AID Association initiatives dionysiennes
On les appelle gens du voyage et on en a peur ? Alors l’Etat les persécute...

ROMS

... simplement parce qu’ils sont différents ? bonjour la liberté !

vendredi 30 juillet 2010 par JMT

Rom est un endonyme signifiant « être humain » adopté par l’Union Romani Internationale (IRU) et les Nations unies pour désigner un ensemble de populations, ayant en commun une origine indienne, dont les langues initiales sont originaires du nord-ouest du sous-continent indien, et constituant des minorités entre l’Inde et l’Atlantique

Nicolas Sarkozy a pris mercredi une série de mesures sévères visant "certains" Roms et gens du voyage, dont l’annonce de l’évacuation de 300 camps illégaux, après une réunion qui a suscité l’ire de la gauche et d’associations, évoquant une "déclaration de guerre".

Nicolas Sarkozy préside, mercredi 28 juillet, à l’Elysée, une réunion pour "faire le point sur la situation des Roms et des gens du voyage". La tenue de cette réunion a été décidée après les incidents survenus à Saint-Aignan (Loir-et-Cher).

Le président Nicolas Sarkozy "stigmatise" les Roms et les gens de voyage et en fait des "boucs émissaires", en annonçant une réunion pour le 28 juillet à l’Elysée sur les problèmes posés par ces populations, a dénoncé aujourd’hui la Ligue des Droits de l’Homme (LDH).

Plus de 150 Roms ont été évacués tôt mardi matin du campement du Hanul à Saint-Denis, le plus ancien d’Ile-de-France selon des associations, très inquiètes à propos du relogement de ces expulsés parmi lesquels se trouvent plusieurs enfants.

La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi la condamnation de l’ancien PDG de France Télévisions, Marc Tessier, pour provocation à la haine envers les Roms, après avoir diffusé en février 2005 sur France 5, une émission "C dans l’air" consacrée à la délinquance parmi les gens du voyage.

Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Pierre Lellouche a plaidé à Bucarest pour une "mobilisation commune" franco-roumaine pour endiguer les allers-retours de Roms roumains en France et travailler au niveau européen à leur insertion.

Plusieurs députés et sénateurs de gauche ont dénoncé mercredi devant la presse la non-scolarisation de milliers d’enfants roms en France, un chiffre évalué par l’association Romeurope entre 5 à 7.000.

Lucia Kucharova n’aime plus regarder par sa fenêtre depuis que la vue est bouchée par le mur qui sépare les cabanes entourées d’ordures où vivent quelque 1.200 Roms du reste du village d’Ostrovany, dans l’est de la Slovaquie.

Qui sont les Romané ?

Rom (ou Rrom, féminin R(r)oma, pluriel R(r)omané) est un endonyme signifiant « être humain » adopté par l’Union Romani Internationale (IRU) et les Nations unies pour désigner un ensemble de populations, ayant en commun une origine indienne, dont les langues initiales sont originaires du nord-ouest du sous-continent indien, et constituant des minorités entre l’Inde et l’Atlantique (voire en Amérique du Nord), connues sous de nombreux exonymes dont les plus utilisés en français sont Gitans, Tsiganes ou Tziganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sintis, ou parfois Gens du voyage (bien que cette dernière dénomination ne soit pas réservée aux Roms).

« Rom » désigne également un chef de famille manouche.

La lente migration des Roms à travers l’Europe (Wikipédia)

