dure réalité budgétaire rattrapera les promesses qui vont être faites tous azimuts !

En attendant, le mois de Novembre 2007 n’est pas fini. Mardi 20 est une journée d’action des fonctionnaires, auxquels on espere bien que se joindront étudiants et divers autres grévistes. A St Denis de la Réunion comme dans des tas de villes de métropole.

Bougez-vous, prenez un bout de carton écrivez-y vos doléances ou prévoyez de les crier pendant tout le parcours et venez au Jardin de l’Etat pour 10 heures pour montrer au préfet et à nos élus que tout ne va pas bien à la Réunion, ici plus encore qu’ailleurs en France.

La voie sur laquelle notre nouveau Grand Timonier essaie de nous aiguiller va droit dans un mur, tout le monde le sait, tout le monde s’en fout, surtout eux, ceux qui ne montent jamais dans ce train-là, le train des pauvres, l’espèce dont ils ont une peur maladive : ils ont raison, la pauvreté tout lemonde croit que c’est contagieux ! Alors s’ils se décidaient à la soigner comme il faut une bonne fois pour toutes, ne serait-ce, finalement, que dans leur propre intérêt bien compris ?


Forum

  • Panafieu répugne à évoquer le régime spécial...des députés
    24 novembre 2007, par ti jean, 3eme circonscription974

    ecouter cet extrait de "la bas si j’y suis" ou Francoise de Panafieu explique que les cheminots doivent se serrer la ceinture pour la dette publique et ferme l’interview enervée lorsque la question porte sur le regime spéciaux des Députés....

    UMP ET REGIMES SPECIAUX DEPUTES

    ca illustre parfaitement la politique de l’UMP : le retour des castes aparatchick avec leur privileges à +206% et celle des gueux pour qui on supprime code du travail, retraites et securité sociale.

Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 1968572

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site SERVICES PUBLICS, NOTRE BIEN COMMUN !   ?

Site réalisé avec SPIP 1.9.2e + ALTERNATIVES

Creative Commons License