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Sècheresse en France et en Russie, inondations au Pakistan et en Chine ...

L’EAU ET LE FEU (SUITE)

...et montée du niveau marin au grand dam des petites îles !

jeudi 5 août 2010 par JMT

Les inondations au Pakistan, les pires enregistrées dans le pays depuis 80 ans, ont affecté jusqu’à présent plus de 4 millions de personnes, a indiqué jeudi un responsable de l’ONU.

Le bilan des incendies de forêt qui font rage en Russie est passé de 48 à 50 morts, a annoncé jeudi le ministère russe des Situations d’urgence, tandis que la canicule ne donne aucun signe de répit.

La mortalité à Moscou a fortement augmenté depuis le début du mois de juillet en raison de la canicule qui frappe l’ouest de la Russie, affirment plusieurs médias russes mercredi, alors que le ministère russe de la Santé nie toute augmentation du nombre de morts.

Le président russe a ordonné mercredi au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de prendre des mesures spéciales pour protéger les installations stratégiques du pays contre les violents incendies de forêt qui ravagent le pays et ont fait au moins 48 morts.

Le gouvernement canadien a annoncé mardi qu’il débloquait 2 millions de dollars canadiens (autant de dollars américains) en faveur des victimes des inondations au Pakistan, les pires en 80 ans.

L’armée américaine va envoyer des hélicoptères pilotés par des soldats américains au Pakistan pour appuyer les secouristes qui viennent en aide au 3,2 millions de personnes affectées par les pires inondations en 80 ans, a annoncé le Pentagone mardi.

La sécheresse s’étend sur la France, avec 46 départements désormais placés en état d’alerte en raison d’une pluviométrie particulièrement faible, le sud-est et le littoral méditerranéen étant pour une fois épargnés.

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a annoncé qu’il allait contrôler personnellement le déroulement de la reconstruction des villages dévastés par les incendies qui font rage dans l’ouest de la Russie grâce à des caméras spécialement installées sur les chantiers.

Des parlementaires britanniques d’origine pakistanaise ont critiqué mardi la visite du président pakistanais Asif Ali Zardari, estimant que sa place n’était pas en ce moment à Londres mais dans son pays, où des millions d’habitants sont sinistrés par de graves inondations.

Les pires inondations depuis 80 ans au Pakistan ont jusqu’à présent affecté quelque 3,2 millions de personnes au total dans tout le pays, a indiqué mardi l’ONU, citant des estimations gouvernementales.

Les feux de forêt se sont propagés en Russie au cours des dernières 24 heures, a annoncé mardi le ministère russe des Situations d’urgence, alors que la canicule exceptionnelle ne donne pas de signes de recul dans l’ouest du pays.

Les services de secours tentaient de rétablir d’urgence la fourniture d’eau à 330.000 personnes dans le nord-est de la Chine après des inondations ayant fait 100 morts ou disparus, ont annoncé les médias officiels.

Le président russe Dmitri Medvedev a décrété lundi l’état d’urgence dans sept régions en proie à de graves incendies de forêt qui ont fait 40 morts dans l’Ouest du pays où la canicule devrait encore durer après un mois de chaleurs exceptionnelles.

La Russie sous une canicule jamais vue, des régions entières du Pakistan coupées du monde par la fureur des eaux, la Chine sous des pluies torrentielles : s’il épargne l’Europe de l’Ouest, l’été dans l’hémisphère nord se montre ravageur.

Les îles du Pacifique, particulièrement vulnérables à la montée du niveau des océans, ont souhaité mardi que leur voix soit mieux entendue sur la scène internationale et se sont engagées à agir plus efficacement contre le réchauffement climatique.

Pakistan : les inondations ont affecté plus de 4 millions de personnes

AFP, Mise a jour : jeudi 5 août 2010 13:13

Les inondations au Pakistan, les pires enregistrées dans le pays depuis 80 ans, ont affecté jusqu’à présent plus de 4 millions de personnes, a indiqué jeudi un responsable de l’ONU.

"Plus de quatre millions de personnes sont affectées d’une manière ou d’une autre" par les inondations et glissements de terrain dus à la mousson, a expliqué le chef du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) au Pakistan, Manuel Bessler, lors d’une téléconférence depuis Islamabad avec Genève.

"Ce à quoi nous assistons actuellement est une catastrophe majeure", a-t-il insisté, disant craindre que la situation ne s’aggrave, étant donné que la saison de la mousson ne se termine habituellement que fin août.

Une semaine après le début de la crise, la communauté internationale craint une crise alimentaire majeure chez les survivants des pluies torrentielles qui ont dévasté les villages et terres agricoles, tuant au passage plus de 1.500 personnes, dans le nord-ouest et le centre du pays.

L’ONU et plusieurs pays ont annoncé ces derniers jours l’envoi de dizaines de millions de dollars d’aide pour les victimes des inondations.

AFP File d’attente de Pakistanais en quête de nourriture le 4 août 2010 à Daud Zai près de Peshawar

Mercredi, le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani avait demandé à son administration d’accélérer la délivrance de l’aide. Il avait ajouté que ses ministres allaient donner chacun un mois de salaire et chaque membre de l’armée un jour de salaire pour venir en aide aux sinistrés.

Les précipitations record qui se sont abattues depuis la semaine dernière ont dévasté villages et plaines agricoles dans la province de Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest), déjà meurtrie par la sanglante rébellion des talibans et les offensives de l’armée, et la province centrale du Pendjab.

"Nous avons un besoin urgent d’aide en nourriture pour prévenir une situation de pénurie alimentaire", a indiqué Amjad Jamal, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations-Unies. L’ONU a également insisté sur la nécessité d’acheminer de l’eau potable le plus vite possible pour éviter une propagation des maladies.