Sommaire

* 1 Terminologie

o 1.1 Le terme de Rom

+ 1.1.1 Roms, Rome et Roumains

o 1.2 Terminologie française

o 1.3 Anthroponymes roms

* 2 Langues

* 3 Histoire

o 3.1 Légendes et controverses des origines

o 3.2 L’hypothèse indienne

o 3.3 Migration d’Inde en Europe

o 3.4 Diaspora

o 3.5 Le XXe siècle

* 4 La société romani

o 4.1 Population

o 4.2 Génétique

o 4.3 Méfiance et persécutions

o 4.4 Situation actuelle des Roms en Europe

o 4.5 Économie

o 4.6 Traditions

o 4.7 Religions

o 4.8 Croyances et connotations prophétiques

* 5 Cultures roms

o 5.1 Fêtes

o 5.2 Cinématographie

o 5.3 Littérature

+ 5.3.1 Auteurs roms

+ 5.3.2 Représentations fictionnelles des Roms

o 5.4 Spectacle et musique

* 6 Nomadisme non rom en Europe

* 7 Notes et références

* 8 Références

o 8.1 En français

o 8.2 En anglais

* 9 Voir aussi

o 9.1 Articles connexes

o 9.2 Liens externes

Voir le détail dans l’excellent article de Wikipédia

Sarkozy durcit le ton contre les gens du voyage, la gauche vent debout

AFP, Mise a jour : mercredi 28 juillet 2010 20:52

Nicolas Sarkozy a pris mercredi une série de mesures sévères visant "certains" Roms et gens du voyage, dont l’annonce de l’évacuation de 300 camps illégaux, après une réunion qui a suscité l’ire de la gauche et d’associations, évoquant une "déclaration de guerre".

Réunion controversée à l’Elysée "sur les Roms et les gens du voyage"

LEMONDE.FR 28.07.10 à 09h20 Nicolas Sarkozy préside, mercredi 28 juillet, à l’Elysée, une réunion pour "faire le point sur la situation des Roms et des gens du voyage". La tenue de cette réunion a été décidée après les incidents survenus à Saint-Aignan (Loir-et-Cher).

AFP/ALAIN JOCARD Devant la gendarmerie de Saint-Aignan, le 18 juillet.

Le contexte.

Dans la matinée du dimanche 18 juillet, une quarantaine de gens du voyage ont attaqué la gendarmerie de Saint-Aignan en représailles à la mort de l’un d’entre eux, Luigi Duquenet, 22 ans, tué l’avant-veille par un gendarme alors qu’il se trouvait dans une voiture conduite par son frère et qui aurait forcé un barrage routier.

Cagoulés pour certains, les gens du voyage ont tenté de forcer le portail d’entrée de la gendarmerie avant d’incendier des voitures, de tronçonner et de brûler les arbres qui bordaient la route, et de briser feux et panneaux de signalisation.

Une boulangerie a été pillée et le centre-ville a été bouclé jusqu’à la mi-journée. Cette attaque a été suivie de nouvelles violences dans le département et d’une série d’interpellations.

La réaction de l’Elysée.

Mercredi 21 juillet, M. Sarkozy a publié, à l’issue du conseil des ministres, un communiqué au ton jugé belliqueux par les associations et l’opposition. Reliant les violences de Saint-Aignan à celles de Grenoble, il affirme que le gouvernement mène une "lutte implacable contre la criminalité".

Pour le président de la République, "ces événements soulignent les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms". Il est décidé à mener une "véritable guerre" à la criminalité.

Les Roms ne sont pas des gens du voyage.

Après cette annonce, nombreux sont ceux qui ont critiqué les amalgames du gouvernement, le président semblant associer Roms et gens du voyage.

Comme le rappelait au Monde.fr Stéphane Lévêque, directeur de la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les gens du voyage (Fnasat), "on a d’un côté les Roms, qui sont des citoyens étrangers de l’Union européenne [principalement de Roumanie et de Bulgarie], et de l’autre les gens du voyage, qui sont des Français à part entière, et depuis plus longtemps que les Bretons et les Savoyards".

Soupçons de stigmatisation.

Les associations représentant les Roms ou les gens du voyage se sont offusquées de voir leurs communautés stigmatisées. Nicolas Sarkozy "veut nous faire la guerre mais, attention, nous sommes plus déterminés que les Tsiganes d’autrefois à ne pas nous laisser faire", menace Alain Daumas, président de l’Union française des associations tsiganes (UFAT), selon lequel la réunion "sur les ’problèmes posés par les Tsiganes’ est une première depuis la Libération".

