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Comme un single ...

PAS DE REPIT POUR ERIC WOERTH

... qui donnerait son titre à l’album !

mardi 17 août 2010 par JMT

Le ministre du Travail Eric Woerth ne connaît pas de répit estival : après avoir été secoué par l’affaire Bettencourt, il est sommé de se défendre sans relâche d’accusations variées portant sur ses activités de ministre ou d’élu.

Le ministre du Travail Eric Woerth a attribué il y a deux ans la Légion d’honneur au comptable ayant certifié ses comptes de campagne aux dernières élections municipales, indique vendredi le site d’information Mediapart, qui dénonce un "conflit d’intérêt".

En effet selon Médiapart, Eric Woerth a remis la légion d’honneur à un expert-comptable Bernard Godet. C’est ce dernier qui a vérifié les comptes de campagne d’Eric Woerth, lors des élections municipales de 2008 à Chantilly (Oise).

Eric Woerth s’est défendu mercredi de toute illégalité dans la succession fiscalement compliquée du sculpteur César et s’en est pris avec virulence au journal Libération qui lui reproche d’être intervenu dans cette affaire.

Le député PS Michel Sapin a estimé mercredi qu’"il ne faudrait pas faire une affaire de chacune des décisions" d’Eric Woerth du temps où il était ministre du Budget, après des informations de Libération, démenties par le ministre, sur la succession du sculpteur César.

Eric Woerth, en tant que ministre du Budget, "était dans son rôle" quand il est intervenu dans le dossier de la succession du sculpteur César, a estimé mercredi Jack Lang, ancien ministre socialiste de la Culture, dans une déclaration à l’AFP.

Le député socialiste Bruno Le Roux a réclamé mercredi la nomination d’un juge d’instruction sur les dossiers dans lesquels apparaît le nom d’Eric Woerth, alors que Libération fait sa une sur une intervention de l’ancien ministre du Budget dans la succession du sculpteur César.

Eric Woerth est intervenu en 2008 alors qu’il était ministre du Budget pour obtenir un dégrèvement fiscal de 27 millions d’euros sur la succession du sculpteur César, affirme le quotidien Libération à paraître mercredi.

Pas de répit pour Woerth, contraint de se défendre tous azimuts

AFP, Mise a jour : lundi 16 août 2010 21:02

Le ministre du Travail Eric Woerth ne connaît pas de répit estival : après avoir été secoué par l’affaire Bettencourt, il est sommé de se défendre sans relâche d’accusations variées portant sur ses activités de ministre ou d’élu.

La dernière attaque provient une nouvelle fois du site Médiapart, qui accuse le maire de Chantilly (Oise) d’avoir rempli une déclaration tronquée pour obtenir en 2008 un petit prêt (6.500 euros) pour sa campagne municipale.

Selon le site, qui se base sur un document du Crédit Agricole, Eric Woerth a minoré le montant de son revenu mensuel, déclarant 3.000 euros alors qu’il en touche 14.000 au gouvernement, en plus de ses indemnités de maire.

AFP Le ministre du Travail Eric Woerth à Paris le 27 juillet 2010

Accusation jugée aussitôt "absurde" par l’entourage de l’ex-ministre du Budget, qui précise que s’agissant d’un "prêt lié à des élections municipales", les revenus mentionnés correspondent à ceux qu’il touche en tant que maire.

Le Crédit Agricole a également volé au secours du ministre en parlant d’un "document de travail purement provisoire et ne représentant aucun caractère contractuel", pour une opération "tout à fait banale" et réalisée "avec des candidats de toutes tendances". Ce qui n’a pas désarmé Médiapart qui maintient sa mise en cause.

Dans une réponse parue en ligne lundi, Mediapart a affirmé avoir demandé et obtenu, le 9 août, ce document, inclus dans les comptes de campagne de M. Woerth pour les municipales 2008, auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

Mediapart réfute aussi l’aspect provisoire - avancé par la banque - de ce document puisque celui-ci fait partie du dossier "signé et paraphé par le ministre" et "versé aux comptes de campagnes par le candidat lui-même".

"Le ministre était tenu, en vertu du contrat qu’il a lui-même signé, de déclarer l’intégralité de ses revenus ainsi que le montant de son impôt", a poursuivi le site, se demandant si M. Woerth "cherche à dissimuler des revenus ou des impôts dont il sait qu’ils seront transmis à la Commission nationale des comptes de campagne et donc consultables par tous".

L’UMP voit dans ces nouvelles allégations la marque d’un "acharnement abject" à l’encontre d’Eric Woerth.