L’Autorité pakistanaise de gestion des sinistres a émis de nouvelles alertes aux inondations, notamment au Pendjab, la province la plus peuplée du pays, où les flots continuaient à gagner du terrain. "Nous attendons de nouvelles pluies au cours des prochaines 24 heures", a souligné Hazrat Mir, directeur des services météorologiques dans le Pendjab.

"La situation est alarmante. Les victimes se trouvent dans des conditions misérables à certains endroits, notamment près des barrages", a-t-il ajouté.

Sept districts sont désormais affectés dans le Pendjab et cinq dans le Sindh (sud), selon l’ONU.

Les survivants continuaient de critiquer le gouvernement, disant n’avoir reçu aucune aide, sinon de leurs familles, alors que M. Gilani avait annoncé que près de 100.000 personnes avaient été secourues et que du matériel d’aide en quantité suffisante avait été envoyé dans les provinces.

Certains ont manifesté contre le gouvernement mercredi à Peshawar, la principale ville du nord-ouest, ainsi que sur l’autoroute menant à Islamabad, bloquée pendant une heure et demi.

Ils reprochaient notamment au président Asif Ali Zardari, déjà très impopulaire, de ne pas avoir interrompu sa tournée en Europe, et de préférer les hôtels cinq étoiles au chevet des victimes.

Incendies de forêts en Russie : 50 morts, la canicule sévit toujours

AFP, Mise a jour : jeudi 5 août 2010 09:02

Le bilan des incendies de forêt qui font rage en Russie est passé de 48 à 50 morts, a annoncé jeudi le ministère russe des Situations d’urgence, tandis que la canicule ne donne aucun signe de répit.

AFP Un homme lutte contre les flammes le 4 août 2010 près du village Dolginino

"Un corps a été découvert dans la région de Nijni Novgorod (500 km à l’est de Moscou) et une personne a succombé à l’hôpital dans la région de Voronej (500 km au sud-est), ce qui porte le bilan à 50 morts", a indiqué le ministère, cité par les agences russes.

Des dizaines de milliers de pompiers, de militaires et de secouristes, continuent de se battre contre les incendies de forêt qui font rage sur des milliers d’hectares dans la partie occidentale du pays, frappée par une canicule sans précédent depuis début juillet.

Par ailleurs, la fumée âcre des feux de forêt a commencé jeudi à se dissiper dans la capitale russe, où l’odeur de brûlé était moins forte que la veille. La visibilité sur les autoroutes était suffisante, ainsi que dans les aéroports qui fonctionnaient normalement, a indiqué l’agence Interfax. Un vent chaud a répandu mercredi la fumée âcre des feux de forêt et de tourbières de la région partout dans la capitale, même dans le métro.

Dans certaines stations de métro, les conducteurs ne voyaient guère les dernières voitures des trains", relève le quotidien populaire Komsomolskaïa Pravda. Dans les rues de Moscou, plusieurs passants portaient des masques de protection, d’autres s’appliquaient un chiffon humidifié sur la bouche et le nez. "Mercredi est devenu le jour le plus toxique de cet été", relève le quotidien Izvestia, en soulignant que la concentration de l’oxyde de carbone dans l’air avait été environ cinq fois plus élevée que la norme.

Le président Dmitri Medvedev, qui a décrété l’état d’urgence dans sept régions russes, a ordonné mercredi de prendre des mesures pour protéger les installations stratégiques, notamment nucléaires, contre ces violents incendies. "J’ordonne au gouvernement d’établir au plus vite, d’ici à deux jours, (...) quelles installations doivent être considérées comme présentant un danger particulièrement élevé" en cas d’incendie, a-t-il également déclaré.

De son côté, le Premier ministre Vladimir Poutine s’est rendu dans la région de Voronej, à 500 km au sud de Moscou, pour y encourager les équipages des avions luttant contre les flammes. "Il y a encore malheureusement beaucoup de travail", a-t-il dit.

L’été 2010 devrait battre tous les records de chaleur à Moscou depuis l’ouverture des registres de température il y a 130 ans, ont indiqué les services météorologiques. Un maximum historique a été atteint la semaine dernière avec 38,2 degrés dans la capitale, mais pourrait être battu dans les jours à venir.

Russie : la mortalité augmente à Moscou à cause de la canicule (presse)

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 12:55

La mortalité à Moscou a fortement augmenté depuis le début du mois de juillet en raison de la canicule qui frappe l’ouest de la Russie, affirment plusieurs médias russes mercredi, alors que le ministère russe de la Santé nie toute augmentation du nombre de morts.

La canicule provoque des incendies meurtriers en Russie

Le quotidien indépendant Kommersant, affirme ainsi que les services d’état civil s’attendent à une hausse du nombre de morts.

"Il est trop tôt pour donner des chiffres concrets, mais nous avons l’impression que le nombre de décès est en hausse en juillet", a déclaré une représentante de ces services, Evguenia Smirnova.

La chaîne de télévision REN-TV s’est pour sa part rendue avec une caméra cachée dans un hôpital et dans un crématorium pour tenter d’évaluer la mortalité dans la capitale russe.

"Le nombre de morts a été multiplié par trois" avec la canicule, explique ainsi un médecin de l’hôpital n°51 de Moscou.

Des femmes travaillant au crématorium n°2 confirment qu’elles ont "beaucoup plus de travail". Interrogées sur l’âge des défunts, l’une d’entre elles a répondu : "c’est presque tout le monde, des jeunes comme des vieux".

