AID Association initiatives dionysiennes
Sarkozy confronté à la realpolitik

La France et le guêpier afghan

mercredi 20 août 2008 par JMT

La guerilla, guerre du faible au fort. Elle ne permet pas de gagner mais elle inflige à l’occupant des pertes proportionnellement plus importantes et surtout elle a une forte action psychologique : le "fort" se trouvé finalement en situation d’assiégé.

Par ailleurs, elle aggrave le coût économique des opérations, avec les dégâts aux installations militaires et civiles, les surprimes de risque.

Comme au Vietnam, c’est l’opinion publique de l’agresseur qui est visée.

Mais c’est aussi un pis-aller car la population civile qui est le plus souvent appelée à soutenir la guerilla, lui fournissant ses moyens et ses effectifs, est en butte aux vengeances de l’armée régulière qui recherche els complicités et s’efforce de faire que la guerilla ne soit plus "comme un poisson dans l’eau" comme le disaient les viet-congs.

Par ailleurs, la technologie rend plus difficile la durabilité de réseaux de guérilla : contrôle des télécommunications par Echelon, pistage des sites internet, utilisation de micros miniaturisés (les premiers datent du Vietnam), de drones de la taille d’un insecte pour l"observation, utilisation de drones pour les opérations dangereuses

Des soldats touchés par l’Otan ?

Source : AFP 20/08/2008 | Mise à jour : 13:29

Certains des soldats français tombés dans l’embuscade dressée lundi par des talibans en Afghanistan ont été "touchés" par les frappes aériennes de l’Otan censées leur permettre de sortir de ce guet-apens, affirme aujourd’hui le quotidien Le Monde, d’après des témoins.

Des soldats français blessés lors de l’attaque, interrogés mercredi matin à Kaboul par le journal, estiment en outre que le nombre de victimes s’explique par la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination.

Les témoins remettent également en cause la version officielle de l’armée française selon laquelle la quasi-totalité des dix soldats tués l’ont été lors des premiers tirs ennemis, et affirment, d’après le journal, qu’ils ont trouvé la mort au cours des affrontements qui ont duré de longues heures.

Réagissant à ces accusations, le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Elrick Irastorza, a estimé qu’il avait "un temps pour la compassion, et un temps pour le retour d’expérience".

D’après les témoignages, les frappes aériennes de l’Otan ont raté leur cible et touché des soldats français, de même que des tirs venant de soldats afghans positionnés en aval, écrit le journal.

Les Afghans s’interrogent sur les objectifs des Américains

Reuters - 20/08/08 12:20

KABOUL (Reuters) - Les Afghans pensent que les Américains ont localisé les bases d’Al Qaïda et des taliban au Pakistan mais ne les attaquent pas pour entretenir l’instabilité en Afghanistan et justifier ainsi leur présence dans le pays, motivée par des considérations stratégiques régionales, affirme le quotidien afghan Anis, contrôlé par le gouvernement.

Si cette thèse est partagée depuis un certain temps déjà par de nombreux Afghans, c’est la première fois qu’elle est relayée par un organe de presse dépendant des autorités de Kaboul, illustrant ainsi une possible dégradation entre le gouvernement d’Hamid Karzai et ses soutiens américains.

Alors que plus de 70.000 soldats étrangers sont déployés dans le pays, de plus en plus d’Afghans jugent que les Etats-Unis et leurs alliés ont volontairement choisi de ne pas agir contre les taliban et Al Qaïda afin d’avoir une raison de rester dans cette région hautement stratégique.

"Le peuple afghan doute depuis longtemps des belles déclarations des étrangers sur la lutte contre Al Qaïda et le terrorisme, notamment celles des Britanniques et des Américains, et leur confiance s’est évanouie", affirme Anis.

"Personne ne peut croire que la paix et la stabilité seront rétablies en Afghanistan tant que les camps d’entraînement des taliban (au Pakistan) existeront", ajoute le quotidien.

