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Moscou et un centre nucléaire entourés par les flammes ....

CATASTROPHES NATURELLES RECURRENTES ?

... le Pakistan, l’Inde et la Chine souffrent d’inondations gigantesques

lundi 9 août 2010 par JMT

Les autorités russes craignent une poussée d’épidémies et notamment l’apparition du choléra, en raison de la canicule sans précédent qui frappe le pays, a déclaré aujourd’hui le chef des services sanitaires Guennadi Onichtchenko.

Les pires inondations de l’histoire du Pakistan qui ont fait quelque 13,8 millions de sinistrés dépassent par leur ampleur le tsunami de 2004 en Asie, a estimé aujourd’hui un responsable de l’ONU.

Des régions entières du Pakistan étaient coupées du monde lundi après les pires inondations de l’histoire du pays qui ont fait 15 millions de sinistrés et provoqué, selon l’ONU, une crise comparable au séisme de 2005 dans la partie pakistanaise du Cachemire.

Moscou et ses 10 millions d’habitants étouffaient de plus en plus lundi dans la chaleur et la fumée qui entraînent des centaines de décès chaque jour dans la seule capitale russe et menacent d’empirer selon les services météorologiques.

Les secouristes et l’armée se débattaient contre des montagnes de boue pour retrouver des survivants parmi les quelque 1.300 personnes toujours portées disparues après les glissements de terrain du Gansu, dans le nord-ouest de la Chine.

L’épais smog qui enveloppe Moscou en raison des feux de forêt qui sévissent dans la région a incité le ministère canadien des Affaires étrangères à évacuer certains diplomates et leur famille installés dans la capitale russe.

Les pluies torrentielles continuaient dimanche de tomber sur le Pakistan, où quelque 15 millions de personnes sont déjà sinistrées par les pires inondations de l’histoire du pays, freinant notamment les opérations de secours dans le sud.

Les incendies qui font rage en Russie occidentale depuis plus d’un mois préoccupent la Finlande voisine où les météorologistes ont fait état dimanche d’une baisse de la qualité de l’air ces derniers jours.

Les autorités pakistanaises continuaient samedi d’évacuer des centaines de familles confrontées aux gigantesques inondations qui touchent désormais le sud du pays et ont fait près de 15 millions de sinistrés, alors que l’Inde voisine était affectée à son tour.

La France a décidé de porter à 1,05 million d’euros son aide humanitaire en faveur des quelque 15 millions de sinistrés des inondations au Pakistan, a annoncé samedi le Quai d’Orsay.

La France a décidé l’envoi d’experts en Russie pour définir "l’offre d’aide la plus adéquate" à ce pays frappé par des incendies de forêts et étendu ses recommandations aux voyageurs, en les invitant à éviter neuf régions affectées, a annoncé vendredi le Quai d’Orsay.

Russie : les autorités craignent désormais le choléra

le 09/08/2010 à 15h06

Les autorités russes craignent une poussée d’épidémies et notamment l’apparition du choléra, en raison de la canicule sans précédent qui frappe le pays, a déclaré aujourd’hui le chef des services sanitaires Guennadi Onichtchenko.

Selon M. Onichtchenko, les services sanitaires ont « renforcé le contrôle des maladies infectieuses » en raison de signes comme la multiplication des cas de gastro-entérite aiguë et la détérioration de la qualité de l’eau dans 52 des 83 régions russes.

« Nous craignons l’importation du choléra en provenance de l’Asie du sud-est, du Pakistan, où la situation n’est pas bonne », a déclaré M. Onichtchenko, cité par l’agence Interfax.

Photo AFP

« Nous prenons des mesures pour organiser le contrôle de la nourriture, et exigeons la livraison d’eau potable là où se sont taries les sources d’alimentation », a-t-il précisé.

La partie occidentale de la Russie est touchée depuis le début du mois de juillet par une canicule sans précédent, qui a provoqué des incendies de forêt sur des centaines de milliers d’hectares.

Pakistan : la crise liée aux inondations pire que le tsunami de 2004

le 09/08/2010 à 14h07

Les pires inondations de l’histoire du Pakistan qui ont fait quelque 13,8 millions de sinistrés dépassent par leur ampleur le tsunami de 2004 en Asie, a estimé aujourd’hui un responsable de l’ONU.