Un responsables du service moscovite des urgences, le docteur Mikhaïl Konevski a indiqué mardi à la presse que le nombre des appels avait augmenté de 15% en juillet par rapport à la même période l’année dernière, avec une moyenne de 6.500 appels quotidiens dans la capitale russe.

Mais le ministère de la Santé dément toute hausse de la mortalité :"On ne peut pas dire que la mortalité augmente. (Les médias) qui disent ça n’ont pas de sources fiables", a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère.

La canicule sans précédent qui dure depuis plus d’un mois à Moscou et dans l’Ouest du pays a provoqué de graves incendies de forêt et une sécheresse qui a notamment anéanti la production de céréales du pays.

Ces chaleurs exceptionnelles devraient durer au moins jusqu’à la fin de la semaine, selon les services météorologiques russes.

La Russie brûle, Medvedev ordonne la protection d’installations stratégiques

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 16:18

Le président russe a ordonné mercredi au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de prendre des mesures spéciales pour protéger les installations stratégiques du pays contre les violents incendies de forêt qui ravagent le pays et ont fait au moins 48 morts.

AFP Le président russe Dmitri Medvedev (G) s’entretient avec le ministre des Situations d’urgence, Sergueï Choïgou, le 3 août 2010 à à Sotchi

"Je suis sûr que nous allons nous en sortir", a déclaré le locataire du Kremlin, estimant que la situation était "sous contrôle, même si une évolution négative" n’est pas à exclure.

Au cours de cette réunion, rassemblant les principaux responsables de la sûreté du pays, Sergueï Kirienko, le patron de l’agence du nucléaire Rosatom, a indiqué avoir fait évacuer "tous les matériaux explosifs et tous les matériaux radioactifs" du centre nucléaire russe de Sarov, à 500 km à l’est de Moscou, en raison des incendies qui le menacent depuis quelques jours.

Le responsable a assuré qu’il n’y avait aucun risque d’accident nucléaire même si le feu atteignait les installations de ce centre, connu depuis la guerre froide sous le nom d’Arzamas-16 et qui fabrique notamment des armes atomiques.

D’après le ministre des Situations d’urgence, Sergueï Choïgou, les flammes sont actuellement sur le territoire du centre mais encore à "quatre kilomètres" des premières installations de Sarov.

La réunion du Conseil de sécurité, pour laquelle Dmitri Medvedev a interrompu un séjour à Sotchi, a également été l’occasion de limoger des responsables militaires, après la destruction par les feux d’une base de l’aviation de la marine russe dans la région de Moscou.

Entre autres, le commandant de l’aviation de marine, Nikolaï Kouklev, a été renvoyé et le commandant en chef de la Marine, l’amiral Vladimir Vissotski, a reçu un avertissement.

De son côté, le Premier ministre Vladimir Poutine, qui a multiplié les déplacements depuis vendredi dans les zones sinistrées, s’est rendu dans la région de Voronej (500 km au sud de Moscou) pour y encourager les équipages des avions luttant contre les flammes.

"Il y a encore malheureusement beaucoup de travail", a-t-il déclaré.

En effet, le feu continue de dévaster des milliers d’hectares en Russie centrale, et le ministère des Situations d’urgence a indiqué avoir à déplorer huit morts de plus, dont les corps ont été retrouvés dans les décombres. Le précédent bilan était de 40 morts.

Lundi, le président russe avait décrété l’état d’urgence dans les sept régions les plus touchées par les incendies.

Sur le terrain, la situation continue d’être difficile pour les 170.000 hommes du ministère des Situations d’urgence.

"Au cours des dernières 24 heures, 403 nouveaux foyers sont apparus. 293 foyers ont été éteints. 520 foyers continuent de brûler sur une surface globale de 188.524,8 hectares, contre 529 foyers sur 172.371,6 hectares la veille", a indiqué le ministère dans un communiqué.

"Il n’y a pas eu de maisons brûlées au cours des dernières 24 heures", s’est par contre félicité le ministère. Depuis la fin de la semaine dernière, des villages entiers ont été dévastés par les flammes.

Au total les incendies de forêt ont déjà dévasté en Russie près de 668.000 hectares depuis le début de l’été.

Les conditions climatiques ne donnent pour leur part aucun signe de répit.

Les météorologues estiment que la canicule et la sécheresse qui sévissent depuis plus d’un mois dans l’ouest de la Russie devraient se prolonger au moins jusqu’à la fin de la semaine.

La capitale russe s’est réveillée mercredi dans une atmosphère irrespirable, un vent chaud répandant la fumée âcre des feux de forêt et de tourbières de la région jusque dans le métro.

Inondations au Pakistan : aide de 2 millions de dollars du Canada

AFP, Mise a jour : mercredi 4 août 2010 00:47

Le gouvernement canadien a annoncé mardi qu’il débloquait 2 millions de dollars canadiens (autant de dollars américains) en faveur des victimes des inondations au Pakistan, les pires en 80 ans.

La ministre canadienne de la Coopération internationale Beverley Joan Oda

L’aide sera acheminée par le biais de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et du Programme alimentaire mondial (PAM), a indiqué dans un communiqué la ministre de la Coopération internationale, Beverley Oda.

Une tranche de 750.000 dollars doit permettre à la FICR de construire des abris d’urgence et de fournir des services de santé et de distribution d’eau potable à 25.000 familles dans les régions sinistrées, a dit Mme Oda.

L’autre tranche, de 1,250 million de dollars, permettra au PAM de fournir une aide alimentaire d’urgence destinée à 150.000 familles.

Le Pakistan est aux prises depuis plus d’une semaine avec des pluies diluviennes, qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain dans plusieurs régions du pays, faisant plus de 1.500 morts, selon les autorités locales, tandis que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a évoqué le chiffre de 3,2 millions de sinistrés.