Sayed Salahuddin, version française Guy Kerivel

Castres et Noyon pleurent leurs soldats

20/08/2008

À Castres, le 8, comme on appelle le 8e régiment parachutiste d’infanterie de marine (Rpima), s’est replié sur lui-même. Avec huit soldats tués sur les dix, auxquels s’ajoutent 17 blessés, ce régiment d’élite a payé un lourd tribut. Devant les grilles, des passants sont venus aux nouvelles.

Mais rien ne filtre. Les militaires, sous le choc, réservent leur attention aux familles, qui, dès le matin, ont cherché à savoir. La cellule d’aide psychologique et d’accueil mise en place dans la caserne est assaillie d’appels, des parents, des frères, des pères, mais aussi des collègues, qui posent sans cesse les mêmes questions, tandis que les familles doivent être accueillies discrètement.

Seul le blog ouvert lorsque les nouveaux contingents sont partis pour l’Afghanistan durant l’été laisse maintenant perler la douleur. À côté des photos qu’avaient postées les soldats pour leurs familles, avec des commentaires malicieux, tandis qu’ils s’installaient dans leur campement en Afghanistan, disant que le menu du jour importait encore, la guerre a fait irruption.

Dix morts, huit à Castres, un du régiment de marche du Tchad (RMT) de Noyon, et un du régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi. Depuis, les messages des familles du « 8 » disent le soulagement de ceux qui ont été épargnés et la solidarité avec les endeuillés.

Mort en portant secours

« Grosse angoisse ce matin, puis soulagement parce que le fiston est intact, mais l’angoisse reste et la peine pour tous les frères d’armes qui ont été tués ou blessés », peut-on lire. « J’ai déjà perdu le papa de ma grande fille, et celui de mon petit garçon est là-bas. Même s’il va bien aujourd’hui, je tremble. »

Castres tout entière semble d’ailleurs sous le choc. « Nous sommes une ville de garnison, en symbiose avec notre régiment », explique-t-on à la mairie. Les drapeaux ont été mis en berne, comme une « première marque de solidarité », explique Jean-Philippe Audouy, adjoint au maire de Castres.

« Parallèlement, un registre a été installé dans le hall de la mairie pour que les habitants puissent venir inscrire des marques de soutien aux soldats et aux familles des victimes. » Avec plus de 1 000 soldats, installés pour la plupart avec leurs familles dans les faubourgs de Castres, le Rpima n’était pas un camp retranché.

Au début du mois, des centaines de rubans jaunes avaient été vendus pour améliorer le quotidien des quelque 500 hommes et femmes envoyés en Afghanistan, pour participer à la force de l’Otan dans ce pays, en juin et juillet derniers. Des paras en mission qu’on attendait de voir revenir.

À Noyon (Oise), à plusieurs centaines de kilomètres de là, un drapeau tricolore en berne flottait également sur la place d’armes déserte. Hissé tôt mardi matin, en même temps que retentissait « Aux morts », il demeurait mardi le seul signe visible du deuil porté par le régiment de marche du Tchad (RMT), après l’attaque en Afghanistan.

Présent dans une colonne envoyée pour porter secours aux parachutistes pris à partie par les talibans, un jeune soldat du RMT, originaire de Nouvelle-Calédonie, est mort lorsque son véhicule de l’avant blindé s’est renversé, blessant quatre de ses camarades. Envoyées en Afghanistan au mois de mai dernier, dans le cadre d’une relève classique de 450 hommes, les victimes sont décrites par un officier comme des recrues « expérimentées », « des soldats qui avaient leur place parmi nous, aptes au combat ».

Non sans mal, le commandement du RMT s’efforçait, mardi, de joindre les parents du jeune marsouin mort au combat, afin d’organiser leur venue en métropole. Du bout des lèvres, certains avouaient enfin leur difficulté : « On a choisi d’être ce qu’on est, confessait un officier. Mais, même si notre volonté d’être au service de l’institution nous aide à relativiser, perdre un cama­rade est toujours quelque chose de difficile pour nous. »

François Hollande : "redéfinir la mission" des troupes française en Afghanistan

Afp, 20/08/2008, 9h37

Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a estimé mercredi qu’il fallait "redéfinir la mission" des troupes françaises en Afghanistan, savoir ce qu’elles "vont faire précisément et combien de temps elles vont le faire".