"La liberté de la presse est un dogme fondamental, mais elle n’est ni la liberté d’insinuer" ou "d’amalgamer", lâche son entourage. "Ce comportement est proprement scandaleux tant il repose sur des montages farfelus, fabriqués de toutes pièces et qui n’ont qu’un objectif : abattre un ministre qui fait bien son travail", a renchéri le porte-parole adjoint de l’UMP, Dominique Paillé.

Depuis qu’il est parti se reposer à Chamonix (Haute-Savoie) quelques jours après une audition de huit heures dans son bureau par la police dans l’affaire Bettencourt, c’est la troisième fois qu’Eric Woerth est sommé de s’expliquer sur ses activités passées.

Vendredi, Médiapart révélait que le ministre avait attribué il y a deux ans la Légion d’honneur au comptable ayant certifié ses comptes de campagne aux dernières municipales. Sans provoquer cette fois de grosse contre-attaque du camp présidentiel : "énième provocation sans fondement", s’était contenté de dire son entourage.

La semaine précédente, c’est Eric Woerth lui-même qui était monté au créneau depuis son lieu de vacances pour se défendre de toute intervention illégale dans la succession du sculpteur César, alors que le journal Libération l’accusait d’avoir donné un "coup de pouce" à la famille de l’artiste débouchant sur un dégrèvement fiscal de 27 millions d’euros.

"L’excès d’attaques dessert l’accusation, d’autant que le côté approximatif de certaines révélations en affaiblit l’impact", juge un membre du gouvernement, qui observe aussi que ces derniers épisodes semblent faire moins recette dans les journaux, résultat d’une possible "lassitude" de l’opinion.

Mais le même ajoute aussitôt qu’il "restera des traces" de ce feuilleton, ce qui "posera encore la question" du maintien d’Eric Woerth au gouvernement.

Le PS en a profité pour répéter, par la voix du sénateur David Assouline, qu’il souhaitait la nomination d’un juge d’instruction indépendant sur le dossier Bettencourt et la création d’une "commission d’enquête parlementaire".

Woerth : Légion d’honneur au comptable ayant certifié sa campagne municipale

AFP, Mise a jour : vendredi 13 août 2010 19:54

Le ministre du Travail Eric Woerth a attribué il y a deux ans la Légion d’honneur au comptable ayant certifié ses comptes de campagne aux dernières élections municipales, indique vendredi le site d’information Mediapart, qui dénonce un "conflit d’intérêt".

AFP/Archives Le ministre du Travail Eric Woerth, le 28 juillet 2010 à Paris.

Contacté par l’AFP, l’entourage du ministre a répondu qu’il "ne souhaite pas apporter de commentaire à une énième provocation sans fondement, utilisant toujours les ressorts de la calomnie".

Le 13 juillet 2008, Bernard Godet, un expert-comptable qui avait certifié deux mois plus tôt les comptes de campagne municipale d’Eric Woerth à Chantilly (Oise), dont ce dernier est maire, a été nommé officier de la Légion d’honneur sur le contingent de M. Woerth, alors ministre du budget, selon Mediapart.

"M. Godet Bernard, expert-comptable, commissaire aux comptes, directeur d’un cabinet d’expertise comptable, 35 ans d’activités professionnelles et de services militaires" a été nommé au grade de chevalier de la Légion d’honneur, en vertu d’un décret du 11 juillet 2008 publié au Journal Officiel du 13 juillet et consulté vendredi par l’AFP.

"Plus gênant", selon Mediapart, le même comptable a l’année suivante certifié les comptes 2008 du micro-parti local du ministre, l’"Association de soutien à l’action d’Eric Woerth". "Avait-il l’absolue liberté de dénoncer d’éventuelles tricheries ?", interroge le site d’information.

La Légion d’honneur accordée au comptable "exhale le conflit d’intérêts", considère Mediapart, en invoquant notamment le code de déontologie des commissaires aux comptes, selon lequel ces derniers doivent "éviter de se placer dans une situation qui compromettrait (leur) indépendance à l’égard de la personne ou de l’entité dont il est appelé à certifier les comptes".

M. Woerth a déjà été mis en cause pour avoir remis en 2008 la Légion d’honneur à Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, alors que ce dernier était l’employeur de son épouse.

Cet épisode est l’un des volets de l’enquête sur les soupçons de conflit d’intérêts entre le ministre, qui était aussi à l’époque trésorier de l’UMP, et la milliardaire, une affaire révélée par le site Mediapart à partir d’écoutes clandestines au domicile de Mme Bettencourt.

