AID Association initiatives dionysiennes
19ème chronique de la Macronésie

L’exclusion ratée des LR pro-Macron est pitoyable

par Dr Bruno BOURGEON, président d’AID

vendredi 27 octobre 2017 par JMT

Tout le monde se gausse grassement des écolos empêtrés dans leurs statuts et leurs guerres internes pichrocolines, mais quand un parti, héritier putatif (certains diront que c’est très capillotracté :-) du fondateur de la Vè république et de 3 autres de ses présidents est victime des mêmes avatars, cela devient aussitôt un séisme politique.

Certes pour les bas du plafond et autres binaires congénitaux pour lesquels tout est FORCEMENT bien ou mal, blanc ou noir, vrai ou faux, etc.., la présence dans le camp présidentiel de 5 membres d’un parti censé être dans l’opposition est une outrecuidance rare.

En fait c’est juste normal : on est passé de la politique de conviction, basée sur des programmes sous-tendus par une philosophie, pour lesquels on savait se battre, même physiquement, et sur tous les fronts, à une politique alimentaire où le con promis compte plus que le bien public, où des "négociateurs" ("de la merde dans un bas de soie" comme Napoléon désignait Talleyrand, son ex ministre des affaires étrangères recyclé chez Louis XVIII) sont prêts à tout pour arracher un bon communiqué médiatique (et Manu 1er Soi-Même Maître Du Tempo, notre nouveau Grand Timonier, nous en a encore fait l’éclatante démonstration sur la directive travailleurs détachés en réussissant à crier victoire sur un quasi-statuquo qui ne règle rien là où ça fait vraiment mal :-) fut-ce au prix de renoncements, de chantages et d’achat des consciences.

Le pouvoir c’est Macron, non seulement parce qu’il est président, en fait un simple détail, mais parce qu’il est la voix de l’argent, parfois désigné , notamment dans les études intellectuelles sous le vocable "les marchés", et que se couler dans ce courant permet d’être synchrone avec la seul source de pouvoir qui compte désormais, celle de l’argent, des monopoles, qui ont bien d’autres satisfactions à apporter que des postes de grouillots d’une république à bout de souffle, fussent-ils apparemment "bien" rémunérés" : on en arrive à la vision étatsunienne où il faut "faire fortune" (Macron, Buzyn") par un rapide passage dans le privé avant de venir se faire un autre carnet d’adresses dans le privé au prix de "sacrifices financiers" (souvenez-vous du scandale de Francis Mer, ex-PDG d’Usinor-Sacilor, ayant exigé, et obtenu, une grosse prime pour accepter de devenir ministre des finances de la France).

Si le pouvoir c’est Macron, il faut donc aller chez Macron , comme il fallait à une certaine époque avoir sa Rolex avant 50ans pour ne pas passer pour un con. On laissera donc le mot de la fin à la plus bling-bling de nos ex-gardes des sceaux, elle même spécialiste des grands écarts et des attitudes les plus incongrues.

L’exclusion ratée des LR pro-Macron est pitoyable

La situation ubuesque à LR, qui a décidé d’exclure de ses rangs mardi soir les pro-Macron, sans pouvoir le faire faute de quorum suffisant, fait grincer des dents.

Exclura ? N’exclura pas ? Le bureau politique de Les Républicains a tourné à la farce, mardi soir 24/10/2017. Faute de membres suffisants à avoir fait le déplacement, le parti, bientôt dirigé par Laurent Wauquiez, n’a pu exclure formellement ses cinq responsables pro-Macron, à savoir Édouard Philippe, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Franck Riester et Thierry Solère.

Si l’exclusion a été actée, elle ne pourra être juridiquement validée que lors d’un nouveau bureau politique, mardi 31/10. En attendant l’officialisation des choses, les cadres et ténors LR opposés à l’exclusion des pro-Macron s’en sont donnés à cœur joie, mardi, raillant la situation. La plus caustique a sans nul doute été Rachida Dati qui a comparé la soirée au film Le Dîner de cons.

« C’est effarant ! Je n’ai même pas de mot pour dire à quel point tout ça est ridicule », ricane de son côté l’ancien patron du parti Jean-François Copé.

Si le départ de LR du Premier ministre a été acté, faute d’être venu défendre son cas devant les instances du parti, il ne s’est pas officiellement exprimé sur la soirée chaotique.

Gilles Boyer, l’ancien bras droit d’Alain Juppé débauché à Matignon lorsque Édouard Philippe -lui aussi juppéiste- a été nommé par Emmanuel Macron, ne s’est pas privé de critiquer cet acte. 

Face au fiasco, Alain Lamassoure, le député européen et vice-président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen a, lui, tout simplement décidé de claquer la porte de Les Républicains. Pitoyable !

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

D’après l’Express

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MEDIAS LOCAUX

* Courrier des lecteurs de Zinfos974 du Lundi 30 Octobre 2017 - 09:56

* Courrier des lecteurs du JIR

* Courrier des lecteurs du Quotidien du 01 Novembre 2017 version imprimable :

PDF - 49.8 ko

REFERENCES :

* LR : l’exclusion ratée des pro-Macron fait rire (jaune) des ténors du parti Par Geoffrey Bonnefoy, publié le 25/10/2017 à 08:13 , mis à jour à 16:20

*Exclusion des pro-Macron : le feuilleton dure chez Les Républicains Mardi 24 octobre 2017 à 19:42 Par Nadège PULJAK et Paul AUBRIA

Le feuilleton à LR dure encore un peu : le bureau politique des Républicains a approuvé mardi l’exclusion de ses cinq responsables pro-Macron...


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