"Le temps aujourd’hui est au recueillement, à la solidarité avec les familles" des dix soldats français tués lundi près de Kaboul. Mais "il faut aussi qu’on ait le temps de la réflexion sur c’est qu’est le sens de notre présence en Afghanistan", a déclaré M. Hollande sur France Info.

"Après ce drame", il faut savoir "ce que nos troupes vont faire précisément en Afghanistan et combien de temps elles vont le faire". "Je crois qu’il faut redéfinir la mission et lui fixer des objectifs précis", a-t-il ajouté.

"Dans cette mission, il ne peut pas y avoir que le maintien de l’ordre", a-t-il souligné. "Ce que nous avions, nous, demandé c’est qu’il y ait d’abord priorité à tout ce qui est effort de reconstruction, de redressement de l’Afghanistan et puis surtout d’encadrement et d’accompagnement de l’armée afghane".

"Ceux qui doivent assurer la sécurité des Afghans ce sont les Afghans eux-mêmes, ce n’est pas une opération d’occupation que nous avons à faire", a-t-il souligné.

Comme on lui demandait s’il fallait revenir sur le renforcement des troupes françaises dans ce pays décidé en avril par le président Nicolas Sarkozy, M. Hollande a jugé qu’il ne fallait "pas faire de choix précipités" mais mener "une réflexion sur la mission, sa durée, son organisation, sa coordination avec l’Otan".

Mardi, le numéro un socialiste avait réclamé "la convocation" urgente des commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Soldats français tués en Afghanistan : Castres en deuil

AFP - mercredi 20 août 2008, 06h17

Des fleurs ont été déposées devant l’entrée du 8e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres, le 19 août 2008.

"C’est catastrophique", "c’étaient des membres de la famille", "la ville est marraine du régiment", entendait-on mardi à Castres alors que se répandait la nouvelle de la mort de 10 soldats français en Afghanistan, dont huit basés dans la sous-préfecture du Tarn.

Le 8e Régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) de Castres a envoyé plus de 550 hommes cet été vers l’Afghanistan dans le cadre des renforts décidés par le gouvernement français.

"Il n’ont pas eu beaucoup de temps d’adaptation. On s’inquiétait de les voir partir pour une destination si risquée, les femmes de militaires ne voulaient pas parler de cette mission", dit tristement Laurent Pasquet, patron du tabac de la rue Gambetta au centre-ville.

Des Castrais ont ressorti mardi le ruban jaune qu’ils arboraient en juillet au moment du départ des troupes en soutien aux soldats et à leurs familles. Le député Philippe Folliot (app. NC) est venu à la caserne du régiment, familièrement surnommé le "8", arborant le fameux ruban jaune.

Laurent Pasquet se rappelle en avoir vendu de nombreux en juillet. "C’était une initiative de la femme du chef de détachement, on les a vendus à deux euros au bénéfice des familles", confie-t-il.

M. Pasquet explique qu’il existe un lien profond entre les 47.000 habitants de Castres et le régiment. "Beaucoup sont restés près de Castres après avoir terminé leur carrière, ça enrichit le lien", dit-il en citant un cas dans sa famille.

Philippe Folliot rappelle "les liens très forts qui se sont tissés depuis 1963 et l’implantation du "8" à Castres". "C’est un élément de symbole fort de la ville, tout comme l’équipe de rugby du Castres Olympique. Beaucoup se disent : "c’est ma famille"", souligne le député.

"Ce n’est pas le moment de remettre en cause notre engagement en Afghanistan", ajoute-t-il, en soulignant qu’un hommage national aux victimes se prépare aux Invalides à Paris.

Une pharmacienne, qui requiert l’anonymat, souligne que "pas mal de jeunes filles d’ici ont rencontré leur mari au 8e RPIMa".

"On a beau dire que ce sont les risques du métier, il ne faut pas oublier la dimension humaine, les enfants qui perdent leur papa, la France doit s’incliner devant eux", ajoute-t-elle.