Photo AFP Réfugiés pakistanais faisant la queue

Face à la catastrophe, le gouvernement pakistanais ainsi que les Nations unies ont appelé à renforcer l’aide d’urgence, tandis que le président Asif Ali Zardari, critiqué pour son absence en cette période de crise, était attendu lundi à Islamabad, de retour d’une tournée en Europe. « Cette catastrophe est pire que le tsunami (de 2004), le tremblement de terre au Pakistan en 2005 et le récent tremblement de terre à Haïti », a déclaré Maurizio Giuliano, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha). « Elle est plus importante car, lors du tremblement de terre au Pakistan en 2005, plus de 3 millions de personnes avaient été sinistrées, tandis que le tsunami avait affecté 5 millions de personnes et que quelque 3 millions de personnes ont été sinistrées lors du tremblement de terre à Haïti », a-t-il ajouté.

Selon l’ONU, les inondations au Pakistan ont tué au moins 1.600 personnes en près de deux semaines. Quelque 500.000 personnes sont sans abri dans la seule région du Pendjab (centre). Le tsunami de décembre 2004 en Asie avait fait quelque 220.000 morts, principalement en Indonésie et en Thaïlande. L’Autorité pakistanaise de gestion des catastrophes avait estimé vendredi à 12 millions le nombre de personnes déjà touchées par les inondations au Pendjab et au Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest du Pakistan). Près de trois millions de personnes ont été touchées dans le Sind (sud), portant à 15 millions le nombre de personnes affectées à ce jour dans ce pays de 170 millions d’habitants. Le niveau d’aide doit être « massivement augmenté », a déclaré Martin Mogwanja, coordinateur humanitaire pour l’ONU au Pakistan. « Il manque d’abris, de bâches en plastique, de biens pour la maison. Les stocks doivent être transportés d’urgence vers les zones touchées », a-t-il indiqué.

Selon l’ONU, 700.00O hectares de terre ont été détruits au Pendjab. Mais les dégâts sont pires dans la province de Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest). « Des millions de personnes souffrent, la pluie continue de tomber et de nouvelles pertes humaines sont à redouter. J’appelle le monde entier à nous aider », a lancé le Premier ministre Yousuf Razar Gilani. Les donateurs internationaux, dont Etats-Unis et Grande-Bretagne, ont débloqué des aides de dizaines de millions de dollars mais, sur le terrain, les mouvements caritatifs islamiques, soupçonnés d’entretenir des liens avec des groupes extrémistes, sont plus visibles que les services gouvernementaux. Des régions entières étaient coupées du monde aujourd’hui. Toute la région de la vallée de Swat (nord), où le Pakistan a mené l’an passé une vaste offensive pour chasser les talibans, est isolée, tout comme une partie du Pendjab et du Sind, selon les autorités. Dans le Sind, des centaines de travailleurs agricoles étaient bloqués par les eaux sur un pont de la ville de Karampur. « Nous voulions gagner un endroit plus sûr, mais nous ne pouvons plus bouger », témoigne Dodo Kahn, 50 ans. « Notre village est sous les eaux. Nous avons fui. Nous n’avons pas mangé depuis trois jours. Mon fils cadet, qui a cinq ans, pleure tellement, il a faim ».

Les sinistrés s’en prennent aux autorités qu’ils jugent incapables de leur venir en aide. « Nous avons élu ce gouvernement, nous avons fait d’Asif Ali Zardari notre leader, mais nous ne savons pas pourquoi il est si peu concerné », affirme Mahi Bacchi, femme frêle de 45 ans. Des glissements de terrain survenus samedi dans la province de Gilgit-Baltistan (nord) ont aggravé le bilan des morts. Dimanche, c’est un navire militaire évacuant des réfugiés qui a sombré dans la ville de Jampur, au Pendjab. Trente de ses passagers sont portés disparus.

Pakistan : des régions entières coupées du monde par les inondations

AFP, Mise a jour : lundi 9 août 2010 12:10

Des régions entières du Pakistan étaient coupées du monde lundi après les pires inondations de l’histoire du pays qui ont fait 15 millions de sinistrés et provoqué, selon l’ONU, une crise comparable au séisme de 2005 dans la partie pakistanaise du Cachemire.