Inondations au Pakistan : l’armée américaine envoie des hélicoptères

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 20:39

L’armée américaine va envoyer des hélicoptères pilotés par des soldats américains au Pakistan pour appuyer les secouristes qui viennent en aide au 3,2 millions de personnes affectées par les pires inondations en 80 ans, a annoncé le Pentagone mardi.

Un CH-47 simulant l’élingage d’un howitzer

L’US Army va envoyer quatre hélicoptères CH-47 Chinook, destinés au transport lourd, et deux UH-60 Blackhawk, des utilitaires moyens, dans les zones montagneuses du Pakistan, très affectées par les intempéries et inaccessibles par la route, a précisé le colonel Dave Lapan, un porte-parole du Pentagone.

Le colonel Lapan a toutefois ajouté que les hélicoptères n’avaient pas encore pu être envoyés de l’Afghanistan voisin, où ils sont basés, vers le Pakistan à cause du mauvais temps.

Le Pentagone a déjà fourni sept hélicoptères au Pakistan pour aider les secouristes. Mais cette fois, ce sont des soldats américains qui piloteront les engins.

En outre, a noté le colonel Lapan, l’armée américaine a envoyé quelque 316.000 repas halal, stockés en Afghanistan, vers le Pakistan et elle prévoit de dépêcher quelque 110.000 repas supplémentaires plus tard mardi.

Selon un responsable du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), 3,2 millions de personnes ont été affectées par les pires inondations depuis 80 ans.

Selon le gouvernement de la province de Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest), la plus meurtrie, 1.500 personnes pourraient avoir péri dans les crues.

Sécheresse : 46 départements touchés par des restrictions d’eau

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 18:04

La sécheresse s’étend sur la France, avec 46 départements désormais placés en état d’alerte en raison d’une pluviométrie particulièrement faible, le sud-est et le littoral méditerranéen étant pour une fois épargnés.

AFP/Archives Le lit asséché de l’Issole, dans le sud de la France, le 16 octobre 2007

Alors qu’il n’était que de 32 départements fin juillet, ce nombre devrait encore augmenter dans les semaines qui viennent, a estimé mardi Hervé Brulé, de la direction Eau et biodiversité du ministère de l’Ecologie. "Les choses évoluent comme on pouvait s’y attendre", a-t-il constaté.

Les départements les plus touchés concernent le nord-ouest (est de la Bretagne et Normandie), le Bassin parisien et le quart sud-ouest, précise M. Brulé, qui relève que la liste des départements concernés par un arrêté préfectoral limitant l’usage de l’eau forme désormais un arc quasi-continu de l’Orne ou de l’Eure jusqu’au Lot ou au Tarn sur la moitié ouest.

Les régions bretonnes et normandes ont subi depuis le printemps un réel déficit pluviométrique, qui pourrait être éventuellement corrigé en cas de fortes précipitations dans les prochaines semaines. Dans le sud-ouest, le Bassin parisien et le Marais poitevin, la sécheresse est beaucoup plus structurelle. "Il n’y a donc aucune raison que ça s’améliore, même s’il pleuvait", précise M. Brulé.

Singulièrement épargné cette année, le quart sud-est, qui connaît d’ordinaire de nombreuses restrictions d’eau, a bénéficié en juin de fortes pluies de printemps et de début d’été, au point d’affronter de graves inondations en juin en Provence.

Pour Jean-Michel Soubeyroux, responsable de la division "Analyses et Veille hydroclimatiques" à Météo France, "cette sécheresse n’a rien d’exceptionnel, elle est sans commune mesure avec celles de 2003 ou de 2006. Mais elle est atypique par sa géographie".

"Le nombre de départements concernés est pratiquement identique à celui de 2009, mais cette année les régions les plus touchées se situent grossièrement au nord d’une ligne Bordeaux-Nancy. L’an dernier, c’était plutôt au sud d’un axe Bordeaux-Lyon", remarque-t-il.

Les ingénieurs de Météo France rechignent à s’avancer sur les précipitations à venir. Elles s’annoncent tout de même "légèrement inférieures à la normale en août, avec des températures légèrement supérieures de 1 à 2 degrés", concède M. Soubeyroux, pour qui "la situation mérite d’être suivie".

D’autant plus que faute de nouvelles pluies en juillet sur le sud-est, le pourtour méditerranéen est en train de s’assécher et ne permet pas d’évacuer tout risque d’incendie.

Enfin, si les moissons sont terminées en Beauce, le maïs est toujours sur pied en Midi-Pyrénées. Dans l’Aveyron, la préfecture a annoncé des mesures restreignant l’irrigation. Cédric Carcenac, président des Jeunes agriculteurs du Tarn (JA), ne s’inquiète pas encore : "On n’a pas de manque d’eau pour le moment, les réserves sont correctes, ça bloquera peut-être à la mi-août", juge-t-il.

Pourtant, comme dans le Bassin parisien, le déficit de la ressource y devient chronique, lié aux usages agricoles "mais aussi à l’industrie et à tout un chacun", prévient M. Brulé. "Au-delà de la situation ponctuelle, il faut mettre en place des mesures à moyen terme pour restaurer l’équilibre entre ressources et usages", insiste-t-il. Notant que ce sont ces derniers qui sont "structurellement excédentaires" dans ces régions.

Villages brûlés : Poutine surveillera la reconstruction grâce à des caméras

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 15:17

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a annoncé qu’il allait contrôler personnellement le déroulement de la reconstruction des villages dévastés par les incendies qui font rage dans l’ouest de la Russie grâce à des caméras spécialement installées sur les chantiers.