A la mairie, les drapeaux sont en berne depuis le milieu de l’après-midi et les hommages s’accumulent : "A la foi, la force et le courage", a signé un ancien de la coloniale, tandis qu’un autre salue les "actions menées par nos militaires".

Dans un café de la place Jean Jaurès, au coeur de la ville, Florian Castillan, jeune serveur, ne connaît pas encore les noms des victimes mais il s’inquiète : "J’en connais sans doute, il y a peut-être un ami". Son patron, Gilles Liégeois, visiblement marqué, répète : "C’était une destination à risques, c’est catastrophique !".

Les familles des victimes ont été prises en charge par une cellule d’aide. Les rencontres se font dans la caserne, à l’abri du public. Tout aussi discrètement, des bouquets ont commencé à orner le mur d’enceinte.

Afghanistan : Sarkozy ferme face au "terrorisme" après la mort de 10 soldats

Afp, 19/08/2008, 22h59

Très critiqué par la gauche pour avoir décidé de renforcer le contingent français en Afghanistan, Nicolas Sarkozy a affiché mardi, malgré la mort de dix soldats français, sa "détermination intacte" à y continuer le "combat contre le terrorisme" aux côtés des Américains.

Sitôt confirmées les lourdes pertes subies lundi par l’armée française lors de combats avec les talibans, le chef de l’Etat, qui termine ses derniers jours de vacances dans le sud-est de la France, est monté en première ligne en annonçant qu’il se rendrait immédiatement en Afghanistan.

"Dès ce soir, je me rendrai en Afghanistan pour (...) assurer (aux militaires français engagés, ndlr) que la France est à leurs côtés", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le président de la République a décollé mardi vers 23h10 de l’aéroport de Nice, et devait arriver à Kaboul mercredi vers 8H00 locales (3h30 GMT). Il était accompagné du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et du ministre de la Défense Hervé Morin.

S’il a reconnu que la France avait été "durement frappée", M. Sarkozy a tenu à assurer que cet épisode ne la détournerait pas de "son combat contre le terrorisme".

"Ma détermination est intacte. La France est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté", a assuré le président. "La cause est juste, c’est l’honneur de la France et de ses armées de la défendre", a-t-il ajouté.

Répondant à l’appel insistant des Américains, le chef de l’Etat avait annoncé en avril, lors du sommet de l’Otan à Bucarest, l’envoi en Afghanistan d’un bataillon supplémentaire de 700 soldats français, dont les effectifs actuels en Afghanistan tournent autour de 3.000 hommes.

Cette décision a suscité les critiques de l’opposition de gauche, qui avait déposé à l’Assemblée nationale une motion de censure contre l’"alignement" de Paris sur Washington.

En défendant ce texte en avril, le patron du PS François Hollande avait dénoncé le risque "d’enlisement" et "d’engrenage" à Kaboul.

Son collègue des Verts Noël Mamère avait lui estimé que la "guerre" en Afghanistan n’était "pas gagnable parce que ses méthodes, ses objectifs, son contenu sont entièrement dirigés à partir des orientations de guerre préventive voulues par George Bush".

Malgré ces critiques, Nicolas Sarkozy a de nouveau justifié le mois dernier sa "décision stratégique" et "mûrement réfléchie" de renforcer le contingent français en recevant à l’Elysée le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine Barack Obama. Pour lui, cette décision doit permettre "que le Moyen-Age ne revienne pas en Afghanistan".

Comme Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon et le ministre des Affaires étrangères ont tenu, malgré l’émotion suscitée par l’annonce de ces premières pertes françaises depuis l’envoi des renforts, à justifier la politique de la France.

M. Fillon a salué "le courage de nos soldats engagés, aux côtés de nos alliés, dans la lutte pour la paix en Afghanistan, une paix qui conditionne largement notre propre sécurité.

"La France continuera d’assumer ses responsabilités en faveur d’un Afghanistan démocratique et pacifié et dans la lutte contre le terrorisme", a assuré M. Kouchner.