AFP Un soldat pakistanais lance depuis un hélicoptère de la nourriture aux rescapés des inondations, le 8 août 2010 à Kot Addu, dans la province du Pendjab

Toute la région de la vallée de Swat, où le Pakistan a mené l’an passé une vaste offensive pour chasser les talibans, est isolée, tout comme une partie du Pendjab (centre) et de la province du Sind (sud), selon les autorités.

Le président Asif Ali Zardari, critiqué pour son absence en cette période de crise, était attendu lundi au Pakistan, de retour d’une tournée en Europe.

Selon les Nations unies, le niveau des besoins humanitaires est désormais comparable à celui qu’avait connu le Pakistan à la suite du tremblement de terre de 2005, qui avait fait 73.000 morts et 3,5 millions de sans abri.

Le niveau de l’aide doit être "massivement augmenté", a déclaré Martin Mogwanja, coordinateur humanitaire pour l’ONU au Pakistan. "Il manque d’abris, de bâches en plastique, de biens pour la maison. Les stocks doivent être transportés d’urgence vers les zones touchées", a-t-il indiqué.

Selon l’ONU, près de 500.000 personnes sont sans abri et 700.00O hectares de terre ont été détruits au Pendjab. Mais les dégâts sont pires dans la province de Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest).

Même si les services météorologiques ont prévu une baisse de l’intensité des précipitations, les autorités du district de Muzaffargarh, au Khyber Pakhtunkhwa, ont ordonné à la population d’évacuer les lieux face à la montée des eaux.

Selon le responsable des secours, le général Ghayoor Mehmood, les inondations dans cette seule province ont fait 1.400 morts et 213 disparus.

L’Autorité pakistanaise de gestion des catastrophes a estimé vendredi à 12 millions le nombre de personnes déjà touchées par les inondations au Pendjab et au Khyber Pakhtunkhwa.

Près de trois millions de personnes ont été touchées dans le Sind, portant à 15 millions le nombre de personnes affectées à ce jour dans ce pays de 170 millions d’habitants.

Selon l’ONU, les inondations ont tué au moins 1.600 personnes en près de deux semaines.

Des glissements de terrain survenus samedi dans la province de Gilgit-Baltistan (nord) ont aggravé le bilan des morts.

Incendies en Russie : 10 millions de Moscovites pris au piège dans la fumée

AFP, Mise a jour : lundi 9 août 2010 11:53

Moscou et ses 10 millions d’habitants étouffaient de plus en plus lundi dans la chaleur et la fumée qui entraînent des centaines de décès chaque jour dans la seule capitale russe et menacent d’empirer selon les services météorologiques.

AFP Une femme porte un masque de protection contre la fumée, le 9 août 2010 à Moscou

Moscou est prise depuis la semaine dernière dans une épaisse fumée âcre venue des feux de tourbières de la région.

De plus en plus nombreux étaient lundi les passants équipés d’un masque respiratoire et, selon la presse, les appels aux urgences ont doublé.

Alexeï Iablokov, un scientifique, ancien conseiller pour l’écologie au Conseil de sécurité russe, a mis en garde contre une catastrophe sanitaire majeure, dans un entretien accordé lundi à l’AFP.

"Selon mes comptes, dans le district fédéral central (qui comprend Moscou), on a 1.000 morts de plus chaque jour qu’en temps normal, ce qui veut dire que la morbidité doit être de 100 à 1.000 fois supérieure à la normale", a-t-il dit.

Rien qu’à Moscou, fumée et canicule ont causé des centaines de décès quotidiennement ces derniers jours, le chiffre passant de moins de 400 à environ 700.

"La mortalité a été multipliée par deux", a déclaré le chef du département de la Santé à la mairie de Moscou, Andreï Seltsovski.

En juillet, alors que la capitale russe, comme le reste de la Russie occidentale, était déjà frappée par une canicule sans précédent, la mortalité avait augmenté de moitié, à près de 15.000 décès pour le mois.

La majorité des décès concernaient des personnes âgées, avaient montré les statistiques obtenues auprès des services d’état civil.

Cependant, depuis la semaine dernière, la fumée des tourbières en feu, essentiellement dans un rayon d’une centaine de kilomètres à l’est et au sud de Moscou, a rendu l’atmosphère irrespirable dans la capitale. Selon une source gouvernementale citée par Ria Novosti, un millier d’hectares de forêts et de tourbières étaient toujours en feu ce week-end.