AFP/Archives Le Premier ministre russe Vladimir Poutine constate les dégats provoqués par les incendies, le 30 juillet 2010 près de Nijni Novgorod.

"J’ai donné aujourd’hui l’ordre d’installer sur chaque chantier important des caméras de surveillance qui fonctionneront 24 heures sur 24", a-t-il déclaré, selon l’agence Interfax, lors d’une rencontre avec des habitants de Mokhovoïe, un village près de Moscou détruit par les flammes.

"Les caméras vont retransmettre les images à trois endroits : au siège du gouvernement, chez moi à la maison et sur le site internet du gouvernement", a-t-il dit. "Il s’agit de s’assurer que les décisions prises sont mises en oeuvre et de contrôler le travail", a expliqué l’homme fort de la Russie.

Le secteur du bâtiment en Russie est réputé particulièrement corrompu, or M. Poutine a promis la semaine dernière que les quelque 2.000 maisons détruites par les incendies seront reconstruites avant l’hiver.

"Chaque citoyen pourra ainsi voir en temps réel ce qui se fait sur le terrain", a souligné le Premier ministre. Installer un tel système de vidéo-surveillance "est une mission difficile, il faut partir de zéro, mais tout à fait réalisable avec les technologies contemporaines", a-t-il ajouté.

Inondations : Zardari devrait être au Pakistan et non à Londres (parlementaires)

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 14:38

Des parlementaires britanniques d’origine pakistanaise ont critiqué mardi la visite du président pakistanais Asif Ali Zardari, estimant que sa place n’était pas en ce moment à Londres mais dans son pays, où des millions d’habitants sont sinistrés par de graves inondations.

Asif Ali Zardari à New York en Septembre 2009

M. Zardari arrivera ce mardi soir à Londres pour notamment s’entretenir avec le Premier ministre David Cameron vendredi à Chequers, sa résidence secondaire officielle située dans le sud-est de l’Angleterre.

La visite est ternie par les tensions entre Islamabad et Londres, suscitées par des déclarations de M. Cameron dans lesquelles il a accusé le Pakistan d’exporter le terrorisme.

Le tollé suscité par ces propos à Islamabad avaient failli remettre en cause la visite présidentielle mais, selon des parlementaires britanniques, c’est avant tout la catastrophe humanitaire au Pakistan qui aurait dû provoquer l’annulation de la visite.

Un lord et un député ont ainsi refusé l’invitation de M. Zardari à un déjeuner jeudi avec les parlementaires d’origine pakistanaise.

"Je ne vais pas rencontrer le président car je pense que la place d’un chef d’Etat est dans son pays quand il y a l’état d’urgence", a déclaré à l’AFP Lord Nazir Ahmed.

Selon le parlementaire travailliste, le président Zardari est plus intéressé à lancer la carrière politique de son fils, Bilawal Bhutto Zardari, lors d’un meeting organisé samedi à Birmingham (centre), qu’au sort des 3,2 millions de personnes touchées par les pires inondations depuis 80 ans au Pakistan.

"Dépenser des dizaines de milliers de livres pour le lancement de la carrière politique de son fils, au moment où son pays a besoin de lui, montre qu’il n’est pas en phase avec la population", a ajouté Lord Ahmed, estimant "vraiment scandaleux" que le président séjourne "dans des hôtels cinq étoiles". "Je dépenserais plutôt cet argent pour les sinistrés des inondations", a-t-il ajouté.

Le député travailliste Khalid Mahmood a lui aussi décliné l’invitation à un déjeuner, jeudi. "De nombreuses personnes meurent là-bas (...) Il devrait y être afin de soutenir la population, et non pas s’envoler en France et au Royaume-Uni", a-t-il déclaré.

Inondations au Pakistan : 3,2 millions de personnes touchées, risques d’épidémies

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 11:32

Les pires inondations depuis 80 ans au Pakistan ont jusqu’à présent affecté quelque 3,2 millions de personnes au total dans tout le pays, a indiqué mardi l’ONU, citant des estimations gouvernementales.

AFP Evacuation de sinistrés le 2 août 2010 dans la vallée du Swat

"Quelque 3,2 millions de personnes ont été touchées par les inondations dont 1,4 million sont des enfants", a indiqué un porte-parole du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Marco Jimenez Rodriguez, lors d’un point de presse.

L’estimation de 2,5 millions de sinistrés donnée lundi par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ne concernait que la province du nord-ouest, la plus frappée par les inondations et glissements de terrain provoqués par des précipitations exceptionnelles liées à la mousson, a-t-il précisé.

L’inquiétude sur les risques d’épidémies grandissait au Pakistan, frappé par les inondations dans lesquelles 1.500 personnes pourraient avoir péri.

Des précipitations exceptionnelles liées à la mousson ont provoqué des inondations et des glissements de terrain, emporté des milliers d’habitations et dévasté des terres agricoles dans l’une des régions les plus pauvres du Pakistan, déjà en proie aux violences attribuées aux talibans et aux mouvements liés à Al-Qaïda.

"Dans les régions les plus touchées, des villages entiers ont été subitement dévastés par des torrents d’eau", a indiqué la Croix-Rouge, soulignant que des milliers de personnes "ont tout perdu".

Selon le Programme alimentaire mondial de l’ONU, dans quatre districts du nord-ouest près de 980.000 personnes sont sans abri ou temporairement déplacées, un chiffre qui pourrait grimper à un million. Près de 80.000 habitations ont été complètement détruites et 50.000 endommagées. Infrastructures et récoltes ont également été touchées.

Le ministre de l’Information de la province de Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du pays, Mian Iftikhar Hussain, a annoncé que 774 morts avaient été enregistrés mais, a-t-il ajouté, "le nombre total de personnes tuées dans les inondations se situe entre 1.200 et 1.500".

