AID Association initiatives dionysiennes
Quand les larvasses rêvent de larves esclaves :-)

Miracle ou mirage ? la larve à l’oeil ?

Dr Bruno Bourgeon, Président d’AID

mardi 30 mai 2017 par JMT

Les feignasses (alias larvasses , couch-potatoes,etc...) qui prennent leur pied à semer autour d’eux sans complexes les rebuts de leur hyperconsommation irresponsables ont failli pavoiser. Et les multinationales du déchet aussi : jetez, payez... et nous ferons le reste :-).

Est-ce qu’une larve peut permettre à tout un chacun de faire n’importe quoi ? pas si sûr en fait.... et en tous cas, pas directement dans l’environnement.

Bref il faudra toujours ramasser ou mieux ne pas jeter ou encore mieux ne pas produire ces plastiques à l’utilité très brève.

Les larves mangeuses de plastique : une solution pour nos déchets ?

Une équipe de chercheurs de Cambridge a révélé que la larve Galleria Mellonella, qui se nourrit de cire d’abeille, est capable d’ingérer du polyéthylène (PE), utilisé dans la fabrication de 40% des emballages dans le monde. La chaîne carbone du PE est dégradée et se recombine en éthylène glycol. De plus, la larve dégrade le plastique plus rapidement que les autres méthodes étudiées actuellement. On aurait ainsi trouvé la solution face aux déchets de plastique…

Galleria Mellonella

Enfin presque… Car si cette larve a un gros potentiel, une question demeure : savoir si la dégradation du plastique provient de la larve ou bien des bactéries de ses entrailles par exemple. Dans le premier cas, il faudrait élever un nombre astronomique de larves pour dégrader suffisamment de plastique, or, ces larves sont nuisibles pour la cire d’abeilles.

Dans le second cas, il faudrait isoler la bactérie responsable de la dégradation, puis isoler l’enzyme s’attaquant au PE, puis trouver un moyen de produire cette enzyme en grande quantité. C’est un procédé complexe mais parfaitement réalisable, comme l’a récemment démontré l’entreprise française Carbios.

Cette solution reste imparfaite car le produit de la dégradation, l’éthylène glycol, est toxique, un polluant que l’on n’aimerait pas trop voir dans nos océans. 

A ce propos, l’expédition « septième continent » rapporte le résultat suivant : des micro-organismes, certains pathogènes, utilisent ces déchets plastiques comme embarcation, parfois sur des milliers de km. On a un temps espéré qu’ils dégraderaient leur esquif, en fait il n’en est rien. Mais ces bactéries colonisent réellement les océans et pourraient déséquilibrer leurs écosystèmes.

La solution n’est pas au point : bien qu’elle suscite l’enthousiasme, elle suppose des années de recherche et passe sous silence de nombreux verrous technologiques ou environnementaux. Or, la production de plastique augmente chaque jour, les continents de plastique dans les océans s’accroissent et participent chaque année à rendre notre écosystème planétaire plus instable.

La solution ne serait-elle pas plutôt d’éviter de produire du plastique ? L’Association Initiatives Dionysiennes participe aux alternatives qui existent déjà et enthousiasment de plus en plus de personnes, attirées par un mode de consommation respectueux de l’environnement et de la santé : le « Zéro Déchet » qui applique la règle des « 3R » (Réduire, Réutiliser, Recycler).

Pour l’alimentaire, on privilégiera les produits en vrac, des emballages réutilisables ; pour les produits d’équipement, les produits éco-conçus qui s’inscrivent dans la logique de l’économie circulaire, soit des produits réparables, évolutifs, modulables, sobres et recyclables.

En bref, repenser ses besoins, diminuer le gaspillage et être sobre. Si la solution miracle au plastique n’existe pas, on peut davantage attendre qu’elle vienne de nous plutôt que des larves !

Dr Bruno Bourgeon, Président d’AID

D’après « Zero Waste France » , pour Collectif Réunion Zéro Déchet

MEDIAS LOCAUX

* Zinfos974 : Courrier des lecteurs du Mercredi 31 Mai 2017 - 10:39

Les micro-organismes se servent des déchets plastiques en mer pour voyager

par Nathalie Fontrel mardi 30 mai 2017

On appelle ça la PLASTISPHERE. La biologie qui s’accroche sur les déchets plastiques. Ils voyagent gratuitement dans tous les océans du monde.

Nathalie Fontrel

Comme sur des radeaux. Ils peuvent parcourir des milliers de kilomètres d’après le CNRS. Poussés par les courants marins. Les chercheurs français ont analysé des échantillons. Ils en ont trouvé plus sur les déchets plastiques que dans la mer dans laquelle ils naviguent. C’est une des expéditions septième continent qui a rapporté ces confettis de plastique et leurs habitants. Elle met régulièrement le cap sur ce continent en Atlantique Nord où les déchets sont bloqués par un tourbillon. Au point de former une sorte d’île de déchets. Et le plastique est colonisé

Par des micro-organismes dont certains sont pathogènes. Cette population dépend de la nature du plastique : le polyéthylène n’accueille pas les mêmes espèces que le polystyrène. Les chercheurs ont eu un espoir : que ces organismes dégradent le plastique au point de le faire disparaître. Ça n’a pas l’air d’être le cas. Il y en revanche un vrai danger : Ces micro-organismes risquent de déséquilibrer le milieu marin qui n’a pas l’habitude de vivre avec ces nouveaux habitants.

Les océans sont obligés d’avaler jusqu’à 10 millions de tonnes de plastique chaque année. Et ils se fragmentent sous l’effet du soleil mais ne disparaissent pas. Et on en trouve au bout du monde

Au milieu du Pacifique sud. Une île déserte : Henderson. A 5000 kilomètre du premier centre urbain. Et pourtant. Elle est habitée : par 38 millions de déchets plastiques. C’est le constat des scientifiques qui vont la visiter tous les 5 ans. Ils estiment que c’est la plus forte densité de déchets sur la planète. On est donc en train de tout salir, de tout pourrir à des milliers de kilomètres.

C’était une ile paradisiaque, c’est devenu le paradis des déchets.

LIENS INTERNES

* Les incinérateurs dans le collimateur de l’UE ?

* RECOURS CONTRE LA DELIBERATION REGIONALE DU 23 JUIN 2016

* LBSJS 121 : Une entreprise privée de récupération et de recyclage ?

* Avis de l’Association Initiatives Dionysiennes sur le PPGDND 2015

LIENS EXTERNES

* Zero Waste France

* Collectif Réunion Zéro Déchet

* Facebook Collectif Zéro Déchet La Réunion

* Planète-Environnement sur France-Inter

*"Galleria mellonella", la larve qui fait un festin... d’un sac plastique Publié le mardi 25 avril 2017 à 18h30 par Julien Baldacchino@Gubalda

* L’île Henderson, cette petite île isolée du Pacifique devenue l’un des endroits les plus pollués au monde

* Îles Pitcairn


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