Une responsable de l’observatoire de la qualité de l’air à Moscou a indiqué que les indices de pollution étaient lundi trois fois supérieurs aux seuils d’alerte dans la capitale. Ils étaient 10 supérieurs à la norme dans certaines villes de la région.

"Ce sont essentiellement des particules d’une taille de moins de 10 microns, du monoxyde de carbone, des hydrocarbures spécifiques", a indiqué Elena Lezina à l’antenne de la radio Echo de Moscou.

Le médecin en chef russe, Alexandre Tchoutchaline, a conseillé aux Moscovites qui en avaient la possibilité de quitter la ville.

Le docteur Pavel Loguinov, généraliste à Moscou interrogé par l’AFP, a donné le même conseil, mettant l’accent sur les risques liés au manque d’oxygène et aux possibles complications liées à la pollution par les fumées.

Plusieurs ambassades étrangères, comme celle du Canada, ont entrepris d’évacuer une partie de leurs ressortissants. Contactée par l’AFP samedi, la permanence de l’ambassade de France avait indiqué ne pas prévoir de telle mesure pour l’instant.

Mais la situation menace de ne pas s’améliorer dans l’immédiat.

"L’orientation des vents va entraîner une détérioration supplémentaire de la situation écologique dans la ville, la visibilité va descendre à 100 mètres", a indiqué un responsable des services météorologiques lundi.

Malgré des vols retardés par dizaines en raison de la faible visibilité, un nombre record de près de 105.000 passagers a quitté la ville dimanche par les aéroports de Moscou, a indiqué lundi le Comité russe du transport aérien, Rosaviatsia, cité par Ria Novosti.

De gigantesques feux de forêt, qui ont fait à ce jour 52 morts selon un bilan officiel, continuent de faire rage dans la partie occidentale du pays, touchée depuis début juillet par une canicule sans précédent.

Glissements de terrain en Chine : les sauveteurs recherchent 1.300 disparus

AFP, Mise a jour : lundi 9 août 2010 08:09

Les secouristes et l’armée se débattaient contre des montagnes de boue pour retrouver des survivants parmi les quelque 1.300 personnes toujours portées disparues après les glissements de terrain du Gansu, dans le nord-ouest de la Chine.

AFP Des rues inondées à Zhouqu, après les glissements de terrain meurtriers dans la province chinoise du Gansu, le 8 août 2010

Le bilan humain de la catastrophe survenue samedi était inchangé lundi en mi-journée, à au moins 127 tués, 1.294 disparus et 88 blessés, à la suite de glissements de terrain causés par de fortes pluies, à un moment où le pays est confronté à ses pires inondations depuis dix ans.

Les coulées de boue ont recouvert une zone de cinq km de long et 500 mètres de large, a indiqué Chine Nouvelle, les eaux boueuses ayant atteint par endroit le 3e étage des bâtiments encore debout.

Au moins un village a été entièrement submergé par un torrent de boue et de pierres dans cette région montagneuse à population tibétaine.

Arrivé sur place dimanche, le Premier ministre Wen Jiabao a appelé les milliers de sauveteurs à tout faire pour retrouver des survivants et apporter des secours aux 45.000 personnes évacuées.

"Il est crucial en ce moment de sauver la vie de ceux qui sont sous les gravats", a dit le chef du gouvernement, expliquant que les efforts se poursuivraient tant qu’il y aurait un espoir.

La télévision diffusait des images du Premier ministre inspectant les dégâts considérables dans la zone, réconfortant des survivants, tenant la main avec compassion d’une femme qui pleure puis s’écroule de chagrin.

Des survivants attendaient les secours sur le toit de leur maison. D’autres transportaient leurs morts sur des planches en bois, a rapporté le China Daily.

Plus de 4.500 soldats, policiers, pompiers et membres du personnel médical ont été déployés pour participer aux opérations de recherche et de secours, selon la télévision d’Etat.

Dans le district le plus touché, celui de Zhouqu, qui compte 135.000 habitants, la couche de boue atteignait 2 mètres dans certaines rues.

De nombreuses maisons et des voitures ont été enterrées, des routes et des ponts coupés.

Des pluies torrentielles ont fait depuis le début de l’année en Chine plus de 2.100 morts ou disparus et provoqué l’évacuation de 12 millions de personnes dans le sud, le centre et plus récemment le nord-est.