Selon Anwer Kazmi, porte-parole de la plus importante association caritative du pays, Edhi Foundation, au moins 1.256 personnes sont mortes, le district de Swat étant le plus endeuillé avec 475 décès.

Par ailleurs d’après les autorités locales, 53 personnes sont mortes dans le Cachemire pakistanais (nord), 26 dans la province de Baloutchistan (sud) et 49 dans la province du Penjab (est), la plus peuplée du pays. Les autorités ont mis en garde contre la propagation du choléra et de gastro-entérites en raison d’un manque d’eau potable.

"Nous estimons qu’environ 100.000 personnes, des enfants pour la plupart, ont été touchées par le choléra et des maladies gastriques", a déclaré Syed Zahir Ali Shah, ministre de la Santé de la province de Khyber Pakhtunkhwa.

"Notre priorité est d’abord de les évacuer vers des endroits sûrs, puis de leur prodiguer des soins", a-t-il précisé.

"Les besoins les plus urgents restent la nourriture, l’eau potable, les tentes et les services médicaux", a indiqué à Genève le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Face à l’ampleur de la catastrophe, les promesses d’aide ont commencé à affluer tandis que la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont lancé un premier appel à l’aide d’un montant de 16,3 millions de dollars.

La Grande-Bretagne a promis lundi 8 millions de dollars.

Le gouvernement américain a annoncé dimanche une enveloppe de 10 millions de dollars et l’envoi de bateaux et de matériel de secours. Lundi des hélicoptères américains ont secouru plus de 700 Pakistanais et acheminé plus de cinq tonnes de rations alimentaires, selon Washington.

L’ONU s’est engagée à apporter jusqu’à 10 millions de dollars, tandis que la Chine, elle-même frappée par des inondations, a annoncé une aide de 1,5 million de dollars. Samedi, la Commission européenne avait débloqué 30 millions d’euros.

Des centaines de sinistrés ont rejoint des abris de fortune à Peshawar, grande ville du nord-ouest peuplée de trois millions d’habitants, et à Muzaffarabad, capitale du Cachemire pakistanais.

Nombre de sinistrés, qui ont tout perdu dans les crues, ont fustigé le manque d’assistance du gouvernement.

"Ma famille a trouvé refuge dans une école, mais nous n’avons reçu ni eau potable, ni nourriture ni médicaments", a déclaré à l’AFP Fahimud Din, commerçant des environs de Peshawar âgé de 27 ans. "Mon fils est atteint du choléra, mais il n’y a pas de docteur."

Plusieurs centaines de sinistrés ont manifesté pour la deuxième journée consécutive aux cris de "faites nous parvenir de l’aide étrangère" ou "mort au gouvernement corrompu".

L’armée et le Centre national de gestion des catastrophes ont affirmé avoir déjà secouru plus de 28.000 personnes dans la province de Khyber Pakhtunkhwa.

Les services pakistanais de météorologie ont annoncé jusqu’à 200 millimètres d’eau dans cette région pour les deux prochaines semaines.

"La prochaine semaine sera critique. Si les fortes pluies persistent, le risque est grand que les inondations s’étendent vers le sud, dans la province de Sind", a indiqué M. Ateeb Siddiqui, directeur des opérations au Croissant-Rouge du Pakistan.

Feu de forêt en Russie : le nombre de foyers augmente, la canicule persiste

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 11:14

Les feux de forêt se sont propagés en Russie au cours des dernières 24 heures, a annoncé mardi le ministère russe des Situations d’urgence, alors que la canicule exceptionnelle ne donne pas de signes de recul dans l’ouest du pays.

AFP Des Russes dans les décombres calcinés de leur habitation le 2 août 2010 à Ostafyevo près de Moscou

"Au cours des dernières 24 heures, 323 nouveaux foyers de feux de forêt ont été enregistrés, 247 ont été éteints (...). Par rapport à la veille, le nombre de foyers a augmenté de 68 et leur surface de 45.000 hectares", indique le ministère sur son site.

Plus de 180.000 secouristes du ministère des Situations d’urgence, ainsi que 2.000 soldats et 3.000 membres du ministère de l’Intérieur, luttent contre les feux qui font rage sur une surface de 172.000 hectares, selon la même source.

Le ministère fait également état de 50 nouveaux foyers de feux de tourbe, principalement dans la région de Moscou.

"La chaleur extrême crée des conditions défavorables (...) Malheureusement on ne peut pas s’attendre à une amélioration d’ici la fin de la semaine", a déclaré à la presse Vladimir Stepanov, haut responsable du ministère russe des Situations d’urgence.

Les services météorologiques russes prévoient pour mardi des températures approchant 40° Celsius dans la capitale et la région l’entourant et une réduction de visibilité à moins de 1.000 mètres en raison de la fumée.

Selon les prévisions, les températures pourraient dépasser les 40°C en fin de semaine dans la partie occidentale de la Russie.

Le président russe Dmitri Medvedev a décrété lundi l’état d’urgence dans sept régions russes les plus touchées par les feux de forêts qui ont fait au moins 40 morts et ont laissé sans toit plus de 2.000 personnes.

Le Premier ministre Vladimir Poutine a de son côté appelé lundi les gouverneurs des régions concernées à mobiliser "les volontaires ou le personnel des entreprises" pour aider les secouristes qui "travaillent dans les limites du possible".

Plus de 300.000 Chinois privés d’eau après des inondations

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 09:52

Les services de secours tentaient de rétablir d’urgence la fourniture d’eau à 330.000 personnes dans le nord-est de la Chine après des inondations ayant fait 100 morts ou disparus, ont annoncé les médias officiels.