Première à réagir pour l’opposition, la secrétaire nationale du PCF Marie-Georges Buffet, fermement opposée aux renforts en Afghanistan et à "l’atlantisme" du chef de l’Etat, s’est contentée mardi d’exprimer "l’émotion forte" de son parti après la morts des soldats français.

En revanche, le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a déclaré : "Nos soldats n’ont pas à se faire tuer pour l’oncle Sam".

Afghanistan : hommage unanime aux victimes, l’opposition réclame un débat

Afp, 19/08/2008, 20h29

La classe politique a unanimement salué mardi la mémoire des dix soldats tués en Afghanistan, l’opposition réitérant ses critiques sur la présence française dans ce pays et réclamant un débat au Parlement, voire un retrait des troupes.

- Patrick Devedjian (UMP) : "il serait hors de propos d’utiliser cet événement pour attiser des polémiques partisanes. (...) A ces hommes qui sont morts ou ont été blessés pour défendre notre liberté, nous devons de continuer le combat". "Ces victimes du terrorisme méritent le respect de la Nation entière, car ces hommes, fussent-ils à des milliers de kilomètres de la France, défendent notre sécurité et nos valeurs", a-t-il ajouté.

- François Hollande (PS), "exprime sa solidarité avec l’ensemble des militaires français engagés en Afghanistan". Il réclame "la convocation" urgente des commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat".

- François Bayrou (MoDem) : "aux victimes et à leurs camarades, il faut rendre l’hommage qui leur est dû en disant : +honneur et respect+. Devant des pertes aussi lourdes (...) la question des moyens, des matériels à mettre en oeuvre pour assurer la sécurité des soldats engagés dans des actions de guerre devra être posée".

- Philippe de Villiers (MPF), s’interroge "sur la pertinence des choix effectués récemment par la France, lors du sommet de l’Otan à Bucarest, lorsqu’elle s’est pliée à la demande américaine d’installer, sous commandement américain, un détachement français de haut niveau dans l’une des zones les plus dangereuses du pays".

- Noël Mamère (Verts) : "La France doit renoncer à cette aventure et le président de la République convoquer le Parlement de toute urgence pour engager un débat et un vote. Dans le cas contraire, le président de la République et son gouvernement seront comptables de vies perdues devant les Français".

- Le PCF "réitère sa condamnation de cette politique aventureuse et dangereuse qui a enlisé la France en Afghanistan". "La France doit retirer ses troupes d’Afghanistan, renoncer à l’intégration complète dans l’organisation militaire de l’Otan".

-  Hervé Mariton (UMP) : "Notre engagement en Afghanistan est difficile ; les causes qui l’ont justifié n’ont hélas pas disparu, et notre combat garde tout son sens".

- Maurice Leroy (Nouveau Centre) : "nous soutenons le président de la République et le gouvernement dans leur volonté de continuer de combattre juste contre le terrorisme en Afghanistan"

-  Thierry Mariani (UMP) : "Le renforcement de la présence militaire française sur le terrain était et reste nécessaire, afin que la menace terroriste soit éradiquée et que l’Afghanistan puisse un jour sortir de l’obscurantisme dans lequel l’ont entraîné les talibans".

- La LCR estime que "la présence militaire française en Afghanistan doit cesser".

-  Jean-Marc Ayrault (PS) rend "hommage à nos soldats tués". Il demande que "les commissions compétentes du Parlement soient réunies en urgence pour être informées des circonstances exactes de cette tragédie" et qu’elles puissent mener l’évaluation sur "l’engagement de nos forces armées en Afghanistan".

- Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République) : "la stratégie conduite par les Etats-Unis, dont nous ne sommes que les supplétifs, mène à un bourbier sans issue. La France doit obtenir le changement radical de cette stratégie, comme elle l’avait timidement demandé en marge du sommet de Bucarest, ou alors retirer ses troupes".

- Paul Quilès (PS) : "ce qui me fait peur c’est que de plus en plus, avec ce président de la République, nous avons enfourché le pas des américains et de M. Bush. On va le voir aussi à propos des opérations concernant l’Otan sur la Géorgie et autour de la Russie".