Des Canadiens à Moscou évacués

Mise à jour le dimanche 8 août 2010 à 20 h 06

L’épais smog qui enveloppe Moscou en raison des feux de forêt qui sévissent dans la région a incité le ministère canadien des Affaires étrangères à évacuer certains diplomates et leur famille installés dans la capitale russe.

Photo : AFP/Alexey Sazonov Un bateau navigue à Moscou à travers l’épais smog causé par les feux de forêts.

« L’ambassade du Canada à Moscou est en train de déplacer certains membres de son personnel canadien résidant à Moscou et leurs personnes à charge », a affirmé la porte-parole des Affaires étrangères Lisa Monette dans un courriel envoyé à CBC, dimanche. Il s’agit notamment de personnes à haut risque, comme les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes souffrant de troubles respiratoires et cardiaques. »

Mme Monette a précisé que l’ambassade restait ouverte et « continue d’offrir sa gamme complète de services. »

Un avertissement sur le site Internet du ministère des Affaires étrangères conseille fortement à tous les Canadiens en voyage à Moscou de limiter leurs déplacements, de minimiser leurs activités à l’extérieur et de garder les portes et fenêtres fermées.

Lueur d’espoir à travers le smog

La situation des incendies a été globalement stabilisée dans la région de Moscou pour la première fois depuis deux semaines, selon le ministère des Situations d’urgence.

Les niveaux de monoxyde de carbone dans la capitale étaient 2,8 fois supérieurs à la normale, une nette amélioration par rapport à samedi (6,6 fois), a indiqué une agence gouvernementale chargée de surveiller la pollution de l’air.

Néanmoins, de célèbres bâtiments de la capitale russe, des tours du Kremlin aux gratte-ciel de l’ère stalinienne, restaient invisibles à quelques mètres de distance, et les automobilistes circulaient toujours les phares allumés en plein jour.

Photo : AFP/Andrey Smirnov Un policier moscovite porte un masque pour se protéger de la fumée.

La Ville de Moscou a annoncé l’ouverture de plus de 120 centres antifumée à la population dans la capitale. De nombreux Moscovites, qui se couvrent encore le visage avec des masques, pourront reprendre leur souffle dans ces salles climatisées aménagées dans des bâtiments publics et des hôpitaux. La plupart des logements de la capitale n’ont pas l’air climatisé.

Le maire de Moscou, Iouri Loujkov, qui a refusé d’interrompre ses congés, assurant s’être blessé en faisant du sport, a décidé de revenir dans la capitale dimanche, a indiqué l’un de ses adjoints.

Les aéroports perturbés

Selon la télévision d’État, 2000 passagers étaient bloqués dimanche à l’aéroport international Domodedovo, le plus affecté par le brouillard. De dizaines de vols y étaient retardés et seulement une poignée d’avions étaient en mesure d’y atterrir.

L’aéroport international de Vnoukovo, à l’est de Moscou, était aussi confronté à des retards, moins graves cependant, tandis que celui de Cheremetievo, au nord, était largement épargné, ont indiqué des responsables locaux.

Moscou se vide de ses habitants

Plusieurs habitants de la capitale, n’en pouvant plus, ont quitté la Russie. Des agences de voyages ont rapidement affiché complet pour des séjours organisés ce week-end en Égypte, au Monténégro et en Turquie.

« Au cours de la semaine écoulée, la demande pour des billets au départ de Moscou vendus en ligne a augmenté de 20 % », a indiqué une porte-parole de l’Union russe des voyagistes. Pour ce week-end, il n’y a aucune place sur des vols pour des destinations balnéaires et il en reste très peu pour le week-end prochain », a-t-elle dit.

Les prochains jours s’annoncent difficiles

Les services météorologiques russes n’ont prévu aucun répit dans les prochains jours pour la canicule sans précédent qui frappe la Russie depuis plus d’un mois.

Quelque 554 feux continuaient à couvrir dimanche 190 400 hectares, soit 3100 hectares de moins que la veille, a précisé le ministère des Situations d’urgence. La situation « reste difficile, mais une tendance à l’amélioration est enregistrée », a affirmé une porte-parole.

Selon le bilan officiel, 52 personnes sont mortes dans les incendies qui ont ravagé des villages entiers.