AFP Une Chinoise avec son enfant au milieu de leurs affaires après des inondations, à Yongji, dans le nord-est de la Chine, le 1er août 2010

Les canalisations alimentant la ville de Tonghua, dans la province de Jilin, ont été détruites et ses 330.000 habitants n’avaient plus d’eau depuis samedi, a indiqué la radio nationale chinoise.

Mais les services météorologiques ont prévu de nouvelles pluies sur la région qui devraient entraver les efforts en cours.

Un employé du Département du contrôle des inondations de Tonghua a déclaré à l’AFP que les habitants pouvaient encore trouver de l’eau minérale dans les magasins, tandis que les pompiers distribuaient de l’eau non potable régulièrement.

La Chine est confrontée depuis le début de l’année à ses pires inondations en dix ans qui ont fait plus de 1.000 morts et des centaines de disparus.

Les pluies diluviennes avaient jusqu’à présent surtout frappé le sud du pays, provoquant des crues dangereuses sur le Yangtze, le plus long fleuve chinois, et certains de ses affluents, mais c’est désormais le Nord-Est qui est très affecté.

Au total, 10 millions de Chinois ont dû être évacués depuis le début de l’année et les dégâts matériels se sont élevés à 194 milliards de yuans, soit 22 milliards d’euros, selon les statistiques les plus récentes.

L’état d’urgence dans sept régions russes où le feu fait rage

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 09:51

Le président russe Dmitri Medvedev a décrété lundi l’état d’urgence dans sept régions en proie à de graves incendies de forêt qui ont fait 40 morts dans l’Ouest du pays où la canicule devrait encore durer après un mois de chaleurs exceptionnelles.

AFP Des femmes sauvent des conserves d’une cave, après l’incendie de leur maison, le 2 août 2010, à Ostafyevo.

"L’état d’urgence en vue d’assurer la sécurité anti-incendie est décrété dans les républiques de Mari El et de Mordovie et dans les régions de Vladimir, Voronej, Moscou, Nijni-Novgorod et Riazan", précise le décret présidentiel.

Ce texte permet de limiter l’accès aux zones où l’activité humaine pourrait provoquer de nouveaux départs de feu. Il élargit aussi la possibilité de recourir aux forces armées pour lutter contre les flammes, alors que 2.000 soldats sont déjà engagés sur le terrain depuis la semaine dernière.

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine qui a convoqué lundi à Moscou les gouverneurs des régions concernés a suggéré de mobiliser les volontaires pour faire face aux incendies.

"Les gens et les équipements travaillent dans les limites du possible (...) S’il le faut, on devrait mobiliser les volontaires et le personnel des entreprises", a-t-il déclaré.

Selon le ministre des Situations d’urgence Sergueï Choïgou, plus de 150.000 hommes étaient mobilisés pour lutter contre les incendies.

"Sur 1.200 incendies, 620 ont été éteints, il en reste 580", a-t-il souligné. Les feux de forêt ont coûté la vie à 40 personnes, selon un nouveau bilan annoncé lundi par le ministère de la Santé et du Développement social.

La canicule dans l’ouest russe ne donne, elle, aucun signe de recul. La température atteignait ainsi 36,8°C lundi après-midi à Moscou pris lundi matin dans une épaisse fumée grise en raison d’importants feux de tourbes dans la région entourant la capitale.

Selon les services météorologiques russes, les températures pourraient dépasser les 40°C en fin de semaine dans la partie occidentale de la Russie.

Dans une déclaration télévisée, le président Medvedev a appelé les Russes à la vigilance.

"Souvenez vous que chaque allumette jetée peut provoquer un malheur irréparable", a déclaré M. Medvedev.

Le patriarche orthodoxe russe Kirill, en visite dans la région de Nijni-Novgorod, l’une des plus touchées par les feux de forêt, a pour sa part célébré un office demandant la pluie, selon les images de la télévision russe.

La presse russe a critiqué les autorités les accusant d’avoir mal géré une crise prévisible, les fortes chaleurs et la sécheresse durant depuis des semaines.

Evénement rare, M. Poutine avait été pris à partie dès vendredi par des villageois de la région de Nijni-Novgorod, selon les images d’une vidéo mise en ligne sur YouTube.com.

Lundi le Premier ministre a ordonné aux gouverneurs de lancer le travail de reconstruction des villages ravagés par les flammes qui ont laisser sans toit plus de 2.000 personnes.

"Je veux entendre comment s’organise la reconstruction des habitations. Je veux des plans de reconstruction pour chaque région, chaque localité, chaque maison", a-t-il lancé ajoutant que les gouverneurs en seraient personnellement responsables.

Il a aussi parlé de la nécessité d’élaborer des programmes nationaux et régionaux pour assurer la sécurité contre les incendies "pour réduire le risque d’une répétition de tels événements".

Russie, Pakistan, Chine, Europe : Les accidents météo affolent la planète

3 août 2010 07h08

La Russie sous une canicule jamais vue, des régions entières du Pakistan coupées du monde par la fureur des eaux, la Chine sous des pluies torrentielles : s’il épargne l’Europe de l’Ouest, l’été dans l’hémisphère nord se montre ravageur.

À Nowshera, au Pakistan, un garçon se trouve dans la boue et semble désespéré. Plus de 2,5 millions de personnes ont été touchées par les pluies de mousson. photo afp Une brève canicule début juillet, des températures modérées pour cette semaine et des orages qui ont réalimenté les cours d’eau : la France vit pour le moment un été 2010 sans histoire, bien loin de la fournaise qui avait sévi en 2003. Mais la France ne représente guère plus de 1 % des terres émergées du globe. Ailleurs, la conjonction des phénomènes extrêmes plonge les populations dans la détresse. Tour d’horizon.