La nouvelle saison du Woerthgate est arrivée : encore une légion d’honneur suspecte

Par pierre-alain, Info d’un posteur invité par la rédaction Le Post. le 13/08/2010 à 14:38

En effet selon Médiapart, Eric Woerth a remis la légion d’honneur à un expert-comptable Bernard Godet. C’est ce dernier qui a vérifié les comptes de campagne d’Eric Woerth, lors des élections municipales de 2008 à Chantilly (Oise).

Un nouveau conflit d’intérêts concernant l’ ex-ministre du Budget Eric Woerth risque de faire de nouvelles vagues.

Par ailleurs, c’est aussi Bernard Godet qui a certifié les comptes du micro-parti du ministre "Association de soutien à l’action d’Eric Woerth" avant d’être remis à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

Par ailleurs, cette formation a bénéficié de la générosité de Liliane Bettencourt, un don légal.

Médiapart n’a pas pu savoir auprès du ministre les motivations de cette décoration.

Enfin, les activités professionnelles de Bernard Godet semblent poser problème au regard du code de déontologie des commissaires aux comptes conclut Médiapart qui cite : "le commissaire aux comptes évite de se placer dans une situation qui compromettrait son indépendance à l’égard de la personne ou de l’entité dont il est appelé à certifier les comptes, ou qui pourrait être perçue comme de nature à compromettre l’exercice impartial de cette mission".

Succession César : Woerth se défend de toute illégalité, s’en prend à Libération

AFP, Mise a jour : jeudi 5 août 2010 10:11

Eric Woerth s’est défendu mercredi de toute illégalité dans la succession fiscalement compliquée du sculpteur César et s’en est pris avec virulence au journal Libération qui lui reproche d’être intervenu dans cette affaire.

AFP/Archives Portraits d’archives de Alain-Dominique Perrin, Eric Woerth et César

"Tout a été fait dans le respect du droit fiscal" et selon les recommandations de l’administration fiscale, a assuré le cabinet du ministre du Travail dans un premier communiqué.

Libération reproche à Eric Woerth, dans ses anciennes fonctions de ministre du Budget et de trésorier de l’UMP, d’avoir donné un "coup de pouce" à la famille César, qui s’est soldé par un dégrèvement fiscal de 27 millions d’euros.

Le journal relève que l’exécuteur testamentaire du sculpteur, décédé en décembre 1998, est Alain-Dominique Perrin, président de la fondation Cartier pour l’art contemporain et, souligne Libération, "grand donateur de l’UMP", ce dont ce dernier ne s’est jamais caché.

De plus, rappelle le journal, depuis le début de l’affaire Liliane Bettencourt, également importante donatrice de l’UMP, Eric Woerth, aujourd’hui ministre du Travail, s’est régulièrement défendu de toute intervention en faveur d’un quelconque contribuable alors qu’il était ministre du Budget.

Mais pour Libération, le ministre est bien intervenu dans la succession de César.

Dans un premier temps le cabinet du ministre - officiellement en vacances - a assuré qu’"Eric Woerth, lorsqu’il était ministre du Budget, a strictement suivi la proposition de l’administration fiscale qui elle-même tirait les conséquences d’une décision de justice".

Puis, dans un deuxième communiqué, le cabinet a précisé que si Eric Woerth s’était saisi du dossier ce n’était que pour "entériner l’analyse de ses services" de l’époque et signer "un projet de courrier". Rien d’autre.

Selon les explications fournies aujourd’hui par l’entourage d’Eric Woerth, après le décès de César, l’administration fiscale a effectivement procédé à un redressement sur la base d’un inventaire qui s’est révélé erroné de l’ensemble des oeuvres de l’artiste dont 300 restaient introuvables.

Après une longue enquête et une procédure pénale entre les héritiers qui s’est soldée par un non-lieu fin 2006, seules 38 oeuvres sont aujourd’hui considérées comme réellement manquantes. L’administration fiscale a alors réduit le montant du redressement initial, ce que le ministre a accepté.

Dans cette longue procédure, Alain-Dominique Perrin, en tant qu’exécuteur testamentaire, "était dans son rôle", a assuré l’ancien ministre socialiste de la Culture, Jack Lang, qui a également apporté son soutien à Eric Woerth dans cette affaire.

"La décision de Woerth (de se conformer aux conclusions de l’administration fiscale) était légitime", a-t-il déclaré à l’AFP. D’ailleurs, a-t-il ajouté, "ses prédécesseurs de droite comme de gauche ont été appelés à prendre des décisions semblables en toute équité".