Des inquiétudes persistent quant à la possibilité que des flammes atteignent le principal site de recherche nucléaire à Sarov. Des responsables russes affirment cependant que la situation est sous contrôle et que des soldats déployés là-bas allaient être dépêchés ailleurs.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press

Inondations au Pakistan : les pluies torrentielles continuent à tomber freinant les secours

TORI BAND (Pakistan) (AFP) 08/08/2010 17:37

Les pluies torrentielles continuaient dimanche de tomber sur le Pakistan, où quelque 15 millions de personnes sont déjà sinistrées par les pires inondations de l’histoire du pays, freinant notamment les opérations de secours dans le sud.

Inondation à Tori Band au Pakistan

Les évacuations se poursuivaient dans le Sind (sud), notamment dans des zones reculées du nord-ouest de la province. La forte crue de la rivière Indus y a fait déborder des canaux et forcé les habitants de plusieurs villages à fuir, entassant le reste de leurs biens sur des ânes ou des véhicules.

A Tori Band, dans le Sind, "plusieurs villages sont sous les eaux, et nous évacuons les habitants vers des lieux plus sûrs", explique à l’AFP Sualeh Farooqui, le chef de l’autorité provinciale de gestion des sinistres. "Tous est sous l’eau, ma maison, mes champs. Je dois tout recommencer", dit Abdul Hakim, 30 ans, un paysan des environs de Tori Band, fuyant la zone en charrette avec sa femme et ses cinq enfants. Un million de personnes ont déjà été évacuées dans la province, avaient indiqué samedi les autorités.

Les services météorologiques avaient prévu le même jour deux nouveaux jours de précipitations, et une alerte rouge est en vigueur dans le Sind face à la menace "imminente" et "extrême" d’inondations. Les secours étaient coordonnés par l’armée et les responsables locaux, qui hébergent les habitants évacués dans des abris temporaires, notamment des bâtiments publics, des écoles ou sous des tentes.

Les pluies continuaient également de tomber dans le nord-ouest, notamment la province de Khyber Pakhtunkhwa, déjà largement affectée depuis deux semaines.

Selon le responsable des secours, le général Ghayoor Mehmood, les inondations dans cette seule province ont fait 1.400 morts et 213 disparus.

Un homme essaie de sauver son lit de l’inondation au Pakistan

L’Autorité pakistanaise de gestion des sinistres avait indiqué vendredi que 12 millions de personnes étaient déjà touchées par les inondations dans les seules provinces du Pendjab (centre) et de Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest).

Près de trois millions de personnes ont été affectées dans le Sind, portant à 15 millions le nombre de personnes affectées à ce jour dans le pays, qui compte quelque 170 millions d’habitants. Selon l’ONU, les inondations ont tué au moins 1.600 personnes en près de deux semaines.

Le Premier ministre Yousuf Raza Gilani a visité dimanche les zones sinistrées dans le Sind, appelant de nouveau à l’aide internationale. "C’est une grande tragédie, d’une ampleur inimaginable (...), il continue de pleuvoir et nous nous attendons à d’autres pertes", a-t-il déclaré à la presse.

Après les Etats-Unis et l’Italie notamment, l’Australie avait annoncé samedi qu’elle doublait son aide au Pakistan, la portant à 9,2 millions de dollars américains, et la France a décidé de porter la sienne à 1,05 million d’euros. Le Brésil a lui annoncé samedi une aide humanitaire de 500.000 dollars.

Les pluies diluviennes ont également provoqué des inondations exceptionnelles dans l’Inde voisine, faisant au moins 132 morts et des centaines de disparus au Cachemire (nord), où les équipes de sauveteurs s’affaiaient toujours dimanche pour tenter de venir en aide aux survivants.

La Finlande préoccupée par les retombées des incendies en Russie

AFP, Mise a jour : dimanche 8 août 2010 14:40

Les incendies qui font rage en Russie occidentale depuis plus d’un mois préoccupent la Finlande voisine où les météorologistes ont fait état dimanche d’une baisse de la qualité de l’air ces derniers jours.

Carte de situation de la Finlande

"Il y a eu une augmentation de particules dangereuses (dans l’air), qui va vraisemblablement se traduire par une hausse des effets sur la santé", a déclaré à l’AFP Jaako Kukkonen, qui dirige le département de la qualité de l’air à l’institut finlandais de météorologie.