1 La Russie sur un tapis de braises

Les dramatiques incendies qui ravagent la Russie d’ouest en est doivent beaucoup à l’imprévoyance des autorités. Mais ils sont avant tout liés à l’envolée du mercure et à la faiblesse des précipitations. La Russie vit depuis deux mois sous des températures anormalement élevées.

En juillet, le pays-continent s’est transformé en fournaise, avec des températures diurnes qui ne sont quasiment jamais descendues sous les 30 °C aux heures les plus chaudes. La semaine dernière, tous les records sont tombés à Moscou. D’abord 37,2° puis 38,2° en milieu de semaine, soit la plus forte température enregistrée depuis le début des observations de la météo, il y a cent soixante ans.

La situation n’est pas sans rappeler celle de l’Australie, il y a dix-huit mois. En plein été austral, des températures jamais observées avaient été à l’origine d’incendies dramatiques dans la partie est, provoquant la mort de dizaines de personnes.

En Russie, le bilan s’est établi à 40 morts sur le versant occidental du pays. Le président Dmitri Medvedev a décrété l’état d’urgence dans sept régions, ce qui va permettre de restreindre les allées et venues de la population et d’y mobiliser l’armée pour lutter contre les feux de forêt. Mais les services météorologiques ne sont guère optimistes. Le mercure devrait encore frôler les 40° cette semaine à l’ouest du pays.

2 Le Pakistan n’en finit pas de couler

À quelque 4 000 kilomètres au sud-est de Moscou, le problème n’est pas le feu mais l’eau. En rapport direct avec les pluies de la mousson, le Pakistan vit ses pires inondations depuis quatre-vingts ans. La situation y reste confuse et les informations parcellaires sur la violence des intempéries.

Situées au nord-ouest, les contrées concernées sont montagneuses, difficiles d’accès et ravagées par les violences talibanes. Autant dire que le bilan ne peut être qu’approximatif.

Hier, les autorités estimaient que le nombre de tués serait compris entre 1 200 et 1 500. Par ailleurs, 500 000 personnes ont été déplacées et plus de 1,5 million affectées par les événements, les maisons ayant été détruites par les eaux et les glissements de terrain. L’eau potable manque. La crise risque de perdurer, les terres agricoles ayant été balayées par les flots.

3 La Chine peine à réguler les crues

Les autorités chinoises n’ont cessé de le proclamer depuis le début des travaux, en 1994 : avec la mise en service du monumental barrage des Trois-Gorges, le pays saurait dompter le cours furieux du fleuve Yangzi Jiang. La mousson 2010 en décide autrement. Le réservoir, d’une superficie supérieure à 1 000 km2, peine à encaisser la crue.

L’ensemble du bassin en aval en subit les conséquences. Les inondations ne se limitent pas à cette zone. Le nord-est du pays est lui aussi affecté. 40 millions de personnes sont sinistrés. L’hiver dernier, le nord de la Chine, dont la région de Pékin, avait déjà connu son lot d’infortunes, avec une vague de froid exceptionnelle.

4 Un changement climatique global

Aucun scientifique sérieux ne se hasarde à attribuer péremptoirement ces divers événements aux bouleversements climatiques . Le débat reste ouvert sur le lien entre le réchauffement global, aujourd’hui avéré, et les événements météo extrêmes.

Mais les signaux d’alerte continuent de se multiplier. La décennie 2000-2009 a été la plus chaude jamais enregistrée depuis les débuts des relevés météo dans le monde. La seule année 2009 a été l’une des cinq années les plus chaudes.

Le début 2010 confirme la tendance. Selon l’Agence américaine de l’océan et de l’atmosphère (NOOA), la température moyenne du globe (terres et océans) a été la plus élevée jamais notée entre janvier et juin.

Climat : les îles du Pacifique souhaitent être mieux entendues

AFP, Mise a jour : mardi 3 août 2010 06:45

Les îles du Pacifique, particulièrement vulnérables à la montée du niveau des océans, ont souhaité mardi que leur voix soit mieux entendue sur la scène internationale et se sont engagées à agir plus efficacement contre le réchauffement climatique.

Carte topographique de Niue

Les 16 pays membres du Forum du Pacifique, parmi lesquels l’Australie et la Nouvelle-Zélande, sont actuellement réunis à Port Vila au Vanuatu avant l’ouverture mercredi du sommet annuel de l’organisation.

Une nouvelle fois, les dirigeants des petits pays insulaires ont tiré la sonnette d’alarme, jugeant la question du réchauffement global "extrêmement urgente".

"A de nombreux points de vue, nous sommes les pays les plus exposés de la planète et de ce fait, nous devons prendre la tête de ce combat", a déclaré Toke Talagi, Premier ministre de Niue, un "confetti" situé à 2.400 km au nord-est de la Nouvelle-Zélande.

Il a indiqué qu’en dépit des engagements pris lors du sommet sur le climat de Copenhague en décembre 2009, l’accès aux fonds promis était lent et difficile.

"Même si des aides financières ont été promises et débloquées, jusqu’à présent, nous n’avons pas vu grand-chose", a-t-il déploré.

Le chef du gouvernement de Niue a en outre regretté que les petites îles représentées au sein du Forum ne soient pas suffisamment prises en compte par l’organisation.

Le changement climatique sera un des thèmes essentiels du sommet annuel du Forum du Pacifique. Plusieurs îles, où certaines populations ont déja dû être déplacées, craignent d’être submergées à cause de la montée du niveau de l’océan imputé au réchauffement.


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