Un point de vue que ne reprend pas le député PS Bruno Le Roux qui a réclamé une nouvelle fois la désignation d’un juge d’instruction sur l’ensemble des dossiers dans lesquels le nom d’Eric Woerth apparaît.

Fort de ces explications, le ministre s’en est pris avec virulence à Libération qu’il accuse de manquer de déontologie, de pratiquer la "tactique de l’amalgame, de l’insinuation et de la déformation des faits".

En dépit de cette charge ministérielle, Libération déclare maintenir "intégralement (ses) informations" et relève que "signer une lettre, c’est bien une intervention".

Le journal a d’ailleurs décidé de publier sur son site internet l’intégralité de la lettre du ministre pour répondre à Alain-Dominique Perrin qui a parlé d’une lettre "bidouillée". "C’est un travail de faussaire" de la part de Libération, a estimé M. Perrin.

Quant au FN, il demande à Eric Woerth de "s’expliquer immédiatement et publiquement" sur cette succession.

Sapin (PS) : "ne pas faire de chacune des décisions" de Woerth "une affaire"

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 20:04

Le député PS Michel Sapin a estimé mercredi qu’"il ne faudrait pas faire une affaire de chacune des décisions" d’Eric Woerth du temps où il était ministre du Budget, après des informations de Libération, démenties par le ministre, sur la succession du sculpteur César.

AFP/Archives Le député PS Michel Sapin à l’Assemblée le 25 mars 2009

"Il ne faudrait pas faire de chacune des décisions du ministre du Budget de l’époque une affaire, sinon on risque d’avoir énormément d’affaires", a déclaré l’ancien ministre socialiste de l’Economie Michel Sapin sur France Info.

"Le coeur du problème, c’est qu’Eric Woerth est un ministre du Budget qui se trouvait être en même temps le trésorier du principal parti de la majorité, a-t-il ajouté. A partir de là, tous les soupçons sont possibles, tous les procès, même mauvais, sont possibles car il s’était mis dans une position de conflits d’intérêts".

Michel Sapin a par ailleurs jugé qu’il n’était pas "anormal" qu’un ministre du Budget "prenne des décisions dans le domaine de successions compliquées". "Mais ce qui complique et trouble le raisonnement, c’est que ce ministre était en même temps celui qui a rencontré une fois, deux fois, trois fois, la personne chargée de la succession de César (Alain-Dominique Perrin, ndlr) et qui était un des principaux donateurs de l’UMP".

Le député PS de l’Indre a aussi considéré que "même s’il a démissionné de son poste de trésorier de l’UMP et qu’il n’est plus ministre du Budget, M. Woerth est un ministre affaibli".

A propos de la suppression annoncée du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt, Michel Sapin a souligné qu’il n’allait "pas se plaindre que l’on revienne sur cette mesure, favorable aux plus riches, comme du reste l’ensemble du paquet fiscal" voté en 2007. Mais il voit dans ce "premier accroc" l’"échec de la politique de Nicolas Sarkozy".

"La marque de Nicolas Sarkozy c’est l’inefficacité", a-t-il encore souligné.

Succession du sculpteur César : Eric Woerth était dans son rôle, estime Jack Lang

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 13:53

Eric Woerth, en tant que ministre du Budget, "était dans son rôle" quand il est intervenu dans le dossier de la succession du sculpteur César, a estimé mercredi Jack Lang, ancien ministre socialiste de la Culture, dans une déclaration à l’AFP.

AFP/Archives Jack Lang le 7 juillet 2010 à Paris

"C’est un procès injuste à l’égard du ministre car il était dans son rôle. L’administration fiscale a un patron : il rend des arbitrages. Parfois l’application stricte du droit peut aboutir à des injustices. Les recours gracieux sont normaux", a souligné Jack Lang après avoir précisé qu’il parlait en son nom propre et non pour le parti socialiste.

Selon le quotidien Libération, Eric Woerth, en tant que ministre du Budget a autorisé un dégrèvement fiscal de 27 millions d’euros sur la succession du sculpteur César, décédé en décembre 1998, à la demande de son exécuteur testamentaire Alain-Dominique Perrin, actuel président de la Fondation Cartier pour l’art contemporain et l’un des grands donateurs de l’UMP.

"La décision de M. Woerth était légitime, et ses précédesseurs de droite comme de gauche ont été appelés à rendre des décisions semblables en toute équité", a insisté Jack Lang sans autre précision.