Selon des relevés effectués par l’institut, la concentration de fines particules dans l’air à Helsinki est de 6 à 10 fois supérieure à ce qu’elle est habituellement en moyenne.

"Je conseille aux personnes qui souffrent par exemple de maladies cardiaques et d’asthme de faire preuve de prudence même en Finlande", a déclaré M. Kukkonen, d’autant que cette catégorie de population est déjà confrontée à des températures élevées cet été en Finlande.

Les incendies ont fait 52 morts en Russie. En outre, la canicule et la fumée qui rendent l’air irrespirable à Moscou ont déjà conduit à une augmentation de moitié en juillet du nombre de décès dans la capitale russe. Selon le service central d’état civil de la capitale russe, près de 5.000 décès supplémentaires ont été enregistrés pour le seul mois de juillet.

Inondations : 15 millions de sinistrés au Pakistan, 132 morts en Inde

AFP, Mise a jour : samedi 7 août 2010 21:52

Les autorités pakistanaises continuaient samedi d’évacuer des centaines de familles confrontées aux gigantesques inondations qui touchent désormais le sud du pays et ont fait près de 15 millions de sinistrés, alors que l’Inde voisine était affectée à son tour.

AFP Des personnes tendent les mains vers des sacs de nourriture distribués d’un hélicoptère de l’armée, le 7 août 2010 à Lal Pir, au Pakistan

Dans le sud du Pakistan, notamment dans la province du Sind traversée par le fleuve Indus, près de trois millions de personnes sont affectées et un million ont été évacuées, portant à quelque 15 millions le nombre total de sinistrés à travers le pays, ont indiqué les autorités provinciales.

"Il y a des zones où les habitants ne veulent pas quitter leur maison et abandonner leurs biens. Nous les obligeons à partir car il en va de leur vie", a déclaré le ministre de l’Irrigation du Sind, Jam Saifullah Dharejo.

"Le niveau des eaux le long du fleuve est exceptionnellement élevé et des pluies intermittentes continuent de s’abattre", a-t-il ajouté.

Les habitants évacués sont hébergés dans des abris temporaires, notamment des bâtiments publics, des écoles ou encore des tentes.

L’Autorité pakistanaise de gestion des catastrophes a indiqué vendredi que 12 millions de personnes étaient affectées par les inondations dans les seules provinces du Pendjab (centre) et de Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest).

L’ONU, qui se dit confrontée à des "besoins impressionnants" dans un pays pauvre et meurtri par les attentats rebelles islamistes, a estimé pour sa part que plus de 4,5 millions de Pakistanais étaient affectés par les flots qui ont dévasté des villages entiers et fait au moins 1.600 morts en près de deux semaines.

Les services météorologiques ont prévu deux nouveaux jours de précipitations dans le sud. Une alerte rouge est en vigueur dans la province du Sind face à la menace "imminente" et "extrême" d’inondations.

De fortes précipitations sont également attendues dans la province de Khyber Pakhtunkhwa où, selon le responsable des secours, le général Ghayoor Mehmood, les inondations dans cette seule province ont fait 1.400 morts et 213 disparus.

Par mesure de précaution, les autorités ont suspendu certaines opérations dans plusieurs centrales électriques, menaçant une partie de l’approvisionnement d’un pays qui ne produit qu’environ 80% de l’électricité dont il a besoin.

Au Pendjab, l’eau a pénétré dans une centrale électrique, a indiqué samedi un responsable provincial.

Vendredi, dans un message télévisé, le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani a lancé un appel à la communauté internationale pour une aide immédiate à son pays touché par "les pires inondations de son histoire".

L’OTAN a répondu positivement samedi à cet appel. L’organisation a indiqué qu’une cellule spéciale avait été mise en place à son état-major, basé à Bruxelles, pour organiser notamment le transport de l’aide aux sinistrés fournie par ses Etats membres et ses partenaires.

Après les Etats-Unis et l’Italie notamment, l’Australie a annoncé samedi qu’elle doublait son aide au Pakistan, la portant à 9,2 millions de dollars américains, et la France a décidé de porter la sienne à 1,05 million d’euros.