Cette initiative relève d’"une politique de nature raciale", accuse dans un communiqué un collectif d’associations tsiganes, qui estime que ces populations sont soumises en France à "un véritable régime d’apartheid en raison d’une législation d’exception".

Alain Daumas cite notamment les restrictions à la liberté de circulation, l’obligation de se signaler tous les trois mois aux services de police ou de la gendarmerie, ou encore le refus de certaines communes de scolariser les enfants.

La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) est d’ailleurs intervenue à plusieurs reprises pour faire annuler des dispositions discriminant les gens du voyage.

Critiques de l’opposition.

Au diapason, l’opposition a fustigé ces "amalgames". Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a dénoncé lundi "la stigmatisation scandaleuse" des gens du voyage et des Roms. Sans vouloir "ignorer la réalité d’un certain nombre de faits de délinquance, de vols parmi les gens du voyage comme il y en a parmi le reste de la population", il a dénoncé cette "méthode assez classique et indigne" de la part du président de la République.

Des critiques déjà formulées dans des termes similaires, la semaine dernière, par Noël Mamère (Verts), le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, ou encore le MoDem de François Bayrou, qui ont demandé le respect de la loi Besson (du nom de Louis Besson, ministre du logement dans le gouvernement Jospin), qui crée l’obligation pour les communes de plus de 5 000 habitants de réaliser des aires d’accueil pour les voyageurs.

Le message du chef de l’Etat relayé par la majorité.

Mardi 27 juillet, Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, a fait ajouter un point à l’agenda des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne.

"Il n’est pas question de stigmatiser une communauté ou des Etats, a indiqué lundi Pierre Lellouche. Mais nous sommes confrontés à un réel problème et le temps est venu de s’en occuper."

"Il ne s’agit absolument pas de stigmatiser une communauté mais d’enrayer des comportements délictueux fréquemment dénoncés dans les zones rurales et à la périphérie des villes", a renchéri Dominique Paillé, porte-parole adjoint du parti présidentiel.

Mais pour le sénateur UMP Pierre Hérisson, président de la commission nationale consultative des gens du voyage et auteur en 2008 d’un rapport sur leur stationnement, "ce qui s’est passé à Saint-Aignan relève du droit commun. Ce n’est pas un problème lié aux gens du voyage".

Le Monde.fr

Sarkozy "stigmatise" les Roms (LDH)

AFP 21/07/2010 13:33

Le président Nicolas Sarkozy "stigmatise" les Roms et les gens de voyage et en fait des "boucs émissaires", en annonçant une réunion pour le 28 juillet à l’Elysée sur les problèmes posés par ces populations, a dénoncé aujourd’hui la Ligue des Droits de l’Homme (LDH).

Plus de 150 Roms évacués du "plus ancien" camp d’Ile-de-France à Saint-Denis

AFP, Mise a jour : mardi 6 juillet 2010 18:30

Plus de 150 Roms ont été évacués tôt mardi matin du campement du Hanul à Saint-Denis, le plus ancien d’Ile-de-France selon des associations, très inquiètes à propos du relogement de ces expulsés parmi lesquels se trouvent plusieurs enfants.

Discrimination envers les Roms : condamnation confirmée de l’émission "C dans l’air"

AFP, Mise a jour : jeudi 1 juillet 2010 15:21

La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi la condamnation de l’ancien PDG de France Télévisions, Marc Tessier, pour provocation à la haine envers les Roms, après avoir diffusé en février 2005 sur France 5, une émission "C dans l’air" consacrée à la délinquance parmi les gens du voyage.

Roms : Paris et Bucarest cherchent des solutions bilatérales et européennes

AFP, Mise a jour : vendredi 12 février 2010 20:31

Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Pierre Lellouche a plaidé à Bucarest pour une "mobilisation commune" franco-roumaine pour endiguer les allers-retours de Roms roumains en France et travailler au niveau européen à leur insertion.