Quant à Alain-Dominique Perrin, l’ancien ministre de la Culture a estimé qu’"il était également dans son rôle" en ayant porté le dossier fiscal de César devant l’administration.

"Perrin, dont je ne suis pas l’ami, est un grand mécène, un ami des arts, courageux et actif", a souligné le ministre.

Jack Lang, qui en son temps avait commandé à César la statue du Centaure exposée au carrefour de la Croix rouge à Paris, suggère la mise en place d’"une sorte de commission en équité" pour juger des recours gracieux en matière fiscale, sans plus de détails.

Le ministre du Travail depuis mars dernier, Eric Woerth, au coeur d’une vive polémique liée à l’affaire Bettencourt, a fait démentir mercredi par son cabinet avoir outrepassé ses anciennes fonctions dans la succession César. "Tout a été fait dans le respect du droit fiscal", selon le communiqué du ministère.

Woerth : le PS réclame la nomination d’un juge d’instruction sur les différents dossiers

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 13:07

Le député socialiste Bruno Le Roux a réclamé mercredi la nomination d’un juge d’instruction sur les dossiers dans lesquels apparaît le nom d’Eric Woerth, alors que Libération fait sa une sur une intervention de l’ancien ministre du Budget dans la succession du sculpteur César.

AFP/Archives Eric Woerth entre Christine Lagarde et Eric Besson le 13 juillet 2010 à l’Assemblée nationale

"Avec toutes ces affaires qui se rajoutent les unes aux autres", "il n’y a qu’une seule chose qui soit aujourd’hui valable, c’est la nomination d’un juge d’instruction qui puisse en toute indépendance instruire ces différents dossiers qui commencent à faire beaucoup", a déclaré M. Le Roux sur France Info.

"On ne peut plus vouloir étouffer ces affaires qui sont mauvaises pour la République", a-t-il dit.

M. Le Roux a aussi dénoncé "le côté malsain, nauséabond, de la confusion entre des fonctions partisanes de trésorier et ministre de la République, qui plus est ministre du budget". "Une fois de plus, M. Woerth est rattrapé par son action de trésorier alors même qu’il était ministre du budget", a-t-il dit.

Le quotidien Libération reproduit mercredi des extraits d’une lettre datée du 24 avril 2008 et signée de M. Woerth qui, selon le journal, "démontre sans ambiguïté" qu’il "a fait peser tout le poids de sa fonction pour obtenir un dégrèvement fiscal" sur cette succession. Le journal rappelle que le ministre avait assuré le 27 juin, lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, qu’il n’avait "jamais déclenché de contrôle fiscal" comme il n’avait "jamais empêché un contrôle fiscal".

Selon le ministère du Travail, dirigé aujourd’hui par M. Woerth, l’article de Libération est "gravement erroné dans son contenu". "Dans ce dossier, ajoute-t-il dans un communiqué, M. Woerth a strictement suivi la proposition de l’administration fiscale, qui, elle-même, tirait les conséquences d’une décision de justice".

Eric Woerth est intervenu en 2008 dans la succession du sculpteur César, selon Libération

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 06:23

Eric Woerth est intervenu en 2008 alors qu’il était ministre du Budget pour obtenir un dégrèvement fiscal de 27 millions d’euros sur la succession du sculpteur César, affirme le quotidien Libération à paraître mercredi.

AFP Le ministre du Travail Eric Woerth à l’Elysée, le 3 août 2010

Libération reproduit des extraits d’une lettre datée du 24 avril 2008 et signée d’Eric Woerth qui, selon le journal, "démontre sans ambiguïté qu’Eric Woerth a fait peser tout le poids de sa fonction pour obtenir un dégrèvement fiscal" sur cette succession.

Cette intervention aurait eu lieu après des "pourparlers avec l’exécuteur testamentaire du sculpteur", Alain-Dominique Perrin, président de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, "comptant par ailleurs parmi les grands donateurs de l’UMP", affirme Libération.

Eric Woerth, actuellement ministre du Travail, est depuis le mois de juin au coeur d’une vive polémique liée à Liliane Bettencourt, après la révélation d’enregistrements clandestins suggérant un possible conflit d’intérêts entre ses fonctions gouvernementales et l’embauche de sa femme en 2007 par la société Clymène, gérant le patrimoine de l’héritière de L’Oréal.

Il a été entendu la semaine dernière par la police dans cette affaire et a réaffirmé qu’il n’était en rien intervenu dans l’embauche de sa femme, qui a démissionné fin juin de Clymène.


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