La colère de nombreux Pakistanais contre les autorités, incapables selon elles de secourir les victimes, est toujours aussi vive, avec le rassemblement samedi à Birmingham (Angleterre) de centaines de manifestants pour protester contre la venue du président pakistanais Asif Ali Zardari à un meeting de son parti, au moment où son pays affronte les inondations

Certains manifestants ont brandi des chaussures devant des photos de M. Zardari en signe de protestation. D’autres étaient munis de panneaux proclamant : "des milliers de personnes meurent, le président est en vacances".

Les pluies diluviennes ont également provoqué des inondations exceptionnelles dans l’Inde voisine du Pakistan, faisant au moins 132 morts et des centaines de disparus au Cachemire (nord).

"Il y a au moins 132 morts et plus de 250 disparus", a dit un haut responsable de la police, et selon la télévision indienne NDTV il y aurait au moins 400 disparus.

Dans la ville de Leh, dans la région himalayenne du Ladakh (Cachemire), 400 personnes ont été blessées, selon la police, et des habitants tentaient de retrouver des survivants dans des bâtiments effondrés.

Dans cette région montagneuse qui attire l’été de nombreux touristes amateurs de trekking, "certains étrangers ont été affectés", a indiqué le ministère indien des Affaires étrangères. Un seul étranger figure parmi les blessés, a indiqué le directeur régional du Tourisme, soulignant que d’autres touristes étaient partis pour des villages désormais coupés du monde.

Inondations : la France accorde une aide humanitaire d’un million d’euros

AFP, Mise a jour : samedi 7 août 2010 20:40

La France a décidé de porter à 1,05 million d’euros son aide humanitaire en faveur des quelque 15 millions de sinistrés des inondations au Pakistan, a annoncé samedi le Quai d’Orsay.

Bernard Kouchner à l’assemblée nationale le 11 décembre 2010

A la demande du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, 550.000 euros seront consacrés aux organisations humanitaires travaillant sur place et 350.000 euros constitueront une aide alimentaire via le Programme alimentaire mondial (PAM), a indiqué sa porte-parole adjointe, Christine Fages.

150.000 euros iront au Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) pour son assistance au Pakistan.

Mme Fages a indiqué que le ministère des Affaires étrangères se mobilisait également pour être en mesure d’envoyer rapidement des kits de viabilisation d’eau.

Le président pakistanais Asif Ali Zardari avait évoqué l’aide humanitaire aux victimes de la catastrophe dans son pays, lundi et mardi à Paris, au cours de ses entretiens avec le président Nicolas Sarkozy et M. Kouchner.

Paris envoie des experts et actualise ses recommandations aux voyageurs

AFP, Mise a jour : vendredi 6 août 2010 20:38

La France a décidé l’envoi d’experts en Russie pour définir "l’offre d’aide la plus adéquate" à ce pays frappé par des incendies de forêts et étendu ses recommandations aux voyageurs, en les invitant à éviter neuf régions affectées, a annoncé vendredi le Quai d’Orsay.

Christine Fages, porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères

"Samedi, des experts français en matière de lutte contre les incendies de forêt se rendront en Russie pour définir l’offre d’aide la plus adéquate" aux besoins russes, a annoncé la porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères, Christine Fages, à l’AFP. Elle n’a pas précisé leur nombre.

"Les autorités sanitaires russes ont communiqué des chiffres de pollution élevée, notamment dans la région de Moscou", et la fiche "conseil aux voyageurs" consultable sur le site du Quai d’Orsay "a été actualisée aujourd’hui pour tenir compte de la canicule et des feux de forêts et tourbières dans l’ensemble du pays", a-t-elle ajouté.

"Tout voyage vers les provinces affectées par les incendies et les fumées : Moscou, Belgorod, Voronej, Ivanovo, Lipetsk, Nijni-Novgorod, Riazan, Tambov, ainsi que la république de Mordovie, est déconseillé aux personnes fragiles", a ajouté Mme Fages.

Elle a cité les jeunes enfants, les personnes âgées ou atteintes de maladies cardiaques, respiratoires ou endocriniennes.

Dans sa précédente fiche de "conseil aux voyageurs", le 2 août, le Quai d’Orsay indiquait que les autorités sanitaires russes avaient communiqué des chiffres de pollution s’établissant, notamment à Moscou, en deçà du seuil de dangerosité", et qu’"il n’existait pas de risque majeur à se rendre en Russie".


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