Géorgie, Afghanistan, croissance : rentrée difficile pour Nicolas Sarkozy

Afp, 19/08/2008, 15h45

Nicolas Sarkozy fait sa rentrée dans un contexte difficile, marqué par la situation en Afghanistan, où il devait se rendre dès mardi soir après la mort de 10 soldats français à l’est de Kaboul, le conflit dans le Caucase, et au plan national la crise économique.

Le chef de l’Etat, qui termine dans le sud de la France des vacances déjà interrompues deux fois - pour cause d’ouverture des jeux Olympiques à Pékin le 8 août, de médiation à Moscou et Tbilissi dans la guerre russo-géorgienne le 12 août - retrouvera son gouvernement au grand complet jeudi pour le conseil des ministres.

La situation internationale et le recul du Produit intérieur brut (-0,3%) au 2ème trimestre domineront ce conseil.

M. Sarkozy devrait rendre compte à son gouvernement de son voyage en Afghanistan, où il se sera rendu après la mort lundi de dix soldats français, principalement parachutistes, suite à une embuscade des talibans à une cinquantaine de km à l’est de Kaboul. 21 autres soldats ont été blessés lors de ces combats.

Au plan international, la situation dans le Caucase devrait également être largement abordée, alors que les troupes russes peinent à se retirer de Géorgie, malgré l’accord négocié par Nicolas Sarkozy, actuel président du Conseil européen.

Sur le plan intérieur, c’est la crise économique qui dominera ce premier conseil des ministres. "Malgré la situation internationale, il y a un gouvernement qui travaille, qui continue à faire des réformes, qui multiplie les initiatives", assurait-on il y a peu à l’Elysée.

Dès lundi, le Premier ministre François Fillon a réuni les ministres de la sphère économique pour tenter de rassurer, après le premier recul du PIB depuis fin 2002.

Le chef du gouvernement a refusé de parler de récession, misant de nouveau sur les réformes engagées pour répondre à l’aggravation de la crise. Il a écarté un plan de relance, à l’instar de ce que font les Espagnols : "Nous avons besoin de réformes de structures, pas d’un plan de relance qui serait artificiel".

Contre l’avis des analystes, il a maintenu les prévisions de croissance entre 1,7% et 2% pour 2008, ainsi que l’objectif de réduction du déficit à 2,5% du PIB fin 2008.

Afin de "garantir le pouvoir d’achat des plus modestes", leitmotiv du président Sarkozy, M. Fillon compte sur les projets de lois sur l’intéressement et la participation, ainsi que sur la mise en place du Revenu de solidarité active. Ces projets seront examinés lors de la session extraordinaire du parlement, à partir du 22 septembre.

Il a également demandé à la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, d’"accélérer l’adoption des décrets d’application de la loi de modernisation de l’économie" favorisant l’activité des PME.

La position du gouvernement face à la crise a fait l’objet de nombreuses critiques : l’ancien ministre de l’Economie socialiste Michel Sapin a estimé mardi que "le gouvernement minimis(ait) la crise" et n’avait "pas regardé la réalité en face".

Pour le PCF, "le gouvernement n’a que les mêmes recettes éculées, inefficaces économiquement et injustes socialement". Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a déploré "l’inoxydable méthode Coué dont le nouveau nom est +réformes structurelles+".

Quant au secrétaire général de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly, il a affirmé qu’il ne fallait "pas grand chose" pour qu’un mouvement social se déclenche.

VIDEO

Castres met ses drapeaux en berne

19 août 2008 - 20h00

Certains des soldats tués près de Kaboul appartenaient au régiment de parachutistes de Castres. En signe de solidarité, la ville a mis ses drapeaux en berne.

LIENS

Article Afghanistan sur Wikipedia

Politique de l’Afghanistan sur Wikipedia

LA GEOGRAPHIE DU CHAOS

Carte Moyen-Orient/Afrique de l’Est

Zoom sur l’Afghanistan


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