Des parlementaires dénoncent la non-scolarisation de milliers d’enfants roms

AFP, Mise a jour : mercredi 10 février 2010 16:55

Plusieurs députés et sénateurs de gauche ont dénoncé mercredi devant la presse la non-scolarisation de milliers d’enfants roms en France, un chiffre évalué par l’association Romeurope entre 5 à 7.000.

Dans un village slovaque, un mur symbole de la discrimination des Roms

28.11.09 - 11:56

Lucia Kucharova n’aime plus regarder par sa fenêtre depuis que la vue est bouchée par le mur qui sépare les cabanes entourées d’ordures où vivent quelque 1.200 Roms du reste du village d’Ostrovany, dans l’est de la Slovaquie.

Crédit photo : AFP - Deux Roms derrière un mur construit pour les isoler du village de Ostravany en Slovaquie, 11 novembre 2009

La contruction de béton de 150 mètres de long sur deux de haut, érigée le mois dernier pour un coût de 13.000 euros, suscite l’indignation des Roms et celle des défenseurs des droits de l’Homme.

"C’est de la discrimination. Le maire aurait plutôt dû dépenser cet argent pour construire des habitations pour nous", proteste Lucia Kucharova, une Rom de 25 ans.

Cyril Revak, maire depuis 1991 de ce village de 1.800 habitants, évite prudemment de parler de "mur". Mais il en justifie la construction en accusant la communauté rom de vols.

"La clôture n’empêche pas les Roms de venir au village. Elle les empêche juste de pénétrer dans des jardins privés pour voler. Ce ne sont pas que des petits vols, en particulier en automne. Les gens ne peuvent plus cultiver de légumes dans leurs jardins, car tout est volé", affirme le maire.

Bien que largement majoritaire à Ostrovany, la communauté rom ne participe guère à la vie publique, beaucoup affirmant que cela ne changerait rien. "J’ai voté pour le mur puisque le conseil municipal l’aurait décidé de toute façon", reconnaît d’ailleurs Dezider Duzda, seul Rom parmi les neuf conseillers municipaux.

En contrebas du mur, Alena Kalejova cherche des mégots au pied d’un chemin boueux et glissant. "Les cigarettes sont bien trop chères. On arrive à peine à vivre avec 150 euros de chômage par mois", explique cette jeune mère rom de 21 ans. Quasiment tous les membres de la communauté sont sans travail.

"Des enfants ont volé des pommes dans les jardins. Mais que voulez-vous, ce sont des enfants", dit-elle.

Alexander Patkolo, président de l’association "Initiative rom de Slovaquie", a saisi la justice. "Nous estimons que le mur a été construit illégalement et qu’il discrimine la minorité Rom d’Ostrovany".

Il y a en Slovaquie plus de 600 communautés roms, dont les habitants vivent souvent sans électricité, eau courante ou égouts.

Martin, le concubin de Lucia Kucharova, raconte comment il a construit lui-même leur cabane de bois et de tôle ondulée, où le jeune couple partage un lit étroit avec deux de leurs filles. La plus jeune dort dans sa poussette. "Nous avons la chance d’avoir un frigo, une cuisinière et de l’eau courante", dit-il.

Officiellement, 89.000 Roms vivent en Slovaquie, pays de 5,4 millions d’habitants, selon le recensement de 2001.

Mais le nombre réél pourrait approcher 350.000, estime Arne Mann, ethnologue de l’Académie des Sciences slovaque. Pour lui, c’est la période communiste qui a conduit à leur marginalisation.

"Avant la Seconde guerre mondiale, il y avait une bonne coopération entre Roms et agriculteurs. Les Roms travaillaient aux travaux de moisson ou de blanchissage. Mais la collectivisation de l’après-guerre a rendu leur aide inutile et la ségrégation a commencé", estime-t-il.

Et en 2008, 82% des Slovaques déclaraient dans un sondage qu’il ne voudraient pas de Roms pour voisins.

Une ségrégation qui pourrait déboucher sur des violences, met en garde le chercheur, comparant avec les émeutes urbaines de 2005 en France dans les banlieues défavorisées à fortes populations d’origine maghrébine ou africaine.


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